Acte notarié, du ii octobre
— Amelot (Michel), ambassadeur de Louis XIV auprès du roi d'Espagne Philippe V.
Passe-port, àa\k de Madrid, le 2g avril 1707. {Cachet.)
— Lorraine (Élisabeth de), légitimée d‘Elbeuf.
Quittance d’arrérages de rente, du 17 juillet 1709.
903 PERSONNAGES DU XVIF SIÈCLE. (Une lettre auto-
graphe signée, et 5 pièces signées.)
— GESVRES(Léon Potier, duc de).
Quittance du 6 octobre i6g3, de la somme de i,5oo liv. pour un quartier de son droit de logement comme gouverneur de Paris.
— Fronsac (Armand-Jean Duplessis, duc de Richelieu et de Fronsac). Portrait.
Provision de procureur fiscal, dti oomte de Cosnac (i3 septembre 1671).
— Brunswick- Lunerourg (Bénédicte, Palatine de Bavière, princesse de).
Procuration du 2 mars 1624, à l’effet de recueillir la succession de Marie de Lorraine, duchesse de Guisè, dont elle est I héritière.
(fl) C'est cc diu' <lc Nevers, Oel esprit, qu’on croit que Molière eut en vue dans le personnage d’0> route du Muantluope,
(^) Ce doit être le Nassau dont le duc de Saint-Simon parle dans ses Mémoires»
— ViLLEROY (Nicolas de Neuville^ duc de), né 1597, mort
1 page in-foL, de Pignerol, le 22 mai iG. . Il rend compte de travaux de fortifications qu’il a fait faire. Ensemble un fragment de lettre, signé du maréchal son fils,
— Montbason (François- Armand de Rohan, prince de).
Congé donné à un soldat blessé à la bataille de Ramillies (20 novembre 1706). (Cachet.)
— Nassau (Charlotte de), princesse d’Orange, duchesse de Thouars et princesse de Talmond.
Quittance de droits de lods et ventes, donnée sur un contrat d’acquisition, du . . . 1601.
904 PERSONNAGES DU XVIII® SIÈCLE. (6 lettres autographes signées et 2 pièces signées.)
— Bourbon (Louis-Charles de), comte d’Eu, duc d’Aumale, prince d’Anet.
Provision de l'office de procureur au bailliage royal de Gisors, donnée au château de Sceaux, le 28 mars 1772. (Scel oien conservé.)
— Ligne (Charles- Joseph, prince de), né 1735, mort -1814. Portrait.
Demi-page in-i, du ... à M. Laya .• « ... Le plaisir que j’ai à « vous voir est garant de celui que j’aurai à vous lire; ne m’accusez « pas de prévention, mais prenez-vous en à votre réputation. . . »
— Monaco (Honoré-Gabriel Grimaldi Matignon, duc de Valentinois, prince de), né 1773, mort 1841.
2 pages in-i, s. d., au chancelier de France. Belle lettre, pour l’entretenir de ce qu’il a fait dans l’intérêt de la population de sa principauté.
— Albert et Marie, gouverneurs des Pays-Bas.
Quittance datée de Bruxelles, le 29 février 1784, pour leurs subsides dudit mois, montant à 44,760 florins 3 sols 6 deniers, (Cachet.)
— Ligne DE Moy (Hyacinthe, prince de).
Certificat, s. d., des services d’un gendarme de la brigade écossaise, dont il est capitaine lieutenant. (Cachet.)
— - Avaray (Claude-Antoine de Béziade, ducd’), né 1740, mort 1829.
Demi-page in-joL, 28 juillet 1769, pour réclamer la somme de 2,462 liv. i5 s. 10 d., qui lui reste due au régiment de Mestre de camp général de la cavalerie.
— Guiche (de Graromont, duc de), mort 1836.
I page in-li, i8 septembre i83o. 11 demande une audience particulière au sujet des offres de service qui lui ont été faites, sa position étant fort délicate,
— Damas (Joseph-François-Louis-Charles-César, duc de),
né 1758, mort 1829.
Demi-page in- du 1 8 décembre I817. Il informe le général
que Monseigneur le duc d’ Angoulême désire causer avec lui.
905 PHILIDOR ( François-André Danican, dit), musicien
compositeur, auteur de V Analyse du jeu des échecs, né 1726, mort 1795. {Lettre autographe signée.)
1 page in-t^, sans date, adressée à M. Framery. Il donne, dans un angage technique, des explications sur une composition musicale; « ... J’ai eu soin de linir ce passage par.... qui remet l’oreille de ses souffrances.... » {Portrait.)
906 PIE VI (Jean-Ange Braschi , pape sous le nom de), né
1717, mort à Valence, en France, en 1799. {Unepiéce sur parchemin.)
Bref, en latin, donné à Rome, le 29 mars 1776, pour relever de ses vœux un moine bénédictin de la congrégation de Clunj, au diocèse de Lyon. {Portrait et une vue de Home.)
907 PIE VII (Grégoire-Barnabé-Louis Cliiaramonti , pape
sous Je nom de ) , né 1742, mort 1823. {2 pièces signées.)
La première, en latin, datée du 4 juin 1804, est un bref adressé à son très-cher fils en Jésus-Christ Napoléon, empereur des Français, pour le féliciter de son élévation au trône impérial, dans laquelle il voit la l écompense de l’acte du concordat, et il a l’espoir que celte nouvelle dignité l'engagera à protéger de plus eu plus la religion catholique.
La deuxième, en italien, datée du 29 avril i8i4, est adressée à son très-cher fils en Jésus-Christ {le roi Louis XPlll) pour lui ma* nifester son inexprimable contentement de ce que, par la grâce du Roi des rois, l’héritier légitimé de la couronne de France est remonté sur le trône de ses ancêtres, et rinforiner que sa première pensée a été d’envoyer sans retard auprès de Sa Royale IMajesté, eu qualité de nonce extraordinaire, Mgr Annihal délia Ginga, archevêque de Tyr, pour le féliciter en son nom.
Joint le Mémoire, en date du 3o ventôse i8o5, des frais de décoration de l’église Saint-Roch de Paris, pour la visite de Sa Sainteté Pie VU.
Plus le fac-similé d’une lettre de Pic VU, du ... . 1809. {Portrait et gravure épisodique.)
Pancarte du droit de péage du comté de l’Esmon (dans la province de Champagne), portant la date du 4 mars 1672.
Cette pièce, in-folio, sur parchemin, porte, entre autres articles, le suivant :
« Un juif, pa.ssant dans ledit comté, se doit mettre à genoux de- <c vanl la porte dudit sieur comte de l’Esmon, ou son fermier, et en ■€ recevoir un soufflet. »
En tête de cette pancarte, est une vignette représentant un aigle au vol abaissé, surmonté de la couronne comtale, avec celte légende : >< Tout bien avienne. »
Lettre signée de M. Lenoir, lieutenant général de police, adressée.
sous la date du ii juin 1781, à Monsieur de Fleury, au sujet de IVgUse el du monastère des capucins de ta Chaussée d' Jntin.
Il lui demande une somme de 5o,ooo livres, à l’effet de faire continuer les travaux pour l’élévalion des bâlimetis, qui seront tous entièrement couverts, si on accorde un peu d’aide et d’appui à l'entrepreneur. Il emploiera par avance, et avec le consentement de ['évêcjue d’Autun, tous les deniers de la caisse dépetidanl de son administration et provenant des fonds veisés par la loterie royale, potir l’entière construction de l’église el du monastère. » .... Je désire fort qu’on « puisse dire la messe dans cette nouvelle église, avant l’époque où l’on « ouvrira dans le même quartier la Comédie italienne... »
Joint une note historique sur l’église et le couvent des capucins de la Chaussée d’Antin.
I» Certificat constatant que Henri Morin, ci-devant ministre (protestant), continue de vivre comme un bon converti. Ledit certificat, délivré par François (de Nesmond), évêque de Bayeu.x, sous la date du 4 septembre 1Ô90 et le cachet de ses armes.
2“ Attestation, en date du 17 août 1780, donnée sous la garantie de quatre gentil^iommes du Vivarais, le comte et le chevalier de la Tourelle, Farcorinet, commissaire des guerres et Chateauneuf-Dumolard, chevalier de Saint-Louis, que le sieur Claude-Joseph Gaillard de Saint-Laurent est noble d’ extraction de père et mère. Ladite attestation, revêtue de la signature autographe de M. de Montchenu, maréchal de camp, commandant en Vivarais, ainsi que de celles, également autographes, des quatre gentilshommes dénommés.
3° Lettres d’admission comme licencié de l’ünivei sité de Bourges, de René-Louis Doiirdaloüe (neveu du célèbre prédicateur), délivrées sous la date du 4 août 1701, par les conseillers en ladite Université, François Tuilier, Claude Guyon, et Charles Goullu, qui y out apposé leurs signatures.
1° Lettres de réception de chevalier des ordres royaux et militaires de Notre-Dame du Mont-Carmel et de Saint-Lazarre, de Jérusalem, Nazareth et Bethléem, par Charles-Achille, marquis de Nérestang, chef général et grand maître desdits ordres, à Philippe de Colins, sieur de Lucante, le 12 décembre i66g, i page in-fol., sur parchemin, revêtue de la signature autographe du marquis de Nérestang (a).
2" Copie du temps, d’une lettre de 7 pages in-ty, de Lagrange- Chancel, écrite de Nice en 1719, dans laquelle il rend compte de ses infortunes à un de ses amis. A la suite de cette pièce intéressante est la copie, de la même main, d’une épitre en vers adressée au cardinal Albéroni. (Portrait.)
3“ Lettre de i page et demie in-fol., sans date, revêtue de la signature autogr. de Mgr de Boullainvilliers, intendant d'Auvergne, au sujet d’une réclamation du corps de ville de Clermont, contre les prêtres de rOratoiie, qui ont donné à leur collège de Riom le titre de collège d’Auvergne, dans le programme de la représentation d’une tragédie (Moaz) et d’une comédie {Nigaudin à Paris), qui doit avoir lieu dans la salle dudit collège, à deux heures après midi, le 18 août 1761. (Un exemplaire de cq programme est jo'ml à la lettre.)
(a) En 1673, M. de Nérestan se démit de ses fonctions de grand maître , qui furent données par Louis XJF au marquis de Lonvois» avec le titre de grand vicaire. Après sa mon, le roi donna à Dangeau, le décembre 1693, la grande maîtrise des deux ordres, comme l’avait eue M. de Nérestan.
t° Etat de la dépense de la maison de Mmela comtesse dl Artois pour le quartier dejiiület 1776, montant àla somme de tiv.&s.&d,,
arrêté par le comte de Montbel, son premier maître d’hôtel. (A cause de son volume, cette pièce se trouve isolément placée après le premier dossier.)
2“ Etat de dépense faite pour le service des ducs d' Angoulême et de Berri pendant le quartier de juillet 1790. (Portrait.)
3° Expédition notariée d’une obligation de 10,000 liv. envers le sieur Deumier, entrepreneur de serrurerie, contractée par les sieurs de Bon- ^ niires et Philippon La Sladelaine, au nom et comme fondés de pou-
voirs de M. Charles-Philippe, prince français (le comte d’Artois), ladite obligation en date du 18 janvier 1792.
