ACTE III, SCÈNE I? fl
Si cm tablettes-ci ne m’instruiront de rien.
(Il s'éloigne,)
BCtUE Hï LISETTE, seule.
S’épier!... Doucement! Ce serait une chaîne ; Quoiqu’on soit sans reproche, on ne veut rien qui gêna, Àh ! c’est peu d’être injuste, il ose être importun :
Aux trousses du fâcheux je vais en lâcher un,
Qui, s’attachant à lui, saura bien m’en défaire:* »,
Le Yoici justement.
SCÈf^E SV
M. FRANCALEU, LISETTE.
M. FRANCALEU.
Qu’as-tu donc tant affaire Avec ce cavalier, qui ne semble, chez moi,
S’être impatronisé que pour être avec toi ?
LISETTE
De tous nos entretiens vous seul êtes la cause,
M. FRANCALEU, à part .
Voyons un peu le tour qu’elle donne à la choss. LISETTE.
Tout simple. Le jeune homme entend vanter à tous Certaine tragédie, en six actes, de vous,
Que l’on dit fort plaisante! et qu’il brûle d'entendre, Sans qu’il sache par qui, ni trop comment s’y prendre*
M. FRANCALEU.
Hé ! n’a-V-il pas l’ami qui me l’a présenté t LISETTE.
Monsieur de l’Empirée ? 11 aura plaisanté,
De caustique et de fat joué les mauvais rôle»,
Et parlé de vos vers en pliant les épaules.
M. FRANCALEU.
J’en croirais quelque chose à son rire moqueur s Le serpent de l’envie a sifflé dans son cœur.
Ohl bien, bien, double joie, en ce cas, pour le nôtre ! Je mortifîrai l’un, et satisferai l’autre...
L’autre aussi bien m’a plu, comme il plaira partout, il a tout à fait l’air d’un homme de bon goût.
Et, d’ailleurs, il me prend dans mon enthousiasme ;
Je suis en train de rire; et veux, malgré mon asthme. Lui lire tous mes vers, sans en excepter un 1
LISETTE
Vous me déferez là d’un terrible importun î ■ M. FRANC ALEU.
Va donc me le chercher.
LISETTE
Faites-en votre affaire.
Je me vais occuper d’un soin plus nécessaire.
0 faut que je m’habiü®.