X.a cçuleur définitive, n'a. été complète que. du. huitième
an neuvième jour environ; deuxième différence, d'un ou deux jours.
La couleur définitive ne laisse aucun doute, surtout par comparaison, sur l'infériorité de ces œufs. C'est un gris de Lin plus ou moins rosé et pâle, dû à l'imperfection ou à l'absenre de membrane réliculaire. Cependant, dans Tune des pontes, on trouve de beaux types de réseaux ; dans les autres, le pointillé domine.
Résumé.
V Les œufs de 1859 de cette série étaient évidemment de mauvaise qualité.
2® Les vers, très-inégaux dès les premiers jours, ne paraissent pas ensuite sensiblement plus malades que ceux des autres séries de la même race.
3* Les cocons ne présentent rien de particulier.
4** Sur 7 papillons, 5 sont évidemment malades; plusieurs cocons qui ne donnent point de papillons contiennent des vers noirs ou pourris.
5* Les femelles, au nombre de 3, qui ont pondu, ont donné, en moyenne, 551 œufs avec 5 pour 100 seulement de défectueux ou infécondés.
6"" Les œufs adhéraient aux papiers.
7^ Le changement de couleur a exigé, en moyenne, huit jours 1/6.
8* Les œufs sont d'une couleur très-suspecte et probablement pareille à celle des œufs dont ils proviennent.
Il est évident, en résumé, que celte troisième série des œufs de M. Loignon a donné des résultats sensiblement inférieurs à ceux des deux séries précédentes, si ce n'est pour le nombre des œufs. Cleui^-ci étant, en moyenne, au nombre de 551 par femelle, tandis que la série des œufs douteux n'a donné que 472 œufs et la série des œufs bons 463 seule«ment, résultat bien singulier,
Nous reviendrons plus loin sur les conséquences qu'oa peut tirer de ces comparaisons.
OEUFS .DB M. MITIFIOT.
Le 3 avril 1860, j'ai reçu de H. Hitifiot neuf échantillons d'œufs de vers à soie, coBoposés chacun d'une seule ponte déposée» d'après son procédé , dans une petite case de toile nommée, par lui, cellule.
Cet envoi était accompagné des renseignements suivants , que je reproduis textuellement d'après la lettre de M. Mltifiot/ datée de Loriol, le 31 mars 1860.
a Je joins à cet envoi (celui de la brochure) cinq cellules « de graines de vers à soie devenues grises le sixième jour, « sous les n"" 1, 2» 3, 4 et 5; plus quatre autres de diverses « couleurs indiquées par les lettres A* B, C et D. »
J'ai suivi avec la plus grande attention Téducation des vers de ces neuf pontes, et je vais en faire connaître les résultats qui ont été consignés, jour par jour, sur mon registre, sans aucune espèce de préoccupation ni de prévention , ne sachant absolument, sur le compte de ces neuf échantillons, que ce que je viens d'extraire de la lettre de M. Mitifiot.
Cellule ùu fonU n"" i.
OEufs de 1859. — 3 avril. Les œufs paraissent assex avancés. Ils sont d'un gris-jaunfttre très-ma^; ce gris les distingue des quatre autres échantillons de la même série. La moucheture est fràs-divisée en points d'un gris plus foncé que la teinte générale des o&ufs.
II n'y a pas un seul défectueux. Ils sont bien pleins. La ponte, très-uniforme, est d'environ 600 œufs.
Vers. — Le 18 mai, il n'est encore venu aucun ver : on les recueille seulement le 20; ce sont les premiers venus; ils sont encore en petit nombre.
Le Si , on recueille une seconde série; beaucoup d'œufs sont encore entiers.
Le 24, ils mangent encore. Le 29, beaucoup sont évidemment malades. Le 2 juin, tous, sans exception, sontpébrinés, aussi bien la deuxième série que la première. Ils sont gris. C'est sur ces deux séries que je remarque surtout ces espèces de taches blanches que M. Nourrigat a appelées, depuis, J9^brine blanche. J'ignore complètement ce que c'est; nous verrons en 1851 .
Le 23 juin y ces vers paraissent les plus malades de tous ceux de mon éducation ^ et cependant , en définitive, ces vers ont assez bien marché.
Mues. — Première, 27 mai; Deuxième, 4 juin ; Troisième, il juin; Quatrième, 23 juin ; Montée, 30 environ.
La deuxième série suit la première à peu de distance.
Cocons. — Je recueille dans Jes deux séries 30 cocons jaunes pesant, en moyenne, 1,80 et contenant à peine 14,5 pour 100 de soie. Ces cocons sont extrêmement faibles; mais ils sont assez bons de grain et de forme.
Papillons. — J'obtiens 9 femelles, dont 6 belles ou trèsbelles; une douteuse, une malade, une abandonnée, et 13 mâles, dont un Siul est misérable; les autres sont bien ou même beaux. Lorsqu'il faut renoncer à voir paraître de nouveaux pnpillons, on ouvre les cocons qui restent et on y trouve des vers morts, plus ou moins noirs ou décomposés.
M^ 103. — 24. juillet. Une belle femelle qui se vide deux fois. A la troisième podte elle est très-belle et meurt belle le septième jour.
Pootes. CEufs gris. CEufs jtunes.
Première. 101 3
Deuxième 271 4 .
Troisième 23
Quatrième .23
À reporter. . . H8 , 7
Report. . . 418 7
Cinquième 5
Sixième 3 1
En tout 434 œufs.
Ces œufs sont d'un gris-brunâtre très-foncé, ce qui est dû à une moucheture très-serrée, en partie réliculaire, mais pas uniformément. Beaucoup de pointillés; quelques marbrés. Les défectueux, en petit nombre il est vrai, sont partie chamois, partie jaunes. Les œufs sont mal déposés: En somme, c'est une ponte suspecte^ Gris le septième jour. Moucheture très-irrégulière.
H" 104. — 25 juillet. Une femelle malade. Elle n'évacue que le second jour un liquide brun suspect-, elle ne pond que le second jour^ son corps est gris, et Taile gauche porte des taches caractéristiques ^ meurt le cinquième jour.
Pontes. Œufs gris. CEufs jaunes.
Première 347 7
Deuxième 20 1
Troisième 7 2
Ces œufs sont remarquablement petits et fortement déprimés; ceux des deuxième et troisième jours sont même presque desséchés. Leur couleur gris brunâtre est la même que celle du précédent , et a été complète le septième jour; la moucheture en réseaux plus ou moins irréguliers ou dé* chirés.
N^ 105. — 26 juillet. Une femelle dont l'évacuation, de mauvaise qualité, n'a lieu que le second jour. Elle ne pond aussi que le second jour. Elle est un peu grise; cependant^ le huitième jour, elle vit encore et est devenue belle.
Pontes. Œiifegris. (Eafâ}tuues.
Première 87 1
Deuxième 148 4
Troisième ,180 20
Quatrième 23 1
Cinquième 4 6
Sixième. ...... 5
En tout 479 œufs.
' Ces œufs sont d'un gris de Lin pâle très-suspect; ils ont pris cette couleur du septième au huitième jour. Ils sont assez fortement déprimés, et ceux des deuxième et troisième Jours sont presque desséchés. Une partie des défectueux est restée chamois. La moucheture est marbrée et très-irrégulière; on y retrouve à peine quelques traces de réseau.
H» 106. — 26 juillet. Une belle femelle, qui ne pond cependant que le second jour, et peu d'œufs ce jourrlà. Bonne évacuation; reste belle.
Pontes. Œufs gris. CEufs jaunes.
Première. 91 l
Deuxième 150
Troisième il2 7
Quatrième 13 7
En tout 381 œufs.
Ces œufs, très-bien déposés, sont d'une excellente couleur grise franche ; un peu déprimés ; ceux des troisième et quatrième jours davantage. Jo les crois aussi beaux que ceux de 1859, avec cette différence que dans ceux-ci il n'y avait pas, un seul défectueux; mais il est probable que M. IMitiriot n'avait recueilli que la ponte du premier jour. Néanmoins la manière dont cette femelle a divisé sa ponte fait planer sur elle un soupçon de faiblesse. Changement de couleur du sixième au septième jour. Moucheture un peu moins irré-
guliëre que celle des précédents-; on trouve des réseaux et des pointillés.
N"" 107.— 26 juillet. Une belle femelle qui finit très belle, et qui, cependant, n'a pas pondu le premier jour ; mais le second, elle donne une très-belle ponte. Son évacuation, dès les premier et deuxième jours, n'est pas irréprochable; elle est mêlée de liquide brun rouge&tre.
PoDies. CEufs gris. CEufs jaunes.
Première 325
Deuxième 161 3
Troisième 13 1
Coatrième. . . • « . 9
Cinquième. . . * . . 4
En tout 516 œufs.
Cette ponte est irréprochable. Il n'y manque qu'une meilleure évacuation de la femelle. Les œufs sont d*un beau giis foncé-ardoise, surtout ceux du premier jour. La dépression n'est pas trop forte ^ ils ont pris leur couleur du sixième au septième jour. La moucheture est une des plus régulières de la série ^ on y voit quelques réseaux complets, puis des pointillés et des pommelés.
N** 108. — 27 juillet. Une belle femelle, qui devient trèsbelle le second jour, et Test encore le huitième jour. Elle ne pond cependant que le deuxième jour. Bonnes évacuations.
Pontes. CEufs gris. Œufs jaunes.
Première 390 3
Deuxième 96 3
Quatrième 3
&14 ir
En tout &S8 œuis«
Ces œufs sont très-beaux, quoiqu'un peu déprimés ; ceux ,des deuxième et troisième jours le sont beaucoup. Les jauues
sont desfnfécotrdâ. Le dépât est très^bon; la moucfaetare est très îrrégulîère, et ne laisse voir que des traces de réseanx. Colora tioti complète le sitîëmejèar.
N" 109. — 27 juiflet. Une femelle qui devient très-belle. Elle évacue plusieurs fols, et même le cinquième jour; elle meurt le sixième jour.
Pontes.
Première
Deuxième. . . .
Troisième
Quatrième. . . .
(Eofs griS'
(Eafsjsaoes.
En tout 394. œufs.
La ponte du premier jour est très-belle, mais les autres sont mauvaises; beaucoup d'œufs sont restés chnmois. La dépression surtout est très-forte dans la ponte du second jour. La moucheture, quoique irrégulière^ montre cependant quelques parties en réseaux , fe reste est pointillé, pommelé et déchiqueté. Le Changement de couleur a eu lieu le septième jour.
N* 110. —27 juillet. Une belle femelle dont les évacuations sont excellentes. On lui donne un mâle inconnu; la ponte est faible le premier jour; nouvelle évacuation. Elle meurt belle.
Pontes.
Première. " .
Œnfa grisk a
Bofsja
Deuxième. . .
Troisième. .
Quatrième. .
Cinquième. .
Sixième. . .