4“ Copie d’une dépêche télégraphitjiie de Bayonne, relative à la marche de l’armée française entrée en Espagne, sous les ordres du duc d’Angoulême. Cette pièce porte la signature autographe de P.-F. Cliappe, directeur du télégraphe. (Ensemble, une pièce signée de Claude Chappe, inventeur de la télégraphie, et le portrait de l’abbé Chappe, oncle de tous deux.)
5° Lettre signée deÆT. préfet des Basses- Alpes, qui dénonce
au ministre de l’intérieur le colportage de 2 portraits de l'Enfant Jésus, comme offrant les traits du fils de Buonaparte. En marge se trouve cette note du ministre : « Le préfet se trompe évidemment, « il n’y a rien qui rappelle le fils de Buonaparte, car le fils de Buona- « parte a maintenant 12 ans, et c’est le monographe de Marie et non « 2 N. » (Curieuse pièce, datée du 4 janvier 1824, et entièrement de la main de M. Ferrand.)
6° Ordre relatif à la marche de l’ex-roi Charles X sur Cherbourg, et portant la signature autographe du général baron de Bigarré. (Portraits.)
1“ Lettre signée du prince de Cray (Gustave-Maximilien-Juste, grandaumônier, archevêque de Rouen, pair, né 1778, mort 18. . (portrait), datée du 28 août 1824, et adressée au baron de La Ferté, intendant des fêtes et spectacles, au sujet de la translation à Saint-Denis, ordonnée par Sa Majesté, des restes illustres ci -après, savoir ;
L’ongle du pouce de la main droite de Louis XIV ; (Portrait.)
L’ongle du pouce du pied droit de Henri IV ; (Portrait.)
Une petite touffe de cheveux de Marie de Médicis. (Portrait.)
2° Note signée parle même grand-aumônier, indicative des inscriptions à placer sur les boîtes qui doivent renfermer ces illustres restes.
3° Facture autographe, signée de Cahier, orfèvre du roi , datée du 9 octobre 1824, et donnant le détail des dimensions, poids et gravures de lettres des 3 boites en vermeil destinées à ces objets.
4® Note autographe signée du baron de La Ferté, intendant des fêtes et spectacles, donnant le détail des inscriptions à graver sur les plaques de vermeil, qui doivent être placées sur les cercueils et les boites en plomb destinés à renfermer, séparément, le corps, le cœur et les entrailles du roi Louis XVIII. Ladite note, datée du 16 septembre 1824, jour de la mort de ce prince. (Portrait.)
5° Facture autographe signée de Cahier, orfèvre du roi, datée du 9 octobre 1824, donnant le détail des dimensions, poids et gravure de lettres desdites plaques et des sceaux et boîtes en vermeil, pour les entrailles et le cœur. (Ensemble, 5 notes, dont 2 signées, relatives à la fourniture de ces objets.)
I® aa lettres de Vannée 1746, dont 10 autographes signées et la signées, par L.-C. de Bourbon, Maurepas, de Rostaing, de Moiiy, de Castdla , de Borstell , Brézé , de la Roche-Aymon , d'Héricourt, etc., etc..; toutes relatives aux opérations de la campagne de cette année, pendant laquelle commandaient les maréchaux de Saxe et de Maillebuis. Une de ces lettres, signée de la Roche-Aymon, fournit des détails particuliers sur la bataille de Raucoux, gagnée par le maréchal de Saxe; et une autre, de l’ahbé de Saint-Ghislain, au sujet d’une contribution de guerre frappée, sous prétexte de rachat des cloches, tant de l’abbaye que de la paroisse de cette ville, au profit du grand maître de l’artillerie, etc., etc.
2“ I lettre de Vannée 1766, signée du comte de Gravide, touchant l’artillerie envoyée à Mahun.
3“ 5 lettres de Vannée 17^7, signées du maréchal d’Estrées, de MM. de Montesquieu, chevalier de Fontenoy, etc., etc.; la lettre du maréchal est une belle pièce militaire.
(Portrait de Maillebois.)
I® Lettres du 24 mai 1755, conférant l’ordre de prêtrise à Alexandre-Jérôme Bourgarel, de Paris. Lesdiles lettres émanées de l’archevêque Christophe de Beaumont.
2® Certificat constatant l’admission d’un soldat de milice dans les troupes provinciales, délivré à la subdélégation de Versailles, le 26 février 1780.
3® Plan détaillé du rez-de-chaussée de la maison du Jeu de paume de Versailles, autographe de V architecte Ledvux, avec la gravure du serment qui y fut prononcé le 20 juin 1789.
4" Ecritures cursives de l’Inde (trois pièces avec leur traduction en français).
5° Lettre, des frères de la loge maçonnique du maréchal de Saxe, datée de l’Orient, du régiment de Septimanie, le ii' jour du 2® mois de l’an de la vraie lumière 5788, et adressée à un frère du Grand- Orient par les frères de la loge du Sire de Joinville ('vignette allégorique et 8 signatures autographes). Ensemble, une autre pièce maçonnique sur parchemin, aussi avec 'vignette.
6® Carte d'entrée à Notre-Dame, pour le Te Deum, à l’occasion de la paix avec l’Autriche et de l’anniversaire du couronnement de Napoléon. — Billet d’invitation aux fêles données à l’Hôtel-de-Ville, à Leurs Majestés Impériales et Royales, le 4 décembre 1809. — Carte d’entrée dans la galerie du Musée, pour la cérémonie du mariage de V Empereur Napoléon avec S. A. I. l’Archiduchesse Marie-Louise. Ensemble; Carte d’entrée au Champ- de- Mar s, pour la fête du 14 juillet et de la Concorde, portant la signature griffée de Lucien Bonaparte, ministre de l’iutérieur; plus un billet de confiance de 5 sols, de la commune de Besançon.
7® Livret de troupes russes, trouvé sur la route de Pantin, le 12 avril 1814, jour de l’entrée du comte d’Artois à Paris.
8° Lettre du 9 octobre i8i5, adressée par le comte Vincent Destours, aide de camp de S. A. R. Monseigneur l’archiduc Ferdinand, commandant à Dijon, pour excuser envers la garde nationale de cette ville quelques mauvais procédés de plusieurs individus de l’armée autrichienne d’occupation.
9® Spécimen d’écriture du XVI^ siècle.
10° Procuration, passée à Vienne en Autriche. (Curieuse pour les légalisations dont elle est surchargée.)
1 1® Certificats de garantie de principe de royalisme, délivrés par divers geniilhommes émigrés et autres, en faveur d’un sieur Maillot, qui a fait partie notamment du corps des gardes royaux cavalerie de la ville de Caen, formé pour marcher contre Bonaparte, au moment de son invasion, et lettre d’avis de nomination dudit sieur Maillot à un emploi d’adjudant. Au nombj'e des signatures autographes qui sont apposées sur ces 4 pièces, sont celles du maréchal duc de Feltre, du duc d'Aumont, du comte de Guernoj, du marquis de Rouge, du duc de Crussol, du marquis de Mortemart, etc.
120 Deux lettres, concernant la garde nationale de Paris ; dans l’une, M. Lauriston, colonel de la 10' légion, dénonce plusieurs officiers de sa légion, et dans l’autre M. Fiat, colonel de la 4® légion de la banlieue, informe le commandant en chef que 2 gardes nationaux ont été tués et 3 blessés. (Ces lettres sont datées des i3 décembre 1849 et 17 mai 1848.)
916 PILASTRE DE ROZIER (Jean-François), chimiste et na-
turaliste, né 1756, tué le 15 juin 1785, dans une ascension aérostatique. {Lettre autographe signée L. A. S.)
2 pages et demie in-!^, du 5 Janvier 1781, adressées à M. Mncquer, de l’Académie des sciences. Il le prie d’ctre sou guide pour le plan qu’il devrait suivre dans l’analyse qu’il se propose de faire de toutes les substances employées dans la fabrique et dans la teinture, terminées par l’exposé du mécanisme de cet art : « . . .“Vos travaux, mon- « sieur, vous ont bien justement acquis cette confiance et cette bril- « lante réputation, que votre modestie portera dans les siècles les plus « reculés. .. » (2 portraits beaux et rares, 2 gravures épisodiques, dont I rarissime; plus le portrait du marquis Darlaude.)
917 PILON (Germain), sculpteur du roi, contrôleur général
des monnaies de France, né vers 1515, mort 1590. [Pièce signée,)
Quittance d’arrérage, d’une rente constituée sur MM. les prévost des marchands et échevins de la ville de Paris ; ladite quittance sur parchemin, datée du 8 avril i583. (Portrait.)
918 PIRON (Alexis), auteur dramatique, etc., né 1689, mort
1773. (Une lettre autographe.)
4 pages in-k. Belle pièce adressée, sous la date du 25 mars 1748, à M. Piron, apothicaire à Dijon ; « J’ai reçu le dictionnaire, le calepin, « et le petit tableau de la Vierge. . . Vous ne sauriez croire avec quel « plaisir puéril j’ai revu le vieux compagnon de mes premiers tra- « vaux. .. n’ayez pas peur que Fernand ait vu ni fréquenté le van- >1 rien que vous m’indiquiez... il boit, mange, dort, sans s’inquiéter « de chose au monde; il ne lui manque qu’un capuebon et des mau lines à chanter, pour être un vrai moine. . . Je suis parfaitement « tranquille sur ce que vous aurez fait concernant nos malheureuses « affaires de famille. . . j’ai conçu que ces fameux papiers étaient. . . c< c’est à-dire des torche-lucs . . . d (Portrait.)
919 POERSON (Charles-François), directeur de l’École fran-
çaise à Rome, etc., etc. [Lettre autographe signée.)
tapages in-i, de Rome, le i5 octobre 1709. Belle lettre, remplie de détails historiques, notamment sur les affaires de la succession
d’Espagne : , . . « On est fort occupé de la reconnaissance de l’archi- « duc comme roi des Espagnes. . . l’on a vendu dans les rues de « Rome son portrait gravé, avec le titre de Roy catoliqiie d’Espagne. « Un Espagnol en habit Ions en acheta un, puisle déchira publique- <■ ment. . . » (Magnifique portrait par Largillière.)
920 POETES, {^lettres autographes signées.)
— Chênedollé (Charles-Pioult de), né 1769, mort 1833.
Portrait.
2 pages i«-4, du 23 octobre 1826, adressées de Vire au rédacteur du journal l' Indépendance, de Lyon. Il le remercie des vers qu’il lui a envoyés : « ... Vos Vergers de Chaully m’ont surtout charmé ; ils « ont le mérite de peindre en vers, vraiment inspirés, des lieux que <■ j’ai aimés avec transport, et dont le souvenir m’est bien cher en- « core ...»
— Millevoye (Charles-Hubert), né 1782, mort 1816.
I page in-S, du 20 ventôse an II, à M. Jomard. Il peut, enfin, se promettre le plaisir qu’il souhaitait depuis longtemps, celui d’aller dîner avec lui . . .
