CLASSIFICATION DES PAPILLONS
Pour apprécier les papillons et les classer, j'ai dû tenir compte des circonstances suivantes :
1"* L'état du papillon au moment de sa sortie du cocon ;
2*" L'époque de l'évacuation et la nature de la liqueur rousse;
3° La disposition à l'accouplement;
4** L'époque de la ponte et son abondance;
5" Le nombre des pontes ;
6*" L'état du papillon pendant et après la ponte;
V La durée de son existence;
S"" Son état au moment de sa mort.
Dans les comptes rendus des éducations on trouvera une partie des détails recueillis sur chacune de ces conditions.
Ces détails soigneusement comparés m'ont permis de classer les papillons de la manière suivante, toujours sous cinq numéros composant cinq catégories différentes.
TABLEAU IL Classificatian des papillons mâles et femelles.
Naméros prêcé«leot«<
N* 1. Race de M. Kaufmaoa 2
Salfhydratés 1
Race de Philippopoli 2
Celluje n« 5 de M. Mitifiot 3
N» 2. Race de M. Nourrigat 1
Cellule n» 2. 1
Cellule n» 1 - 2
Race de Sommières 1
M. LoigDOD ; J[)ODS œufs 1
Race d'AudrioopIe (a* 8) 4
N' 3. Race d'Audrinople (u* 1) 2
M. LoigQon; œufs douteux 1
Race de Bulgarie 1
Race d'Anatolie 2
N» 4. Race d^Andrinople (n» t5) 2
Race de Bucbarest. 1
Race de Kogusko t
M. LoigDon y œufs malades 4
N"" S. Race de Chine a
Race d'Andrioople 4
Race des Baléares 3
Race auouy me 5
Dans ce second tableau j'ai rappelé les numéros obtenus par chaque race pour ses vers. Il résulte de celte première comparaison que les meilleurs vers n'ont pas toujours donné les papillons les plus sains. C'est ainsi que la cellule n* 2, la race de Sommières et celle de H. Nourrigat, qui avaient le n* 1 pour les vers, n'ont eu quô le n* 2 pour les papillons, tandis que la race d'Andrinople n*" 8, qui n'avait que le n* 4 pour les vers , est venue se placer aux n" 2 pour les papillons.
J'insiste d'ailleurs sur mon observation relativement aux rangs donnés à chaque race. Qu'on se reporte aux détails, et Ton comprendra pourquoi la cellule n* 2, par exemple, qui
figurait aux n*' 1 pour Tes vers, passe aux n** S pour les papillons.
Il va sans dire que j*ai tenu grand compte, dans cette classification, des signes incontestables de gattine qu'ont présenté^ certains papillons^ tels que tacbes sur les ailes ou sur le corps» anneaux plus ou moins grisâtres, déjections brunes et non laiteuses, pléthore, etc.
CLASSIFICATION DES dSUFS DB 1860.
La qualité des œufs obtenus dans mes éducations de 1860 devait jouer an grand rôle dans la classification définitive de mes échantillons. En effet, toutes les difficultés, toutes les incertitudes qui pèsent aujourd'hui si lourdement spr les malheureux éducateurs proviennent des œufs*, il est bien démontré qu'avec de bons œufs et les.soins nécessaires on obtient à peu près partout un résultat industriel très^satisfaisant.
Je me suis donc efi'orcé de recueillir avec la plus scrupuleuse attention tous les faits propres à m^édifier sur la qualité des œufs que m'ont donnés mes papillons. J'ai tenu* compte de tout ce qu^i m'a été possible d'observer.
On a pu voir, dans les comptes rendus de chaque éducation , que j'ai indiqué l"" le nombre des œufs pondus par chaque femelle, puis le nombre moyen des œufs obtenus de chaque race; 2*" le nombre des œufs défectueux, infécondés, desséchés ou colorés de diverses manières; 3"" la couleur définitive de chaque ponte; k"" l'état de dessiccation des oçufis, apprécié p^r la dépression ou concavité plus ou moins grande que présentent leurs deux grandes faces; 5*" Taspeçt de leur moucheture ou la disposition visible de la membrane dite réticulaire ; 6'' la disposition donnée à ses œufs par chaque femelle en les déposant sur le papier; T"" enfin le nombre de jours qui a été nécessaire pour que les œufs prissent leur eouleur définitive.
J'ai eu à ma disposition 142femellesetenviron 350 pontes.
parce que j'ai reeaeiili et étudié avec le même soin toutes les pontes, même lorsqu'elles se sont prolongées pendant cinq, si:( et mêoie sept jours , comme cela est arrivé pour quelques femelles.
Chacune decespontesaéiésuivie» jour par jour, pendantle changement de couleur qui s'opère, con^me on sait, le plus généralement en cinq à six jours. Je ne parlerai pas en détail^ dans cette partie de mon travail, de ces changements decou^ leur ; cette étude viendra dans la troisième partie. Je me con^ tenterai ici, pour les déductions pratiques, de tenir compte du nombre de jours qui a été nécessaire pour que les œufs passent, de la couleur qu'ils affectent au moment de la ponte, à la couleur qu'ils conservent jusqu'au moment où le travail de formation du ver altère cette couleur qu'on peut appeler hivernale.
Passons successivement en revue tous ces éléments d^ap« préeiation.