En tout 473 œufs. . 9
Ces œufs soat^ïyeaux, un pèr moins colorés que lès précé-
dents , mais plus brillaQts; ceux du deuxième jour sont uq peu accum liés. Leur moucheture est plus régulière encore que celle du d'' 107 ; ou voit plusieurs réseaux compjets. Le cbangemeot de couleur s'est fait en six jours.
OEufs. — En résumant ce qui concerne les œufs de cette première série de M. Mitifiot, nous trouvons ce qui suit : Les femelles ont donné, en moyenne, &50 œufs dans lesquels il y a moins de 4 pour 100 de défectueux.
Au moment de la ponte, ifs avaient la teinte ordinaire; le changement s'est opéré en six et sept jours.
La couleur définitive est celle des bons oeufs de race jaune, un gris foncé, un peu jaunâtre ou brunâtre. La moucheture présente les caractères suivants : six fois des réseaux plus ou moins complets ; deux fois irrégulière, marbrée ou pointillée; c'est médiocre à ce point de vue.
Résumé.
La première cellule de M. Mitifiot, donnée comme contenant des œufs de première qualité, a offert les résultats suivants :
1"* Les œufs de 1859 se présentent, en effets comme étant de la première qualité.
%"* Les vers ont été tous malades sans exception, et même (en apparence au moins) plus malades qu*auGune autre série, dans ceux qui ont survécu, et cependant, en définitive, ils ont assez bien mnrché.
3° Les cocons sont de qualité moyenne; faibles en soie.
4* Sur huit femelles, six ont été belles ou très-belles; une douteuse; une malade.
5** Les femelles ont donné, en moyenne, 450 œufs avec moins de 4 pour 100 de défectueux.
6® Les œufs adhèrent aux papiers.
?• Le changement de couleur s'est opéré, en moyenne, en ^ix jours trois quarts.
S"" Les œufs sont d'une très-bonne couleur^ et paraissent.
6auf qQôlques exceptions, aussi bons que eeux dact ils proviennent.
Le résultat définitif est donc satisfaisant.
Yoici maintenant les renseignements que j'ai pu me pro-^ curer depuis sur cet échatitflton.
Ce même n"* 1 a réussi entre les mains de deux éduca^ leurs t MM. Deleuze et Buisson ; il a donné de bonnes pontes et d'autres médiocres ; la graine était du pays.
Ces renseignements concordent assez, comme on voit, avec mes résultais.
Les œufs que j'ai obtenus paraissent aussi bons que ceux dont ils proviennent.
Le produit en cocons a été suffisant.
Les papillons ont été généralement beaux.
Le changement de couleur s'est opéré, à Paris, en six à sept jours, au lieu de cinq seulement à Loriol, mais cette différence s'explique facilement par la différence de la température des deux localités.
Mais, en définitive, rien de remarquable ni d'exceptionnel. Les vers ont tdùi été malades.
Cellule ou ponte n^ 2 .
Œufs de 1859. — Cette ponte est un peu plus grise que le n'* 1. On y voit quelques défectueux; la moucheture est moins régulière. La ponte n'est que de 300 œufs environ.
Vers. — 18 mai. Presque tous les vers sont éclos.
Le 19, ils paraissent les plus beaux de tous ceux qu'onr soigne au tiiôme moment; lé 26, ils sont bien ; le 30, toujours très-beaux; le 4 juin, ils sont lès plus beaux et les? pltis avancés de mon éducation expérimentale; îe 7, après la . mue, ils paraissent avec une teinte rousse singulière; le 21,' ils sont.très-bieanx et devotpcent de beaucoup tous les autres. Après la quatrième mue, ils ont encore cet aspect roux que j^ai déjà remarqué après la troisième mue. .. <
Cette remanie avût cl#à été faîte «n MM^ Voîoi eeqti'po
lit dans le Commerce siridcoh du 1*' juin 1859 : .
« Un phénom^e assez singulier a été T^marqué» MUe « année» par les édoeateurs de vers à soie; ces ioseclesy « quelle qu'en soit, d'ailleurs, la provwance, arrivés au sorn « tir do la quatrième mue, ou aont morts, ou ont prisane m teinte rougeAlre, semblable à une couche de roaiile* Lea « éducateurs ont cru leurs chambrées perdues^ et um pa^ K nique en est résultée; mais, depuis, les vers sopt rede- « venus blancs, et la maladie s'est montrée aus3i rare qiie « bénigne. »
Le 19 juin, ils sont toujours beaux ; mais on remarque des traces de pébrine ; le 22 Juin, même remarqua. Us montent le 23.
Jfu^. -^ Première^. le 23 mai; Deuxième, le 30 mai \ Troisième, le 5 juin ; Quatrième, le 12 juin*
Montée le 23 juin.
Cocons. — Le 6 juin, on recueille 16 cocons jaunes, sur 20 vers qui avaient été mis à part ; c'est le plus beau succès de Téducation. Ce sont aussi les cocons les plus complets. Us contiennent plus de 15 pour 100 de soie, sont réguliers, de bonne forme et d'un très-bon grain. Je remarque cependant que 10 cocoBs sur 16 ont été tachés k l'ouverture par la déjection des papillons. Nous reviendrons sur cette particularité.
P4xpillQns. -*- Je recueille 9 femelles et 7 mftles. Les fe* melles sonit belles en général et les mâles à peu près t^us beaux.
N"" 111. -^ 15 juillet. Une belle femelle, qu'on sopprim^ cependant parce qu'elle a une tache sur l'aile gaiidie.
N"" 112. -^ 17 j^illet. Une beUe femelle qui a une Ww éw^uatioQ. Ou ne rean^iU^ q^^une seule ponte.
(Bitlëgris. CBofs Jannes.
JkVft 10
En tout (M œttf8< :
Cette ponte est très-belle. Les amh sont bien posés< Lear couleur, devenue définitive du sixième au septième jour, est le gris jaunâtre des races jaunes. La dépression est bonne et la moucheture est génératement en pommelé; on y voit aussi des marbrés et quelques réseaux. C'est une ponte d'élite.
W 113. — 17 juillet. Une belle femelle, qui na pond cependant que le second jour; bonne évacuation.
(Cufs gris. CEufs jaaoes.
Première 315 4
Deuxième 21 3
En tout 343 œufs.
Cette ponte est d'un gris-jaune pâle et mat; quoique bien déposée, elle parait très^uspecte ; sa moucheture est généra* lement pommelée ou marbrée; elle a pris sa couleur définitîve le sixième jour.
N"" 114. — 19 juillet. Une femelle douteuse. Le quatrième jour, elle a des taches sur les ailes. Elle n'a pondu en tout que 70 œufs ; les gris sont très-suspecls et au nombre de 33 seulement. Les autres sont jaunes ou chamois. C'est une ponte manquée.
N* 115. — 17 juillet. Une belle femelle qui ne pond que le second jour; bonne évacuation.
PoDtea. CBafs gris. <Bpf9 jtanes.
Première. 893 20
Deuiième 31 8
lîl 23"
En tout 431 œufe.
Ceinte ponte «st superbe. Les ceuli sontd^un Yohme reniar« quable et très-bien posés. Leur couleur est du meilleur gris*jaunâtre; elia est devenue définitive du sixième au septitoie JMr. La moncheture, tfès^iîebe, est généralenent m vA^
seaux» jBt, daas quetqaes-uDs sealement, ea poiatilié oa pommelé.
N* 116. — 17 iuillet. Une belle femelle; accouplée seulement le lendemain. Pond du deuxième au troisième jour. Bonne évacuation..
Pontes. Œufs gris. Œufs jaunes.
Première 427 3
Deuxième 97 1
En tout 528 œufs.
Cette ponte est aussi belle que la précédente. Peut-être les œufs sont-Ils un peu moins gros; mais elle se dislingue par sa moucheture : celle-ci est très-uniforme, poinlillée, pommelée et rarement marbrée; on y trouve à peine des traces de réseau. Le changement de couleur s'est opéré en' sept jours.
N" 117. — 26 juillet. Une belle femelle, qui ne pond que le lendemain. Bonne évacuation.
Pontés. Œufs gris. Œufs jaunes.
Première 427 28
Deuxième 3 22
Troisième 2 17
Quatrième 16
En tout 515 œufs.
Il y a dans mes notes quelques doutes sur Forigine de cette femelle. Cependant les œufs du premier jour sont trèsbeaux et les autres sont des infécondés. Les gris sont bien de la teinte des précédents, qu'ils ont acquise le septième jour. La moucheture est partie en. réseaux déformés , partie pommelée.
Œufs. — Lesœufs de la deuxième eellule de M; Mitifiot présentent les résultats suivants: les femelles ont donné, en
moyenne, Ué dsafe, dont & peu près 1S,S pou^ 100 de détéètùeo^; Il est bien entendu que j'ai retranché du calcul le» deux femelles, dont une a étéisuppriraée et l'autre n'a poîidu que TO œufs. Si Ton Voulait côkûpt^èudre cette dernière dans le calcul, je dirais que les pbntés des autres ayant été re* éùfeillies dans les premiers joUrs die i'expériencej je n'avais pas encore eu l'idée de poursuivre aux troisième et quatrième jours la récolte des œufs, ce qui fait compensation. Les œufs de cette èérie ont eu là couleur ordinaire au nioment de la pohte et ont pris ensuite, en six à sept jours, la belle teinte gris jaunâtre particulière aux œufs de face jaune. La moucheture esl riche, régulière, généralement eh réseaux ou pointillés.
Résu^né.
La i^tonde cellule de H. Mitifiot a donne les résultats suivants : •
î"" Les œufs de 18H9 paraissaient sensiblement méiUs bons que ceux de la éellulé U" 1;
2" Les Ve¥s, quoique ayant montré pftesque tous des signés de pébrine, ont., en définitive, été les plus beaux de mon éducation.
S"" Les cocons soiit dé bonUe qualité;^ Hches en soie, de bonne forme; de bon grain; jaunes.
V Sur 8 ïëmèlîes, une a été tr%S-nia"lâdé ; une douteuse, et éit belles. Lés ûiâles tous beaux.
&• Les f)onte§ oui été, eU moyéithè, de S60 ctiufs, dont d,& ^our f 00 de défectuèdx.
6* Les œufs adhéraient aux ]i)a{Hefs<
9* lei èhaAfgedîènti tfë itiakhxt se soht opérés, en dÉ&iéùhéi eâ 6 jtoés i/H.
j^ l^ktBofs sont d'une belle teinte gfrîs jàdnàlré et partfesèàt ét^é dé la meilleure qualité. Il n'est guère douteux qu'ils vaillent ceux de Fairnée dernière dont Ils proWènnènt.
Je conclus de tout ceci que la cellule n"" 3 de M. Mitifiot
contenait des CBufs aussi bous qu'il est possible de les obtenir dans les circonstances actuelles. Ce n'est pas la même race que celle de la cellule n*" 1.
