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lorsqu'il disail s'cflorcor h « suivre de loin IJaydn et Mozai-t ».
Nous devons mentionner, avec l'inlértH (ju'elle comporte, la Messe solennelle en la bémol, seul g'rand ouvrage religieux qu'ail écrit l'auteur du Chant du départ. Signalons y la pureté mélodique du Kyrie; l'ampleur du Gloria (\ue traversent, comme des élans de joie, les lumineux sillons des gammes ascendantes; louons le suave Et in terra pax hominibiis, l'énîu Qui tollis peccata miindi et la vigoureuse affirmation du Quoniani tu solus sanctus, magnifiquement commentée. Admirons le Credo., si fidèlement expressif, le resplendissant Benedictus, enfin l'émouvant Agniis Dei. Jamais supplications ne se montrèrent plus louchantes que celles de ces voix implorant la paix : Dona eis pacem ! Tour à tour véhémentes et douces elles réitèrent leur prière. Un moment elles se taisent, comme lassées. Les instruments à cordes font entendre de gémissants accords descendant ciiromatiquementjusqu'à la tonique; les voix reprennent sans trêve le n\o\. pacem et la messe s'achève sur un glorieux crescendo, montant toujours vers la lumière.
Après avoir considéré Méhul au théâtre et au concert, il sied d'envisager en lui l'auteur des vastes compositions chorales et instrumentales destinées aux fêtes répuhlicaines. Son œuvre la plus grandiose en ce domaine est incontestahleinent le Chant du ^25 Messidor. Trois
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orchestres, trois chœurs, outre les soli de ténors et de basses s'y unissaient ou s'y répondaient alternativement'. Aux instruments habituels avaient été adjoints une tuba, un buccin- et un tam-tam dont l'intervention exceptionnelle rehaussait la mâle vigueur de l'ensemble. De ces trois groupes deux étaient disposés au centre de la chapelle du Temple de Mars; le dernier fut placé dans le dôme ; il représentait l'élément féminin avec tout son charme attendri. Deux harpes et un cor accompagnaient des voix de femmes chantant un hymne d'une sereine gravité dont le thème rappelle de très près le refrain du Chant du départ.
Ce délicieux intermède ne fait que mieux ressortir la grandeur du reste de l'œuvre. Par l'équilibre des éléments sonores, l'expressive justesse de la déclamation et la sculpturale beauté de Tharmonie, ce superbe édifice musical mérite la qualification de chef-d'œuvre.
' « Méhul rêve des chœurs de trois cent mille voix, un opéra monstrueux chanté à quatre parties par une armée de voix. » (E. et J. de Goncourt, la Société française pendant le Directoire.) Gest beaucoup dire! — La Revellière-Lépeaux expliquait à sa façon les projets harmoniijues du compositeur: « La première partie ferait d'abord la tonique ; la seconde, la troisième et la quatrième parties donneraient successivement la tierce, la dominante et l'octave ; après quoi ces quatre parties, reprenant simultanément, feraient les quatre notes à la fois. » [Essai sur les moyens de faire participer l'universalité des spectateurs à tout ce qui se pratique dans les fêtes nationales.)
^ Ce sont probablement cette tuba et ce buccin qui, imités des instruments antiques copiés sur la colonne Trajane, furent employés pour la première fois en 171)1, lors de la translation du corps de Voltaire au Panthéon, dans la musique écrite par Gossec sur des strophes de J. Ghénier. La tuba figure également dans le finale du deuxième acte de Joseph. Un spécimen s'en trouve au iMusée du Conservatoire de musique.
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L;i brièveté du CluuU funèbre ù la mémoire du représentant du peuple Féraud contraste avec ces amples proportions. Mais il peut toutefois être nommé comme un nouveau témoignage de la surprenante souplesse du génie de Méliul. Cette noble page, si sobrement émue, si éloquemment concise, est un incomparable tiirène, dans lequel la douleur s'allie barmonieusement à la beauté.
