DES ŒUFS
M. Mitifiot a eu le mérite de faire remarquer que lesœufe de diverses feiuelles provenant d*une même éducation, de la même race et nées le même jour ne parvenaient pas, dans un temps égal , à la couleur définitive qu'ils doivent conserver presque jusqu'à réclosion des vers.
M. Mitifiot a supposé qu'une prolongation de ce travail de coloration pouvait indiquer un état maladif de Toeuf, qui contiendrait, dès ce moment, le germe de la gattine. Dès lors il a admis et s*est efforcé de prouver que les œufs qui n'avaient pas acquis leur couleur hivernale le sixième jour devaient être considérés comme suspects et exclus de l'éducation future. De là le système de grainaison de H. Mitifiot» dans lequel chaque fomelle doit pondre à part dans une cellule de toile ou de papier, afin qu'on puisse choisir, comme étant seules de bonne qualité , les pontes qui ont acquis, le sixième jour^ leur couleur hivernale.
J'examinerai plus tard , dans la troisième partie de mon travail» jusqu'à quel point on peut admettre les idées de M. Mitifiot j maisç.quant à présent, reconnaissant que les probabilités sont en leur faveur, j'ai classé les œufs de mes échantillons en raison du nombre de jours qui a été employé à la conversion complète de la couleur jaune de l'œuf qui vient d'être pondu en eelte couleur d'un gris plus ou moins bleuâtre ou jaunâtre qui persiste, et que j'appellerai, pour abréger, la couleur hivernale.
Pour éviter les équivoques, il est nécessaire de nous en^ Hndre sur la signification des chiffres. Quand je âh que dos
œufs ont pris leur couleur bmrDale le sixième jour, cela veut dire, par exemple, que la femelle est née dans la ma* tinée du l*' juillet, qu'elle a él^ accouplée ce même jour , séparée du mâle le soir, et qii'elle a pondu du soir du 1*' juillet au matin du 2. Ces o^ufs, examinés le 6, étaient encore plus ou moins chamois, c'est-à-dire le cinquième jour. Examinés le 7, ils avaient pris leur couleur hivernale : c*est le sixième jour; mais il est clair que ce changement n'avait exigé que cinq jours, les 2, 3, 4, 5 et 6 juillet, puisque, le 7, le changement était accompli.
Dans le tableau, le jour indiqué est le jour de la dernière observation, par laquelle il a été constaté que la couleur hivernale ou définitive était parfaite. Les fractions de jour, qu'on voit au tableau , s'expliquent facilement par un exemple : les femelles de la racedePhilippopoli, au nombre de 11, ont donné 17 pontes, dont les changements de couleur ont pu être étudiés. Ces changements ont été complets 13 fois le 7* jour et 4 fois le G"" jour, ce qui donne une moyenne de 6 joui*s 80 centièmes ou 6 jours 4 cinquièmes. Je donnerai, à ce sujet, de plus amples explications dans la troisième partie de ce travail. Quant à présent, les moyennes du ten^ nécessaire pour la conversion de la couleur prioûtive en couleur hivernale , calculées d'après la méthode indiquée par M. Hitifiot, ont donné le tableau suivant :