‹ Méditations sur les vérités de la foi et de la moraleChapitre 173 sur 212 · LUNDI SAINT · texte numérisé non relu

LUNDI SAINT

Ouverture du côté et sépulture de Jésus-Christ (Dupont).

Ier Point. — 1° Les Juifs, pour ne pas laisser les corps sur la croix le jour du sabbat, demandèrent qu'on leur rompît les jambes, non pas tant par zèle pour la religion que parce qu'ils désiraient voir Jésus-Christ mourir plus vite en lui faisant endurer une nouvelle torture, et le faire enlever le plus tôt possible aux yeux du peuple, qu'ils voyaient attendri à cause de tant de prodiges. Les pharisiens et les princes des prêtres n'en devenaient que plus endurcis, tandis que les simples éprouvaient une vive douleur. Oh! que je ne tombe jamais dans un tel état d'obstination !

La loi ordonnait que le cadavre d'un homme crucifié lût enterré le même jour, afin qu'il ne souillât pas la terre, parce que celui qui est suspendu au bois est maudit. C'est pourquoi l'apôtre dit que Jésus-Christ s'est fait malédiction pour nous, afin que nous fussions bénis par lui. 0 admirable bonté!

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