‹ Mélanges américainsChapitre 10 sur 86 · AMÉHIGAINS ET FRANÇAIS A CANTON AL' XVIII' SIÈCLE · texte numérisé non relu

AMÉHIGAINS ET FRANÇAIS A CANTON AL' XVIII' SIÈCLE

OÙ nous fumes reçus avec les marques de l'amilié la plus sincère. Après y être restés cinq jours nous mimes à la voile pour l'Amérique et nous arrivâmes dans ce port le 1 1 de ce mois.

Tout homme qui aime son Pays et tous ceux qui sont le plus immédiatement intéressés dans le commerce, doivent voir avec satisfaction que nous ayons été assez heureux pour établir une communication entre nous et les extrémités à l'Est du Globe et ce qui doit ajouter encore à cette satisfaction, c'est que ce voyage se soit fait dans un espace de tems aussi court et sans la perle d'un seul homme. On doit les plus grands éloges au Cap"'Green et à ses officiers pour les efforts constants et heureux au moyen descpiels ils sont parvenus à faire réussir cette entreprise et qui justifient pleinement la confiance qu avoient en eux les personnes qui les en avoient chargés.

Permettez-moi, Monsieur, de joindre à cette lettre les deux pièces de soye dont m'a fait présent le Fuen ' de Canton comme une marque de sa disposition favorable envers la nation américaine. Je me trouve infiniment honoré d'être chargé de ce témoignage d amitié des Chinois pour un peuple qui peut dans un petit nombre d années faire avec les sujets de cet Empire un commerce aussi avantageux, s'il ne le devient pas mémo plus que celui que fait avec eux toute autre nation quelcoiupie.

J"ai Ihonneur d rire, <!va

Si(jnê : .SaiiMU'l Sn \\\ .

A I llunuiable .Ministre des Elats-Lnis pour les .Mfaires Etrangères.

Thomas Jkikers(j>, alors charge tics inlcrôls des Etats- Unis à Paris, s'empressa d'adresser la lettre suivante de remerciements à notre ministre des Allaires étrangères, le comte de Vergennes :

Eettre de .M. Thomas Jekkkhsom a Mtinseigneur, datlée de Paris le ai H*"' I7.s:)^

J'ai I honneur d envoyer ci-joint à Votre Excellencr l.i relation

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