Il résulte, en Eiffel, de ce qui suit qua cette race est venue de Smjrne, tandis que le n*" 1 était une race de pays.
Mais, soit par suite d'une erreur dans la désignation ou par toute autre cause, le même numéro a complètement échoué chez deux éducateurs qui ont rendu compte du résultat de leur éducation. Pour le premier, le n° 2 se composait d œufs non fécondés; pour le second, le n® 2 a été médiocre à réclosion , dans la miie et dans la marche de l'éducation , et en définitive n'a donné que quelques cocons faibles et de peu de valeur.
On ajoute enfin que les pontes ont, en général, réussi. Comme on voit, excepté sur un point, je me trouve en opposition presque complète avec les renseignements fournis sur celle cellule n®2, dont les œufs étaient aussi devenus gris, en six jours, à Loriol.
Ces contradictions enlèvent presque tout Tintérêl de Tépreuve; car, si mon résultat confirme lesprincipesde M. Mitîfiot, ceux des autres éducateurs les infirment, au contraire, de la façon la plug formelle.
Cellule ou ponte n* 3.
OEufs de 1859. •— Cette ponte est encore un peu plus grise que la précédente; c'est donc la plus foncée des trois. Il y a quelques défectueux. La moucheture est presque invisible. Il y a environ 400 œufs bien pleins» c'est-à-dire dan» lesquels la dépression est faible.
Vers. — Ils paraissent le 16 mai. Le 19, ils sont beaux. Le 26, une partie est en retard. Le 11 juin, il y a beaucoup., de petits. Le 19, il n'en reste qu'un petit nombre. Tous sont galtinés, ou peu s'en faut. Le 23 , ils sont très-malades. Le 5 juillet^ il ne reste rien, ni vers, ni cocons!
Résumé.
Le résuméde cette série sera court. Voilà uûe ponte donnée comme bonne» c'est-à-dire qui a pris sa couleur définitive le sixième jour, et qui n'a pas même donné un cocon. Ces ŒufiSy examinés le 3 avril, ne présentent que cette particularité : la moucheture est invisible et pas encore divisée; telles sont mes notes.
La membrane existe cependant, puisque les œufs sont d'un gris assez foncé. Ce n'est pas la seule difficulté que nous rencontrerons quand nous chercherons à tirer quelques con* clusions de mon éducation de 1860.
Voici les renseignements postérieurs que je reçois à Tégard de cette cellule.
« Numéro 3. Médiocrité dans Téclosion, dans la mue et dan's la marche de leur existence. Beaucoup de vers gattinés; mortalité à chaque mue; point de disposition à la montée. 191 vers arrivent au moment de faire leurs cocons ; néces* site de-leur donner des copeaux, pour coconner sur la table ; cocons faibles et de peu de valeur. »
On ajoute : «mauvaise réussite^ provenance de Romagne; manqué complètement. »
Ici, je suis d'accord avec les autres expérimentateurs; mais nos résultats contredisent formellement les principes de H. Hitifiot, puisque les œufe de cette «elhile étaient devenus gris le sixième jour.
Cellule ou ponte n"" k.
OEufs de 1859. — Ils sont d'un gris*pAle jaunâtre. La mKiucheture est très-apparente, mais peu uniforme. Us sont bien pleins^ 300 au plus.
Vers. — Le 15 mai, les œufs sont très-avancé& et quelques Yers paraissent déjà. Le 18» ils sont presque tous édo». Le 19» ils paraissent douteux.
Le 9 juin, ils sont très-viégaux; le 11, on remarque des petits. Le 19, ilssont misérables, inégaux, gattinés; les petits, surtout, le sont sans exception. Le 23, tous sont malades, petits et gros.
Le 6 juillet , il reste 10 petits vers , quelques gros dont 3 bien portaïits. On ne recueille qu'un seul cocon.
Résumé.
Le sort de cette ponte ne vaut guère mieux que celui de la ponte n* 3. Je me demande, en vérité, si M. Mitifiot a voulu m'éprouver, ou bien si, en effet, ces deux pontes auraient dû, suivant lui, donner de bons résultats. Je lui avais demandé de s'expliquer sur la valeur ou l'origine de ces pontes, seulement après que tous mes résultais seraient acquis et consignés. J'aVais pris même la précaution de faire parafer mon registre d'expériences par M. le secrétaire perpétuel de la Société d'agriculture, afin qu'aucun doute ne pût s'élever sur l'exactitude de mes renseignements , noté» jour par jour, sans aucune prévention.
Les renseignements consciencieux de H. Milifiot sont les suivants, à l'égard de cette collule :
« OEufs devenus gris le sixième jour. Très^bonnes et Ifès^ mauvaises pontes. Provenance de Toscane. »
Mon résultat est encore moins bon, puisque je n'ai re^ cueilli qu'on seul cocoa et, par conséquent, aucune ponte. Cependant les œufs de 1859 étaient aussi devenus gris le sixième jour I
Cellule ou ponte n» 5.
(SEu^ls de 18i^9^ — OEixU gris^ardoise ; ce sont des blànosi. Moucheture très-Sne et régulière. OËufsbîen (deins; pas «il défectueux. Ponte de 600 oaufs environ.
IV«. **- Le 1& mai, ils^soa^ peu avancés. Le Ift, ibdoQ'» nent des vers très-beaux.
— toi —
Mues. -^ Première, le 23 maU Deuxième, le 31 id*; Troisième, le 8 juin; Qualrièntie, le 17 idL
Montée vers le 25 juin.
Le 4 juin, ils sont très-beaux. Le 19, ils ont assez bonne mine, quoique la plupart aient des lâches de pébrine.
Ils sont petits. Le 22 juin, tous sont galtinés. Enfin sur 20 vers on recueille 11 cocons.
Cocons. — Ce sont des blancs-verdâtres de la race d'An-* drinople, pesant en moyenne 2 grammes. Du reste, ils sont beaux pour cette race, pas trop satinés ei bien fournis de soie.
Papillons. — ^ Les 11 cocons donoent des papillons : & femelles très-belles, une médiocre; mais énormes, c'est-à-dire très-gonflées. 5 loâlos très-beaux.
N"" 118. — 23 juillet. Une très-belle femelle qui se vidb bien; reste belle jusqu'à la fin.
Poalesh CEufsgris. CEof^jauDes.
Première. ........ 443 • 4
Deuxième 48
Troisième 18 2
En tout 515 œufs.
Celte ponte est du plus beau gris franc ; elle a pris cette teinte le seplième jour. La moucheture est des plus régulières, en réseaux et fine. C'est un lype.Lesœufs n'adhèrent pas aux papiers.
N* 119. — 23 juillet. Une belle femelle , énorme, qui se vide à midi seulement; elle est très-tachée sur la petite aile gauche. Évacuation suspecte, finit belle.
PoDtes. CEufs gris. CEufs jaunes.
Première 373 11
neùrième SO
A reporter. 403 ÎF"
Report. . . 403 11
Troisième. ..... 23
Quatrième 46 20
Cinquième 10 4
Sixième 10 9
Ed tout 536 œufs.
Cette ponte diffère de l'autre en deul points : d'abord la proportion des défectueux est de près de 10 pour 100 , d'un autre côté la moucheture est inférieure à celle delà première ponle; elle est moins régulière et le réseau y est moins dominant.
Le changement de couleur s'est opéré du septième au huitième jour.
N* 120. — 24 juillet. Une belle femelle. Le iroîsièmejour, elle a une petite tache sur Taile droite.
Pontes. Œufs gris. Œufs jaunes.
Première 346 1
Deuxième 101 3
Troisième 30 10
En tout 491 oeufs.
Ces œufs sont aussi du plus beau gris franc. Ceux du 2 et du 3 juin sont presque desséchés. La femelle est morte le sixième jour. Les œufs avaient pris leur couleur le septième jour. La moucheture est en réseaux, régulière et très-fine.
N° 121, — 25 juillet. Une belle femelle, énorme compae les précédentes; évacue deux foiç.
CEufsgris. CEufs jaunes,.
En tout 187 œufs.
Celte ponte est incomplète. Du reste, elle ne diffère pas de celles qui précèdent.
N® 122. — 25 juillet. Une belle femelle, énorme. Bonne évacuatioiD.
CEnfs gris. Œufs jaunes.
En tout 449 œufs.
On n'a recueilli qu'une seule ponte; mais elle est belle.
Les œufs sont du plus beau gris qu'ils ont pris en six jours;
mais la moucheture est très-irrégulière et ne présente que
des traces de réseaux. Comme tous les autres, ils n'adhèrent
qu'en faible partie ; le reste est libre.
N* 123. — 25 juillet. Une belle femelle vidée. Elle reste belle.
Pontes. CEnfs gris. Œufs jaunes*
Première 338 M
Deuxième 38 17
En tout 433 œufs.
Ces œufs sont aussi beaux que les autres ; la moucheture irrégulière est principalement sous forme de marbrures; la couleur définitive le septième jour.
OEufs de 1860. — Les pontes du n' 5 de M. Mitifiot donnent le résultat suivant : les femelles ont donné, en moyenne, 466 œufs dont près de 8 pour 100 de défectueux. Ceux-ci sont, en général, des infécondés.
Excepté pour quelques petites parties, cesœufssontde ceux qui n'adhèrent pas aux papiers, propriété que nous avons déjà trouvée dans la même race provenant de différentes sources.
Au moment delà ponte, ces œufs avaient une teinte jaune, pâle.
Le changement de couleur a été complet le septième jour.
La couleur définitive est le plus beau gris pur. La moucheture est, en général, très-fine ; belle et en beaux typesde réseaux dans trois cas, irrégulière avec réseaux cependant dans le quatrième; c'est une très-belle moucheture. Les,
ç^"^ 118 ei 120 sout probableoieal ce que j'ai diî.pltisbfi;au en race blanche.
Résumé.
V Les œufs de 1859, avec lesquels on a fait cet essai, paraissaient réunir tous les caractères des meilleurs œufs.
â"" Les vers, quoique tous atteints par la maladie, ont çe^ pendant donné un des meilleurs produits de l'éducation.
3** Les cocons sont blancs, avec la teinte connue de la race d'ÂndrinopIe ; ils sont de bonne qualité.
4** Les 6 papillons femelles ont été presque tous beaux, mais énormes. ^
5"* Elles ont donné, en moyenne, 466 oçufs dont près de 8 pour 100 eq défecti^jpux.
6* Ces oeufs n'adhéraient pas aux papiers.
7"" Le changement de couleur n'a exigé, en moyenne, que six jours (6,50).
8" Les œufs sont d'un très-beau gris pur. Nous n'avons rien obtenu de plus beau dans aucune race»
Il résulte de ces faits que la cellule u" 5deM. Mit,i0ol, dé-, signée comme portant des œufs devenus gris le sixième jour,^ a donné un des meilleurs résultats de l'éducation de 18^, tant en coqons c^^'en œufs.