Par où pouri'ions-nous mieux terminer ce trop superficiel examen qu'en relisant le Chant du départ ? Que Ton n'attende point ici le parallèle, reproduit si souvent, de ce cbant avec la Marseillaise. Ce sont deux sublimes inspirations, et nous concéderons volontiers que celle de Rouget de Lisle, plus entraînante, plus spontanément héroïque, conserve la prééminence. L'autre, par contre, offre un caractère plus majestueux, une vigueur plus contenue, au moins dans la musique des strophes, car le refrain s'élance, ou plutôtjaillit avec une ardeur belliqueuse et fière qui ne nous parait nullement inférieure à celle dont s'enflamme l'appel aux armes de la Marseillaise^
Nous devons noter, en les déplorant, les ravages accomplis par les éditions modernes dans les accompagnements du chant de Mébul. A l'exemple des restaurateurs qui badigeonnent les façades sculptées de nos anciens monuments, enaluant de leur mieux les fines
' Méliul et Rouget de Lisle étaient unis par une sincère affection. Pendant iagonie de ce dernier on l'entendit prononcer les noms de David d'Angers, de Grétry et de Méhul. (V. Edmond l'ilon : La mort de Rouget de Lisle.)
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dentelles de la pierre, de lourds musicastres ont substitué leurs accords massifs et leurs rythmes vulgaires à l'harmonie aérée, aux élégants mouvements de parties tracés par leur illustre victime. Quant au beau prélude instrumental, ils l'ont généralement supprimé et remplacé par quelque bruyante formule destinée sans doute à réclamer le silence de l'auditoire. Là ne se bornent point leurs déprédations, et la mélodie même a été en maints endroits dénaturée'. Souhaitons, sans trop l'espérer, que le Chant du départ, dans des éditions accessibles à tous et établies d'après la partition originale, soit enfin restitué à la France au même titre que la Marseillaise. Moins populaire que celui de Roug"et de Lisle, l'hymne
" V. Constant Pierre, Les Hymnes et chansons de la Révolution. Au reste la musique du Chant du départ fut adaptée, par la Restauration, aux paroles d"un cantique dont il suffira de citer le refrain :
La religion vous appelle I Parmi vous faites-la fleurir.
Un clirélien tloil vivre pour elle, Pour elle un ehréUsD doit mourir.
Pareille mésaventure attendait la romance (TAriodant avec le cantique : Reviens, pécheur, à ton Dieu qui l'appelle,
et celle de Joseph. Enfin, — et c'est le comble — dans l'Affaire de Rhodez. pièce de musique arrangée en pot-pourri pour le forte-piano sur des fragments d'airs analogues à cet événement tragique (c'est-à-dire l'assassinat de Fualdès en 1817), un certain Le Mierre de Gorvey, après avoir pillé Gluck, Mozart et J.-J. Rousseau, trouva bon de leur adjoindre Méhul. Quand M'"» Manson est citée devant le tribunal, son père, pour l'engagera porter un témoignage sincère, utilise l'air de i>tratonice : Versez tous vos chagrins dans le sein paternel.
Une transformation d'un ordre différent sévit sur le Cliant lyrique écrit par Arnault et Mébul pour l'inauguration de la statue votée à Sa Majesté l'Empereur et Roi, par llnstilut national. Les paroles consacrées à la louange de Napoléon furent remplacées par d'autres destinées à célébrer Louis XVIII. C'est ainsi qu'un gouvernement vraiment économe se garde de rien laisser perdre.
