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CANTATES, SCÈNES LYRIQUES, CHANTS PATRIOTIQUES

Ode sacrée, poésie de Jean-Baptisle Rousseau, chantée par Chéron et M'^^ Buret au Concert-Spirituel, le 17 mars 1782.

Philoctète à Lemnos, scène lyrique, chantée par Guichard, Chenard et Le Brun à la Société des Enfants d'Apollon^ le 12 juin

Scène française, chantée par M'^^ Rousselois au Concert- Spirituel, le 1er novembre 1789.

Le Chant du Départ, hymne de guerre, paroles de Marie-Joseph Chénier, exécuté pour l'anniversaire de la prise de la Bastille , le 14 juillet 1794, et mis en scène à l'Opéra le 29 septembre suivant. (Publié «au Magasin de musique à l'usage des fêtes nationales», in-8«^)

Hymne chanté par le peuple à la fête de Barra et de Viala le 10 thermidor (an II, 28 juillet 1794), paroles de d'Avrigny. (Publié «au Magasin de musique à l'usage des fêtes nationales», in-8<*, avec cette mention : « Adopté pour être envoyé aux départemens et aux armées. Payan, commissaire de Vinstriiction publique. »)

^ On lit dans le Dictionnaire de la Conversation et de la lecture : — «< Vers la fin de la Restauration, la coterie bigote avait imaginé de faire parodier, à son usage, le Chant du Départ. Dans les conférences religieuses que les missionnaires tenaient alors, chaque soir sous les voûtes du Panthéon et de Saint-Sulpice, en entendait répéter en chœur le refrain de ce chant héroïque, mais fort peu chrétien, transformé comme il suit au profit de pauvres jeunes filles et de bonnes vieilles femmes, auditoire habituel de ces colporteurs de reliques, de chapelets bénits et de principes monarchiques :

La religion vous appelle !

Parmi vous faites-la fleurir.

Un chrétien doit vivre pour elle, Pour elle un chrétien doit mourir.

Hymne du Neuf-Thermidor, paroles de M.-J. Chénier. (Publié au «Magasin de musique », etc., in-S".)

Le Chant des Victoires (désigné sous le titre d'Hymne à la Victoire), paroles de M.-J. Chénier, exécuté dans le Jardin-National (Tuileries), le 21 septembre 1794, jour de la cérémonie de la translation du corps de Marat au Panthéon. (Publié «au Magasin de musique», etc., in-8o.)

Chant funèbre à la mémoire du représentant du peuple Ferraud, assassiné à son poste le l°i" prairial an 3^ de la République^ paroles de Baour-Lormian. (« Imprimé par ordre du Comité d'instruction publique. Paris, à l'imprimerie de musique de l'Institut national [de musique] , rue des Fossés-Montmartre^ N^^ 4. » Infolio.)

Hymne 'patriotique [à 3 voix d'hommes, avec chœur d'hommes]. («A Paris, au magasin des éditeurs musiciens de la Garde nationale parisienne, rue Joseph, section de Brutus. » In-folio.)

L'Hymne des Vingt-deux, paroles de M.-J. Chénier. (Publié (( au Magasin de musique», etc., in-S».)

Le 18 Fructidor, paroles de Lebrun-Tossa. (Publié « au Magasin de musique », etc., in-8o^.)

* On lisait dans le Rédacteur (alors journal officiel) du 13 vendémiaire an V — 4 octobre 1796 : — « Ministère de l'Intérieur. Froclamation faite au Champ-de-Mars^ le 1^^ Vendémiaire de Van 5, anniversaire de la fondation de la République, conformément h V arrêté du Directoire. Si de tout tems la nation française a su vaincre, de tout tems elle a su chanter ses victoires ; mais sous le règne du despotisme, le génie enchaîné n'avait que peu de cordes à toucher sur la lyre : aujourd'hui la liberté lui rend tout son essor; les Pindares et les Tyrtées se multiplient et font connaître à l'Europe que si nous savons défendre la liberté par notre courage, nous savons aussi la faire aimer par nos chants. — Voici les noms des poètes et compositeurs qui ont contribué à l'ornement des fêtes nationales depuis la conquête de la liberté, et auxquels la nation adresse un tribut de reconnaissance. Au premier rang marchent le représentant du peuple Marie- Joseph Chénier; le citoyen Lebrun, membre de l'Institut national des sciences et des arts, dont le genre pindarique a célébré sept fois, dans des temps différens, la liberté, les arts et nos victoires; le citoyen Théodore Desorgues, qui sept fois aussi s'est empressé de mêler ses accens poétiques à nos chants d'allégresse, et le citoyen Coupigni, connu principalement par son chant funèbre sur la mort de Ferraud et son chant élégiaque aux mânes de la Gironde;

COMPOSITIONS DIVERSES DE MÉIiUL 387

Hymne à la Paix, paroles de «la citoyenne» Constance Pipelet (depuis princesse de Salm), chanté par Darius au théâtre Feydeau, le i^^ novembre 1797.

Le Chant du retour, paroles de M.-J. Ghénier, exécuté le 10 décembre 1797, à la fête donnée à l'occasion du retour d'Italie du général Bonaparte, à la suite de la paix de Gampo-Formio. (Publié «au Magasin de musique», etc., in-H».)

