‹ Mélanges bibliographiquesChapitre 30 sur 45 · Dieu le Père, Nostre Seigneur, la Vierge et · texte numérisé non relu

Dieu le Père, Nostre Seigneur, la Vierge et

sainct Jean, avec quantité d'anges et prophètes représentant le triumphe de l'Évangile, et au bas grand nombre de figures entières, à la plume, lavé et rehaussé sur du papier roussâtre, de 3 pieds 1/2 de long sur 20 pouces 1/2 de hault.

133. Un Baptesme, où il y a plusieurs personnes qui lèvent les bras au ciel, en grande quantité, et figures entières et animaux, à la pierre noire, lavé et rehaussé sur du papier bleu, de 23 pouces de long sur 18 pouces de hault.

134. Un Pape à qui on amène plusieurs captifs, où il y a grand nombre de figures entières, à la plume, lavé et rehaussé sur du papier roux, de 3 pieds 1/2 pouce de long sur 15 pouces 1/2 de hault.

Et maintenant, il faudrait rechercher quels sont ceux des dessins de Raphaël, décrits dans le précédent inventaire, qui ont figuré depuis dans le cabinet de Crozat et qui se sont retrouvés, en dernier lieu, dans la collection du roi de Hollande. Mariette, dans la Description du cabinet de M. Crozat, publiée en 1741 , n'hésite pas à reconnaître que Jabach avait gardé jusqu'à sa mort une partie des dessins qui composaient sa collection :

« M. Jabach, dont le nom subsistera pendant longtemps avec honneur dans la curiosité, dit-il, en vendant au roi ses tableaux et ses dessins , s'était réservé une partie de dessins, et ce n'étaient pas cer-

tainemenl les moins beaux', M. Crozat les acquit de ses héritiers. »

Mais Mariette, qui n'avait pas sous les yeux le contrat de la vente faite à Louis XIV, paraît ignorer que Jabach eiit commis une fraude en se réservant les plus beaux dessins et sans doute ceux de Raphaël. Nous pensons que, lors de la vente du cabinet de Crozat aux enchères publiques , le Cabinet des Tableaux du roi était en droit de revendiquer judiciairement les dessins qui lui appartenaient, quoiqu'ils ne lui eussent jamais été livrés. Au reste, même en Tabsence de ces dessins, les anciens inventaires fournis par Jabach et approuvés par M. Du Metz et Lebrun étaient toujours reproduits, comme certifiés conformes, par le garde des Tableaux du roi. Ainsi, les frères De Bure possédaient dans leur librairie une très-belle copie de ces inventaires, signée Houasse et datée du 5 novembre 1696, en cinq volumes in-folio, reliés aux armes de France (1).

(1) Voy. le Catal. des livres faisant partie du fonds de librairie de J. J. et M. J. De Bure frères, septième et dernière partie, avril 1840, page 30.

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