Les. pocops sont da la race d'Ândrinople^ ilssopt régu(i^. et bons.
Les œufs recueillis en 18Ç0 paraissent excellents et non moins bons que ceux dont ils proviennent. Ce qui les carac^ térise surtout, c'est une uniformité ^^ns la poQte que nous, n'avons obtenue aussi complète que dans cette série.
D'ailleurs il est remarquable que, les, vers ay^ipl été tous plus ou moins malades, nous n'ayons eu que 2 papillons sur 11 qui l'aient été sensiblement.
Nous aurons à comparer ces résultats avec ceuxde la même rac^, mais d'origines différentes, afin de vpijr quelle part peut revenir de ce succès dans le choix opéré par Iç sysilèw^ de M, Mitifiot.
ymû kè fen^ei%Q$mQni&qw cet honorable éd«ic$tteur m'a^ fouraîd depuis :
<c Pontes mauvaises el quelques passables ; proveoaPi^ d'Asie. »
Il ne m'avait pas été difflcile de reconnaître une i-ace du ï.evant : Roumélie ou Anatolie.
A l'égard de cette cellule , mon résultat viendrait pleinement à Tappui des idées de M. Milifiot , puisque les œufs de i 959, devenus gris le sixième jour, ont donné, eu égard surtout aux circonstances, un excellent résultat. Malheureusement, il est à craindre que la race ait eu, dans ce résultat, infiniment plus de part que le fait de changement dq couleur en six j|ou,rs, observé par M. Mitifiot.
Cellule ou ponte A.
OEufs de 1859. — Cesœufs, examinés le 3 avril, sontgris jaunâtre , opaques; un peu moins pleins que les précédents (n* 5). La moucheture est variée, tantôt invisible, tantôt grossière, tantôt fine. Il y en a environ 400 dont 1/10 de défectueux.
Ces œufs paraissent donc inférieurs aux précédents.
Vers. — Le 18 mai, tout est éclos. Le 19, ilssontpeu uniformes, douteux. Le 26, une partie est en relard. Le 30, ils sont mal, sont inégaux. Le k juiu, il en reste peu. Le 11, on remarque des petits.
Ea qualrième mue, ite sont misérables, tous pébrinés. Le 23 juin, on les considère comme à peu près perdus.
Mues. — Première, le 24 mai ; Deuxième, le 31 trf.; Troisième, le 8 juin ; Quatrième, le 19 îrf.
Cùepm. '— - On ne rçoueiHe qu'un seul cocon; il est jaune.
Pofiikm, — L'upique. cocon donne une femelle qui est
la plus gonflée de toutes celles qui exislent en ce moment ;
son sang est laiteux et jaune, opaque* Elle se remue à peine, sadéjectioaest noirâtre comme de Tencre de Chine peu foncée. On Tabandonne.
Résumé.
L'état de cette cellule n'autorisait pas à prévoir un pareil résultat. A peu d'exceptions près, les œufs ont donné des vers. La note de M. Milifîot ne s'expliquait pas sur les circonstances particulières à celte ponte; mais aujourd'hui je reçois les renseignements suivants qui s'appliquent aux trois autres cellules B C et D.
« Toutes ces cellules étaient le résultat d'une grainaison de plusieurs chambrées qui étaient atteintes de la maladie; celles marquées A, B, C, D étaient les deuxième et troisième qualités du n"* 3 : les vers à soie en étaient tous pébrinés. »
Je rappelle que le n** 3, donné comme graine devenue grise le sixième jour, a cependant échoué complètement.
Relativement à la cellule A, je suis d'accord avec M. Mîtifiot; mais j'avais prévu le résultat à l'examen de la graine de 1859, ainsi que je viens de le dire.
Cellule ou ponte B.
OEufs de 1859. — Ce sont les plus pâles des 9 cellules de M. Mitifiol. Ils sont bien pleins. La moucheture est généralement jolie, bien divisée en points détachés. Quelques défectueux seulement.
Ces œufs se présentent donc sous un aspect favorable.
Vers. — Rien ne parait encore le 15 raai^ le 18, tous les vers sont éclos. Le 19, ils sont peu uniformes et douteux 5 le 24., inégaux; le 26, en partie en relard. Le 4 juin, il en reste peu. Le 11, on voit des petits. Le 19, tous sontgattinés, gros comme petits. Le 23 juin, ils sont petits et tous malades. Le 5 juillet, quand on dérazne, il ne reste rien, ni vers ni cocons.
Résumé.
Cette cellule promettait mieux, d'autant plus qu'à très* peu d'exceptions près tous les œufs avaient donné des vers; c'étaient des blancs.
Les renseignements sur cette cellule B étaient très-défa* vorables; le résultat concorde avec eux.
Cellule ou ponte C.
OEufs de 1859. — Cette ponte est d'un joli gris foncé; probablement des blancs. Ils sont bien pleins. La moucheture est très-belle et bien divisée. Il y en a environ 600, dont 1/iO à peu près de défectueux, d'un jaune brun et
Vers. — Tous les œufs donnent des vers; seulement il y a 1/10 peut-être d'œufs dont les vers n'ont pas pu sortir. L'éclosion est complète le 18 mai. Le 19, ils sont beaux. Le & juin, il en reste peu. Le 11, on remarque des petits. Le 19 juin, ils ont assez bonne apparence, quoique présentant des traces de pébrine.
Cocons, — Au moment du déramage, le 5 juillet, on ne trouve qu'un seul cocon ! Il est blanc. Le 17 juillet, il donne un beau mâle.
Résumé.
Encore une ponte qui se présentait bien et qui échoue complètement.
Nouveau résultat conforme aux renseignements postérieurs de M. Mitifiot qu'on a vus plus haut.
Cellule ou ponte D.
OEufs de 1859. — Ponte très-pâle, composée d'oeufs mats»
d'un gris jaunâtre, très-pleins. Il y a environ 600 œufc, dont 1/20 de jaunes non fécondés. Ponte douteuse.
Vers. — Ils sont tous éclos le 18 mai. Le 19, ils paraissent douteux. Le 26, une partie est en retard. Im 29, ils sont , OKinifestement très-malades; j'en enlève une partie osorts. Le 30, toujours malades; disparaissent peu à peu. -^ Le 12 juin y il n'en reste que 12, dont plusieurs malades, surtout à la léte, qui est d'un jaune brunâtre, comme si Ton avait répandu sur cette partie un liquide de celte couleur. Le 19 juin , toujours inégaux; tous pébrinés» Le 5 juillet, jour du déramage, il ne reste rien.
Résumé.
Ces œufs étaient de race jaune \ ils ont tous donné des vers; mais aucun de ceux-ci n'a pu aller jusqu'à la filature du cocon.
Ce quatrième résultat des cellules A» 6, C et D démontre que M. Mitifiot ne s'élait point trompé dans l'appréciation des œufs qu'elles contenaient. Je regrette seulement qu'il ne se soit pas expliqué sur les changements de couleur opé< rés dans ces quatre cellules et la durée de ces changements.
Mon appréciation avait été moins défavorable, et j'espérais quelque chose des cellules C et B. Quant aux cellules A et D, je les avais condamnées à première vue en avril 1859.
Je reviendrai sur les conclusions qu'il me paraîtra possible de tirer de mes neuf éducations Mitifiot, lors de la discussion générale de mes résultats.
Je dirai seulement ici, pour ne pas laisser le jugement du lecteur tout à fait en suspens, que ces neuf éducations, prises en elles-mêmes, laissent la question posée par M. Mitifiot sans solution, puisque, sur cinq pontes d'œufs devenus gris le sixième jour, il n'y a que trois bons résultats et deux mauvais , et que même le beau résultat du n** 5 tient peut-être plus à la race qu'à la circonstance du changement de cou<r tour de U ponte^
RACB DE TIFXIS.
OEufs de 1839. -- Le 28 mars 1859, on m'avait remis uû écfaatitillon de graine venue de Tiflis, en Géorgie.
Ces œufs paraissaient de très-mauvaise qualité; en effet, en les triant, j'y trouve SO pour 100 au moins d'œufs dé* feclueux.
Veri. *— Le 15 mai, une partie est éclose ; le 17, ils montent bien sur la feuille. Je les dépose dans une botle de bois dans l«iuelle on m'avait envoyé des fi^es de Toulon* Le lendemain, tous les vers sont morts*
En les comparant avec d'autres vers qui avaient «ussi un peu jeûné, ils paraissaient plus noirs et comme desséchés; cependant ils avaient rongé la feuille, mais incomplëtenent.
Le lendemain 18, je fecommence cet essai; même résuUat. Tous les vers sont morts.
Troisième essai, même résultat.
'Intrigué par ce singulier phénomène, je place, dans cette même boite, des vers mêlés de plusieurs ràees-, quelquesuns seulement échappent*
Soupçonnant que cet effet peut être dû à l'odeur partidulière que la boile a contractée par le séjour des .âgues, je place une jpetite série de vers eu milieu d'un tas de figues sèches. Il n'en résulte absolument rien.
Je répète Texpérience en plaçant des vers sur des feuilles de figuier qui leur servent de tablettes. Rien de particulier.
Mais, pendant ces essais, les vers de Tiflis ont disparu, et je ne puis pas en élever.
Il est probable qu'ils auraient eu le sort des premiers, et que la bolte^aui figue» «'y est pour rien ; le jeûne non plus ; il avait été infligé h d'autres vers qui ont réussi ; d'ailleurs ce jeûne était peu de chose.
LfQœa£s de Tiflis^ n'étaiend vralmeal j^aemtfrofaaiids^ et je doute qu'on ait pu les placer.
Essai de soufrage.
On sait aâsez que quelques personnes ont cru trouver un remède de la gadine dans le soufre tantôt appliqué sur le Mûrier même qu'elles supposaient malade , tantôt sur la feuille au moment de sa consommation. Jusqu'ici aucun résultat notoire n'a confirmé ces espérances.
J'ai aussi tenté cette expérience sur une petite échelle.
Une série de vers de la cellule n** 1 de H. Mitifiot, qui se' présentaient dans des conditions favorables, a été nourrie avec de la feuille saupoudrée de fleur de soufre lavée; on avait soin de mouiller la feuille afin d'y faire adhérer la fleur de soufre.
Par comparaison, on nourrissait une série toute pareille avec de la feuille seulement mouillée, afin de s'assurer que l'eau n'était pour rien dans le résultat.
Ce dernier essai comparatif a été abandonné quand on a cru s'apercevoir que le soufre n'exerçait aucune influence setisible.
£n effet, la série soufrée n'a donné ni plus ni moins de cocons que les autres de cet échjintillon.
Je n'ai eu qu'une seule femelle sur quatre cocons. Elle était belle.
N"" 124.. — Elle a pondu en quatre jours ce qui suit :
Pontes. (Enfsgris. CEofs jaunes.
Première 38
Deuxième. 390 10
Troisième 56 6
Quatrième 16 2
Cinquième. ..... 16 2
516^ 20" En tout 536 œufs.