{Les 2 portraits.) Jolie épreuve avant la lettre.
921 POETES. (4 lettres autographes signées.)
— Luge de Lancival (Jean-Charles- Julien), né 1764, mort
1810. Portraits.
r page in-\, du 22 septembre 18.. , adressée au sous-préfet de Soissons. Il l’informe de son passage en cette ville, à son retour de Laon : « . . . Je fais la roule avec mon cabriolet, ce qui me permet « de m’arrêter, autant que le requiert mon besoin ou mes plaisirs. . . »
— Treneüil (Joseph), né 1763, mort 1818.
I page in-ty, du i**' juillet 1817. Il fait hommage de ses poésies élégiaques à un ministre. Il vient d’y mettre la dernière main, et les a fait précéder d’un discours sur l’élégie héroïque, depuis les Hébreux jusqu’à nos jours ; « ... morceau qui manquait à notre littérature. . . »
— Delried (Étienne-Joseph-Bernard), né 1761, mort 1836.
I page in-t^, du ig novembre i8i8. 11 demande les entrées à l’Opéra- Comique pour un de ses amis, M. Pierrot, professeur de belles-lettres à l’Université.
— Avrigny (Charles- Joseph Lœillard d’), né 1760, mort
Demi-page in-l^, sans date, à M. Arnauld, de l’Académie française, pour l’inviter à venir faire chez lui le sabbat, Astc deux ou trois amis, inter pocula et cibos. . .
922 POETES. (6 lettres autographes signées.)
— Credzé-Delesser (Auguste, baron), né 1775, mort 1839.
Portrait.
I page in-i, de Montpellier, le 3 octobre i8o5. Il recommande un jeune homme qui a du physique et de la voix, et qui se destine au théâtre.
— Denne-Baron ( Pierre- Jacques- René ) , né 1780, mort
1 page fragment d’un Poëme des Pleurs :
O Quand je ne serai plus, une main triste et chère Viendra-t-elle égayer mon tertre funéraire ?
« Serai-je regretté ? »
— Mérard de Saint-Just (Simon-Pierre), né 1749, mort
2 pages in-S, du 8 avril 1791, à son notaire, sur une affaire particulière, où il est question de madame Dormoy, (On sait que Mérard de Saint-Just a publié : Bergeries et Opuscules de mademoiselle Dormoy l’aillée.)
— Talairac.
2 pages in-/i, sans date. Pièce de vers, intitulée ; Elle.
« Le monde lui sourit, elle sourit au monde;
» Son coeur est inconstant, son esprit est léger !
■< Fait roi par son amour, elle n’a qu’à changer,
« El je retombe alors dans une nuit profonde !... »
— Deschamps (Émile), né 1791.
I page in-S, sans date. Il s’excuse de ne pas avoir répondu plus tôt à une lettre : « ... 11 me tarde d’écrire quelque part ce que je pense de « vous. . . A vous de cœur. . . et d'esprit, si j’en étais capable. , . •>
— A LLETZ (Édouard), né 1798, mort 1850.
I page m-8, du 19 mai i834 : «... Je vous propose de me rap- « porter de quoi me chausser. L’emplette est peu poétique; mais elle « sera comprise par un homme qui, quoique ami éclairé des beaux-arts, « vit à Paris et porte des bottes. . . »
923 POETES (artisans). {Lettres autographes sign.ées.)
— Magü, tisserand.
I page in-l^. de Lizy-sur-Ourcq, le 16 mai 1843, relative à l’annonce du second volume de ses poésies, dans l’Argus soissonnais.
— Reboul (Jean), boulanger à Nimes, né 1796.
1 page et demie in-Ii, de Nismes, le 19 juillet 1839, à M. de Lucarelle. II le remercie de l’envoi du livre du révérend Père Pequignos : « ... Il est bon d’abattre les préjugés qui existent encore sur les com- « munautés religieuses. . . »
Joint son élégie l’Ange et l’Enfant, autographe.
— Jasmin (Jacques), coiffeur à Agen, né 1798.
2 pages in-S, d'Agen, le 20 décembre 1846. Jolie lettre ; « ... Oui, c< par ma poésie, je cherche à plaire; je suis très-heureux quand je « plais. . ., et cent fois plus heureux encore quand on ne m’oublie •• pas. .. »
{Les 3 portraits.)
924 POLIGNAC (Melchior, cardinal de), membre de l’Aca-
démie française, de celle des inscriptions, et de celle
des sciences, né 1661, mort 1741. (2 lettres autographes signées.)
La première, de 2 pages în-^, datée de Bonport, le i6 août 1698,
est adressée au prince de Coiiti, et écrite pendant l’exil qu’il subit après l’insuccès de ses négociations pour assurer la couronne de Pologne à ce prince Il n'y a point encore de ministre nommé pour
X la Pologne. . . Le roi de ce pays-là s’est mis en campagne pour aller " faire le siège de Kaminieck, avec ses troupes. Peu d’argent et point << de provisions; il ne se fait point aimer. On nous regrette; mais >< que fait tout cela ?... Le duc de Chartres est bien malade; je tremble « pour lui. »
La deuxième, de t page /n-4. datée de Paris, le 29 mai 1739, est adressée au cardinal de Fleury. Il lui demande, pour la comtesse de Polignac, femme de celui qui est chambellan ordinaire du roi de Pologne, la permission qu’elle désire d’être présentée au Roi avant son départ pour la cour de Lunéville. (2 portraits, dont un d’après Rigaud. Superbe exécution.)
925 POLIGNAC (de). (3 lettres autographes signées, et une
pièce signée.)
N. . ., fils du marquis et neveu du cardinal.
I page i«-4, de Passy, le 28 mars 1768, adressée à M. Morand, premier commis des bureaux de la guerre, pour lui recommander un caporal, vieux militaire, qui sert le Roi depuis trente-huit ans.
— JüLES, comte, puis duc, premier écuyer de la reine Marie- Antoinette, fils du précédent, 1817.
I page in-tt, de Paris, le 21 mai 1777. Il regrette de n’avoir pu remettre la note demandée, relativement : «... à la construction d’une « écurie pour servir d’infirmerie, n’y ayant pas, dans les écuries de la « Reine, un seul endroit où pouvoir séparer les différentes maladies « qui surviennent aux chevaux. . . »
— Jules-AüGüste-Armand-Marie, prince, fils du précédent, premier ministre de Charles X, né 1780, mort
r page in-/y, datée de Ham, le i8 avrit i834, et adressée à M. Roux- Laborie, qu il serait charmé de voir. (Cette lettre, accompagnée d’une note hiéroglyphique de M. Roux-Laborie, ainsi que te prince ta qualifie, porte au bas une annotation autographe de Bory Saint-Vincent.)
Plus une lettre de change de 22,000 liv., tirée de Londres, le !'*■ octobre 1826, sur le baron de la liouillerie, intendant du trésor de la liste civile. ,
— Diane, comtesse, dame d'' honneur de Madame Élisabeth, helle-sœur du précédent.
Billet, daté de Montreuil, le 14 octobre 1784, pour une recommandation. {Cachet aux armes.)
926 POjMPADOUR (Jeanne-Antoinette Poisson, marquise de),
née 1722, morte 1764. 5 portraits.
— Lenormant d’Étioles (Charles-Guillaume), son mari, mort 1799. (Une lettre autographe signée, une lettre autographe, et une lettre signée.)
La lettre autographe, signée de la marquise, de i page in-S, est datée du 28. . , à cfioisy : « ... Assurément, ma chère grand femme,
« j’ai élé enchantée de la victoire que le Roi a remportée sur ccs en- •< Demis, et j’en reçois votre compliment avec satisfaction. . . »
Celle autographe, de la même, de i page et demie in-t,, sans date, est adressée à son père ; <■ Je sais, mon cher père, plusieurs cordons « rouges promis. Ainsi, je doute fort qu’il soit possible d’en obtenir un « pour M. de Petit-Bois. Il n’a jamais été question de la prévôté de «I^Paris pour mon frère. . . Cette charge est très-chère, rapporte peu, et « ne le reiidroit pas plus grand seigneur qu’il est ; mais il est bien « sûr que tout ce qui vaquera lui sera donné par le public. . . »
Quant à la lettre signée de son mari, elle est datée de Neuilly-sur- Seine, le 21 juillet 1782, et de i page et demie in-t^. Au moment de partir pour Étioles, il n’a que le temps de remettre, sans cachet, une lettre de recommandation, à l’objet de laquelle il veut intéresser et son cher ambassadeur, et M. de Sotard, et l’envoyé de Sa,\e en France, de même que M. de Vergennes.
Joint le fae-simile de la lettre autographe, signée.
927 PORTALIS. (2 lettres et ^apostilles autographes signées.) — Jean-Étienne-Marie, ministre des cultes, né 1746, mort
1807. 2 portraits,
2 pages et demie in-S, du 3o vendémiaire an X, au ministre de la marine, au sujet d’une affaire qu’il sent l’impossibilité de terminer subitement par un coup d’autorité, mais pour laquelle il ne pense pas non plus qu’il soit obligé de suivre les formes et les lenteurs de l’ordre judiciaire; cette affaire étant coloniale et les colonies étant placées, par la constitution même, hors de l’ordre commun.
— Joseph-Marie, fils du précédent, premier président à la Cour de cassation, né 1778, mort 1858. Portrait.
Demi-page in-l^, du 28 janvier i834. H recommande une personne indigente, pour qu’elle obtienne un secours : « .... Les infortunés U sont nombreux, et mes ressources personnelles bornées. »
Ensemble, une seconde lettre de i page in-l^, du 7 septembre 1829, pour recommander un fidèle royaliste.
— Auguste, député de Seine-et-Marne, né 1799, mort 1855. Portrait.
Apostille de 8 lignes, pour recommander la pétition d’un postulant à une place d’huissier de la chambre (8 juillet 1841).
— Frédéric, député du Var, mort 1846.
Apostille de 8 lignes. Il recommande à la bienveillante attention du président de la chambre un pétitionnaire. (Sans date.)
Joint la gravure des armoiries du comte Portalis et le fragment d'un livre composé et publié en 1848 par Auguste Portalis, sur la liberté de conscience et le statut religieux, ledit fragment avec annotation autographe signée de lui.
Plus une notice imprimée sur la famille Portalis.
928 POUGENS { Marie -Charles- Joseph , chevalier de), né
1755, mort 1833. ( Une lettre autographe signée, et une lettre signée.)
La lettre autographe signée, datée du 4 janvier i783,,est adressées M. de Faujas (de Saint-Fonds). Il le prie de vouloir bien lui procurer l’ouvrage intitulé : Biblia Èroticon.... La personne qu’il envoie se chargera d’un billet de sa part pour M. le duc de Chauines.
Celle signée, datée du 25 nivôse an XI, adressée au libraire Lamy, est curieuse : ... Je ne sais plus comment on s’y prend pour parler à « des curés. Avez-vous reçu l’ordre d'évacuer Sahit-Sulpice.^ »
N. B. Les lettres autographes de Pougeiis sont fort rares, car il avait à peine trente ans lorsqu’il devint aveugle. (2 portraits.)
