II. POINT
Considérez , que la Religion étant celle d'entre toutes les vertus , qui rend à Dieu In culte et l'honneur souverain qui lui sont dus , les Ecclésiastiques qui sont , comme vous avez vu , les appuis et les fondements de l'Eglise , ne doivent s'employer à autre chose , qu'à exercer les actes de cette vertu. Et certes, c^est faire une injure très-notable à Dieu et à notre condition , de nous rabaisser au soin des choses d'ici-bas , ayant des emplois incomparablement plus nobles :
comme un Officier destiné pour converser et se tenir auprès de la personne du Roi , lui feroit injure, si négligeant cet honneur, il s'entretenoit avec des laquais, ou bien plus, avec des ennemis de son Mattre.
u4\fez-vous cru que l'état Ecclésiastique ne fut à auti'e fin que pour donner des Ministres à Dieu , et des personnes de qui la vie se cou* .
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sumàt à son lioiiiieur? C'est pour cela qu'ilssont appelles dans les saiuts Canons et même dans les Lois, Religiosissimi,
Sibi eos ad serviendum ascivit , et familiares in tantuni sibi esse voluit, ut etiam aliorum hostias per eos acceptaret , atque eorum peccata condonaret , sibique reconciliavet. Pot. Epist, \. ad Feliccm.
Num parum vobis est, qu6d separavit vos Deus Israël ab omni populo etjunxit sibi, ut serviretis ci in cultu taberuaculi , et staretis coram frequentia populi, et ministrai ctis ei \ Num. 16. g.
Adsumptio religiosi nomiuis, sponsio est devotionis? Saiv. l. 2. ad Eccl. cath.