‹ MétromanieChapitre 34 sur 101 · ACTE II, SCÈNE IX · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE IX

SCÈf-JE IX MONDOR, DAMIS.

MONDOR

Je ne m'étonne plus si nous payons nos dettes!

Entre vingt prétendants on vous le donne beau?

Et vous avez pour vous, Monsieur, l’air du bureaa |

damis, sans V écouter ni le voir .

Si, comme je le crois, ma pièce est applaudi®.

Vous êtes la puissance à qui je la dédie.

Vous eûtes un esprit que la France admira;

J’en eus un qui vous plut : l’univers le saura!

[Il donne à Mondor du livre par le nez»

Oufl

MONDOR. s DAMIS*

Qui te savait là ? dis ?

Maugrebleu du geste!

DAMIS

Tu m’écoutais? Eh bien ! raille, blâme, conteste! Dis encor que mon art ne sert qu’à m’éblouir J Tu vois ? Je suis heureux !

MONDOR

Plus que sage?

DAMIS

A t’ouïP,

Je ne me repaissais que de vaines chimères ?

MONDOR

Votre bonheur, tout franc, ne se devinait guère»! DAMIS.

Par un sot comme toi !

MONDOR

Mon Dieu ! pas tant d’orgueil t Vous ne pouviez manquer d’être vu d’un bon œil :

Vous trouvez un esprit de la trempe du vôtre;

Mais vous n’eussiez jamais réussi près d’un autre.

De pas une autre aussi je ne me soucîrais.

Celle-ci seule a tout ce que je désirais.

De ma muse, elle seule, épuisant les caresses.

Me fait prendre congé de toutes mes maîtresse».

MONDOR

H faudrait en avoir pour en prendre congé!

DAMIS

Je ne te parle aussi que de celles que fai*

MONDOR

Vous n’en eûtes jamais. J’ai de bons yeux, jœut-être? Un valet peut tout voir, voit tout, et sait son maître. Comme, à l’Observatoire, un savant sait les deux,

Et vous-même, Monsieur, ne vous savez pas mieux*

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