929 PRASLIN (Charles-Louis-Hu^ues-Théobald), duedeChoi-
seul, pair de France, né 1805, mort suicidé, le"24 août 1847. Joli portrait.
— Pr.\shn (Fanny Sébastiani, duebesse de Cboiseul), sa femme, morte assassinée, le 17 août 1847. {Une lettre autographe signée, et une lettre autographe.)
La lettre autographe signée du duc est sans date, et son objet est d’informer qu’il part le lundi pour Melun, et qu’il faut lui envoyer sa calèche et une charrette pour les paquets, i page in-8.
Celle autographe de la duchesse, également sans date et à'une page in-8, est pour prier M. Varennes (libraire) de lui envoyer une grammaire et un dictionnaire italiens.
Joint une notice manuscrite, une carte de visite du duc de Prastin et le portrait de son père, avec lequel il avait une entière ressemblance, plus une lettre autographe signée du duc de Praslin père, (i gravures épisodiques, et le plan de Ta chambre à coucher de la duchesse, où sont marquées les traces ensanglantées de son assassinat.)
930 PRÊTRES SCHISMATIQUES. (5 lettres ou pièces auto-
graphes signées.)
— PoNTARD (Pierre), évêque constitutionnel du département de la Dordogne.
I page in-t,. Il adresse le prospectus d’un journal dont il est l’éditeur et signé : P. Pontard, évêque républicain.
— Ghatel (Ferdinand-François, abbé), se disant évêque primat, par élection du peuple et du clergé de l'Eglise catholique française, né 1794, mort 1857. Portrait.
i“ Lettre autographe signée, de 2 pages in-t,, datée du 19 janvier i833. Il envoie à l’abbé Martin, son vicaire à Saint-Prix, le modèle d’une pétition à lui adresser. {Pièce fort curieuse.)
2“ Lettre signée, adressée au roi, pour lui faire hommage de quelques exemplaires de la profession de foi de l’Église catholique française. {Avec le timbre de l’Eglise.)
3“ Pièce signée de femme de l’abbé Châtel.
— Aüzoü (Louis-Napoléon, abbé), prétendu curé de Ciieby ctt fondateur l’Eglise catholique réformée en France, sous la dénomination d! Eglise évangélique française, né 1806.
1“ 2 pages in-t^ autographes . Il consulte le très-révérend évêque Lacombe sur les embarras qu’il éprouve pour satisfaire aux demandes des communes qui avaient embrassé la réforme Châlel et qui, après s’ être débarrassées de tels ministres, veulent avoir des prêtres de l’Église évangélique française.
2“ Billet autographe signé, pour demander l’insertion d’une annonce dans un journal. {Avec le timbre de l’Église.)
931 PRUD’HON (Pierre-Paul)^ peintre el lithographe, né 1760,
mort 1823. {Lettre autographe signée.)
2 pages in-i, du i6 avril 1817, à madame la duchesse de ,
sur des arrangements à prendre pour le payement d’un portrait du prince de Talleyrand, ou pour son échange contre un ancien portrait de ce prince : « ... Je dois croire. Madame, tjue c’est à cette dernière « proposition que vous vous êtes arrêtée... >• (En tête de la lettre est cette annotation : « Écrit le 17, pour fixer à 7,000 francs le prix du portrait, payable de mois en mois. » )
Joint la lithographie originale, faite par Prud’hon, de son tableau d’une famille malheureuse (devenu très-rare). {Portrait.)
932 QUESNFX (Pasquier), oratorien, auteur des Réflexions
morales, né 1634, mort en exil, à Amsterdam, en 1719. [Une lettre autographe signée.)
3 pages in-i. Belle lettre, du 2 septembre 1697, adressée à Monseigneur. . . . Quelques articles du traité de Riswick étant encore en négociation, il souhaiterait que S. E. pût y faire entrer une chose que ;
« Vous êtes trop sérieux, Monseigneur, si vous ne riez pas de rua
« proposition ; mais, après avoir donné au ridicule ce qu'il mérite, ne « laissez pas d’avoir la bonté de m’écouter, et de ne m’en pas croire « moins bon Français, quoique je vous sollicite'en faveur de l'Espagne.
« Mais non, ce n’est point pour l’Espagne, c’est pour l’Église, c’est «• ’^omXUniversitéde Louvain, qui en est un ornement, un soutien... » (2 portraits, dont un rarissime.)
932 his RABAUT SAINT.É'riENNE (Jean-Paul), né 1743,
décapité le 5 décembre 1793. 2 portraits et une caricature à la manière noire aussi curieuse que rare.
— Rabaüt-Pomier (Jacques-Antoine), son frère, né 1744, mort 1820. Joli portrait. ( Une lettre autographe signée et une pièce signée.)
La lettre autographe signée de Rabaut Saint-Etienne, datée deNismes, le 3o mars 1789, est adressée à M. de Matesherbcs. Il l’informe qu’il vient d’être nommé député aux Etats généraux : » .... Événe- <■ ment qui me permet d’essayer d’être plus utile à ma patrie que par « le passé et de n’avoir pas inutilement vécu... » (2 pages in-^.)
La pièce signée de Rabaut- Pomicr est l’ampliation d’un arrêté du comité de salut public, du i5 floréal an III, pour l’achat par la république de quatre navires provenant de prises. (Sur cette pièce est aussi la signature autographe de Cambacérès.)
933 RACINE (Jean), né 1639, mort 1699. {Lettre autographe
signée très-importante.)
2 pages et demie in-l^. Très-jolie pièce, prose et vers. «... Je se- « rois bien embarrassé devons demander votre sentiment sur mes vers, « si je devois vous gêner en rien... Voici encore une nouvelle hymne « sur laquelle je serois bien aise d’avoir votre critique. . . J’ai été fort « attendri et fort troublé de la mort que vous m’avez apprise. Dieu « est bon et il permettra que la pauvre veuve se rétablisse. Pour les « héritiers, ils sont les mêmes dans tous les lems. . . »
(Les vers dont il est question dans cette lettre sont imprimés, page 228 du tome III de l’édition des OEuvres complètes de Racine, Paris, Déterville, an IV (1796). {Portrait.)
935 RACINE (Louis), auteur du poëme de la Grâce, de celui
de la Religion, etc., etc., membre de l’Académie des inscriptions, né 1692, mort 1763. Second fils de Jean Racine. [Lettre autographe signée.)
1 page in-l,, datée du -i mars 17 . adressée à M. Houdot le jeune, procureur au Châlelel. Il lui envoie un mémoire et des i)ièccs qui i’insiruiront des faits qu’il doit connaître; ce n’est qu’après qu’il les aura lus, qu’ils se rendront chez M. et madame deMontlivaut. (2 trèsjolis portraits.)
936 RACINE (famille de Jean). [Une pièce autographe et une
pièce signée.)
— Romanet (Catherine de), sa femme.
Quittance du 3o septembre 1699, donnée tant en son nom que comme tutrice des enfants mineurs de défunt Jean Racine et d’elle, eu ayant le consentement de Jean-Baptiste Racine, son fils, gentilhomme ordinaire de la chambre du Roi, ayant droit de jouir de la part de Marie-Catherine Racine, sa sœur, épouse de Pierre-Claude Collin de Morambert, sieur de Riberpré, avocat au parlement.
— Racine (Jean-Baptiste), son fils aîné.
2 pages in-i, troisième feuillet d’une dissertation sur la grammaire hébraïque, avec tableaux en hébreu et en latin,
937 RANCE (Armand- Jean Le Bouthillier de), réformateur de
La Trappe, né 1626, mort 1700. {Lettre autographe signée.)
1 page in-8, du i8 février 1662, à 31. de Pomponne, conseiller du Roi, à l’occasion de sa disgrâce. «... Ne jugez pas, s’il vous plait, ' •< de la part que j’ay prise à l’ordre qui vous a été donné de vous re- •< tirer de Paris, par le peu de diligence que j’ay fait à vous en té- « moigner mes sentimens. J’ay cru que je n’avois pas besoin de vous « en assurer avec l’empressement ordinaire aux yeux du monde, et que « vous pensiez assez bien de mon cœur et de ma fidélité pour mes « amis, pour croire que l’un et l’autre étaient pour vous comme ils « doivent être . . »
Joint une seconde lettre autographe signée : F. A. J., ab. de la Trappe, adressée au Révérend Père Prieur de Barbane, avec le sccldc la Trappe, i page in-8, i3 juillet 16. . (2 portraits.)
938 RANZAU ou RANTZAü (Josias, Comte de), maréchal
de France, né dans le Holstein, mort 1650. [Lettre autographe signée.)
3 pages i«-4. Belle lettre, du 27 juillet 1648, adressée au cardinal de Mazarin. Il rend compte à S. Em. des affaires militaires; mais il n’a pas osé lui parler de celles qui regardent le dedans du royaume :
« . ... puisque V. Em. ne m’en avoit jamais ouvert le propos, et je « crus les offres de ma profession hors de saison, vu que tout ce que « j’ai et tout ce que je puis, même mon sang et ma vie, sont à Elle de <• longtemps et sans réserre. . , » [Cachet. 2 portraits.)
939 RAüCOüRT (Françoise-Marie-Antoinette Saucerotte de),
tragédienne, née 1756, morte 1815. {Lettre autographe signée.)
1 page et demie iii-/i, du 14 juin 1806. Elle demande au ministre que sou travail d’organisation des théâtres d’Italie soit mis sous les yeux de l’Empereur, ainsi que le rapport sur le rélablissement des Petites Affiches, (|ui étaient la pro|)riété de feu M. Benezech, ces deux objets étant également importants jiour elle. (2 portraits, dont un de Moreau, avec vignettes, est une fort jolie pièce, et une lithographie.)
940 RAYNAL (Guillaume-Tliomas-François), abbé, né 1711,
mort 1796. (1° Lettre autographe signée; 2® fragment autographe.)
La lettre, datée de Marseille, le 24 novembre 1787, est une fort jolie pièce. Il y parle de la faveur que lui fait l’Académie d’accepter son buste ; du jugement sur un prix par lui proposé et qui n’a point été décerné. «... J’exige, s’il m’est permis de me servir de cette ex- « pression, qu’on supprime du programme ces mots trop flatteurs : « ni à la célébrité de celui qui l’a proposé. » Enfin de M. l’abbé Corréa de Serra, Portugais, qui a la passion de devenir agrégé de l’Académie.
Le fragment, de 2 pages in-joL, se rattache à l’Histoire philosophique et politique des établissements et du commerce des Européens dans rAfri((ue, annoncée dans le Journal des savants d’octobre 1828, comme ouvrage posthume de Raynal, avec des augmentations par Peuchet. (Portrait avant toutes lettres, d’une exécution remarquable.)
941 REGNARD ( Jean-François), poëte comique, né 1655,
mort 1709. {Fragment autographe.)
2 pages in-fol. Ce sont des extraits de livres, de pensées, tant eu latin qu’en français ; « La haute naissance fait souvent qu’on se con- « tente des vertus de ses ancêtres, sans se mettre en peine d’en acqué- « rir d’autres par soi-même. — La beauté est une illusion qui se dé- « truit presque dès qu’elle paroît, » etc., etc. (Portrait, par Ficquet, d’une finesse hors ligne.)
