‹ Mérope, tragédieChapitre 32 sur 62 · ACTE II, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VI

ÉROX.

Le roi , n’en doutez point , va remplir tous vos vœux. Croyez qu’à vos regrets son cœur sera sensible.

Non, ne m’en croyez point ; non, cet hymen horrible,

Cet hymen que je crains ne s’accomplira pas.

Au sein du meiirtrier j’enfoncerai mon bras;

Mais ce bras à l’instant m’arrachera la vie.

EURYCLÈS.

Madame, au nom des dieux...

MÉROPE

Ils m’ont trop poursuivie.

Irai-je à leurs autels, objet de leur courroux,

Quand ils m’ôtent un fils, demander un époux, joindre un sceptre étranger au sceptre de mes pères.

Et les flambeaux d’hymen aux flambeaux funéraires?

Moi, vivre ! moi, lever mes regards éperdus Vers ce ciel outragé que mon fils ne voit plus!

Sous un maître odieux dévorant ma tristesse.,

Attendre dans 1-es pleurs une affreuse vieillesse !

Quand on a tout perdu, quand on n’a plus d’espoir,

La vie est un opprobre, et la mort un devoir '.

\ Mauvaise maxime qui court comme proverbe avec une légère teinte de ridicule, et qu’on a gaiement parodiée. Il n’y a pas mieux à en faire.

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