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deMéhul n'en a pas moins laissé des traces profondes dans toutes les couchesde la nation. « Ma mère, gaie, ouverte, curieuse », nous raconte un célèbre écrivain, « aimait plutôt la Révolution qu'elle ne la haïssait. A l'insu de ma bonne maman, elle écoutait ses chansons patriotiques. Le Chant du départ lui avait fait une vive impression, elle ne récitait jamais le beau vers prononcé parles mères :
De nos yeux, maternels ne craignez point les larmes...
sans que sa voi.x fut émue '. »
D'autre part, Napoléon qui se plaisait à chantonner certains frao^ments d'airs du xviii'" siècle et d'hymnes de la Révolution, sans parler de refrains moins sérieux et même, au passage du Niémen, de Malbroiig/i s'en va-t-en guerre' , — Napoléon fredonnait volontiers le Chant du départ, « et c'était là l'indice certain que de grands projets agitaient son imagination » \
Une nuit, alors qu'il traversait la Prusse, en marche vers la Russie, « les officiers de service qui couchaient auprès de son appartement furent stupéfaits de l'entendre chanter à pleine voix un air approprié aux circonstances, un de ces refrains révolutionnaires qui avaient mis si souvent les Français dans le chemin de la Victoire, le Citant du départ' », Napoléon s'était donc borné
' Renan : Souvenirs d'enfance et de jeunesse.
' Rappelons, au sujet de cet air, que Beethoven l'a introduit dans sa Bataille de Vitlovia.
^ Général Thiard : Mémoires diplomatit/ues et militaires.
' Albert Vandal : Napoléon et Alexandre, d'après les Souvenirs d'un officier polonais.
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à le bannir de ses solennités officielles, — et de fait les paroles s'en accordaient peu avec celles-ci; l'hymne glorieux continuait quand même de vibrer en sa mémoire. Par l'àme de la vieille paysanne bretonne comme par celle de l'Empereur, c'est bien toute la France qui communiait avec le génie de Méhul'.
« J'aime la gloire avec fureur- », écrivait-il en 1793, dans l'éclat de sa trentième année. A-t-il obtenu ce qu'il aimait tant ? Sans aucun doute, si nous souscrivons à cette définition de Voltaire : « La gloire est la réputation jointe à l'estime; elle est au comble quand l'admiration s'y joint. » Néanmoins, si sa jnusique reçut de nombreux et enthousiastes suffrages, le succès de ses opéras fut souvent, on l'a pu constater au cours de cette étude, incomplet et précaire. D'oij vient cela.^ Du peu d'intérêt, de l'inconsistance et parfois de la platitude des poèmes qu'il acceptait avec une trop bienveillante faciUté.
« Si tous ses opéras n'ont pas réussi », nous dit fort
' Pendant les Cent Jours, le Théâtre Montansier retentissait des accents de la Marseillaise et du Chanl du déparl. Le soir où l'empereur assista à la représentation de la Mort d'Hector au Théâtre-Français, « la salle était comble. Avant le lever du rideau on demanda la Marseillaise et le Chant du départ ». Enfin, ce fut sur cet air, joué parla musique du 23°, que Yandamme, à la bataille de Lio;ny, lança sur les ennemis la division Lelort (V. Henry Houssaye, 1815, t. I et II).
' « Son âme, à la fois tendre et forte, était ouverte à toutes les passions, et les combattait toutes, hors celle de la gloire. » (Arnault.) A qui lui reprocherait cette passion, ne pourrait-on pas répondre, avec Vauvenargues : « Nous avons si peu de vertu que nous trouvons ridicule d'aimer la gloire » ?
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justement Cheriibini, a ce n'est pas à son talent qu'on doit l'attribuer, mais à la nature du poème, car il est très rare qu'un compositeur qui a des idées, du tact, et qui sait bien manier son art, se trompe lorsque l'auteur du poème ne se sera pas trompé. De tous les temps, en France, le sort du musicien a dépendu du poète, et un excellent poème soutiendra une musique médiocre, tandis qu'une musique très belle ne fera jamais réussir un mauvais poème. »
« Pensez-vous )>, disait Weber, « qu'un vrai compositeur soulFrira jamais qu'on lui mette un livret dans la main comme on y mettrait une pomme? » Hélas! oui, nous le pensons, témoin Méliul qu'il admirait tant, témoin Scbubert — et Weber lui-même, le jour où il accepta d'Helmine de Chézy le baroque livret d'Enryanthe, et de Planciié celui, plus incobérent encore, iïObéron.
