‹ MétromanieChapitre 100 sur 101 · SCÈNE XII ET DERNIÈRE DORANTE, M. FRANCALEU, DAMS, LUCILE · texte numérisé non relu

SCÈNE XII ET DERNIÈRE DORANTE, M. FRANCALEU, DAMS, LUCILE

dorante, à M. Francaleu, en se jetant à ses pieds . Écoutez-moi, Monsieur, ou je meurs à vos pieds !...

[Apercevant Damis.)

Après avoir percé le cœur de ce perfide 1...

[1 est temps que je rompe un silence timide :

J’adore votre fille ! Arbitre de mon sort,

Vous tenez en vos mains et ma vie et ma mort t Prononcez ; et souffrez cependant que j’espère I Un malheureux procès vous brouille avec mon per© J Mais vous fûtes amis : il m’aime tendrement f Le procès finirait par son désistement.

Je cours donc me jeter à ses pieds comme aux vôtres I Faire à vos intérêts immoler tous les nôtres,

Vous réunir tous deux, tous deux vous émouvoir,

Ou me laisser aller à tout mon djésespoir

[A Damis.)

D’une ou d’autre façon, tu n’auras pas la gloire,

Traître I de couronner la méchanceté noire Qui croit avoir ici disposé tout pour toi,

<jpii t’a lait écrire à Paris contre moi i

DAMIS r

Enfin l’on s’entendra, malgré votre colère.

J’ai véritablement écrit à votre père»

Dorante, mais je crois avoir fait ce qu’il faut..,»* (. Montrant M . Francaleu .)

Monsieur tient la réponse J et peut lire tout haut,

M, FRANCALEU, lisant.

« Aux traits dont vous peignez la charmante Lucile » Je ne suis pas surpris de l’amour de mon fils.

» Par son médiateur il est des mieux servis,

» Et vous plaidez sa cause en orateur habile !

* La rigueur, il est vrai, serait très- inutile;

» Et je défère à vos avis.

* Reste à lui faire avoir cette beauté qu’il aime,

» Il n’aura que trop mon aveut

* Celui de monsieur Francaleu

» Puisse-t-il s’obtenir de même f

* Parlez, pressez, priez ! Je désire à l’excès

* Que sa fille, aujourd’hui, termine nos procès,

» Et que le don d’un üîs qu’un tel ami protège

* Entre votre hôte et moi renouvelle à jamais

* La vieille amitié de collège I »

MÉTROPHILB.

(A Dorante.)

Maîtresse, amis, parents, puisque tout est pour vous g Aimez donc bien Lucile, et soyez son époux i

DORANTE

Ahl monsieur 1..,

(A part)

O mon père I*..

{A Lucifc.)

Enfin, je yous possède L*

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