Cette ponte est très*belle, mais ne diffère absolomeat en rien de celles de la môme origine.*
Houchetare priocipalement en réseaux réguliers» puis pommelée ou marbrée ; eu somme, irrégulière. Changement de couleur en sept jours (voir la cellule n* 1).
Résumé.
Cette expérience, faite avec le plus grand soin et comparativement, m'a démontré qu'en 1860 au moins le soufre lavé n'a exercé aucune influence favorable sur les vers ; ceux qui en ont reçu ont été tout aussi malades que ceux de la même série qui n'en avaient pas consommé.
Essai avec l'eau sulfurée.
Je donne le nom d'eau sulfurée à une dissolution de 5 grammes de sulfbydrate de soude dans 1 litre d'eau de rivière.
Je me suis servi de cette eau pour mouiller la feuille servie à une petite série de dix vers entièrement pareils à ceux qui recevaient seulement de la fleur de soufre.
Ils étaient du n« 1 de M. MitiGot. *
Ce traitement a été appliqué aux vers à partir du troisième ftge. À ce moment, ils étaient tous atteints de la gattine, c'està-dire qu'ils avaient tous des taches brunes ou noires, soit sur le coxps, soit à l'appendice caudal.
Les vers, ainsi traités, ont paru s'en bien trouver; la maladie n'a pas fait de progrès, les mues se sont bien passées; cependant les taches n'ont pas disparu.
Cocons. — Les 10 vers ont donné 10 cocons qui ne diffèrent en rien de ceux de la même ponte.
Papillons, -*- Des 10 cocons au sulfbydrate, je recueille neuf papillons ; dans le dixième cocon je trouve une chrysalide flétrie seulement.
H y a 5 mftles, dont un seul est cbétif, et quatre belles femelles.
N<> 12S. —26 juillet. Une très-belle femelle. On est obligé*
f!« rui Û6tit& tad iMld, ûé sa face, il èM \M, Uâis pi fa'a f)à$ ^uiVi ie (Yaitemeâl; Elle resté trèâ-belle jûsqtii^à là Bâ<
Pontes* CBafs gris. CEnfs janoes.
Première 293 2
Deuxième 186 10
troisième. là Ù
Quatrième. ..... 2
Cinquième 1 â
Eq tout 510 œufs.
Ces œufs sont d'un très-beau gris de Lin et brillants, ce qui n'est pas ordinaire» La dépression est assez marquée.
Ils ont changé de couleur en sept jours. La moucheture est en réseaux plus ou moins déforinés , pommelés et marbrés.
N* 126. — 28 juillet. Une très-belle femelle qui reste belle jusqu'à la fin.
Pontes. OËdfs gn"^* CÉul^s jaunes.
Premièrt 39i 11
toeuxième 54 6
TroièiêiîrW 24 ï
Quatrième. . ; . . . H ' » ^ Ctn^ùiemcl â
En toiil &2fi OMifs.
Très^'belle pooto^ bien déposée» d'un beau gris de Lki; brillaiite^ passée au giris le sixièdae joi»r. Mdaeheiure eoakiM la précédente.
H'' 127. «^ 28 jtiiUet. Une très^beUe femelle qU'il afàllu laisser sans mâle jusqu'au 29; elle avait pondu qmiqMS <tafe iirféeoÉdésl^ Elle se vide atois. .
Pontes. CEofs gris. Œufs jaunes.
Première . 49 3
Deuxième 217
Troisième 129 (^
En tout 398 œufs.
Cette ponte, un peu moins abondante que les précédentes, est cependant très-belle. Elle présente cette particularité, que les œufs du troisième jour n'ont adhéré qu'en partie; la plus grande partie se compose d'œufs non adhérents. Ils ont changé de couleur en sept jours. La moucheture est principalement en réseaux assez complets, pointillés» pommelés; en somme, belle.
N' 128. — ?9 juillet. Une belle femelle qui se vide bien.
Pontes. Œufs gris. CEafs jaunes.
Première 90
Deuxième 318 3
Troisième ...... 21 10
Quatrième 28 5
457 "ïiT
En tout 475 œufs.
Très-belle ponte, ayant toutes les qualités de celles qui précèdent : bien posée» brillante, foncée ; changée de cou* leur en sept jours. Belle moucheture : réseaux et types du pointillé et du pommelé.
OEufs. — Les œufs de ces quatre femelles traitées à Feau sulfureuse présentent de bons résultats. Il y a eu, en moyenne, 477 (Bufs dans lesquels les défectueux comptent pour 3 pour 100.
Ces œufs ont adhéré aux papiers, à ^exception de ceux d'une troisième ponte.
Au moment de la ponte ils avaient une bonne couleur et sont devenus gris en six ou sept jours au plus»
Lear couleur définitire est très-belle^ et de plus ils sooC brillants, ce qui est rare.
Résumée
^ 1* Les œufs de 1859 étaient de la ponte ou cellule n' 1 de M. Mitifiot, considérée comme de première qualité.
2'' Les vers étaient malades au moment où on a commencé à les traiter avec Teau sulfureuse , mais ne le sont pas deve^ nus davantage.
3* Les cocons n'ont pas différé de ceux de cet échantillon.
4<^ 9 cocons sur 10 O0t donné des papillons, tous beaux, à Texception d'une femelle chétive. Un cocon contenait une chrysalide qui était seulement flétrie.
S"" Les femelles ont donné, en moyenne, 477 œufs» dont S pour 100 de défectueux.
G*" Les œufs ont adhéré aux papiers.
7^ Le changement de couleur a été complet le sixième jour, en moyenne.
8"* Les œufs sont d'une belle couleur et brillants; ils ne paraissent pas inférieurs à ceux dont ils proviennent.
Cette expérience, quoique exécutée sur une petite échelle, acquiert beaucoup de valeur par suite de la comparaisou qu'on a pu faire de ses résultats avec ceux des expériences* qui marchaient parallèlement. . •
l** Les vers non traités ont été extrêmement malades et ont cependant assez bien marché.
Ceux qui ont absorbé de Teau sulfurée, d'abord aussi malades que les autres, ont tous résisté et ont tous fait leur cocon.
2* Sur 30 cocons de la série non traitée, il y avait 7 eo- €ons contenant des vers morts ou décomposés.
Dans les 10 cocon» traités, il n'y avait qu*ane seule chrysalide, flétrie, mais non décomposée.
3"" Les papillons de la série traitée ont été tous heatrtr & VexceptioB d'une femelle qui a paru chétive.
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4« Les poDtes de la série non traitée ont été, en moyenne, de 450 œurs, dont 4 pour 100 de défectueux.
Celles de la série traitée à l'eau sulfurée ont été de 477 œufs, dont 3 pour 100 de défectueux.
5"" ËnPin les œufs de la série traitée, rapprochés de ceux de l'autre série, paraissent supérieurs en qualité par leur teinte et leur brillant.
Je me garderai bien, cependant, de conclure de cette expérience que j'ai trouvé dans l'eau sulfhydralée un remède de la galtine; mais, dans la position critiqt}e où se trouve rindustrie de la soie, aucun indice, quelque faible qu'il soif ^ ne peut être négligé.
J'espère donc que mon expérience sera répétée, en 1861, par les observateurs impartiaux, qui ne manquent pas dans nos malheureuses contrées séricicoles.
Elle est certainement plus raisonnable que beaucoup d*autr6s dont l'insuccès pouvait être prévu.
Êducalion (Tautomne*
Je me suis livré, il y a quelques années (1839 & 1842], à l'étude des éducations multiples ; j'en ai fait deux, puis quatre, et enfin sept dans la même saison, mais ces éducations n'avaient point été poussées tout à fait aussi loin, dans l'arrière^saison, que propose de le faire M. Meynard.
L'éducation la plus tardive que nous ayons faite avait été commencée le 22 août et terminée le 17 septembre^
En présence des discussions et des contradictions auxquelles donne lieu ce système, il m'a paru utile de refaire moi-môme un nouvel essai, en le ireporfjmt aussi loin que possible de fépoque normale.
D'un autre côté, j'espérais pouvoir profiter de cette éduca-> lion pour répéter quelques expériences, et faire quelques observations auxquelles l'éducation du printemps n'avait pas suffi*
En conséquence, j'ai prié M. Meynard de vouloir bieh
m^envoyer une petite Quantité de ses meilleurs oeufs conservés, ce qu'il a fait avec la plus grande obligeance.
Je vais transcrire ici, tout simplement et sans aucune correction, augmentation ou diminution, les notes consignées sur mon registre d'expériences pendant cette éducation d'automne dite à la feuille tombante.
Extraits du registre de t éducation,
25 août. — Il m'est arrivé, il y a quelques jours, le 10 août , des œufs conservés par MM. Meynard, de Yalréas, pour les éducations d'automne.
Aujourd'hui je compte les œufs formant le poids de 1 gramme; il y en a 1,470. Ils sont donc assez légers. C'est exactement le nombre contenu dans 1 gramme d'œuls de la race sina (voir mon Manuel^ page 5).
Les défectueux sont dans la proportion de 6 pour 100. II me semble que c'est une race blanche. (Le résultat a prouvé, en effet, qu'il y avait au moins 15 pour 100 de cocons blancs de diverses nuances dans les cocons recueillis.)
La dépression est assez forte sans exagération.
Vus à la loupe, on distingue dans ces œu& beaucoup de teintes diverses.
Dans la plupart la moucheture disparaît déjà; dans les autres, elle est très-irrégulière. *
Ils avaient été descendus à la cave le 13 août : on les re* monte le 23; ils ne paraissent pas très-avancés.
On distingue des œufs chamois, des jaunes, quelques rouges, quelques vides.
3 septembre. — Sans aucune chaleur artificielle, les œufs montrent quelques avant-coureurs aujourd'hui. On ne les conserve pas.
4 septembre.— -Aujourd'hui, nouvelle éclosion assez forte.
5 septembre. — Éclosion importante. On1a réserve. Ces vers, examinés par un habile éducateur piémontais, 4I.€amerano Alessandra, lui paraissent très-beaux. Ils montent
bien sur la feuille» C'est du multicaule que je leur donne aujourd'hui.
6 septembre. — Nouvelle éclosîon.
7 septembre. — Nouvelle éclosîon.
8 septembre. — Nouvelle éclosion.
9 septembre. — Encore une petite éclosion.
Je garderai ces cinq séries pendant quelques jours, pour voir ce qu'elles deviendront; puis je suivrai l'éducation de celle du 5.
J'ai voulu remplacer la feuille du multicaule par de la feuille de Mûrier btanc ordinaire; elle a paru trop dure. Dès le lendemain, je suis revenu au multicaule. Sa feuille est trèsbelle» parfaitement saine, si ce n'est qu'elle est pAle et même un peu jaune. Les feuilles terminales, surtout, sont trèsjaunes.