N'exagérons rien toutefois ! Ce que, dans la plupart des cas, l'auteur à' Ariodant (^ixi àix exiger de ses collaborateurs, ce n'est point tant une profonde modification de leurs textes qu'un certain nombre de cbangements d'ordre secondaire, et notamment laniputalion dt' funestes longueurs. Dans le dialogue parlé les ciseaux eussent fréquemment eu lieu d'exercer leur bienfaisante chirurgie. Eniin, n'oublions pas, pour tenir la balance égale, (jue la collaboration d'un Iloffman compense largement celle d'un Bouilly.
Il n'est pas douteux, d'après les unanimes témoignages
de ses contemporains, que la personne de Méliul ait reflété les qualités d'ordre, de noblesse et d'harmonie qui caractérisent son œuvre. Bien que, selon Arnault, « hors du monde, au milieu du monde même, il fût tout à son art », la porte de sa tour d'ivoire s'ouvrait facilement et fréquemment pour y laisser pénétrer ses amis ou lui permettre de les aller retrouver. Il se plaisait aux entretiens familiers dans lesquels son esprit vif et juste était particulièrement goûté. Les salons féminins le recherchaient et il y fréquentait volontiers, sa fâcheuse expérience du mariage ne lui ayant laissé nulle rancune à l'ég-ard du « sexe volage ». Cependant l'âge, les déboires, une propension native à la mélancolie qui ne pouvait que s'en accroître, finirent par l'enlever à ces compagnies, quels que fussent leurs efforts pour le retenir, dans le monde officiel comme dans celui de Fart.
La conversation de Méhul était charmante et telle qu'on la pouvait attendre d'un esprit cultivé, d'une âme délicate etdun cœur généreux. S'attachant de préférence aux objets sérieux, elle abondait néanmoins en traits spirituels et en fines réparties. En outre, la vive imagination du causeur le transformait souvent en un conteur habile à captiver l'attention. D'après des souvenirs de ]yjme Kreutzer un journaliste nous a laissé l'aperçu suivant de la manière du musicien lorsqu'il se livrait à ses improvisations dramatiques, burlesques ou fantastiques :
« Il excellait surtout dans les contes de revenants, il y produisait un efi'et de peur dont il était difficile de se garantir, si averti que l'on fût... Il commençait du ton
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Je plus simple, il multipliait les détails les plus naturels; on assistait en (juelcjue sorte à l'action (ju'il mettait en scène, il v faisait fiiiTurer ((uekjuefois des personnag'es connus; il se servait de leurs noms pour taire croii'e à lautlienticité de ce qu'il avait vu. . Ensuite, lorsqu'on était bien séduit, bien captivé, il entrait peu à peu dans le fantastitjue, si bien, si lorl, (ju'à larrivée du levenant on croyait à sa réalité. « Quebjuefois, procédant de façon différente, et prétendant appuyer d'un exemple une l'éflexion pliilosopbique, il inventait une bistoriette, « on attendait le revenant, et celui-ci ne paraissant pas, on aboutissait de la façon la plus imprévue à un dénouement comique ».
Ali! pour(juoi ce fécond improvisateur, sans [lour cela abandonner son ami Holl'man et quebiues autres encore, ne leur a-t-il jamais fait concurrence en écrivant lui même des livrets pour ses opéras 1
On ne peut manquer d'être frappé — et touclié — en considérant les expressions employées pour lui rendre justice, par les contemporains de ce grand artiste : Noblesse, générosité, intégrité, délicatesse, probité, rectitude, énergie, sensibilité, respect de soi-même, ces mots reviennentcontinuellement dans leurs éloges. Professeur, il portait à ses élèves une affection dont Herold, le j)lus illustre d'entre eux, a rendu témoignage. Un autre, Auguste Blondeau, a loué « sa parole claire, sonore, discrète, son enseignement lucide, concis, positif, ta lumière même ». Arnault a bien résumé l'opinion
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générale en écrivant ces lignes : « La générosité fut habitude en lui. S'il s'agissait d'un autre, je chercherais dans sa vie quelques traits pour le prouver; quant à lui, je n'en connais qu'une preuve, c'est sa vie tout entière. » Ajoutons que cette g'énérosité agissait spontanément, que ce lut pour aider aux débuts du jeune Boieldieu ou pour mettre à l'abi-i du besoin le vieux Monsigny.
