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II. — ÉTATS-UNIS

Les premières écoles coloniales d enseignement secondaire furent installées sur le modèle des « écoles de grammaire » grammar schools d'Angleterre. Dès 16^47, P^^ "" acte de l'État de Massachusetts, un professeur de grammaire était nommé dans toutes les villes de cent familles ; avant la fin du xvii" siècle, le Connecticut, le New-Hampshire et le Maryland avaient également établi un ensemble de ^raminar schools. Des subventions coloniales furent accordées à quelques-unes de ces écoles. Il y eut des exemples d'écoles d'enseignement secondaire dans d'autres colonies, mais aucun système n'y fut établi en vertu dune loi ; ces écoles de pionniers furent à l'origine destinées à préparer les garçons à entrer au collège, généralement en vue d'embrasser plus lard l'état ecclésiastique ; par suite le cours des études était presque exclusivement classique, môme pour les élèves qui n'avaient pas l'intention de pousser jusqu'au collège.

Voici un cours type de cette période avant la déclaration de l'Indépendance :

Les élèves entraient à rEcoleàsept ans ayant déjà appris à lire l'anglais :

Première année : \ ., ,

Cheevers Accidence « A small

-. , . r- 1 • ' /^ 11 années, les élèves

Nomenclature » Lordenus s Loilo-

\ passaientune heure,

quies. I , . • ,• ,

r» ., , I de 1 1 a midi, tous les

Deuxième année : |

^ ., ,,T- T- X w 1' l jours dans une école

Fables d Esope, Eutrope, \varas\> ,,, . , ,

Grammaire de Lilly.

Troisième année :

Continuation d'Eutrope et de la

gramma,ire, Clarke's Introduction to

writing Latin. j

d'écriture dans laquelle l'arithmétique était étudiée jusqu'il la règle de trois.

L'ENSEIGNEMENT SECONDAIRE A L'EXPOSITION DE SAINT-LOUIS *0I Quatrième année :

Continuation du cours de 3* année. Commentaires de César. Latin.

Cin<inicnic année :

Discours de Cicéron. Latin.

Sixième année :

Premier livre de \ Enéide ; traduction de Trappe et de Dryden. Latin. Giainmaire grecque de Ward. Testament vn grec, avec commentaire latin de Théodore de Bèze.

Septième année :

Horace. Vers latins avec le (jradtis ad Parnassum . Ciiuj ou six livres de V Iliade avec la traduction de Clarke.

Les Métamorphoses d'Ovide, les Géor-^iqucs de Virgile, et un peu de Xénophtm étaient lus dans quelques classes.

Pendant le XMii' sièclr, les autorités s'occupèrent d'élargir le cadre du travail des écoles de grammaire, ce qui amena éventuellement la création d'écoles d'enseignement secondaire d'un type quelque peu dilTérent. L'inilucnce sur la composition du curriculum d ('-tudes d Une lillérature anglaise au^nnentant d une laron constante, les progrés df la science, le « commercialisme » et 1' « industrialisme » de répo(|uc toujours croissant, le sentiment de la vie pratique se développant sans cesse, commencèrent il donner l'extension à l'instruction dans son aspect « moderne », complètement ellecluée dans les dernières années. C'est alors que se lit sentir la nécessité d'(''c«des qui permeltraient de poursuivre leurs études au delii des class«>9 élémentaires à ceux (jui ne se destineraient pas aux collèges ; ces écoles du tvpe m aeadi'-nilque » dat<Mit du wiii' siècle et, créées en grand nombre pendant les premières années de lu déclaration de rirnlepriidance, de\ inreiit le modèle (|ui prévalut.