J'avais d'abord donné de ces feuilles terminales, supposant que les autres, plus vertes, seraient trop dures. Puis, redoutant l'emploi de ces feuilles jaunes, je suis revenu aux feuilles vertes, et je crois que les vers, même ceux nés de la veille, entament très-bien et percent de mille trous ces feuilles plus dures que les jaunes.
La température de ces jours-ci a été de 15 à 18' centigrades. Je n'ai chauffé, jusqu'à présent, ni pour l' éclosion ni pour les vers. Peut-être aurais-je obtenu une éclosion plus simultanée si j'avais chauffé.
12 septembre. — Les derniers vers sont éclos le 11. Ils sont en petit nombre. L'éclosion a donc duré du 3 au 11, soit neuf jours. Les trois fortes sont des 5, 6 et 7 septembre.
Les vers du .5 ont aujourd'hui quelques vers en première mue.
14 septembre. — Le nombre des œufs qui n'ont pas donné de vers est si petit, qu'on peut n'en tenir aucun compte et dire que l'éclosion a été bonne , ce qui revient à dire que la conservation des œufs a été aussi satisfaisante que possible.
17 septembre. ^-^ Jusqu'à présent je ne remarque rien
d'anormal. Il y a eu quelques petits vers , mais peu nom<breux et deux ou trois morls seulement.
Je forme des séries à Teau hydrosulfurée et à l'eau seule, autrement dit à la feuille mouillée; trente-cinq vers dans chaque série. Le reste marche à la feuille sèche^ telle qu'elle vient des arbres.
J'ai établi mes vers dans une petrte étuve chauiïée avec une veilleuse; Fair s'y renouvelle facilement. La temp^xa* ture se maintient de 20 à 25"* centigrades. On a soin d*éteindre la veilleuse Ja nuit, pendant Finterruptiôn des repas.
Ceux-ci sont au nombre de six et sept eomme dans l'édu** cation du printemps.
18 septembre. — * N'ayant rien remarqué d'iintéressaat ou de particulier dans les vers éclos les 8, 9, 10 et 11 septembre, je les supprime aujourd'hui pour simplifier l'expérienee, et je garde seulement les versdes S, 6 et 7 septembre, sauf à en sacrifier encore après la deuxième mue.
Les vers du 5 commencent à entrer en deuxième mue. Je continue Talimenlation au mullicaule, ses feuilles étant sen* siblement plus tendres que celles du Mûrier blaae.
La température se maintient à SS"".
20 septembre. — Les vers du 5 septembre à Veau sulfurée ^nt eu pleine deuxième mue. U me semble qu'ils devancent la série de comparaiscm à la feuille numllée.
Point de morts, nulle part.
26 septembre. — Dès à présent , avant la troisième mue , jô remarque, sur un certain nombrede vers,des taches caraor térisées de pébrine. Beaucoup de vers ont l'appendice caudal flétri et jaunâtre.
Je mets à part 20 à 30 vers qui ont des taches , et je les traite par Teau sulfurée.
29 septembre. -—Quelques séries ont fait la troisième mue; d'autres dorment encore; quelques-uns mangent encore.
Je n'ai pas donné d'eau sulfureuse pendant la crise. Je recommence aussitôt après la troisième mue.
— il9 ~
Rien de bien remarquable jusqu'à présent, si ce n'est und certaine inégalité.
Je cammence une autre expérience avec de Teau salée. A cet effet, je sale de Peau à raison de & pour 100 ou 5 gr. de sel pour 100 grammes d'eau.
Je mets aussi à part tous les petits que je puis découvrir et je les mets au régime de Teau sulfureuse; ils ne sont pas nombreux.
30seplerabre. — Jecommence, ce matin, radministration de la feuille mouillée avec de Te^u salée : les vers la refusent^
Au second repas, je diminue la proportion de sel de moitié* Les vers refusent encore.
Je dédouble encore, de sorte qu'il n y a plus que l/80« àe sel dans l'eau. Les vers y goûtent enfin.
1" octobre. — Les vers à Teau salée la prennent mieux; cependant on reiparque encore un« certaine répugnance.
En même temps je mets uae série k la feuille mouillée avec de l'eau sucrée : les vers l'acceptent difficilement; cependant le lendemain ils l'attaquent assez bien.
Les vers à l'hydrosulfate, itu^si bien que ceux qui mangent la feuille ordinaire, ne présentent encore aucune tache visible à la loupe,
S octobre. -<- Aujourd'hui commence la quatrième mue dans les séries les plus avancées.
Un accident interrompt l'expérience à Teau sucrée. Les vers à Teau salée ont quelques petites taches. Il en est de même des vers à Teau sulfurée.
10 octobre. -— La plupart de mes vers sont en quatrième mue, ou même en sont sortis.
Je eberche en vain les malades. J'ai peine à en trouver un pour le montrer à un visiteur.
Je reprends aujourd'hui Tadministration des eaux sulfurée et salée^ interrompue par la mue.
L'éducation marche bien ; elle a commencé du 5 au 9 septembre. Les vers ont donc environ trente jours.
La feuil)e est encore très-belle ; grâce au multicaule^ j'di
pa avoir de la feuille tendre pour les jeunes vers; sans lui, j'en aurais manqué.
11 octobre. — Dans la série la plus avancée, je choisis les vers qui me paraissent les moins sains; il y en a 24. Je les mets à Teau salée.
Du reste et jusqu'à présent, les vers au régime ordinaire et les vers aux régimes salé et sulfureux paraissent être exactement dans le même état.
L'eau salée ne l'est plus qu'à 1 pour 100. La quatrième mué est évidemment très-lente. Je crois remarquer que les vers qui étaient les plus malades et qui ont été mis au régime salé sont cependant les plus gros de l'éducation.
12 octobre. — Les vers au sulfhydrate restent trèsbruns après la mue, tandis que les autres blanchissent.
Après un examen attentif de toutes les séries, je ne trouve, en ce moment, qu'un ver avec une tache bien marquée; il ne mange pas le 14 et jours suivants. Tout marche régulièrement. On ne trouve pas un seul mort.
18 octobre. — Plusieurs séries se disposent à monter.
20 octobre. — Je me livre à un examen attentif de toutes les séries, voici son résultat :
Première série du 5 septembre. Ce sont les plus avancés. Après la quatrième mue j'avais enlevé tous ceux qui me paraissaient douteux. Les autres sont aujourd'hui fort beaux. Ils ont commencé à monter le 18. Je les pèse, leur poids moyen est de 4 grammes.
Presque tous ont l'extrémité de la queue noire, mais peu de taches sur le corps ^ on «'en a pas vu périr un seul.
Deuxième et troisième séries mêlées. Vers des 6 et 7 septembre. Ces vers ont très bonne apparence; il y a très-peu de malades. J'en retranche 2 ou 3 restés petits.
Ils pèsent 3 grammes en moyenne, et approchent de la montée.
Quatrième série, vers du 7 septembre. Paraissent en bon état. La moitié, environ, a la queue noircie par le bout ; ils pèsept» en moyenne, 2 gram. 75.
Cinquième série. Elle se compose des retardataires.
Série à l'eau sulfurée. Cette série me parait plus saine que les autres. Les vers sont beaux. Ils commencent à monter, ils sont cependant très-inégaux (on ne les a pas catégorisés). Leur poids moyen est de 2 gram. 85.
Série à l'eau salée » ceux qui étaient sains. Ces vers paraissaient exempts de maladie quand ils ont été soumis au régime de feau salée. Aujourd'hui presque tous ont Textrémile de la queue noire, peu de taches sur le corps; du reste, ils sont très-beaux.
Leur poids moyen est de 3 gram. 80; ils ne montent pas encore.
Série à Teau salée , ceux qui paraissaient malades. Ce sont les vers qui, le 11 octobre, présentaient quelques traces de maladie. Leur poids moyen est de 3 gram. 70; quelquesans sont déjà montés dans les balais. Ceux qui restent présentent très-peu de traces de la maladie et même quelquesuns pas du tout.
En résumé, voici ce qu'il y a de plus saillant aujourd'hui dans les observations recueillies pendant Téducation des vers d'automne :
1* Les vers ont été très-inégaux; il a fallu multiplier les catégories.
2* Il y a eu beaucoup de malades; mais très-peu mortellement, pour ainsi dire pas. Un ver qui avait une grosse tache avant la quatrième mue n'en a plus du tout.
3<* Il y a eu un peu de petits, mais pas beaucoup.
4^ Il ne paratt pas, quant à prélent, que Peau sulfureuse et l'eau salée aient exercé une influence bien favorable.
5"" En tous cas ces eaux n'ont pas hAté les vers.
6* Les vers étaient éclos du 5 au 7 septembre. Ceux qui sont montés aujourd'hui ont donc mangé environ pendant quarante-cinq jours. Cette durée de l'éducation n'a rien qu| doive surprendre.
La température entretenue a été modérée (avec intention), En second lieu la feuille d'automne est très-probablement
moins nourrissaote que eelle du priotemps; enfin on a, le plus souvent, fait usage delà feuiile du multicaule doni les propriétés nutritives sont inférieures à celU^s du Mûrier blanc ordinaire. (Voir mes Mémoires sur le Mûrier, 1840 à 1842.) Il faut maintenant, avant de porter un jugement définitif, ' attendre les cocons et les papillons.
23 octobre. — Les opinions sont encore partagées sur la question de savoir si les sexes s'annoncent dans les vers par quelque signe particulier.
Dans un travail récent et plein de bonnes observations, H. et M""* Besnard-Duraod» auxquels s* est adjoint M. le docleur Juge, deCrest (Drôme), ont affirmé, conlrairement à l'opinion la plus générale, qu'on pouvait reconnaître, à certains signes, les vers qui doivent donner des papillons mâ'es.
Pour vérifier Texactitude de cette assertion, je procède de la manière suivante :
Je prends, dans les trois à quatre séries ordinaires et encore intactes, !• les vers ayant des stigmates réguliers audessus du bec, ayant des yeux sur la tôte, comme on dit vulgairement. Ils sont supposés mâles.
2° Tous les vers noirs ou gris sans distinction; ceux-ci me paraissent réunir tous les prétendues signes du sexe masculin.
Il ne reste donc plus, dans ces séries, que des vers entièrement blancs, sans stigmates à la tête et, par conséquent, supposés du sexe féminin.
24 octobre. — L'éducation marche très-bien. La feuille est encore Irès-mangeabl^ les vers la dévorent avec avidité.
Mon voisin, H. Loiguon, vient examiner les vers; il les trouve fort beaux. Il remarque, commemoi, les queues noircies à leur extrémité; mais il ne trouve, en définitive, que deux vers malades d'ui^e façon très-caraclérisée.
Les vers salés et sulfurés , ainsi que les ordinaires, commencent à monter.
J'institue aujourd'hui une nouvelle expérience; contrarié 4de voir que ni le sel ni le soufre ne paraissent agir favora-
bleuient» j'essaye Tiode sous forme d*iodure de potassium.
