‹ Méditations sur les vérités de la foi et de la morale (volume 2)Chapitre 136 sur 168 · DÉPENDANCE DE DIEU · texte numérisé non relu

DÉPENDANCE DE DIEU

Tout le monde convient que c'est Dieu qui a tout fait, qu'il renferme tout et que c'est par lui que tout subsiste, et presque personne ne veut en dépendre ; on ne sait pas même ce que c'est.

Dépendre de Dieu, c'est faire volontiers ce qu'il commande et se soumettre de bon cœur à tout ce qu'il ordonne ; plus on dépend de Dieu, plus on est parfait, plu on est heureux.

Dieu se mêle de nos actions plus que nous ne pensons : il ne tombe pas un cheveu de notre tête sans son ordre. Les hommes comptent trop sur eux-mêmes ou sur leurs semblables dans leurs projets et dans leurs affaires: c'est ce qui fait qu'ils ne réussissent pas ou qu'ils sont mécontents.

Qu'il est consolant d'avoir en toute occasion assez de foi pour dire : Dominus est, et assez de soumission pour ajouter : Bene omnio fecit!

SUR LE SACERDOCE. ,'jTI

Que de gens se trompent en fait de dévotion et de piété ! On la fait consiste* dans de beaux sentiments et dans de belles œuvres ; il n'y en a point de bonne sans soumission sincère et affectueuse à la volonté de Dieu.

Ce mot de l'apôtre : Quœ videntur temporalia sunt, est bien capable de modérer nos affections et nos inquiétudes.

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