Le» Académies étaient vu g«Miéral des écoles privi-es for mëcs en sociétés, n a|q)artenant |>our la plupart ii aucune

secte, soit pour garçons ou filles seulement, soit mixtes, souvent des pensionnats dont les frais étaient couverts principalement par les honoraires payés par les élèves, mais obtenant parfois une subvention et la surveillance de l'État; un grand nombre d'entre elles possédaient un collège préparatoire ainsi qu'un cours moderne. La première Académie incorporée régulièrement paraît avoir été celle créée à Philadelphie en lyoS, grâce aux efforts de Benjamin Franklin. Comme autres exemples remarquables, citons les deux .Vcadémies Phillips, l'une à Andover, Mass., l'autre àExeter.New-Hampshire, fondées dans les dernières années de la guerre de la Révolution.

Les cours de ces Académies, bien que variant dans les différentes écoles, comprenaient à côté des études préparatoires au Collège plusieurs sujets d'étude non demandés pour y être admis, particulièrement dans les classes d'anglais, d'histoire moderne et de langues, de sciences naturelles, de commerce, etc. Pour donner satisfaction aux besoins des étudiants désireux de poursuivre ces études plus loin, certains de ces jeunes gens étaient de temps en temps admis dans les collèges à suivre les cours dans une forme plus avancée; ils étaient aussi aidés dans leurs frais d'entrée, ce qui démontre la réaction opérée par les écoles secondaires sur les collèges, faisant ainsi contraste avec les relations du début, quand les vieilles écoles de grammaire recevaient leur impulsion des collèges.

Dans le développement subséquent du mouvement pour populariser l'instruction, un nouveau type d'école secondaire a été créé, plus à la portée du peuple : ce sont les hautes écoles publiques. Celles-ci constituèrent en fait un degré plus élevé de l'enseignement public élémentaire, dont elles étaient la continuation. Ces écoles furent entretenues aux frais du public et sous son contrôle et elles eurent, au moins dans les centres les plus populeux des cours, d'un caractère aussi général que ceux des Académies, mais gratuits et ayant lieu en général ii proximité de la masse des élèves.

Par suite de ces avantages, dans certains cas, ces écoles supplantèrent les Académies ou les englobèrent, mais elles remplissaient un but tout nouveau, recrutant leurs élèves dans une classe toute difTérente et laissant les Académies et les autres écoles privées secondaires à leur clientèle. La création de ces écoles marque la troisième et la dernière pbase dans le développement de l'Hcole secondaire ; elles se sont développées dans toutes les parties de l'Union, y compris le Sud depuis la guerre.au j)oiiit de devenir le type dominant des écoles sectmdaires, mais loin de chasser les écoles privées, celles-ci, dans les dernières années, n'ont fait que de suivre l'augmentation de la population.

Le Massachusetts tient la t<^te, en mettant ii la portée de tous les enfants tle l'Ktat une instruction de haute Kcole par des actes Taisant payer aux villes qui n'ont pas de ces établissements les Irais d'enseignement (189 1) et de transport (iS()'j) des élèves dûment préparés (}ui dc'sireraient suivre les cours des hautes l"^coles des villes voisines. Des mesures semblables ont été adoptées depuis jiar d'autres Ktats.

Dans les dernières années, les relations entre les Lcoles secondaires et les Collèges sont devenues un sujet abondant de discussiims et d'expériences ; grâce a la variété des cours d<'s dillérentcs écoles secondaires et des matières requises pour entrer dans les collèges, les institutions des deux degrés ne sont |)as <'ntrées en coidlil; on a (Tailleurs essayé d'organiser des eours d enseignrineiit secondaire sur un plan unilorme.

(lomme nous l'avjnis dit plu> haut. I.t haute Kcolc publi(]ue est devenue le type dominant de l'i-icolc américaine de ri^nseignement seroudairc. La plus grande liberté est accordée pour la créatioti et la diret ti(»n de» école», <jucllc <jue soit la lorme dr leur contrôle, privée, association», cl ecclésiasticjue. In gran<l iKunbre d'ec«des n«* sont pa» »ou» le contrtSle public et ii litre de reuscignenH-nt. non» ilounons ce tableau d'école» privées.

MÉLANCES AMI^:R1CAINS

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