‹ Méditations sur les vérités de la foi et de la morale (volume 2)Chapitre 87 sur 168 · TRENTIÈME MÉDITATION · texte numérisé non relu

TRENTIÈME MÉDITATION

Le prêtre inexcusable devant son Juge.

Juste judex ultionis, donum fac remissionis, ante diem rotionis. Représentez- vous Jésus-Christ assis sur son tribunal, et le prêtre en présence de son Juge. Seigneur, pénétrez ma chair de votre crainte, car je tremble à la pensée de vos jugements.

Omnes nos oportet manifestari ante tribunal Clwisti. Je paraîtrai devant le tribunal de Jésus-Christ, et je rendrai un compte sévère de toute ma vie. Je ne pourrai rien répondre aux questions que me fera le Juge suprême. Je connaissais mes devoirs ; j'annonçais au peuple les vérités saintes; j'étais l'instrument de la conversion des pécheurs.

Les accusateurs du prêtre seront ses devoirs; ses témoins, les connaissances qu'il communiquait aux autres; ses juges, les âmes dont il fut chargé.

Ier Point. — i° Ce prêtre avait pris volontairement son fardeau; s'il a succombé sous le poids, il ne peut s'en prendre à Dieu, qui ne pouvait lui imposer moins de devoirs qu'aux autres mortels ; ni au monde, qu'il devait combattre au lieu de se laisser vaincre; ni à ses obligations nombreuses, qui devaient être sa sauvegarde. La grâce lui était promise, s'il l'eût demandée, et la victoire était facile. Tous les autres états n'ont pour but que les choses terrestres, tout ce qui les entoure est dangereux. Il est difficile d'unir le service de Dieu à celui du monde,

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