ACTE II, SCÈNE II
DAMIS
Pas tant d’orgueil, toi-même, ami ! Va, tu t'abuses ! En fait d’amour, le cœur d’un favori des Muses Est un astre vers qui l’entendement humain Dresserait d’ ici-bas son télescope en vain.
Sa sphère est au-dessus de toute intelligence. L’illusion nous frappe autant que l’existence ;
Et, par le sentiment suffisamment heureux,
De l’amour seulement nous sommes amoureux.
Ainsi le fantastique a droit sur notre hommage !
Et nos feux pour objet ne veulent qu’une image,
MONDOR
Monsieur, à ma portée ajustez-vous un paa’
Et, de grâce, en français mettez-moi cet hébreu 8
DAMIS
Volontiers. Imagine une jeune merveille;
Élégance, fraîcheur et beauté sans pareille;
Taille de nymphe..,
mondor, regardant aux loges .
Après ? je vois cela d’ici.
DAMIS
(Test de mes premiers feux l’objet en raccourcir T’accommoderais-tu d'une femme ainsi faite f
La peste!
MONDOR
DAMIS
Aussi ma flamme a-t-elle été parfaite
êi LA MÉTROMANIE
MONDOR
Mais je n’ai jamais yu cet objet plein d’appas t
Parbleu I je le crois bien, puisqu'il n’existait pas ! MONDOR.
Et tous l’aimiez I
DAMIS
Très-fort !
MONDOR
D'honneur f DAMIS.
A la folie t
MONDOR
One maîtresse en l’air, et qui n’eut jamais tief DAMIS.
Oui, je l’aimais avec autant de volupté Que le vulgaire en trouve à la réalité I La réalité même est moins satisfaisante :
Sous une même forme elle se représente ;
Mais une Iris en l’air en prend mille en un jour,
La mienne était bergère et nymphe tour à tour. Brune ou blonde, coquette ou prude, fille ou veuve f Et, comme tu crois bien, fidèle à toute épreuve.
MONDOR
Monsieur, parlez tout bas l