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souscription? populaires et seselTorts ont déjà été assez couronnés de succès pour que la quille de son nouveau bateau soit en constructi(»n. Il compte surtout sur l'iiiile des femmes américaines, « car. dit-il. c'est l'engafrcment des bijoux d'une femme qui a donné à l'Espafrne son empire sur le Nouveau Monde et aucun autre acte de la reine Isabelle ne i-estera aussi lonf(tem[)s dans le souvenir des hommes ».
Nous espérons que le commandant Peary, invité par nous, viendra faire une conférence à Paris avant son départ pour le VMc.
11 me reste ii parler des communications qui ont été faites au (]on^rès :
Les mémoires remis ou promis au C<m<(rès, le 8 août, s élevaient au nombre de 'a(')~ : I. Plivsin^rnphio (\° Plivsionjraphie de la Terre, \- mémoires; ij" Météorobigic, i > ; 3" Océanographie, 20; V Volcans, 6; 5° Tremblements de Terre, 8; 6" Glaciers, 10; 7" Magnétisme terrestre, 'i ; 8" Hydrologie, 6). — II. Gcn^raphic matlu'inatujue (Géodésie, 8);
— 111. liio^co^raphic (1" notani(]ue, 5; -j." Zoologie. 8); — IV. Anthropoi^éo^rnpliie, () : — \'. Exploration (^x" Afrique. 5; "J." Régions pcdaires, 7; 'S' .\sie, 5; '1° .Vmérique, 11 ; h" Australie, i); — \\. Technique, 7; — VII. llcononii<jiu\ ji;
— \ m. Historique, 12; — I\. Educolion, j.ù.
On voit que la géographie jjhysique a tenu la principale place dans les séances du (longrès; on comprendra aisément qu'il nj'est impossible de donner un aperçu môme sommaire des mémoires; |r me coiiteiitcr:)! donc de eiioisir (|uel(|ut>s communications (]ui me paraissent devoii- iiiteressn plus particuiiéiement nos lecteurs.
I.e mont pelée a été l'objet de trois cominuiiieations. Nous notons dans celle du D' I.. A. P m 1:11 relative iiiix troubles magnéti(|ues pendant l'eniption du volcan de la Martini(|ue : le 8 mai l<)<>'i, :i 11 h. .'x) m. du matin, temps mitven de Grcenwich, un trouble magnétirjue survint simultanément aux (Miatre obs(*rvatoires magnéti(|iies du « (ioast an<l Geudetic Survev » situés \\ (ihelteidiiim (Marylarul). Hnldwin (Kansas), Sitk» (Alaska), et aux Me» IJawai. Prenant la Ion-
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o-itude du mont Pelée comme A h. o'j m. 0 ouest de Greenwich, ou de Saint-Pierre 4 li- oA ni- 7, ce trouble mngnétique commença à 7 h. 54 m. du matin, temps moyen local de Saint-Pierre (ou du mont Pelée). En général, les rapports s'accordent à dire que la grande catastrophe à Saint-Pierre, accompagnant la première éruption du mont Pelée, a eu lieu le 8 mai vers 8 heures du matin et on a trouvé que l'horloo-e de la ville de Saint-Pierre s'est arrêtée à 7 h. ï)2 m. Le 20 mai, de 9 h. 07 à 9 h. 16 du matin, temps moven de Greenwich, ou de 5 h. 02 à 5 h. 1 1, il survint de nouveau un léger trouble magnétique de l'observatoire de Cheltcnhara, commençant d'une manière soudaine et atteignant son effet maximum à 5 h. 07 m. De 1 1 h. 67 m. du soir, 20 mai à oh. 09 m. du matin. 21 mai, temps oriental, ou de oh. 53 m. à I h. o5 m. du matin, 21 mai, temps local de Saint-Pierre, un trouble semblable, mais un peu plus grand a eu lieu. Suivant un télégramme envoyé par le gouverneur de l'Ile, en date de Fort-de-France, mardi, 20 mai, la seconde éruption du mont Pelée a apparemment commencé vers 5 h. i5m. du matin, coïncidant de nouveau de très près avec l'heure du trouble magnétique dont nous venons de parler. D'autres communications ont été faites sur le volcan delà Martinique par MM. Robert T. Hill et le Prof. Angelo Heilprin, qui se trouvait dans notre colonie en même temps que M. Lacroix, du Muséum. Sa conférence était accompagnée de magnifiques projections.
