M. FRANC ALEU, DAMIS
M. FRANCALEU.
La coquine le sert indubitablement,
Et m’en a sur son compte imposé doublement I
Sur quoi donc, s’il vous plaît, vous a-t-il fait querelle!
DAMIS
Sur un malentendu, pour une bagatelle î M. FRANCALEU.
Ce procédé l'exclut du ramg de vos amis!
DAMIS
Quelque ressentiment pourrait m’être permis;
Mais je suis sans rancune, et ce qui se prépare Va me venger assez de cet esprit bizarre.
M. FRANCALEU.
Ce que j’apprends encor lui fait bien moins d'honneur i
LA MÉTROMANIE DAMIS
Quoi donc ?
M. FRÀNCALEU.
Qu’il est le fils d’un maudit chicaneur. Qui, n’écoutant prière, avis, ni remontrance,
Depuis dix ou douze ans, me plaide à toute outrance. Des sottises d’un père un fils n’est pas garant;
Mais le tort que me fait ce plaideur est si grand,
Que je puis, à bon droit, haïr jusqu’à sa race.
Ce procès me ruine en sotte paperasse;
Et sans le temps, les pas et les soins qu’il y faut» J’aurais été poëte onze ou douze ans plus tôt.
Sont-ce là, dites-moi, des pertes réparables ?
DAMIS
Le dommage est vraiment des plus considérantes.
Il faut que le public intervienne au procès.
Et conclue avec vous à de gros intérêts !
Et Dorante n’a-t-il contre lui que son père f
M. FRANCÀLEU.
Pardonnez-moi, monsieur, il a son caractère.
Je lui croyais du goût, de l’esprit, du bon sens;
Ce n’est qu’un étourdi ; cela tourne à tous vents. Cervelle évaporée, esprit jeune et frivole,
Que vous croyez tenir au moment qu’il s’envole,
Qui me choque, en un mot, et qui me choque au point Que chez moi, sans ma pièce, il ne resterait point. Mais il le faut avoir si je veux qu’on la joue ;
Et voilà trop de fois que mon spectacle échoue!,.,
A propos, ce bonhomme avec qui vous jouez,