J'avais mis de côté 25 à 30 vers très-retardataires et tous malades.
10 sont séparés, el leur alimentalioD est continuée avec la feuille ordinaire.
10 autres vers sont mis au régime de la feuille mouillée avec une solution d'iodure de potassium au centième. Us mangent celte feuille avec une certaine répugnance, bien que la solution n'ait pas de saveur sensible pour moi.
Je remarque, depuis quelque temps, avec quelle lenteur marchent mes vers. Les voilà au cinquantième jour pour ceux du 5 septembre et au quarante-septième pour ceux du 7.
Cet effet est dû, sans doute, à la feuille du Mûrier. Quoique encore assez verte et de bonne mine, elle est probablement peu nutritive ; elle contient peu de principes azotés.
Ge5 feuilles, qui sont du multicau^e, coupées en travers des nervures, laissent encore suinter ce suc laiteux qui est si abondant dans la saison normale des éducations.
Pour remédier, autant que possible, à Tinsoffisance de la proportion des principes azotés, et probablement des substances de nature grasse et sucrée, je mouille la feuille d'une section de vers avec du lait cru; ils refusent d'abord cette nourriture; puis ils finissent par accepter.
Je pèse de nouveau les vers de quelques séries pour voir quels progrès ils ont faits depuis le 20 octobre.
Poids le 20 octobre. Poids le 25 octobre.
Salés sains 3,80" 3,55 — 0,25
Ordinaires 2,75 3,70 --f. 0,95
OrdlnaÎTes 3,00 3,50 + 0,50
Ordinaires 2,85 3,50 + 0,50
Ces vers sont aujourd'hui tous malades, à très-peu d'ext copiions près; c'est-à-dire qu'ils ont l'extrémité de l'appendice caudal plus ou moins noire. Du reste, les taches sur le corps même sont rares, évidemment bien plus rares <|u'dH
printemps ; alors elles abondaient. De plus , on peat dire que, jusqu*à présent y la mortalité est nulle; chose remarquable !
On voit que, du 20 au 25, les vers ont tous gagné du poids, excepté ceux du régime salé qui en ont perdu. Est-ce parce quMls ont réellement dépéri, ou bien parce que, approchant de la montée, ils avaient déjà subi une partie de la perte en eau qui a lieu pendant la transformation en chrysalide, perte qui n'est pas de moins de la moitié du poids du ver pesé au moment où il commence son cocon.
28 octobre. — Je découvre, ce matin, deux ou trois vers morts ou courts; ils sont évidemment pébrinés; mais ce nombre est si petit, qu'on peut considérer l'éducation dans son ensemble comme réussie. Presque tous les vers ont fait ou font leur cocon ; il en reste très-peu sur les claies.
On avait cessé, dès le 25, les alimentations expérîmen.taies.
Voici ce qui résulte de Texamen des vers non montés :
Vers salés malade^. Il en reste huit, tous un peu malades. Vers salés sains. Deux malades, brunâtres, finis. Vers au lait. Il en reste encore quelques-uns, tous plus ou moins malades.
Vers supposés du sexe masculin. Tous un peu malades. Vers supposés du sexe féminin. Tous un peu malades. Vers à Teau sulfurée. Il en reste peu ; très-malades.
On remarquera que ces vers ne sont que les retardataires de chaque série, les autres sont montés àans les balais.
L'éducation traîne un peu ; il parait que la feuille n'est plusassez nourrissante. Nous sommesau cinquante et unième jour pour les vers du 7 septembre et au cinquante-deuxième pour ceux du 6. Les vers du 5 septembre sont finis; mais comme il y a eu beaucoup d'irrégularités dans la marche de toutes les séries, malgré les nombreuses catégorisations que j'ai exécutées, il est difficile de préciser la durée de l'éducation de chacune d'elles.
39 octobre. — Je dérame la première série de cocons.
Cocons des vers au régime ordinaire. — Il s'en trouve 27 *, avec les 5 doubles , cela fait 33.
Le poids total étant de 50 gram. , le poids moyen est de 1 gram. 60 au moins. Je dis au moins, parce que ces cocons sont évidemment très-secs.
Les vers pesaient environ 4 gram. en moyenne au moment de la montéaMis ont donc perdu 60 pour 100 de leur poids, pour se convtrtir en cocon avec chrysalide. C'est une perte qui dépasse de 10 pour 100 celle qui se fait dans les éducations normales du printemps et qui est de 50 pour
3 novembre. — Cocons des vers sains nourris à la feuille salée, 36; poids moyen, 1 gram. 96. Les vers pesaient 3,55. Perte, 44 pour 100. On voit que j'avais raison lorsque, le 35 octobre, trouvant que ces vers avaient plutôt perdu que gagné dans les cinq derniers jours» je supposais qu'ils avaient déjà éprouvé une partie de la perte du poids qui a lieu pendant la transformation , et qui est ordinairement de 50 pour 100.
Cocons des vers malades nourris à la feuille salée, 36 j poids moyen, 1 gram. 96.
Cocons des vers au régime ordinaire, supposés femelles , 13; poids moyen, 1 gram. 70.
Cocons des vers au régime ordinaire, supposés mâles , 33; poids moyen, 1 gram. 84.
Dans cette série la perte de poids n'a été aussi que de 44 pour 100. Ils avaient déjà perdu au moment de la pesée des vers mûrs.
Cocons des vers au régime ordinaire, supposés femelles , 39; poids moyen, 1 gram. 96.
Les vers pesaient 8 gram. 70; perte, 47 pour 100.
Cocons des vers au régime de Teau sulfureuse, 32 cocons dontS doubles; poids moyen, 1 gram. 83.
11 novembre. <-* Je dérame aujourd'hui les derniers cocons.
Cocons des vers noirs supposés mâles, il y en a IB; poids moyen, 1 gram. 91.
Cocons des vers au régime de la feuille au lait, 38; poids moyen, 1 gram. 64.
Il résulte, des pesées rapportées ci-dessus , que le poids moyen des cocons de mon éducation d'automne a été de 1 gram. 82. Il faudrait 550 de ces cocons pour le poids de 1 kilogr. C'est un rendement assez boa^
%0 novembre. -^ Aujourd'hui commence Iat«aissance des papillons. Il est essentiel de dire que, en raison de la tem*pératupe extérieure et même de celle des appartements chauf* fés pour rbabitation, je suis obligé de placer mes cocons dans rétuve qui a servi aux premiers Ages de mon éducation. La température de cette étuve est assez régulièrement à •+- 20*.
33 novembre. -^ (Tous les papillons nés jusqu'à ce jour sont chétlfs et misérables.
h décembre. — A peu d'exceptions près, les papillonsquî naissent sont défectueux; ils ont beaucoup de peine à sortir du (^coo.II en résulte que la plupart évacuent dans le cooon avant de Tavoir quitté, et sortent tous souillés par leurs propres déjections.
Les accouplements sont difficiles et les œufs très-peu abon* dants. Beaucoup de femelles ne pondent même pas du tout. Quelques mâles, cependant, paraissent assez vigoureux.
Il me semble que les papillons de la nourriture salée sont plus beaux que les autres.
Quant à la valeur des caractères, au moyen desquels on avait cru pouvoir distinguer dans les vers les mftles des femelles, on éprouve un désappointement complet, comme on le verra plus loin démonti*é par des chiffres.
5 décembre. — Les papillons du ri%ime sulferé nai$sefil en partie aujourd'hui; ils sont pent-étrè un peu moins laids que les autres*
6 décembre. -^ Dans les <M)€oqs au nombre de 37, qui ne devaient donner que des mâles, il est né 11 mâles et 6 femelles. Dans les 10 cocons qui n'ont pas pu éclore, je trouve
4 femelles; dam les aatres, des vers oa des chrysalides desséchés.
Ainsi donc^ dans ces prétendus mÂles, il s'est trouvé 11 mâles et 10 femelles.
Cocons des vers noirs supposés mâles. Sur 12 cocons, il Unit 4 mâles et 5 femelles. Dans les 3 cocons restants il y a
I mâle, 1 femelle et 1 ver desséché. J'avais réuni tous les cocons supposés femelles, parce que les vers n'avaient aucun stigmate sur la tête. Dans ces 62 cocons, il nait 24 femelles et 22 mâles. Dans les cocons non percés, je trouve environ 5 femelles et 7 mâles. Le reste est indéterminable.
Le résultat de cette expérience est clair; on ne peut tirer aucune prévision sur le sexe des futurs papillons, en prenant pour caractère l'existence ou Tabsence de ces stigmates qu'on appelle vulgairement des yeux.
Cocons des vers sains salés. Ils donnent sur 26 cocons
II papillons. Dans les autres cocons on trouve 1 papillon qui n'a pu percer son enveloppe et des vers ou des chrysalides desséchés.
Cocons des vers à la feuille mouillée avec l'eau sulfureuse. Sur 22 cocons, 6 n'éclosent pas d'eux-mêmes; ils contiennent tousdespapillonsqui n'ont pu sortir, parce qu'il ne leur a pas été possible de se dépouiller de la pellicule de la chrysalide. Il ny a que i seul ver noir desséché. Les papillons sont reiBtirement plus beaux que ceux des autres séries.
12 décembre. — Je renonce aujourd'hui à poursuivre la naissance des papillons. Dans le» cocons des vers malades sHiés, je trouve un grand nombre de papillons qui n'ont pu tiaitre tantôt faute de la salive au moyen de laquelle ils percent le cocon , tantôt parce que la pellicule de la chrysalide est restée collée sur le papillon^ Il y a aussi 4. chrysalides plus ou moins desséchées; fûmpas 4 seul eermnr. Il en résulte que riufluencede l'eausaléesur des irers malades a paru s*étendre jusqu'aux ^papillons et qu'elle. a été Jfaworable.
Je recueille aujourd' hui tous les cocons qui sont vides, soîl
que les papillons en soient sortis d'eux-mômes, soit que j'en aie extrait les vers desséchés et les chrysalides avortées.
Ces coques vides sont au nombre de 218; elles pèsent 50 gram. , ce qui fait 0,22 par cocon. Ceux-ci ayant pesé, en moyenne» 1 gram. 82, il en résulte que les cocons se composaient, sur 100» de 12 de soie et 88 de chrysalide; c'est une assez bonne moyenne. Il est assez remarquable que c'est exactement ce que j'avais trouvé précédemment dans des cocons vivants, d'une éducation d'automne faite à Yalréas par MM. Meynard» et qui m'avaient été confiés par M. Arles Dufour.
Avant de rapporter ici les conclusions que j'ai inscrites sur mon registre d'expériences le 12 décembre 1860, je crois devoir donner le résultat de Teiamen des œufs provenant de l'éducation d'automne. Cet examen complétera l'exposé de cette expérience.
OEufs de Péducalion d*automne.
