‹ Mélanges asiatiques;Chapitre 1 sur 31 · AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT

Les morceaux contenus dans ce second volume, sont pour la plupart consacrés à un sujet spécial : les considérations qui y sont rassemblées ont presque toutes un rapport plus ou moins direct avec la paléographie , la grammaire et la littérature des Chinois. Elles forment en quelque sorte le complément des leçons que l'auteur donne depuis dix ans au Collège Royal , et des ouvrages classiques qu'il a destinés à l'usage de ses auditeurs. Chargé le premier d'un enseignement qui n'avait jamais été pratiqué en Europe, il a dû s'occuper sans relâche du soin de dissiper les erreurs et de lever les difficultés dont avait été entourée jusqu'à lui l'étude que son devoir était de propager. Presque tout était à réformer dans cette matière , depuis les notions les plus vul-

ij AVERTISSEMENT.

gaires qu'on s'était faites de l'écriture et du langage, jusqu'aux opinions qui avaient cours au sujet de l'esprit philosophique et du génie littéraire de la nation chinoise. Les discussions, sur tous ces points divers, auraient été déplacées dans des livres élémentaires où l'on doit surtout abréger et marcher au but par le chemin le plus court. Elles avaient donc été déposées en différens recueils, ou publiées séparément, selon la circonstance qui les avait fait naître , le plus souvent a l'occasion des ouvrages qui voyaientle jour sur des sujets analogues ; car il n'en est aucun de quelque importance, parmi ceux qui ont paru depuis quinze années en France , en Angleterre ou même dans l'Inde , qui ne soit devenu , de la part de l'auteur, l'objet d'un examen attentif, et de quelques observations critiques. On en trouvera la réunion complète dans ce volume : on n'en a écarté que les répétitions, ou si l'on en a laissé à dessein quelquesunes , c'est que les passages qui les renferment ont pour objet de déraciner certaines erreurs tenaces , qui ont résisté aux premiers efforts, et qui, dans quelques esprits, passent encore pour des vérités. Le nombre en diminue tous les jours , depuis qu'au

lieu d'être abandonnée aux rêveries des imitateurs

AVERTISSEMENT. iij

de Kircher et de Masson, l'étude du chinois a été dirigée d'après des vues saines , assujétie à une méthode rigoureuse, et soumise à ces procédés fixes, à cette marche régulière , qui lui ont fait prendre tout-h-coup un rang si éminent parmi les branches les plus intéressantes de la littérature orientale.

Page 1