ACTE V, SCÈNE S
M. FRANCALEU»
{A part.)
Au fait!,,. J’augure mal de cet avant-propos,
LUC ILE
Parmi les jeunes gens que ce lieu-ei rassemble*** m. francaleu, V interrompant Ab ! fort bien !
LUCILE
Rassurez votre fille qui tremble,
Et qui n’ose qu’à peine embrasser vos genoux.
{Elle se jette aux pieds de M. Francaleu .}
M. FRANCALEU.
Vous penchiez pour quelqu’un?... J’en suis fâcbé pour Pourquoi tardiez- vous tant à me le venir dire? [vous!
LUCILE
C’est que celui vers qui ce doux penchant m'attira Est le seul justement que vous aviez exclu.
M. FRANCALEU.
Quoi! quand j’ai mes raisons...
LüciLE, l'interrompant .
Vous ne les avez plus* Son cœur à mon égard était selon le vôtre.
Vous craigniez qu’il ne fût dans les liens d’une autre , Et jamais un soupçon ne fut si mal fondé !
11 m’adore; et de moi près de vous secondé.
Ali! je lis mon arrêt sur votre front sévère!...
Eh bien! \’ai mérité toute votre colère !
Je n’ai pas contre moi fait d’assez grands efforts;
Mais est-ce donc avoir mérité mille morts?
Car, enfin, c’est à quoi je serais condamnée S’il fallait à tout autre unir ma destinée 1 Non, vous n’userez pas de tout votre pouvoir.
Mon père ! Accordons mieux mon cœur et mon devoir I Arraehez-moi du monde à qui j’étais rendue!
Hélas ! il n’a brillé qu’un instant à ma vue I Je fermerai les yeux sur ce qu’il a d’attraits..*
Puisse le Ciel m’y rendre insensible à jamais !
M. FRANCALEU, à part.
La sotte chose en nous que l’amour paternelle I Ne suis-je pas déjà prêt à pleurer, comme elle !
9 AMIS
Eh! laissez-vous aller à ce doux mouvement.
Monsieur 1 Ayez pitié d’elle et de son amant.
Je ne vous rejoignais, après ma lettre lue.
Que pour servir Dorante, à qui Lucile est dut.
Laissez là ma fortune et ne songez qu’à lui !
M. FRANCALEU.
Votre ennemi mortel, qui voulait aujourd’hui.., damis, V interrompant.
Souffrez que ma vengeance à cela se termine,:
M. FRANCALEU.
Mais c’est te ils d’un homme ardent à ma ruine I