‹ Mélanges américainsChapitre 22 sur 86 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Invité par M. le Président clu (Congrès des Arts et de* Sciences de Saint-Louis à faire une conférence sur l'Histoire d'Asie, je fus en infime temps chargé de représenter M. !<• Ministre do l'Instruclioii pul»li(juo au Congrès intornation;il <le Géogra[)liie de \\ ashiiigton ; c est dire que pondant !<• bref séjour que je devais faire aux Ktats-Unis, mon temps était déjà fort occupé, lorsque peu de jours avant mon départ pour New-York, je fus désigné comme juré de l'Knseignement primaire, et par surcroit, on débarquant en Amérique, je recevais ma nomination de Rapporteur dr rKnsoignemont secondaire. Ot excès d'honnoiuM-t do travail m'elIVaya ot j'essavai do m y dérober. Coiniuf on fit appol avoo insistance à mon |iatnotismo et à tn;i bonni- volonté, je du» capitulor. I,a l;"tohr i-lait lourde pour moi, plus lourd*' (juo pour beaucoup d'autres : d abord jo n'avais que lorl pou ilc t«'mps pour examiner les titres des exposants, ensuito. ap|)artonant à rKnscignomcnt supérieur depuis vijigt-ciiuj ans. je suis resté étranger et à rKnseigncmont primaire ot à l'Knsoignemont secondaire.

Comnii- II' but (1rs rapports est do (airo roiinaitro l'étrangor il nos oom|)atriotos, jo décidai tout d abord do buKsor de cAté la l'"r;inoc. dont on |»i'ut étutlior los ntétlutdos den- «eignement tout ii loisir, soit on visitant 1rs jvooes et les

collèges, soit en paieoiirant les publications du Ministère de rinstruclion publique à Paris. Je ne pouvais même songer, étant donné les circonstances, à étudier la situation réservée à l'Enseignement secondaire dans tous les autres pavs pienant |)art à l'Exposition de Saint-Louis ; aussi bien cette étude a été faite d'une façon si admirable parM.Compayré pour rExpositlon de Chicago que, franchement, je ne vois guère ce que j'aurais pu y ajouter.

Dans ces conditions, je me décidai de consacrer mon rapport à deux pavs seulement : les Etats-Unis qui nous ofTraient une hospitalité grandiose et le Japon qui, dans le domaine de l'Instruction publitpie comme dans le reste, en pleine évolution, en plein progrès, rattrappe à pas de géant les vieux pavs d'Europe qu'il imite.

En limitant même de cette manière l'étendue de mon rapport, il m'eût été bien dillicile de le rédiger, le temps me manquant pour en réunir les éléments nécessaires, si je n'avais trouvé deux excellents guides que je ne fais que suivre en les traduisant : l'un est le rapport sur l'Enseignement secondaire préparé en vue de l'Exposition de Saint- Louis par le Département de l'Education du Japon ; l'autre est le rapport pour 1908 du Commissaire de l'Education des États-Unis, ^L W.-T. Marris, dont j'ai extrait les parties relatives à l'Enseignement secondaire que j'ai complétées par des notes tirées de l'excellent chapitre consacré au même sujet par M. le Professeur Elmer-Elsworth Brown, de l'Université de Chicago.

En prenant le parti de jouer le rôle modeste de traducteur et d'adaptateur, je crois avoir évité bien des erreurs que mon incompétence rendait inévitables et avoir contribué, en donnant quelques matériaux, intéressants par leur nouveauté, h la connaissance de l'Enseignement secondaire dans les deux pavs les plus actifs dans le mouvement moderjie.

Henri Cordieu.

L'ENSEIlJXEMENT SECONDAIRE A L'EXPOSITION DE SAINT-LOUIS 85

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