RÉGIME
Aujourd'hui que la médecine opératoire pèche plutôt par excès de richesse que par pénurie, il convient de revenu sur ces questions et de les creuser avec l'attention la plus rigoureuse. J avance ici résolument, et tout prêt à fournir les preuves à la première requi- 1 ion l'avance, dis-je, qu'une foule d'opérations échouent et, chose ls » ave, entraînent des accidents mortels, parce que 1 on s attache à l'acte chirurgical trop exclusivement et q„ on néglige trop e traitement antérieur et ultérieur. Je pourrais prouver également eue maints accidents redoutables, après certaines operataons, son précisément an traitement médical qu'on institue tra, temen d bil tant à l'excès, où les principes de la physiologie générale sont complètement méconnus. Parmi ces erreurs de la thérapeute ontemporaine, je mets en première ligne la diète trop severe a lan , l eles opérés sont soumis en général, puis les saignées les pur- ! "tifs en »b mot, tous les agents qui affaiblissent l'opère, l'expo- ^ aux absorptions funestes, aux réactions terribles du système nerveux et le laissent sans défense contre toutes les influences nosocomiales, épidémiques ou non. Quelques praticiens ont, il es vrai, X près les opérations, l'usage très-ancien des narcotiques ondes' médicaments toniques pour prévenir les phénomènes .nerveux consécutifs, et ils disent s'en bien trouver. Nous ne conte tons pa s ki valeur de ces agents, mais nous rappellerons seulement que ,Pes phénomènes nerveux sont, le plus souvent, de cause asthemqu
qu'on les prévient plus sûrement avec des bouillons, du vin et de la viande, qu'avec de l'opium, de l'éther et du quinquina fa lu avec le plus grand intérêt les journaux ang a.s récents, qui prêchent une révolution complète dans le régime des maladies ai- E de la pneumonie entre autres. J'ai vu, avec non moins de ïais'ir, les mêmes bases de régime adoptées par quelques praticiens anelais après les opérations chirurgicales.
Converti, depuis plusieurs années, à l'idée de nourrir les opère d'une manière substantielle et dès le premier ,o«r je porte a la connaissance des chirurgiens les faits capables de piauler en faveur
^traîsTe's journaux anglais une observation prise au hasard, et qJ, malgré sa concision , démontre bien l'opinion de certains de nos confrères d'outre-mer.
Rupture du périnée datant de trente ans: opération guérison, par Tirown,^ St-Mary's hospîtal. (Brittsh nmheal Journal, décembre 1857, p. 099.)