‹ Mémoires de chirurgieChapitre 46 sur 121 · AVEC QUELQUES CONSIDÉRATIONS SUR LES ALLURES DU POISON SEPTIQUE L · texte numérisé non relu

AVEC QUELQUES CONSIDÉRATIONS SUR LES ALLURES DU POISON SEPTIQUE L

Ce mode de pansement n'est pas très usité et ne convient d'ailleurs que dans un petit nombre de cas; mais alors il est d'une telle utilité et si supérieur aux autres moyens de traitement local qu'il convient de lui conserver une place honorable dans la thérapeutique des plaies.

Je lui consacrerai d'autant plus volontiers quelques pages, que dans leur enthousiasme pour les pansements modernes les chirurgiens d'aujourd'hui semblent l'avoir, sinon complètement banni de leur pratique, au moins tout h fait oublié dans leurs discours ou écrits publiés ou prononcés dans ces derniers temps.

Je ne remonterai point jusqu'à ses origines; je dirai seulement qu'en 1855 Valette (de Lyon) et M. von Langenbeck (de Berlin) tentèrent de le réhabiliter en France et en Allemagne et de l'appliquer à divers cas et surtout aux amputations. Théoriquement ils voulaient soustraire les plaies au contact de l'air en les immergeant d'une façon continue dans un liquide. On trouvera dans la thèse de M. Pupier - l'exposé de la pratique de Valette. Fock et Ed. Zeis ont fait connaître de leur côté les premiers résultats obtenus dans leur pays.

En 1856, lorsque je remplaçais Phil. Boyer à l'Hôtel-Dieu, je fis mes premiers essais dans un cas d'arthrite tibio-tarsienne aiguë et dans une amputation de la jambe au tiers inférieur. Bien que j'eusse à ma disposition de bons appareils, mes malades supportèrent mal la pression exercée par les manchons de caoutchouc, et je fus obligé d'y renoncer.

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