942 RÉGICIDES {attentat du 28 juillet 1835. 3 lettres au-
tographes signées.)
— Fieschi (Joseph-Marie), né 1790, décapité 1836.
1 page in-t,, sans date. Fragment de réflexions écrites dans sa prison, au Luxembourg. La dernière ligne est en italien.
— Pépin (Pierre-Théodore-François), épicier, né 1786, décapité 1836.
I page in-S, 27 février i832. Il demande que les moytm expossé ])Our sa défiance soient bien especifter dans le jugement rendu contre lui en faveur du s"^ Durenne.
— Morey (Pierre), sellier-bourrelier, né 1776, décapité
3 pages in-fol. Mémoire de bourrellerie par lui fournie en 1822 et 1823, à M. Chambry.
Joint 1“ une lettre autographe signée , de Nina Lassave , concubine de Fieschi, et son portrait, sur lequel elle a apposé sa signature autographe,
2“ Xine lettre autographe signée , de l'abbé Grivel, aumônier de
AUÏOGRAPHÜS.
la chambre des pairs, adressée au vicomte Edouard de Walsh , /mmédiatement après l’exécution de Pépin, Morey et Eieschi, pour lui rendre compte de leurs derniers moments.
3° Copie, certifiée, de la dernière lettre, sous la date du 8 février i836, adressée par Fiescld à l'abhé Grivel.
4° Trois lithographies, reproduisant : la i*'®, le lieu de l’attentat, la figure de la machine infernale employée par Fieschi et le portrait de Fieschi sous le nom de Gérard, qu'il avait pris au moment de son arrestation; la a'', les portraits des cinq accusés de l’attentat : Fieschi, Pépin, Morey, Boireau et Bescher, et la 3', ^exécution de Pépin, Morey et Fieschi.
5° Une facture autographe signée, du lampiste Suireau, impliqué dans l’affaire comme ayant employé Boireau à son service, et un portrait de ce dernier.
6° Eloge de Morey, publié en i836, par A/. X)«/ra/«e. (Extrait imprimé.)
943 RÉGICIDES {attentat du 25 juin 1836. Une lettre au-
tographe signée, et une note autographe.)
— Alibaud (Louis), né 1810, décapité 11 juillet 1836. Portrait rare.
I page in-h, du 27 avril i835 , adressée à son père à Perpignan. (La première j artie de cette lettre manque). « ... Ne vous mettez “ nullement en peine sur mon compte. A Paris, comme partout ail- « leurs, on vit en travaillant. Je pourrai parla suite obtenir un petit « bien-être qui serait le vôtre. Mais, pour faire fortune, c’est pres- « qu’impossible à un honnête homme. . . Les trois quarts, pour ne pas « dire tous ceux qui obtiennent delà fortune, ne parviennent à ce but “ que par ce qu’on appelle des ruses de guerre. Mon pauvre père, 'vous « n’avez jamais connu les ruses de guerre, et 'votre fils vous ressem- ''ble...i
Ensemble une note écrite par Alibaud, le 8 juillet i836, au moment de paraître devant ses juges, accompagnée de 2 lettres autographes signées, l’une du directeur de la prison du Luxembourg, l’autre du baron Feitshamel , commandant de la garde municipale, qui authentiquent cette note.
Attentat du 27 décembre 1836. {Une lettre autographe signée.)
— Meunier (Henri), né 1813, condamné à la déporlalion.
I page in-h, datée de Savanah en Géorgie, le 22 avril i84o, et adressée a l’abbé Grivel, aumônier du Luxembourg. 11 s’adresse à celui qui lui a sauvé la vie pour avoir des nouvelles de sa mère. Errant de ville en ville depuis qu’il est en Amérique, il est enfin parvenu à rester inconnu.
Joint une l. a. s. de Lacaze et une notes. deLavaux, tous deux complices présumés de Meunier.
944 RÉGICIDES {attentat du 6 avril 1840. Lettre autographe
signée.)
— Darmès (Marius-Ennemond), né 1798, décapité 31 mai
I page in-8 , datée de la Conciergerie, le 2 décembre 1840, et adressée au juge d’instruction, M. Zangiacomi, pour lui demander si les lettres qu’il a écrites à sou avocat lui ont été remises, afin qu’il sache s’il peut compter sur lui.
Attentat du 13 septembre 1841. [Lettre aiitorjraphe sùjnée.)
— Qdenisset (François), dit Frappart, né 1814, a tiré un coup de pistolet sur le duc d’Aunaale, fils du roi.
I png'e -i/i it, ilu . . . à Monsieur le chancelier, président de ta cour des pairs. Il réclame les papiers qui lui ont élé pris ; « . . . Veuillez, « Monsieur, me les faire remellre de suite, car, selon moi , l’on a « souillez les lois, jene/.ieia- plus établir aucun moyen de défcnce... »
Attentat du 16 avril 1846. {Note autographe signée.)
— Lecomte (Pierre), garde-cliasse de S. M. Louis-Pliilippe, né 1798, décapité le 8 juin 1846.
J page in-S, s. d. Il dit, dans celle note, que loisqu’il a écrit à M. de Rumigny, pour lui faire ses plaintes des injustices qu’il éprouvait, il ne lui a pas répondu et qu’aujourd'lini, qu’il est dans les fers, il ne lui demandera rien et qu il le remercie de sa visite.
Joint 1“ deux lettres autographes signées.^ de Duclos (Valentin), né 179S, et de Considère (Claude-François-Xavier), né 1807, tous den.v complices présumés de Darmès. Ces deux lettres, datées du iS mai 184 1, sont adressées à Monsieur le chancelier, président de la cour des pairs, pour qu’ils puissent communiquer, l’un avec sa maîtresse, l’autre avec son avocat.
2“ Le tableau détaillé des attentats contre la vie du roi Louis-Philippe et de ses fils, [ü ne gravure épisodique et une notice imprimée .)
945 UEICHSTADTjNapoléon-François-Joseph-Gharles, prince
impérial, roideRome, puis duc de), tils de Napoléon P’’, né 1811, mort 1832. [Pièce autographe signée.)
Pièce d’écriture exécutée en 1S19, et donnée à l'empereur Alexandre (à Vienne, en i833, par le comte de Dietrichstein, gouverneur du prince; in-4). (2 portraits et Is gravures épisodiques.)
946 IlEINES DE FRANCE. (2 pièces signées.)
— Claude i)E France , première femme de François fille de Louis Xll et d’Anne de Bretagne, née 1499, morte 1524. Portrait rare.
Lettre datée de Fontainebleau, le lo janvier i5. . . Elle remercie son cousin, du bon joueur de cornet qu’il lui a envoyé, et le prie de le lui céder pour son ostel. {Un second portrait de la reine Claude.)
— Catherine UE Médicis , femme de Henri 11, mère des rois François II, Charles -IX et Henri III , née 1519, morte 1589. Portrait.
Reçu de 333 esens au soleil, donnés au sieur Guicliard Faure, coin mis à la recette des parties casuelles de la Royne. (26 mai 1579.)
947 REINES DE FRANCE, {i pièces signées.)
— Marguerite DE Valois, dite la reine Margot, première femme de Henri IV, née 1552, morte 1615.
I page in fol., de Paris, le 3r décendjre i6o5, <à sa nièce, la princesse Isabelle, infante d’Espagne: très jolie lettre de compliment, avec les mots, votre très-afjcctionnéc tante, autographes.
— Marie DE Médicis, seconde femme de Henri IV, née 1573, morte 1642.
Rnvet de la charge d'intenda/it des fontaines et jarihns du loy, ac-
cordé par la royne mère, à Thomas Francine, sons la date du décembre 1628. {Les 2 portails.)
(Les 2 portraits.)
948 REINES DE FRANCE. (2 pièces signées.)
— Anne d’Autriche, mère de Louis XIV, née 1602, morle
Lettres de survivance, de la charge de maréchal des logis de sa maison, données à Paris, le 10 mars 1662, en faveur du sieur Charles Girard.
— Marie Leczinska, femme de Louis XV, née 1703, morle
Brevet de clerc, par quartier, de sa chapelle, en date du 25 août 1759, avec le seel, aux armes de France et de Pologne, parfaitement conservé,
950 RÉPUBLIQUE DE 1848. (2 lettres autographes signe'es.)
— Lagrange (Charles), l’un des principaux fauteurs de ta
révolution du 24 février 1848, né 1804, mort 1857.
La première lettre, de i page et demie in-8, sans date, est une trèsjolie pièce, en réponse à la demande qui lui avait été faite de lettres autographes d’Albert, Blanqui, Barbés, Huber et Caiissidière.
La seconde, de i page iii-8, du 3 mars 1849, adressée à M. Grinand, rédacteur en chef du Républicain de Lyon, a pour objet, après l’avoir remercié 'de l’envoi de son vigoureux journal, de lui transmettre Vépreuve imprimée d’un discours de lui, Lagrange, dans lequel il donne le résumé de ses doctrines. Il termine ainsi : « . . . Persévè- « rance et union, et force restera à la loi de la République démocra- « tique et sociale. Fraternelle poignée de main. » (Portrait.)
951 RÉPUBLIQUE DE 1848. ( Une lettre autographe signée
et 2 pièces signées.)
— Caüssidière (Marc), né 1808, mort 1860.
I page iu-4, de la prison de Sainte-Pélagie, le 17 novembre iS,35 , à M. Plocque, avocat, pour le prier d’assister de ses talents et de .^a bienveillance le nommé Lonrmier, son coaccusé dans le complot d'avril. Ensemble, lettre de i page in-!,, du 5 mars 184S, an dii ccteur du théâtre des Variétés, concernant le timbre des alficbes de spectacle : « .... Je m’adresse avec confiance à votre patriotisme, jionr « payer cet impôt, en cela vous concouriez aux ressources qui doivent K assurer le service de la République. Le délégué de la République « française au département de la police. »
— SoBRiER, mort 1854.
Demi-page iH-8,du 6 mai 1848, à . . . imprimeur. Il le prie d’immer 3,000 affiches du manifeste que lui remettra le citoyen Huber; plus 3,000 circulaires de ce même manifeste (titre imprimé et timbre révolutionnaire). ^
952 RÉPUBLIQUE DE 1848. {iQ lettres autographes signées,
une note autographe, et '^pièces signées.)
— Dupont de l’Eure (Jacques-Charles), député, président du
Gouvernement provisoire, né 1767, mort le 3 mars 1855.
I page in-!,, du 17 décembre i832, adressée à l’éditeur Perrotin,
auquel il recommande M. d’Asfed, qui désire traiter avec lui pour la publication d’un ouvrage,
— Lamartine (Alphonse Prat de), né 1791.
I page in-S, du 27 mai 1822. Il demande que le Journal des Débals lui soit adressé à Plombières, chez M. Berrard.
— Ledru-Rollin (Alexandre-Auguste), avocat, né 1808.
