‹ MétromanieChapitre 66 sur 101 · ACTE IV, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE IV

Plaît-il? que vous en semble?... excellent I avoueif

DAMIS

Admirable i

M. FRANCALEU.

A-t-il l’air d’un père qui querelle?

Hein ! comme sa surprise a paru naturelle ?

DAMIS

Attendez à juger de ce qu’il peut valoir Que vous en ayez vu ce que je viens d’en voir :

Il est original en ces sortes de rôle.

M* FRANCALEU.

Pour un mois avec nous il faut que je l’enrôle.

DAMIS

De l’humeur dont il est, j’admire seulement Qu’il daigne se prêter à nous pour un moment.

M. FRANCALEU.

C’est que je l’ai flatté du succès d’une affaire.

Tirons-en donc parti tandis qu’à nous complaire Et qu’à nous ménager il a quelque intérêt.

DAMIS

La troupe ne saurait faire un meilleur acquêt*

M. FRANCALEU.

Si vous le souhaitez, c’est une affaire faite.

Personne pius que moi. monsieur, ne le souhaite.

fciô LA MÉTROMANIE

M. FRANCALEU.

Et personne, monsieur, n’y peut mieux réussir^

DAMIS

Que moi t

M. FRANCALEU,

Que tous ?

DAMIS

Par où? Daignez m en écîairdrtt M. FRANCALEU.

Vous pouvez, à la cour, lui rendre un bon oflçe,

DAMIS

Plût au ciel, il n’est rien que pour lui je ne fisse!

M. FRANCALEU.

Vous êtes bien venu des ministres I DAMIS.

Un fat

Àvoûraitque la cour fait de lui quelque état;

Et passant du mensonge à la sottise extrême.

En le faisant accroire, il le croirait lui-mêmo.

Mais je n’aime à tromper ùi les autres ni moi.

Unpoëte à la cour est de bien mince aloil Des superfluités il est la plus ffctile.

On court au nécessaire, on y songe à l’utile;

Ou si vers l’agréable on penche quelquefois.

Nous sommes éclipsés par le moindre minois ,

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