N® 129. -^ Blancs. Ces œufs sont au nombre de 471 dont 27 ou 5)7 pour 100 de jaunes infécondés; ils sont d'un gris pÂle suspect, un peu accumulés. La moucheture est trèsirrégulière et manque presque dans un grand nombre ; à peine des traces de réseaux.
N"" 130. — Blancs. Il n'y en a que 285 dont moins de 3 pour 100 de jaunes; mais ces œufs sont, en grande partie, d'un gris chamois suspect et aussi entassés. La moucheture est très-irréguUère ; à peine des traces de réseau.
N"* 131. -— Blancs. Cesoeufssont très-jolis, mais tellement accumulés, qu'il est impossible de les compter. La ponte est nombreuse et les jaunes sont en petit nombre. La moucheture, quoique rarement en réseau, est très^régultèrement marbrée.
Ces œufs me paraissent très-bons.
N*» 132 et 183. — Ces deux femelles ont pondu sur le même papier. Il y a 688 œufs dont environ 10 pour 100 de jaunes. C'est 344 par femelle.
Ils sont d'un gris de Lin et en partie accumulés.
Moucheture en grande partie poinlillée*, quelques restes de réseaux.
N'134. —Jaunes. Cette ponte se compose de 443 œufs dont 10 pour 100 de jaunes; quelques rouges, bien dis^ posés. Moucheture en marbrures régulières; point de réseaux.
Je rencontre pour la première fois, dans cette ponle, des œufs d'un jaune prononcé et pourvus d'une mouchetube très-visible. Il en résulte qu'ils paraissent verts, A côté , se trouvent des œufs du plus beau gris. Je reviendrai sur celte parlicularilé.
N* 135. — Jaunes. Ces œufs sont au nombre de 472 dont 3,5 pour 100 de jaunes. Leur moucheture est en marbrures très-régulières; quelques traces de réseaux; la couleur est gris-ardoise très-foncé , mais plutôt jaunâtre que bleuâtre.
Ces œufs sont disposés d'une façon remarquable , en chapelets qui en comprennent de 10 à 20, rangés côte à côte avec beaucoup d'ordre. Je n'avais jamais vu un arrangement pareil*
N*' 136 et 137. — Jaunes. Cette case porte 722 œufs. Il est possible et même probable que deux femelles ont pondu sur le même papier. Il y a 4,5 pour 100 de jaunes. Ces œufs sont bien posés, d'un beau gris de Lin; moucheture variée , mais plusieurs restes de réseaux. En somme . beaux œufs.
N*" 138. — Jaunes. 351 œufs seulement, dont 24 pour 100 de jaunes. Bien posés, gris de Lin foncé ; moucheture généralement pointillée; quelques beaux réseaux; d'autres incomplets.
N' 139. — Jaunes. Ponte de 486 œufs dont 7 pour 100 de jaunes. Beau gris de Lin , bienposés'r moucheture très-inrégulière, marbrée en général; quelques traces de réseaux.
N*" 140. — Jaunes. Jolie ponte de 468 œufs dont moins
ié 5 pcHXr 100 de jaunes. Beau gris de Lin. Moudfieture pôintillëe ou en réseau încsomplet; bien posée.
N°' l&l et 142. — Jaunes. Deui jolies pontes très-bioD posées. 855, soit environ 430 œufs pour chaque femelle, dont V pour 100 déjeunes. Beau gris de Lin; moucheture généralement pointillée avec de nombreuses traces dé réseaux.
Œufs d'automne, *-* Il résulte de Texameu des œufs de l'éducation d'automne que les pontes ont été, e» moyenne, de 407 œufs environ dont 7,3 pour 100 d*œufs jaunes non fécondés.
Ces pontes sont généralement bien posées, d'une bonne couleur^ La moucheture est presque toujours régulière. Le» changements de couleur n*ont pas été observés; mais, en somme, ces o&ufs paraissent d'une très-bonne qualité.
Ceux du printemps avaient été, en moyenne, au nombre de 478, avec 5,5 pour lOO de défectueux par femelle; ce serait environ 70 œufs de moins par femelle et 3 pour 100 de défectueux de plus ; mais je dois faire remarquer qu*à Tautomne, faute de temps à consacrer .l'expérience, je n'ai pas recueilli avec le même soin qu'au printemps les deuxième et troisième pontes. Il en résulte, pour moi, que les pontes d'automne, quant à ta quantité des œuCs, ne le cèdeàt e» rien aux pontes du printemps.
Pour les défectueux, il semble que la proportion soit u» peu plus forte en automne qu'au printemps; mais, en cemparant la nalure des défectueux des deux époques, je trouve qjue ceux du printemps laissent planer inOniment plus de doute sur la qualité des œufs que les défectueux de Tau** tomne.
Dans les défectueux du printemps, il y a des variétés de couleurs et de dépressions ou de dessiceations qui son! ex* Irfimement suspectes.
Les défectueux de rautomne sont, au contraire, tout gin»plement des jaunes francs, et, ce qui est fort remarquable, ces jaanes, qui sont peut-être des œufs non fécondés, soDl encore, à cette heure (26 loars 1861), aussi pl^ss .de li^
qatdè que les oaufs gris, à c6lé (}e$qa<ds ils ont été déposés.
J'igoute que, dans ces pontes d'ai^tomoe, les jaunes çoQt presque toujours posé$ à pari, en un seul tas, comme résultat du dernier dOCort de la femelle» tandis que^ dans Tédur cation du printemps^ ils sont» le plus souvent^ disséminée parmi les gris.
Les premiers paraissent être jaUnes^ parce que la liqueur fécondante a marqué tout à coup à la fin de la ponte.
Les auires, ceux du printemps, paraissent^ au contraire, être des œufs qui ont échappé, dans le cours de la ponte, à la fécondation par des causes inconnues , parce qu'ils ont été suivis d'oeufs parfaitement fécondés.
Je remarque enfin dans une ponte, celte de la femelle^ 1 34 des œufs offrant un caractère tout particulier; ils seraient parfaitement jaunes, comaie des œufs non fécondés, s'ils a'avaientpas de membrane réticulaire ou moucheture visible; mais cette moucheture existe. Il en résulte que ces. œufs paraissent v#r<^^r««. C'est bien, jusqu'àun certain points le caractère des œufs de race jaune, d^ns lesquels le liquide jaunâtre donne, avec la moachelure brune ou noire^ une teinte gm jaunâtre ; mais les c&ufs verdÂtres dont il est question diffèrent essentiellement de$ o^uf^ gri^jaunÂtre à c^té desquels ils ont été déposés, Il ser£^ curieux de voir quel$ vers et queis cQcpns dwoeront, soit ces œufs ^erdâtres, soit les. cdufs jaunes , qui sont encore aujourd'hui aussi pleine qu0 des œufo gris«
En 1858, j'^i déo^ontré que les œufs rouges non dessé^ chés donnaient des vers tout aussi bien que les œufs gris. {Commerce $ér%cicQh 1858, il août.) Il sera assez ourieut de voii: si les œufs jaunes d'automne et les œufs verts en donneroQl aussi, et quels seront les caractères de ces vers.
Du reste, Téducation d'automne a donné des cocons de quatre nuances au moins : nankins, jaunes, verts et blancs* Il n*est donc pas étonnant que les œufs mêmes de la m^me femelle présentent plusieurs nuances. C est en vain que^ pendant nos éducations de Poitiers (de 1838 à iSkk), nous
nous sommes efforcé , chaque année , de séparer les cocons blancs des cocons jaunes provenant du même échanlilloa d'œufs. Nous avons obtenu constamment le même mélange. De longues années de persévérance eussent été nécessaires pour arriver à une séparation absolue des deux races mêlées depuis des siècles peut-être.
RÉSUMÉ DE l'éducation d' AUTOMNE.
Notes du registre, 12 décembre 1860.
1** Avec de la bonne feuille , presque tout multicaulè et une température moyenne et assez variable, Féducation a duré environ quarante-cinq jours.
2*" Les vers ont été sensiblement moins malades que ceux du printemps ; mais ici il n -y a eu qu'une seule espèce d'œufs. Ces œufs valaient peut-être mieux que ceux du printemps.
3^ Les cocons contenaient 12 pour 100 de soie, résultat médiocre; cependant ces cocons étaient vendables.
4"" Les papillons ont été, en général, très-mauvais, trè&malades; les accouplements difficiles.
5"* Il s'est trouvé, dans un certain nombre de cocons, des vers noirs, et d'autres qui n'étaient qu'à moitié transformés en chrysalides.
6* Les vers soumis au régime de l'eau sulfurée ont donné des papillons sensiblement plu^ beaux que les autres, et un seul ver noir.
7*" Les vers nourris à la feuille salée ont donné tous des chrysalides, même ceux qui avaient été choisis à dessein parmi les vers les plus malades. Cet effet est évident.
Il y a donc lieu d'essayer de nouveau Teau sulfurée, et surtout Teau saléje.
^ 133 — Résumé du 26 mars 1861.
Autant que j'en puis juger, la race des vers que j'ai élevés à Taulomne de 1860 était celle de Portugal (1).
L'éducation d^automne peut être considérée comme une éducation réussie au point de vue de la production des cocons.
Malgré l'état maladif du plus grand nombre, des papillons, il s'est trouvé quelques femelles qui ont bien pondu et ont donné des œufs d'une qualité satisfaisante.
Un des caractères de l'éducation d'automne a été l'apparition très-tardive des signes de la maladie. Il en avait été tout autrement au printemps. La maladie s'était manifestée quelquefois dès le premier âge des vers.
L'influence de l'eau sulfurée et celle de l'eau salée ont été faibles sans doute; mais il faut considérer que ces deux agents ont été mis à l'épreuve dans une éducation qui a réussi ^ en sorte qu'il aurait pu arriver que ces deux remèdes, quoique très-effîcaces d'ailleurs, n'eussent exercé en apparence aucune influence favorable; tandis que, s'ils avaient été employés pendant le cours d'une éducation malheureuse, leur utile fiction eût paru évidente.
C'est donc un essai à reprendre. On pourra, d'ailleurs, le Tarier. J'ai lu, ava(B regret, dans une publication d'un coluice du Midi, qu'on avait fait inutilement l'essai de plusieurs liquides destinés à guérir ou prévenir la gatline ; mais on ne nomme aucun de ces liquides, aucune des substances employées! S'imagine-t-on que c'est ainsi qu'on arrivera à quelque chosedebon?Quantàmoi, je publierai, sans hésiter, même les résultats les^plus négatifs. Quand ils n'auraient que
(1) J'ai eu, depuis, la cooGrination de cette sappositioo. Comme j'ai dans moo cabinet plus de 600 échantillons de cocons de toute race et de tout pays, il m*est assez facile de déterminer la race et Torigine des cocons que j*ai h examiner.
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cet avantage d'épargner à d'autres la peine de se livrer à des essais inutiles, je ne croirais pas encore avoir fait un mauvais usage de mon temps.