11 suffira maintenant d'encadrer les portraits reproduits d'autre part d'un bref commentaire : La taille de Méhul était assez peu élevée, sa démarche aisée, son regard clair, son élocution correcte et simple, sa voix harmonieuse et profonde. Quant à la douceur de son sourire, il semble qu'on en surprenne la lumineuse finesse en se rappelant le mot du peintre Prud'hon : « Méhul savait faire un mot charmant d'un simple bonjour. »
L'œuvre d'un Méhul, comme celle d'un Lully, d'un Rameau, d'un Weber, d'un Spontini, peut subir des éclipses plus ou moins longues, mais qui ne sauraient être définitives. Le temps remet toutes choses en leur place; il fera bonne justice des négociants improvisés maestros, des entrepreneurs de musique inspirés par une divinité assurément bien coupable, des spectateurs inspirés par le snobisme et des directeurs inspirés par le veau d'or. — Dans son testament musical. Verdi, après avoir conseillé aux jeunes musiciens d'étudier les maîtres, sans pour cela les détourner d'aimer les nouvelles formes de leur art, ajoutait cet avis suprême : « Et maintenant,
mettez une main sur votre cœuri » — Sur votre cœur, et non sur votre poche ! On le voit, l'esthétique de Verdi, qui est également celle duHans Sachs des Meistersinger, s'unit à celle de Méhul d'une faron assez dure pour un certain nombre de nos contemporains.
La plupart, heureusement, continuent, dans la liberté de leur évolution personnelle, la belle et féconde tradition des maîtres. Sans doute les caprices de la mode et les boniments de la réclame peuvent momentanément prêter un semblant de vie aux brutalités et aux déliquescences, aux rythmes amorphes et aux mélodies anémiques, aux retentissantes préfaces exaltant des idées absentes. Mais qu'importe après tout! Ce fatras s'écroule et disparaît dès que ressuscite ou naît un chef-d'œuvre, comme s'enfuyaient les ombres de la nuit à l'heure où s'élevaient, dans la pâleur de l'aube, les sublimes accents de la prière de Joseph.
Euphrosine (3, puis 4, puis 3 actes),
livret d'Hoirnian, IT'JO.
Cora (4 actes), livret de Valadier,
Slratoîiice (1 acte), livret d'Holï-
man, 1792.
Le Jugement de Paris, ballet (3 actes),
livret de Gardel, 1793.
Le Jeune sage et le vieux fou (1 acte),
livret d'Hofïman, 1793.
Horatius Codés (1 acte), livret d"Ar-
nault, 1794.
Le Congrès des rois (3 actes), livret
de Deinailiot, 1794, en collaboration
avec Berton, Blasius, Cherubini,
Dalayrac, Dosbayes, Devienne,
Grétry, Jadin, Kreutzer, Solié et
Trial fils.
Mélidore et Phrosine, livret d'Ar-
nault, 1794.
Tiynoléon, tragédie avec choeurs
(3 actes), livret de M.-J. Cbénier.
Doria, ou la Tyrannie détruite
(3 actes), livret de Legouvé et
de d'Avrigny, 1795.
La Caverne (3 actes), livret de For-
geot, 1795.
Le Jeune Henry (2 actes), livret de
Bouilly. 1793.
Le Pont de Lodi (1 acte), livret de
Delrieu, 1797.
