‹ Mélanges africains et orientauxChapitre 69 sur 105 · Sitten und Recht der Bogos, p · texte numérisé non relu

Sitten und Recht der Bogos, p

8. Sur le droit bilin, p. \Q [M. C.onVi-Ross'ml montre qu'elle avait déjà eu lieu au xiv« siècle et la fait remonter au xie siècle, Racconti e Conti bileni, Paris, 1907, in-8, p. 4-71.

Etienne de Byzance ^ ; mais le rapprochement qu'on en a fait avec les Belioun d'El Edrisi (xii^ siècle de notre ère) est plus important, d'autant que le g-éographe arabe nous a conservé le nom d'une population dont les Bog-os n'ont pas perdu le souvenir. En parlant des Belyoun, il dit- : « On prétend que ce sont des Roum (ou Rom) et qu'ils professent la religion chrétienne depuis le temps des Coptes, avant l'apparition de l'islam, à cela près que, pour les chrétiens, ils sont hérétiques jacobites. »

D'après les traditions historiques recueillies et publiées par M. Reinisch, la population primitive du pays des Bogos se composait de quatre tribus issues de quatre frères de race gheez : Lammâchelli ^, Big-atay i, Bilaq et Saquin 3. Ils furent subjugués par les Katim c-, autre famille tigré-éthiopienne venue du Ouolqaït, et ensuite par les Rom à qui personne ne pouvait résister: ils écrasèrent le pays de lourds impôts, mais leur orgueil irrita le ciel, contre lequel ils n'hésitèrent pas à lancer leurs dards. Ils furent anéantis par une catastrophe pareille à celle qui frappa Tarmée d'Abrahah '. Leur extermi-

1. Vivien de Saint-Martin, Le nord de l'Afrique dans l'antiquité, Paris, ISeS, in-4, p. 472.

2. Description de l'Afrique et de l'Espagne, éd. Dozy et de Goeje, Leyde, 1866, in-8, p. 21 -27.

3. Reinisch. Texte der Bilin-Sprache, Leipzig, 1883, in-8, p. 1-5.

4. Identifié par M. Reiniscli avec les Bougaeilai de rinscription A' kk^omw {Die Bilin-Sprache, Vienne, 1882, in-8. p. a, note 2).

5. M. Reinisch, op. laud. voit en ceux-ci les Sigyèn de l'inscription grecque d'Adulis, identifiés par M. Vivien de Saint-Martin avec les Kyènios (?) du Périple de la Mer Erythrée et placés dans l'Agaouniëdér, à l'ouest du lac Tzana où habitent aujourd'hui les Tzigani {Le nord de l'Afrique, p. 203-232).

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