M. le D' Frederik A. Cook a parlé du voyage de la Bel^ica et a fait un tableau comparatif des pùles arctique et antarctique. L'artiste bien connu, M. F. W. Stokes, à qui la Société de Géographie a décerné cette année le prix Alphonse de Montherot, a étudié les effets produits par l'atmosphère en particulier et en général; il a comparé les couleurs spéciales aux régions polaires du nord et du sud, les couleurs des aurores boréales, ainsi que leurs formes au point de vue de l'artiste.
M. Henrvk Arctowski, lors de la session de New-York, a fait un chaleureux appel pour l'exploration scientifique com-
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mune des régions antarctiques. Sa conférence faite dans l'amphithéâtre du Musée d'histoire naturelle était accompagnée de remarquables projections. Il est évident, dit M. Arctowski, qu'un plan commun d'action est nécessaire. La possibilité de mettre i» exécution le desideratum que je demande au Congrès de prendre en considération est donnée par l'existence des îles sub-antarctiques où les stations nécessaires pourraient être établies pour faire communiquer les. stations antarcti(jues proprement dites, avec celles del'.Vmérique du Sud et de l'Australie. La région du cap Ilorn et les terres situées plus au sud me semblent très favorables à rétablissement d'une série de stations, les endroits choisis étant les îles Falkland, l'île des Ktats, l'une des îles de Diego Ramirez et le phare de Los Evangelistas, puis les îles de la Géorgie du Sud, les îles Sandwich, les Orcades et les Shetlands du Sud ; enfin, en dernier lieu, une station sur la côte de la terre de Graham, une autre à la station hivernale de Nordcnskjold, par exemple, et deux stations ll<»ttantes, une dans la région du courant de la Bcl^ica et l'autre dans la mer de W'eddell. De la sorte nous aurions une série de postes d'observation sullisammcnt large et comp(»sés en même temps de points sullisamment rapprochés. Les dépenses d'une telle entreprise pourraient être comptées de la manière suivante : un navire hivernant dans les glaces dans la région du courant d<' la liel^ica, iooodo dollars; un secontl navire dans la mer de Weddell, looooo d<dlars; un troisième, explorant le bord «lu massif et étudiant les variations «b- la r<-parlition de la glace et faisant des r«Therche> océanographiques pendant tout«> l'année, loooo*) dollars. Le premier et le second peuvent installer chacun une station sur les terres antarcti(jues et le troisième, en tleux croisières, li'S quatre stations tics îles Sandw ich, (iéorgie, Falkland et Shetland; comptons six stations ii .Hoooo dollars chacune. l'^t, en dernier lieu, comme pour la région du cap Ilorn, il v a d«>jà une bonn<- station météorologique dans l'île de la Nouv(llc-Ann«e, près «le lib* de» Ktat*, tandi» ({u'un des phares de Los Kvangelistas aurait |>robablrment
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besoin d'un personnel spécial et d'instruments, comptons simplement 20000 dollars pour Diego Ramirez et une station de montagne, par exemple sur le sommet de la montagne appelée Bonnet de la République, près de Llopotaia, dont l'installation et les frais d'entretien ne dépasseraient pas 3ooo() dollars. Comme vous le voyez, l'entière dépense d'une telle entreprise n'excéderait pas 33o 000 dollars. »
Notre savant confrère de Nancy, le Prof. J. Thoulet, a obtenu le plus vif succès en apportant sa carte générale manuscrite des profondeurs océaniques; elle répond au vœu exprimé par le septième Congrès international géographique tenu à Berlin en 1899. Une Commission spécialement nommée à cet effet s'était réunie en avril 1908 à Wiesbaden et avait adopté, après discussion, le projet rédigé par M. Thoulet. S. A. S. le prince de Monaco a généreusement consenti à faire les frais de ce travail exécuté sous la direction de MM. Thoulet et Sauerwein. La carte au i/iooooooo comprend 2A feuilles; le méridien initial est celui de Greenwich, les isobathes sont métriques et la terminologie est celle qui a été fixée par le D' Supan à la suite de la réunion de Wiesbaden et qui est, par conséquent, internationale. L'ouvrage sera très prochainement édité par les soins du Musée océanographique de Monaco. Sir John Murray a paru examiner avec une attention toute particulière le travail de notre compatriote. Dans une autre communication, M. Thoulet a insisté sur l'absolue nécessité de représenter sous forme graphique, au moven de cartes coloriées, les résultats de l'observation directe en océanographie; la généralisation de ces résultats ainsi que leur coordination réciproque, se font alors par les yeux, d'une manière en quelque sorte automatique, immédiate et précise. Les cartes par plans successifs parallèles à la surface sont particulièrement appelées à rendre de précieux services dans le cas de problèmes intéressant la dynamique de la mer. L'orateur a appliqué les principes j)récédents aux données recueillies par S. A. S. le prince de Monaco autour de l'archipel des Açores et élaborées ensuite au laboratoire de Nancv. Il montre à l'audi-
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loire en les expliquant une série de cartes : bathyraélrique et, thermique au contact du fond, thermique a i ooo mètres de pndondeur, de la distribution du calcaire et enfin de l'ammoniaque dans le sol sous-marin.