Adrien (3 actes), livret d'HolTman,
Ariodant (3 actes), livret d'IIofT-
man, 1799.
Epicure (3 actes), livret de Demous-
tier, 1800, en collaboration avec
Cberubini.
La Dansomani''. ballet (2 actes),
livret de Gardel, 1800.
B/o?j(l acte), livret d'Holl'inan, 1800.
L'Irato (i acte), livret de Marsollier,
Une folie (2 actes), livret de Bouilly,
1802, Le Trésor supposé (1 acte), livret
d'Hoffman, 1802.
Joanna (2 actes), livretde Marsollier,
Daphnis et Pandrose, ballet (2 actes),
livret de Garde), 1803.
Héléna (3 actes), livret de Bouilly,
Le Baiser et la Quittance (3 actes),
livret de Picard, Longchamp et
Dieulafoi, 1803, en collaboration
avec Boieldieu, Kreutzer et Nicolo.
L'iieureux malgré lui (2 actes), livret
de Saint-Just, 1803.
Les Hussiles, drame (3 actes), livret
d'A. Duval, 1804.
Les deux aveugles de Tolède (1 acte),
livret de Marsollier, 1806.
Uthal (lacté), livret de Saint-Victor,
1806. ' Gabriel d'Esfrées{i actes), livretde
Saint-Just, 1806.
CATAL0GU1-: DE L'f )K L' VU K DK MKIII'L
Joseph (3 aclos), livret d"A. Duval,
l'erséeel Andromède, ballet (3 acles),
livret de Gardcl, 1810.
Les Atnazones ou la Foiidalion de
Thèbes ['i actes), livret de de Jouy,
Le Prince troubadour (1 actej, livret
d"A. Duval. 181:ï.
UOri flamme y\ aclej.livretd'lilienne, 1814. lin collaboration avec lierton, Kreutzer et l'aër, livret de Baour-Lormian.
La Journée aux aventures {'A acle^l, livret de Capelle et Méziéres, 1816.
Valentinede Milan (-i aclesj, livret de Bouilly, 182i*, œuvre posthume, terminée par Daussoigne.
Compositions diverses.
(Nous ne donnons ijue les principales).
P/dloctèle à Lemnos, paroles de
J.-B. Rousseau, 178i.
Le Chant du. départ, paroles de
M.-J. Chénier, 1794.
Hymne chanté par le peuple à la
fête de Bara et de Viala, paroles
de d'Avrigny, 1794.
Hymne du Neuf Thermidor, paroles
de M.-J. Chénier, 1794.
Le Chant des Victoires, ou Hymne à
la Victoire, paroles de M.-J. Clié-
nier, 1794.
Chant funèbre à la mémoire de Fé-
raud, paroles de Baour-Lormian,
Hymne à la Paix, paroles de C"'^ C
Pipelet, 1797.
Le Chant du retour, jjuioles de
M.-J. Cbénier, 1797.
Chant national du 14 juillet 1800,
paroles de Fontanes, 1800. Chant du retour pour la Grande
Armée, paroles d'Arnaull. 1808.
Cantate (pour le mariage de Napo-
léon I<^' avec Marie-Louise), paroles d'Arnault, 1810.
Le Chant d'Ossian (pour la naissance du roi de Rome), paroles d'Arnault, 1811.
Citant lyrique (pour l'inauguration de la statue de Napoléon), paroles d'Arnault, 1811.
Quatre symphonies àgrand orchestre, 1797 à' 1810.
Ouverture poiir instruments à vent,
Ouverture à grand orchestre, 1794.
Ouverture burlesque.
Trois sonates pour -le clavecin ouïe forte-piano.
Messe solennelle à ijuatre voi.x.
Domine salcam fac rempublicam, à deu.v chœurs et deux orchestres.
<.)de XIX, d'Anacréon.
La chanson de Roland (hymne clianté dans Guillaume le Conquérant, drame d'A. Duval), 1803.
Plus un certain nombre de mébjdics vocales.