A M. AMBROISE-FIRMIN DIDOT. III
cent fois plus implacables que les Turcs de Mahomet II.
Hélas! ces misérables Êrostrates du socialisme et de la démence n'ont pas réussi tout à fait dans Vaccomplissement de leur œuvre infernale^ mais ils peuvent se glorifier d'avoir presque anéanti, en quelques jours :
Neuf ou dix grands dépôts d'archives publiques : les archives de VÈtat civil de Paris, les archives des Hôpitaux^ les archives de la Cour des comptes, les archives de la Cour de cassation, les archives de la Préfecture de police^ les archives du Conseil d^Ètat, les archives du Palais de justice ^ les archives de V Hôtel de ville, les archives du cabinet de l'Empereur, etc.;
Neuf ou dix grandes bibliothèques : la bibliothèque de la ville de Paris, la bibliothèque du Louvre, la bibliothèque Motteley, la bibliothèque de la Cour d-e cassation, la bibliothèque du Conseil d'État^ la bibliothèque du Ministère des finances, la bibliothèque de la Préfecture de police, la bibliothèque des Avocats, la bibliothèque des Tuileries, etc.;
Deux ou trois collections de tableaux : celle du musée de la ville de Paris; celle de M. Galteaux, de l'Institut, qui avait légué son incomparable collection au musée du Louvre, etc.;
Et, déplus, diverses collections d'art, de livres, de manuscrits, de médailles, d'estampes, appartenant à des particuliers.
Quelle eut été lindignation , quel eût été le désespoir d'Aide r Ancien, s'il avait vu un pareil désastre, un pareil triomphe de la scélératesse, de Vignorance et de la bêtise de nos sinistres contemporains !
Eh bien! nous devons à Venvi travailler à réparer les pertes que la Finance savante a subies dans ces jours néfastes; nous devons tous, d'intelligence, nous