II. POINT
Considérez en quoi consiste cette suavité que Dieu communique à une ame dans le Saint Sacrement. 1.^ A lui rendre très-légères , et même très-agréables les pratiques de vertu qui sont d'elles-mêmes très-difficiles. O qu'une ame est heureuse quand le silence lui pîaît, et que l'Oraison lui agrée, que les examens ne la gênent plus, que les lectures lui sont délicieuses, que la vie lui est une mort, etc. Morl lucrum. Philip, i, 21. G^est ce qui est signifié par Thuile qui adoucit et sert à oindre : Impinguasti in oleo , etc, lP Cette suavité consiste en un certain embonpoint que les âmes tirent du Saint Sacrement , qt^i fait que tout leur pr©-
fite , et qu'elles tirent avantage de tout : elles
sont comme enivrées de ce Calice , dont
David dît, Et calix meus iuehrians ; en
sorte qu'elles oublient le monde, leurs pa-
rens, leurs amis, pour penser uniquement à
Jésus-Glirist.