‹ MélangesChapitre 16 sur 59 · SI R TURGOT ET SES OUVRAGES · texte numérisé non relu

SI R TURGOT ET SES OUVRAGES

cher pendant des siècles, sans le pénétrer jamais , et autant ignorer ce qui se passe dans son esprit que si elles en étaient séparées par tout le diamètre de la terre.

« Un a eu autrefois, dit Turgot, la mauvaise politique d'empêcher les communes de se cotiser pour faire les travaux publics qui peuvent les intéresser. La raison pour laquelle on s’opposait à ces dépenses particulières des communes , était la crainte qu’elles n’eussent plus de peine à acquitter les impôts. Cette raison est aussi mauvaise qu'ignoble; il est clairquclescoinmunesjenfaisant ce qu’elles reconnaissent leur propre avantage, se mettent plus à l’aise et augmentent par conséquent la faculté de payer. » (T. VII, p. 420.)

Le trésor public jaloux dos ressources communales! L’État arrêtant la civilisation de peur de diminuer la rentrée de l’impôt !

Ainsi non-seulement la classe agricole était isolée des autres classes, mais en lui interdisant toute action, on tenait encore isolés les uns des autres les éléments homogènes qui la composaient !

Plan de Turgot pour l'organisation des municipalités.

Ce plan peut se résumer ainsi :

1° Pas de corps municipal proprement dit. Une assemblée composée de tous ceux qui ont dans la paroisse six cents francs de revenu net, et des représentants nommés par les petits groupes qui, en se réunissant, représentent six cents francs de revenu net. (Turgot appelle ceux-ci des citoyens fractionnés.)

2° D'un syndic ou maire élu annuellement (ni nommé i i

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