Demi-page in-S, du ii mai 1840, pour remercier de la communication d’uu mémoire qu’il a lu attentivement et qu’il trouve trèscomplet.
— Arago (François), de l’Institut, né 1786, mort 1853.
Demi-page in-fol., du 24 janvier iSSg. Reçude pièces concernant l’élection de deux députés du département delà Vienne. Timbre de la questure.
— Marie (Alexandre-Thomas), avocat^ né 1797.
Note, sans date. Il recommande aux questeurs de la Chambre des députés la pétition qui leur a été présentée par un sieur Ladoux.
— Crémieux (Adolphe), avocat, né 1796.
1 page in-S, du rt août i83g. Il est empêché par un arbitrage, avec M. de Vatismesnil, de se rendre à une réunion, avec son confrère Latruffe-Montmélian.
Flocon (Ferdinand), homme dé lettres, né 1800.
2 pages in-tf., sans date, au docteur Vernois. Il s’applaudira, comme rédacteur de la Réforme, de son concours avec le docteur Aubert, pour les feuilletons scientifiques.
-- Garnier-Pagès (Louis- Antoine), banquier, né 1803.
I page in-S, du 20 juillet 1841. Il demande un relieur, et il indique ce qu’il y aurait à faire dans l’intérêt d’une souscription.
— Blanc (Louis), homme de lettres, né 1813.
I page in-S, du 12 janvier 1844, àM...., pour le prier de lui indiquer un jour et une heure, afin d’avoir avec lui quelques instants d’entretien.
—Albert (Alexandre-Martin, dit), ouvrier, né 1815.
Demi-page in-S, du. . ., au citoyen Emile Thomas, directeur des ateliers nationaux, pour recommander à sa vive sollicitude le citoyen Charles Faivre.
— Marrast (Armand), publiciste, né 1802, mort 1852.
I page in-S, du 22 juillet i83r. Il demande des caries d’entrée à la Chambre des dé])utés, comme rédacteur en chef de la Tribune.
— Pagnerre (Antoine-Laurent), libraire.
*i page in-S, du..., pour demander des billets d’entrée à la Chambre des députés.
Réunion complète de pièces autographes signées, des 12 personnes qui composèrent le Gouvernement provisoire qui subsista du 24 février au i5 mai 1848 {^Pagnerre en était le secrétaire général).
{Les portraits.)
953 RÉPUBLIQUE DE 1848. (Une lettre autographe signée.) — Huber (A.), l’un des principaux fauteurs envahissement de V Assemblée nationale, /e 15 mai 1848.
3 pages in-ff., a5 novembre 1848, adressées au citoyen Fauvely, au journal le Peuple. Belle et curieuse pièce historique. «... La Répu- « bliqne est pierdiie si nous ne nous entendons avec les Montagnards « pour la nomination d’un président socialiste. . . Quand nous aurons « pour président un Bonaparte , que deviendra le socialisme ?.. Il « faut être prêt à prendre le mousquet le lendemain du vole... La « question d’individu pour moi n’est rien, du moment que nous sati- « vous un principe, et avec Ledru le principe est sauvé. . . » (i portrait, I gravure épisodique et i gravure également épisodique, de toute rareté.)
954 RÉPUBLIQUE DE 1848. [Une lettre autographe si-
gnée, et une pièce signée.)
— Barbés (Armand), l'un des principaux fauteurs de Venvahissetnent de l'Assemblée nationale, le 15 mai 1848, né 1810.
La lettre autographe signée, de i page et demie in-8, datée de la prison de Belle-Isle, le i'" mai i853, est adressée à M. -Polère, son ami. Il n’a pas voulu laisser partir son frère pour le pays, sans joindre \\n petit bonjour écrit, aux nouvelles verbales qu’il donnera . « ... Mon « état moral reste le même. . . la vie devient de plus en plus triste pour « moi, mais c’est le propre de la position que les malheurs de notre « pays ont faite à beaucoup d'autres que moi ...»
La pièce signée, sans date, est l’accusé de réception, par lui donné au château deVincennes, des documents relatifs k\ enquête sur les événements de mal et de juin 1848. [Portrait.)
955 RÉPUBLIQUE DE 1848. pièces signées)
i“ Décret du gouvernement provisoire, en date du 24 mars 1848, portant que le palais du Louvre sera achevé; qu’il prendra le nom de Palais du peuple ; qu’il sera destiné aux expositions de peinture et des produits de l’industrie, ainsi qu’à la Bibliothèque nationale, et que la rue de Rivoli sera continuée. Ce décret, en original, est revêtu des signatures autographes de ; Dupont de l'Eure, Flocon, Garnier Pagès, Marie et Armand Marrast.
2“ Autre décret du gouvernement provisoire, aussi en date du 24 mars 1848, portant que les travaux relatifs à la construction du Palais du peuple sont déclarés d’utilité publique et tycie tes propriétés désignées pour l' expropriation seront expropriées sans délai, en vertu d'un décret spécial, rendu sur la proposition du maire de Paris et du ministre des travaux publics. Ledit décret, en original, de même que le précédent, est revêtu des mêmes signatures autographes. [Les 5 portraits.)
956 RÉPUBLIQUE DE 1848. (4 lettres autographes signées,
et une pièce autographe.)
— Proüdhon (Pierre-.Ioseph), représentant de Paris, né 1809.
I page in-/i, à\.i ..., amendement présenté sur \e projet de constitution , chapitre II , article 3 , portant , entre autres dispositions : « ... La Constitution maintient et assure la division des propriétés « par l’ organisation de l’échange ...»
— Leroux (Pierre), philosophe, né 1797.
I page in-t^, du 17 août i83o, àmonsieiir Mercaux, secrétaire général de la questure à la chambre des députés, à l’effet d’obtenir une carte d’entrée comme rédacteur en chef et gérant du Globe.
— Lamennais (François, abhé de), né 1782, mort 1854.
I page in-8, dn g août i8.. à madame ... Joli billet d’intimité sur le voyage qu’elle va faire : « Vous allez rendre ce bon Dissoliaire <■ bien heureux, il attendait ce jour avec impatience. . . »
Considérant (Victor), disciple de Fourier, né 1808.
I page in-l^, dn 4 avril i8. ., à Monsieur Schœlcher .• « ... Vous « devriez bien amener à notre dîner du 7 votre frère et vos amis Eu- ■I gène Sue, Roger dé Beauvoir, Lcgouvê, Goubaud, etc. »
— Gabet (Étienne), né 1788, mort 1856, à Saint-Louis
(Missouri), chef de la secte icarienne.
I page in-l^, du a3 juin 1841, adressée au rédacteur en chef du journal le Commerce Demain je plaiderai devant la 6® cham-
« hre du tribunal de la Seine contre le National. . . à l’occasion de « la discussion sur les bastilles. . . En même temps, on me propose un ■t duel dans son intérêt . . . ■>
{Les h portraits.)
957 RÉPUBLIQUE DE 1848. (4 lettres autographes signées,
et une pièce signée.)
— Miot (Jules), né 1809.
I page in-8, s. d., à une parente, au sujet de billets de spectacle qu’il avait promis ; « . . . Ma conduite donnée, y ’anrai mon pardon, « je l'espère de l'indulgence de mon juge ...»
— Blanqdi (Auguste), agitateur, né 1805.
I page et demie Û2-4, sans date. C’est une copie de lettre en réponse à un article publié par Cabet, au sujet d’une visite dans laquelle celui-ci l’aurait accompagné chez le citoyen Durrieu et où on serait convenu de rendez-vous chez les citoyens Lamartine et Ledru-RoUin , ce que Blanqui ne reconnaît pas être vrai.
— Raspail (F’rançois-Vincent), chimiste, né 1794.
I page in-\, du g février i836, à Monsieur le procureur général. Il le prie et au besoin le requiert de lui donner les noms et adresses de ceux qui l’ont dénoncé comme ayant eu un entretien avec l'accusé Pépin (affaire Fieschi).
— Guinard (Auguste), membre de la Constituante, né 1799.
Demi-page in-8, sans date. Il recommande, d’accord avec le général Courtois, au citoyeu président de la chambre des représentants , le citoyen Morin, animé des sentiments du plus pur patriotisme.
— Greppo (Louis), ouvrier en soie, représentant du peuple,
Demi-page in-I^, du ... Il propose un amendement au sujet de la constitution, en ce qui concerne le pouvoir cxécut'f. {Curieux document.)
{Les 5 portraits.)
958 RÉPUBLIQUE DE 1848. (12 lettres ou pièces autogra- . plies signées.)
— Carnot (Lazare-Hippolyte), né 1801.
Demi-page in-8, du . . ., adressée à M. Pagnerre. Il n’hésite pas à penser que les curés : « , . . doivent ouvrir leurs églises demain et di- « manche ...»
”” Bethmont (Eugène), avocat, né 1804, mort 1860.
Demi-page in-8, du 20 août 1848. Il recommande aux questeurs de la chambre une demande à laquelle il s’intéresse.
Bastide (Jules), né 1800.
Demi-page in-8, du ... Il demande la convocation du comité des affaires étrangères, pour le lendemain midi.
— Becurt (A.), médecin, né 1796.
2 pages in-L^., du ... au colonel de la . . légion, pour que sa compagnie réorganisée soit remise én possession de ses armes et fourniments.
— Favre (Jules), avocat, né 1809.
1 page in-8, du 26 janvier 1844, à M. Moulin, avocat, pour demander la remise du dossier d’une affaire judiciaire.
— Charras (Jean-Baptiste-Adolphe), le colonel, né 1808.
2 pages in-t^, sans date. Observations sur la nécessité de préciser la nature des services pour Vadmission dans la Légion d’honneur. [Belle pièce.)
— Düclerc (Étienne), journaliste et financier, né 1812.
Demi-page in-8 , du .... Il demande des billets d’entrée à la Chambre.
— Senart (Antoine-Marie-Jules), procureur général, président de l’Assemblée constituante, né 1800.
Demi-page in-^, du 19 mars 1849. f* demande la convocation de la commission nommée pour préparer la liste des candidats au conseil d’Etat.
— Freslon (Alexandre), avocat, né 1808.
Demi-page in-8, du ... Il indique à la questure de la chambre l’adresse de son nouveau domicile à Paris.
— Bixio (Jacques-Alexandre), naturaliste, né 1808.
2 pages in-8, du ... Il se charge de la transmission d’une lettre et désire terminer une petite affaire en arbitrage.
— Troüvé-Chauvel (Aristide), préfet de police, etc., nél805.
I page et demie in-foL, du 7 juin :848, au directeur du bureau central des ateliers nationaux, au sujet de la paye des ouvriers de ces ateliers. [Curieux dqfument.)
— Trélat (Ulysse), docteur en médecine, né 1795.
I page et demie in-8, du ri avril 1848, à madame de
«... M. Cantagrel s’était fait illusion... ce nest pas encore cette « fois qu’il sera nommé. . . «[Tous ministres ou sous-secrétaires d'Etat.)
{Les 12 portraits.)
959 RÉPUBLIQUE DE 1848. (6 lettres ou pièces autographes
signées.)