M. Georires Blodel a lait une intéressante comraunication sur 1 E'ssor économique de l'Amérique jugé du \'ieux Continent. Kn voici le sommaire : « I/un des faits, dit-il, (jui, dans le dernier <|uart du \i\' siècle a le plus vivement ému l'Europe, c'est le développement éconoMiitjin- des Etats- Unis. Le spectacle de l'activité et du succès de r.Vméri(|ue a provoqué un grand nombre de publications et des appréciations souvent contradictoires. On peut ramener à trois les principaux courants d'idées qui se sont manifestés: i" Un sentiment d'admiration, admirati(»n jiour I énergie, hi persévérance, lu vtdonté des industriels et des commerçants des Etats-Unis; admiration aussi |mnr la smipli-sse avec laquelle ils s'adranchissenl des habitudes routinières qui embarrassent les Eur<»pécns, pour l'intelligence avec laquelle ils s'adaptent — spécialement en ce qui concerne les movens de transport — aux nécessités de la vie moderne, a" Un sentiment de crainte en considérant les avantages que donnent aux l'ilals-Unis par rajiport ii l'Europe sa situation géograr)hi(iuf' entre Irs deux océans entr»' lescjufls se partage de plus rn plus 1 activité écononiitjue de la terre ; les conditions favorables de son sol et de son climat ; les richesses prodigieuses de son sous-sol; l'elfort incessant pour développer le commerce d'exportation, .i" Un sentiment de dénigrement et un désir de critiquer certains c<Ntés de la ci\ilisation américaine, de blâmer 1 à|»relé dans la lutte et certaines rudesses de pr<»cédés ; la préoccupation tnqi accentuée du progrès matériel; l'immoralit** de cerlainrs ententes industrit-lles (|ui ont procuré a (pn-lqnes privib-giés et surtout il des metteurs m «riivre, «les bénéfices ronsi(b>rab!es, hors de proportion avec la supériorité «Ir leur intelligence, «le leur travail ou de b-ur mérite; les dillicultis que le dé« velopp«'menl économi«|ue actuel ne peut man«juer de susciter entre les emplovenrs >•[ les fmj»bt\cH. Mais m drfinitive le
sentiment qui domine aujourd'hui dans le Vieux Continent, vis-à-vis des États-Unis c'est un sentiment de respect, de sympathie pour des hommes qui donnent de magnifiques exemples d'action, de résolution, d'énergie vraiment virile. Nous reconnaissons loyalement que nous avons tout profit à étudier l'organisation grâce à laquelle les Américains savent si bien tirer parti de leurs ressources et se montrent comme les prototypes d'une humanité d'un plus grand modèle, et d'un monde nouveau. »
Un certain nombre de vœux ont été adoptés pendant la session de New-York dont l'un, de Sir John Murray, relatif à la continuité de l'exploration des régions polaires, offre un intérêt particulier.
En envoyant un cordial souvenir à nos collègues des Etats- Unis, nous leur disons au revoir en 1908, au Congrès de Genève.
HAPPOHT
SLR L'ENSEIGNEMENT SECONDAIRE