La Naissance d'Oscar Leclerc, cantate (pour deux voix de femmes et chœur), paroles de La Réveillère-Lepeaux, exécutée dans une fête de famille, le 9 avril 1798. (Une copie de cette cantate existe à la bibliothèque du Conservatoire.)

Chant national du i4 juillet iSOO (connu aussi sous le nom de Chant du 55 Messidor), à trois chœurs et trois orchestres^ paroles de Fontanes, exécuté au « Temple de Mars » (chapelle des Invalides), pour l'anniversaire de la prise de la Bastille, le 14 juillet 1800. («Publié par ordre du ministre de l'intérieur. » Paris^ an VIII , in-folio.)

Citant du Retour, pour la Grande-Armée, paroles d'Arnault, exécuté au Jardin de Tivoli, pendant un banquet donné à une co-

enfin, le citoyen Eouget de Lille, le véritable Tyrtëe français par l'influence de son chant marseillais, dont il est le poète et le compositeur tout ensemble, qui a valu tant de victoires à la République, chant si cher à nos soldats, et qui sait encore forcer nos ennemis même à le craindre à la fois et à le chanter. Après eux sont entrés dans la carrière à peine ouverte, en donnant de grandes espérances, les citoyens Baour-Lormian, Varson, Davrigni, Pillet, Flins, et la citoyenne Pipelet et Lachabeaussière. — Au premier rang des compositeurs républicains, la nation place et proclame : le citoyen Gossec, Tun des cinq inspecteurs du Conservatoire de musique, connu par vingt-trois morceaux de musique, et qui ne laisse guère échapper une seule fête civique sans offrir son tribut de talent h la patrie ; le citoyen Méhul, inspecteur aussi du Conservatoire, dont le Chant du départ rivalise avec VHijmne marseillais , et connu par six autres morceaux dignes de sa réputation; et le citoyen Catel, artiste du Conservatoire, auteur de six morceaux de différens genres. Après eux se sont montrés avec zèle et succès les citoyens Bertin, Jadin l'aîné , Hyacinthe Jadin, Lesueur, Langlé, Lefebvre, Eler, Pleyel, Martin [Martini], tous noms déjà célèbres, et qui promettent à la France une récolte abondante de produits civiques. — Poètes et compositeurs, la nation vous proclame dignes de sa reconnaissance, et vous invite encore par vos talens,dans cette nouvelle année, à rorncmeut des fêtes nationales et à la gloire de la patrie. »

lonne du i^"^ corps de la Grande-Armée, le 23 septembre 1808. (Publié avec accompagnement de piano. In-folio*.)

Cantate, paroles d'Arnault, exécutée aux Tuileries, le jour de la célébration du mariage de l'empereur Napoléon et de l'archiduchesse Marie-Louise d'Autriche, le 2 avril 1810.

Cantate, paroles d'Arnault, chantée par Dérivis^ M'"^ Duret- Saint- Aubin et M'i^ Himm, avec les élèves chanteurs et instrumentistes du Conservatoire , à l'Hôtel-de-Ville^, le 10 juin 1810, dans une fête donnée pegr la ville de Paris à l'empereur et à l'impératrice.

Cantate, relative à «l'état intéressant» de l'impératrice, paroles d'Esménard, exécutée à TOpéra le l^r décembre 1810.

Le Chant d'Ossian, paroles d'Arnault, chanté par Lays et exécuté à rHôtel-de-Ville, à l'occasion de la naissance du roi de Rome, le 9 juin 1811.

Cantate sur la naissance du roi de Rome, paroles d'Arnault, musique de Méhul, Cherubini etCatel^ chantée par Mf^^s Branchu, Himm, Duret-Saint-Aubin et Boulanger et M. Eloy, et exécutée au Conservatoire, pour l'inauguration de la nouvelle salle de concerts, le 7 juillet 1811.

Chant, paroles d'Arnault, exécuté aux Tuileries, dans une fête donnée à l'occasion de la naissance du roi de Rome, en 1811.

Chant lyrique, paroles d'Arnault, exécuté pour Tinaugu ration , à l'Institut, de la statue de l'empereur Napoléon. («Imprimé et gravé par ordre de la classe des Beaux-Arts. » Paris, in-folio-.)

1 On lit dans le Catalogue de la bibliothèque de l'Opéra, de M. Théodore de Lajarte: — « Ce qu'il y a d'étrange dans cette cantate, c'est qu'elle a servi à chanter tour à tour les louanges de l'empereur et du roi Louis XVIII. Voici les paroles gravées ;

Tressaille de plaisir, ô cité souveraine :

Napoléon, par son peuple attendu, Revoit en ce beau jour les rives de la Seine ; Ton héros t'est rendu.

« En revanche, voici les paroles juxtaposées (sur la partition de l'Opéra) : Paris, noble cité que l'univers contemple,

Quel heureux jour s'apprête encor pour toi ! Tes remparts fortunés vont devenir le temple De rhymen de ton roi. n

^ On trouve les paroles de toutes les cantates d'Arnault au tome III des Œuvres de cet écrivain (Paris, Bossange, 1826).

Charles Martel ou la Parisienne, chant national avec accompagnement de piano, dédié aux armées et aux gardes nationales, musique de l'auteur du Chant du départ (Paris, Janet et Gotelle, in-folio)*.

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