— CoüRTAis (Amable-Gaspard-Henri de), général de la garde nationale, destitué au 15 mai, né 1786.
Demi-page in-foL, du 2 mai i8/,8, au citoyen Dupont de l’Eure, président du gouvernement provisoire. Il demande que les colonels des légions de Paris et de la banlieue soient admis en présence du gouvernement provisoire.
— Lamoricière (Louis Juchault de), général, arrêté au
2 décembre 1851, né 1806.
I page in-foL, d’Oran, le 4 décembre j84o, à M. Genly de Bussy. Belle lettre politique et militaire ; « . . . Nous jouons aujourd’hui té- « tat politique et social de notre malheureux pays .. . Nos coups de « main passent inaperçus en France, au milieu du bruit que vous faites « à Paris. . . Nos affaires marchent bien en somme, . . »
— Bedeau (Marie- Alphonse), général, arrêté au 2 décembre 1851, né 1804.
I page in-S, du i6 novembre 1848. Il recommande au président de l’Assemblée nationaleM. Ecureux, Irès-aple à l’emploi qu’il sollicite.
— Bréa (Baptiste de), général, mort assassiné le 25 juin 1848-
I page et demie i«-4, du 23 décembre i8. . Il remercie de l’avis qui lui est donné de la nomination d’une personne à laquelle il s’intéresse.
— Négrier (Casimir), général, né 1788, tué le 25 juin 1848,
i pages in-ls, de Lille, le 29 octobre i835, au baron Giizan. Compliments affectueux. Il regrette le séjour de Paris et prie de ne pas l’oublier : «... auprès du lieutenant général de notre bon et excel- « lent général Lascours ...»
— - Düvivier (Franciade-FIeurus) , général , né 1794, mort
I page w-4 , du ... au baron Guzan. Il le prie de lui faire connaître, à propos des nominations dans l’ordre de la Légion d’iionnenr, quels sont les élus du 32® régiment, celui dont il ale commandement.
960 RÉPUBLIQUE DE 1848. (12 lettres ou pièces autogra-
phes signéês.)
— Bûchez (Philippe), médecin et philosophe, premier président de l’Assemblée constituante, né 1796.
3 pages in-h, du i6 décembre 1826, au libraire Pitois. Belle lettre, pour rengager à s’intéresser au succès du Journal du progrès des sciences et institutions médicales.
— Landrin (Pierre-Émile- Armand), avocat, procureur de de la République, né 1803.
I page in-S, du 24 juillet 1 832, à M. le président Agier, pour lui demander, dans l’intérêt d’une de scs clientes, une prochaine indication.
— Boulay de la Meurthe (Henri-Georges, comte), vice-président de la République après le 10 décembre 1848, né 1797.
I page in-!i, du 5 novembre 1840, au colonel des sapeurs-pompiers, pour lui recommander un soldat du 63® régiment de ligne.
— SCHOELCHER (Victor), économiste, né 1804.
I page ia-S, du ... Il recommande une dame pour qu’elle soit admise dans les tribunes de la chambre.
— Pyat (Félix), homme de lettres, né 1810.
Demi-page in-S, du 6 avril 1849, à monsieur Lemansois-Dupré, secrétaire de la questure, pour faire placer une personne dans les tribunes.
— Buvignier (Eusèbe-Isidore), représ, de la Meuse, né 1812.
I page ift-S, du 28 mars 1849. Il envoie deux billets pour la séance de l’Académie. Salut fraternel amitié. (Ensemble une note autographe de demi-page in-tt..)
— Bonaparte (Pierre-Napoléon), fils de Lucien et représentant de la Corse, né 1815.
Note, s. d., ainsi conçue : « J’ai retenu la place de 31, Bertrand. »
— Bac (Théodore), avocat, représentant de la Haute-Vienne, né 1808.
I page in-8. Il informe son collègue Bertholon qu’une réunion des représentants démocrates aura lieu dans le 17® bureau, le soir du 3o mai 1848.
— David, d’Angers (Pierre-Jean), sculpteur, de l’Institut, représentant de Maine-et-Loire, né 1789, mort 1856.
2 pages in-8, du 20 mars 18. ., à M. de Potter, au sujet d’un manuscrit de 31. Kimski, Polonais. Il redemande en même temps des notes qu’il a prêtées.
— Arago (Étienne), directeur des postes, né 1803.
I page in-%, du 4 juillet i838, à 31. Duponchel. Il lui donne un rendez-vous pour s’entendre sur des questions théâtrales.
— Arago (Emmanuel), avocat, préfet du Rhône, né 1812.
Demi-page in-8, du i5 juillet i8. ., à M. , . pour l’informer que son procès revient à l’audience du jeudi.
— Corne (Hyacinthe), magistrat, né 1802.
1 page i«-8,du 17 juin 1848. Il demande au secrétaire de la questure de vouloir bien accueillir une réclamation contre un employé révoqué.
{Les 12 portraits.)
961 RÉPUBLIQUE DE 1848. [VU lettres , billets ou notes autographes signées.)
— Raspail lils (Benjamin), représentant du Rhône, né 1823.
2 pages et demie in-8, du 24 juin 1826, au sujet d’un procès de presse, devant le tribunal de Lyon.
— Reynaud (Jean), philosophe, représentant de la Moselle, né 1806.
2 pages in-8, du 25 mai 1843, à 31. Dussieux, professeur d’histoire, sur divers points d’histoire, de géographie, etc.
— Barthélemy Saint-Hilaire (Jules), de l’Institut, représentant de Seine-et-Oise, né 1805.
Demi-page in-8, du 4 mai 1849, pour réclamer les billets qui devaient lui revenir pour la fêle de ce jour.
— Péan (Émile), représentant du Loiret, né 1806.
I page in-8, du . . février i85o. Il accrédite le porteur de cette lettre, comme un démocrate sincèré et résolu, qu’il prie d’accueillir fraternellement.
— Michot-Bontet, né 1815.
I page et demie in-S, du 4 février i85o. Il accueillera comme 11 le mérite un loyal et courageux patriote, auquel il doit son élection à Orléans.
— CoRBON (Antime) , représentant de la Seine, né 1808.
I page in-li, du ... Il demande que la commission des mines de la Loire, dont il est président, soit convoquée.
-- Peupin (Henri- Alexandre), horloger, représentant de la Seine, né 1809.
1 pagein-8, du . . . Il prie de faire entrer à la chambre M. Bacon, président du conseil des prud’liommes pour les métaux.
— Altaroche (Marie-Michel), journaliste, né 1811.
2 pages in-8, du . . . , à M. . . . Il le prie de faire finir le premier volume d’un roman terminé et architerminé.
— Beaumont (Gustave de), membre de l’Institut, né 1802.
I page in-t^, du i6 avril 1840. Il demande pour chacun des membres de la commission des chemins de fer des rapports de projets de lois.
— Lasteyrie (Ferdinand de), né 1810.
I page et demie in-S, du 28 mai 1887. Il remercie M. Tarhé de l’envoi qu’il lui a fait du numéro des Affiches de Sens, où il a inséré un article sur les cloches.
— Mazüline (Victor), député de la Guadeloupe, né 1789, mort 1854.
1 page in-8, du 6 octobre i85o. Déclaration de ses sentiments de reconnaissance envers la République, qui a rendu la liberté aux noirs.
— Esqüiros (Alphonse), publiciste, représentant de Saôneet-Loire, né 1812.
2 pages in-fol. Pièce de vers intitulée ; Aux Poêles.
(11 portraits.)
962 RÉPUBLIQUE DE 1848. (12 lettres ou pièces autographes signées.)
— Maleville (Léon de), né 1803.
2 pages in-\, du 19 Juillet 1847, iii' ministre de la guerre. 11 recommande un sous-intendant militaire, pour la place de Montauban.
— Barrot (Odilon), né 1791 .
I page in-8, du 7 octobre 1884, à M. Emmanuel de Las-Cazes, au sujet d’un procès dont il n’a encore reçu aucune communication.
— Falloüx (Alfred-Frédéric-Pierre de), de l’Académie française, né 1811.
I page in-8, du 7 octobre 1848. Il demande des billets de la Chambre et prie que désormais ses lettres lui soient adressées directement. (Ensemble un billet autographe de madame de Falloux, née Caradane.)
— Faucher (Léon), économiste, né 1804, mort 1854.
Demi-page in-8, du ... 11 demande pour le i8' bureau, dont il est secrétaire, les instructions du gouvernement provisoire du 27 avril 1S48.
— LACROssE(Théobald, baron de), représentant, ministre, etc., né 1794.
r page in-t^., du ... Il demande, comme secrétaire de la commission des chemins de fer, l’impression de rapports et documents relatifs à ses travaux.
— Persigny (Jean-Gilbert-Yictor Fialin de), représentant, ministre, né 1808.
2 pages in-S, 23 septembre i83g, à M. Saiiit-Edrae. , Le prince « me charge de vous remercier de votre dernière lettre. . . Vous nie « donnez dans l’affaire de Strasbourg, etc., etc. »
— Maupas (Émile-Charlemagne de), préfet de police en 1851, né 1817.
2 pages et demie in-^, i5 octobre i85i, à M. D. . . , pour l’informer qu’il a saisi l’occasion de le rappeler à son souvenir, en obtenant une place pour M . . .
— Büfeet (Louis-Joseph), représentant, ministre, né 1818.
I pagein-i, du i3 juin i84g. Note relative à la nomination des président, secrétaire et rapporteur de la Commission de l’ enquête sur te travail,
— Drouyn de Lhuys (lïtienne), ministre des affaires étrangères, né 1805.
Demi-page in-t^, du 28 avril i846. Il prie un de ses collègues de recommander au ministre de la guerre la pétition d’une pauvre veuve.
— Fortoul (IP®), journaliste et professeur, ministre de rinstruction publique, né 1811.
I page in-8, du 3 mai i83g, à M. L. Dussieux, pour lui exprimer le regret d’ètre forcé de renoncer à une réunion avec lui.
— Changarnier (le général), né 179.3.
I page in-ly, du 3 mai i85o, relative à la surveillance des différents postes de Paris.
— Tiiiarü (Auxonne-Théodore de), né 1774.
3 pages in-8, du . . ., au sujet des membres de sa famille, dont les portraits existent soit au Musée de Versailles, soit ailleurs. {Curieux.')
La plupart ministres depuis l’ établissement d’ un Président de la République.
(11 portraits.)
963 RESTIF DE LA BRETONNE (Nicolas-Edme), né 1734, mort 1806.
Fragment des Contemporaines ayant pour titre : la Poissarde. 2 grandes pages in-I\ et signature sur un fi agment de billet à ordre.
Joint 2 fûèces ; la est une lettre autographe signée A. Lebe^ue, femme Rétif. Celle letlre, datée du 4 janvier 1782, et adressée à M. l’abbé de Saint- Léger, est de la première femme de Reslif d e la Bretonne, dont il se sépara au bout de25ans et qui fut assassinée j)ar un de ses gendres le 3o juin 1798. Elle lui demande la préférence lorsqu’il voudra acheter quelques nouveaux ouvrages de son mari et pense qu’il a déjà les Contemporaines, la Découverte australe et autres plus anciens, aussi ne lui fait-elle proposer que V Andrographe. {Cachet.)
