‹ Meémoire sur les moyens de distinguer les bons œufs de vers à soirChapitre 17 sur 24 · TABLEAU V · texte numérisé non relu

TABLEAU V

Classification des œufs iê 166Ô , d'ofuris le fMWibre dejmsrs^ exigés pour la coloration i^tveniafe.

^•labltran.

W I. Snlfhydrêtés 0,00

Race d'AndrinopIe (d* 1) 6,00

RacedeM. KanféiMo..*.* t,90

H* 8. Ceihile n* 2de M. Mitifiol 6,57

Race d'AndrinopIe 6»60

Race d*Anatolie • • 6,60

GelloleBM 6,93

l*ft --

Nomiro»

JoQrs. iu tableaa If.

Race de PhilippopoH 6,80 . t

Race de Kogusko 6,88 4

Cellule n» 5 6,90 I

N° 3. Race d'ADdrinopfc (n» 5) 7,00 'i

Race de Bucharest 7,00 4

Race de M. Nourrigat 7,00 2

RaccdeChioe 7,10 5

M. LoigDon ; bons œufs 7,17 2

Race de Balgarie . . 7,17 3

Rac* d'Andrinople {n* 6) 7,50 5

«• 4. Race des Baléares 7,60. 5

Race de Sommières 7,70 2

M. Loigoon ; oeufs dooCeiix 7,80 3

: N* ^. M. Loigooa ; œufs malades 8,14 4

Race aaoDyme 9,00 5

Dans ce lableau, comme dans les précédents, j'ai mis' en regard de chaque race le. numéro d'ordre qu'elle avait obtenu dans' la classificalion des papillons (tableau II), En comparant les deux numéros d^ordre, on remarquera qu^en général les n*** 1 des papillons correspondent avec les n*** 1 et 2 des œufs classés, en raison du temps exigé pour le changement de couleur , et les fl**' 3,'4 et 5, avecles mêmes numéros des^deux tableaux; maïs il y a ici plus d'une exception, en sorte qu'il ne me paraît pas possible, quant à pr^-» sent, de poser comtpe règle de quelque valeur : que le cbaôgement de couleur exige d'autant moins de temps que k femelle était plus saine; ce n'est qu'une probabilité. Néanmoins nous tiendrons compte de cet élément d'appréciation 4[)dUf la ctessifieation d^mtive dos faces.

CLAS8£FlGâT10N , PAR LA MOUCHETURE, BES OEUFS DE 1860.

J'aijdéjà dit plus haut ce iquej'énietids parla mottcAemrtf des œirfs; j'y reviens avec. plus M .détail.

Si I T)n examînfe des ofti>fe ée vér» à soie atôc une bonne loupe ^.on rem^àpcjue que' leur couleur est âuéî| des espèces de taches qui .apparaissent au-dessous. deVId^. coquille. En

eJSet, tout le mondé sait que la coquille de l'œuf est blatcbe par elle-même; elle apparaît ainsi quand le ver la quitte.

Mais si l'on remplace la loupe par un microscope très-ordinaire^ multipliant seulement dix fois le diamètre des œufs» ce qui avait paru sous forme de taches se montre, aucontraire, dans le plus grand nombre des cas, avec des formes déterminées et plus ou moins régulières.

En effet, ces prétendues taches ou colorations sont dues à la présence d'une membrane qui tapisse toute la face intérieure de la coquille, et qui sert d'enveloppe au liquide contenu dans l'œuf. Cette membrane est appelée, par les naturalistes, membrane réliculaire, parce qu'en effet, le plus souvent, elle a la forme d'un réseau, d'un filet, d'un tulle. C'est cette membrane , d'abord incolore dans l'œuf fraîchement pondu, qui passe successivement par diverses teintes et finit, en prenant une couleur plus ou moins foncée qui se marie h celle du liquide contenu dans l'œuf, par donner à l'œuf la couleur hivernale qu'on connaît aux diverses races.

En général, au moment où la membrane réticulairè est assez colorée pour être aperçue à travers la coquille, elle apparaît sous la forme d'un tulle à mailles hexagones très-régulier; mais cette forme ne se conserve ni dans tous lés OBufs d'une ponte ni dans tous les œufs d'une race. A mesure que les œufs approchent de leur couleur hivernale, la membrane se déforme dans un certain nombre d'entre eux et prend diverses figures plus ou moins régulières.

Je me suis appliqué à déterminer les types principaux des formes qu'affecte la membrane réticulairè. J'en adopte cinq sous les noms suivants , dont on comprendra sur-le-champ la signification, en jetant les jeux sur les cinq figures qui les représentent :

' Fig. 1, forme réticulairè ou en réseau.

— 2, forme pointillée ou à pois.

— 3, forme pommelée fine, ayant beaucoup d'analogie

avec ta rol>e du cheval, connue sous ce nom.

Fi|[. 4, forme pommelée grosse ou en tache», dans laquelle les dÎYÎsions de la membrane forment des taches isolées plus grosses que dans le pommelé fin.

-^ 5, forme marbrée ou en marbrures» offrant de Fanalogie ayec certains marbres. Dans cette forme, la membrane est comme déchiquetée.

Maintenant il est clair que très-rarement il ne se pré« sente qu'un seul de ces types, soit dans la moucheture d'una ponte, soit dans celle d'une race. On voit même quelquefois plusieurs types dans le même œuf*, mais, en général, un de ces types domine.

Lorsque enfin aucun type ne domine dans la moucheture d'une ponte, je la qualifie de variée ou d'irrégulière. Je me borne h ce qui précède, pour le moment, au sujet de la forme delà moucheture. Mais il ne suffit pas d'avoir ainsi déterminé un certain nombre de types ^ ce qu'il faudrait savoir pour tirer parti de ce caractère, c'est l'influence qu'exerce la maladie sur ces déformations de la membrane réliculaire. Les œufs les plus sains o\j^ présumés tels sont-ils ceux dont la moucheture est en réseau , pointillée , pommelée ou marbrée? Je n'ai , à cet égard, que des données très -incertaines, et par conséquent je ne puis rien affirmer. J'étudierai la question avec plus de détails dans la troisième partie de mon mémoire, plus particulièrement réservée au côté scientifique de mes expériences.

Quoi qu'il en soit, me fondant sur quelques observations qui semblent démontrer que la membrane réticulaire affecte d* abord,' ii son état primitif et normal, la forme d'un réseau à mailles hepgones, très-analogue à un tulle,. j'ai admis, provisoirement que cette forme devait être celle^'de la moucheture des œufs les plus sains, et que ses déformations successives devaient être rangées dans Tordre dans lequel j'ai donné la nomenclature des types; que, de plus, chaque race devait être da^e en raison du t;^pe dominant de la mouH

Société I.et C. d'Aériculture de France

P&tfe 620.

Humbert ]iA.

Mémoires 1860.

Jrap .Bccqiiet.

cheture. Pela, les cinq divisions qu'on voit au tableau YL

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