CONCLUSION
Il résulte de toùt ce que nous venons d’exposer au cours de ces divers chapitres :
— 10 Que si la question d'ensemble des chemins de fer africains revêt un caractère international, celle du Méditerranée-Niger et de ses prolongements en terre française doit conserver un caractère strictement français et que, pour réaliser cette œuvre d'intérêt impérial français, il faut compter exclusivement sur nous sans s'inquiéter de ce que peuvent penser et faire les autres nations ;
— 29 Que l'urgence de l'achèvement du Méditerranée- Niger est d'autant plus impérieuse qu’elle se lie étroitement aujourd’hui au facteur de la sécurité, facteur que la France maintient résolument et avec raison en tête de ses préoccupations nationales ;
— 3° Que la réalisation du Méditerranée-Niger n’entraînera pas un sacrifice financier hors de proportion avec les services qu’il doit rendre, et qu'il rendra certainement ;
— 49 Que le trafic minimum du chemin de fer procurera même dans les premières années de l'exploitation, des recettes suffisantes pour réduire au minimum la garantie de l'Etat si celle-ci devenait nécessaire ; |
— 5° Que l’industrie. automobile et aéronautique n’au-
ront qu'à gagner à la construction de cette nouvelle voie ferrée ;
— 69 Qu’au fur et à mesure de l’avancement du rail, l'aménagement du Moyen Niger poursuivra un progrès certain, attesté par des résultats déjà très encourageants ;
— 7° Qu'en poursuivant avec énergie l’œuvre réciproquement complémentaire du rail et de l'irrigation, la France prouvera au Monde entier qu'elle est digne de eonserver un empire colonial fort envié ;
—,8° Qu'en entreprenant la mise en valeur de l’hinterland commun de l’Afrique du Nord et de l'Afrique Noire Française, la France ne nuira pas à l’activité du littora français ; - :
— 9° Et enfin qu’en apportant l’aisance et la vie dans une région vouée à la famine et à la maladie, qui frappe impitoyablement les populations sous-alimentées, la France réparera l’œuvre néfaste et mortelle des anciens empereurs du Soudan, qu’elle à abattus grâce à un admirable effort militaire qui doit être exploité à fond dans l’intérêt supérieur de la France d’abord et de l'Humanité ensuite, car la France ne. pourra servir réellement l'Humanité que si elle est forte et riche.
Vu et approuvé, le 3 Octobre 1942, Le Président de Thèse, René MAUNIER.
Vu, le Doyen, CARTER
Vu et permis d'imprimer, Le Recteur de l’Académie de Paris, Gilbert GIDEL.