‹ MétromanieChapitre 47 sur 101 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

M. BALIVEAU, M. FRANCALEU

M. FRANCALEU.

Ah! c’est tous? Comment ya la mémoire?

M. BALIVEAU

Ma foi !

Quelques raisonnements que votre goût m’oppose,

Je hais bien la démarche où mon neveu m’expose i Pour s'y résoudre, il faut à cet original Vouloir étrangement et de bien et de mai ;

Enfin, mon rôle est su. Voyons, que faut-il faire f

M. FRANCALEU.

Et moi, de mon côté, je songe à votre affaire. Cependant, soyez gai, débutez seulement.

Et vous serez bientôt de notre sentiment.

De vos talents à peine aurons-nous les prémices Que nous voulons vous voir un pilier de coulisses 5 Et, quoi que vous disiez, vers un plaisir si doux,

De la force du charme, entraîné comme nous.

J’ai vu ce charme, en France, opérer des miracles*

Nos palais devenir des salles de spectacles,

Et nos marquis, chaussant à l’envi l’escarpin. Représenter Hector, Sganareile et Crispin.

Si. BALIVEAU.

Je ne le cache pas, malgré ma répugnance.

Une chose me fait quelque plaisir d’avance;

C’est le parfait rapport qui, par un cas plaisant, trouve ent?e mon rôle et mon état présent.

Je représente un père austère et sans faiblesse.

Qui d’un fils libertin gourmande la jeunesse.

Le vieillard, à mon gré, parle comme un Caton *

Et je me réjouis de lui donner le ton.

M. FRANCALEU.

Celui qui fait le fils s’y prend le mieux du monde!

Car nous ne jouons bien qu’au tant qu’on nous seconde Tout dépend de l’acteur mis vis-à-vis de noun...

Si celui-ci venait répéter avec vous?

M. BALIVEAU

Je voudrais que ce fût déjà fait.

m. francaleu, appelant .

Hoîài héel

Que l’on aille chercher Monsieur do l'Empirée..»

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