‹ Méditations sur les vérités de la foi et de la moraleChapitre 126 sur 212 · III. VE:.DR£DI D2 CASÉS · texte numérisé non relu

III. VE:.DR£DI D2 CASÉS

Plus notre faute est grande, plus nos larmes doiven: ibondantes, afin que la douleur intérieure de notre âme nous fasse sentir sa pointe, non seulement en punition de notre vie passée, mais comme préservatif pour notre âme et pour notre corps. Vous retombez facilement dans les mêmes péchés, parce que vous n'avez qu'une contrition légère et passagère.

3° Etant sorti, il pleura amèrement . Tel est le fruit de la véritable pénitence; il faut que Pierre, se méfiant de luimême, fuie la compagnie des méchants : qu a son propre détriment, devenu plus prudent et plus humble, enllammé aussi par la charité, il puisse se relever de sa chute , de telle man;ère qu'on puisse appeler faute heureuse celle qu'il lave par une si grande abondance de larmes. Il fut en effet affligé d'une si grande douleur, que toutes les fois qu'il entendait le chant du coq, il se jetait à genoux et pleurait son péché ; ses yeux étaient devenus rouges par la continuité de ses pleurs, et deux fontaines d'eau en coulaient sans cesse, au point qu'elles avaient creusé des sillons sur son visage.

Vous avez peut-être péché plusgravement et plus souvent que l'apôtre; par quelles larmes avez-vous effacé vos péchés- 1 Plaise au ciel qu'au moins une bonne fois vous cessiez de pécher et que vous ne renouveliez pas de jour en jour vos fautes passées! Convertissez-nous, Seigneur, et nous serons convertis ; inclinez mon cœur à observer vos commandements. Je l'ai dit, je commence ; f ai résolu et j'ai juré d'observer les préceptes de votre justice (I).

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