La pièce est un fragment de letlre, signé Pignon-Rétif de la Brelone, auteur des Paria français, du Nouveau Paysan perverti, etc., datée du 25 septembre xfi-x.
Le signataire est M. Victor Vignon, fils de Louis Vignon, gendre de Restif de la Bretonne, et qui a composé plusieurs ouvrages. M. Charles Monselet en a donné la liste, avec quelques détails sur l’auteur, dans son ouvrage intitulé : Restif de la Bretonne, sa vie et ses amours, etc. Palis, 1854.
Plus une notice biograph'ique imprimée de Reslif de la Bretone. {Portrait et fac-similé.)
964 RÉVELLIÈRE-LÉPEAÜX (Louis-Marie la), membre de
la Convenlion nationale et du Directoire exécutif, de l’Institut, etc., etc., né 1753, mort 1824. {Lettre autographe signée.)
I page et demie 3 prairial an V, à M. Base , de l’Institut. Très-jolie lettre. «... Tes amis ne t’onl point oublié. . . Tu es nommé vice-consul à Wilniington, avec 7,000 fr. d’appointements... Nous aurions bien désiré faire mieux. . . Depuis ton départ, Gorclly s’est mariée avec le citoyen Trouvé, rédacteur en chef du Moniteur, excellent patriote. . . Xetourneur est celui de nous cjui est sorti par le sort. . . Mon chagrin est violent d’être conservé. . . La lassitude, l’épuisement et le chagrin de rester dans une fonction si contraire à la simplicité de mes goûts , me rendent l’écriture pénible. . . J’oubhais de te dire que je me suis encore avisé de faire le jeune homme, et qu’il en est résulté un beau petit garçon. . . >> (A la suite de cette lettre se trouvent dix lignes autographes de la femme de La Révellière- Lépeaux.) (2 portraits e\. une caricature.) {Très-rare.)
965 RÉVEILLON (Jean-Baptiste), entrepreneur de la manu-
facture royale de papiers peints du faubourg Saint- Antoine, oii se passa le premier épisode sanglant de la Révolution de 1789. {Lettre autographe signée.)
I page in-ti, du 23 janvier 1783, adressée au ministre de . . ., pour réclamer le payement de diverses fournitures qui lui ont été faites en 1781 et 1782.
Joint V exposé ju.stificatij publié par Réveillon, après son désastre. {Curieuse pièce, devenue rare.)
Nota. Le i6 novembre I7q3, Réveillon servait de témoin à Tronson Du Coudray, pour lui faire obtenir un certificat de résidence dans la section de l’Homme armé, où lui. Réveillon, était alors domicilié, rue de Paradis, n" 18. {Une gravure épisodique.)
966 RÉVOLUTION FRANÇAISE (de 1789 à 1799). (14 lettres
et pièces signées, dont 3 sont autographes.)
1° Pouvoir donné, le 14 mars 1789, par le comte Faudoas, propriétaire du comté de Sérillac, à son frère puîné, chevalier de Malte, pour le représenter à t'assemblée des états généraux du Maine, sans aucunes restrictions.
2° Deux billets de convocation de gardes nationaux, l’un du 3 décembre 1789, et l’antre du j6 lévrier 1790. En marge de ce dernier, qui a pour objet la pi estation du serment civique, on lit : « Vous « êtes prié d’annoncer cette cérémonie à tous a>os 'voisins et 'voisines.»
3“ Avis du comité de constitution de l’A.ssemblée nationale, daté du 9 août 1790, et revêtu de la signature autographe de Target, sur cette question ; Peut-on remplir les fonctions de maire et de commandant.^ Il est répondu par la négative. {Cachet.)
4» O/r/re du département de la police, du 10 février 1790, qui interdit les masques pendant le carnaval de ladite année. Cette pièce porte les signatures autographes de Dupont Du Tertre et de Manuel.
5° Autre ordre àü département de la police, daté du 29 mai 1790, pour l’exécution d’une proclamation qui va être alliohée, concernant ce qui doit être observé par les habitants de Paris les jours de la Fête-Dieu .•«... Ü est d’usage de faire tendre, aux frais de l’admi- « nistration, le devant des hôtels des ambassadeurs, ministres et en-
<• voyés des puissances protestantes, après avoir prévenu quelque offi- <" cier de l’hôtel . . »
6“ Certificat, du 3i mai 1792, revêtu de la signature autographe d'Ameïlhon, relatif au triage et à l’arrangement iei papiers de la Bastille, déposés à la Bibliothèque de la commune, qui doivent donner lieu au payement d’une somme de 200 fr. pour un mois de traitement du s'' Levcsque, qui continue ce travail.
Ensemble un mandat de ladite somme, délivré le 3 août 1792, sur le ti'ésorier de sa ville, et portant trois signatures autographes, dont celle de Pétion.
7° Lettre du 2 août 1792, portant la signature autographe de Dufresne-Saint-Lcon, directeur général de la liquidation relative à l’envoi d’un état des officiers, tant civils que militaires, de la Maison d’ Artois, se rapprochant de celui déjà envoyé pour la Maison de Monsieur.
8° Certificat, du 7 septembre 1792, pour payement des frais de conduite d’une pièce de canon à Bicétre. Ledit certilicat portant la signature et trois lignes autographes de Tallien, alors secrétaire de la Commune, dite du 10 août.
9“ Lettre de Le Bois, substitut provisoire du procureur de la Commune, datée du 11 décembre 1792, pour demander les noms des citoyens morts ou blessés à la journée du 10 août.
10“ Mandat de payement d’une somme de 100 fr. délivré au profit de l’abbé Galois, sacristain de la chapelle du Roi à Versailles, pour réparations faites à la châsse de ladite chapelle.
n“ Lettre des administrateurs du Directoire du dépai tement, datée du 14 mars 1793, qui, sur l’avis que les commissaires de la section du Louvre ont eu dépôt quelques chasubles et linge provenant de la chapelle du Louvre, ordonnent de les réunir à ceux d’une maison ci-devant religieuse supprimée, pour être vendus ensemble au profit de l’Etat.
12° Lettre adressée de Clermont en Argonne , sous la date du 10 décembre 1792, relative aux opérations de l’armée et particulièrement sur la bataille de Valmy. «... On dit le roi de Prusse très-mé- « content. Ses troupes en se retirant font des dégâts effroyables. On « se plaint surtout de nos émigrés. Puisse la Providence avoir pitié de « nous et nous rendre la religion et la paix !... »
Joint les yuorfraiM de Target Tallien, plus un plan de la Bastille et une gravure épisodique.'
‘J67 RÉVOLUTION FRANÇAISE (de 1789 à 1799). (3 pièces autographes signées, 2 pièces signées et une pièce manuscrite.)
1° Lettre du 21 février 1791, adressée par les maire et officiers municipaux de la ville de Lyon au directoire du district de la campagne de Lyon, au sujet d’une limitation de territoire. Cette lettre, de I page 'in-foL, est revêtue de 8 signatures autographes, dont celles de V'itet et de Chàlier. {Timbre déc.)
2° Rapport des citoyens Marc et Fontaine, membres du conseil général de la commune de Paris, chargés du resencement, par arrêté de ce conseil. Pour donner une idée de cette curieuse pièce, entièrement de la main de Marc, en voici un passage avec l’orthographe de ce citoyen : « ... Nous avons étez aubligé de prendre du vinaigre, tant « l’odeur méphitique était fort.. . et cachait des ordures qui chétait « un très mauvais odeur. . . »
3° Copie {du temps) d’une lettre de Baptiste aîné, du théâtre de la République, adressée à Chaumette. 3 pages iu-foh, du 27 novembre
1793. Il lui fait rhisloriqiie de l’infàtiie procès Marguerite Brunet, dite Montansier, et Honoré Bourdon, dit de Neuville, lui ont intenté : «... Ces deux monstres (car je ne puis les nommer autrement) exi- « gent de moi 80,873 liv. pour la non-exécution d’un engagement « ((u’ils ont surpris à ma bonne foi. . . Moi qui leur ai fait gagnera « Paris, en deux années seulement, 36o,ooo liv. au moins. . . Ils ont ■< formé depuis dix mois opposition sur mes appointemens et ne veu- « lent jamais plaider le fonds de mon proeès. Voilà, mon ami, la situait tion où je me trouve. . . Ayant tous les jours quatorze patriotes de “ ma famille, tant mâles que femelles, à nourrir; ainsi, comme père et « ami des braves-sans culottes, je te prie de ne pas oublier les miens ; « en me donnant les moyens de faire lever celte opposition, tu obli- « géras celui qui se dit avec franchise ton frère de cœur et égal en « droit. >>
4“ Lettre autographe signée , du citoyen Rocket, gardien de Capet (Louis XVII), an citoyen Daubigny, adjoint du ministre de . . ., pour le prier d'appuyer le mémoire qu’il a adressé au ministre afin de se faire payer l’indemnité qui lui est due pour une mission dont il s’est acquitté en qualité de commissaire du pouvoir exécutif ;<•... Je suis « père de famille, je n’ai rien pour exister, tu le sais. . . » {C’est ce Rocket qui, d’après la Biographie universelle, yîif le directeur de la pompe burlesque décernée à Marat.)
5“ Certificat relatif à la location des prisons du Temple, au nommé Fagnon, marchand épicier, lequel est soupçonné avoir vendu une quantité de fers provenant desdites jirisons, qui appartiennent à la nation. Cette pièce, sans date, est de la main du nommé Blache, qui l’a signée.
6“ Arrêté du conseil général de la Commune de Paris, du 10 octobre 1792 , qui accorde à titre provisoire une somme de 100 liv. à la veuve de Lemeunicr, l’un de ses membres, tué malheureusement en remplissant ses fonctions dans la nuit du 29 août précédent, voulant ainsi témoigner : ■< ... combien la mémoire de cet excellent citoyen « est chère à tous ses collègues. >• Cette pièce, avec vignette, est revêtue de la signature autographe de Coulombeau, secrélaiie greffier.
Joint le.s portraits de Vitet, Ckdlicr, Baptiste ainé, et de la demoiselle Montansier.
Plus une gravure {du temps) de la tour du Temple.
968 RÉVOLUTION FRANÇAISE (de 1789 à 1799). (16 pièces signées)
1" Brevet de volontaire, de la garde nationale parisienne, non soldée, ledit brevet délivré sur parchemin, sous la date du 25 avril 1790, revêtu de 5 signatures autographes, dont celles de Santerre et de Dehaurois {petit-fds de Jean Racine).
2° Carte de citoyen actif, délivré à M. Chanlaire (auteur de \ Atlas national), sous la date du 27 juin 1791.
3“ Passe-port, délivré le 14 août 1792, à madame Vermeil, femme du juge de ce nom, pour aller à Saint-Cloud.
4“ Certificat, délivré le 3o août 1792, par le comité de la section de la rue Beaubourg, à Fi'ançois-Michel Vermeil, juge du tribunal du cinquième arrondissement, pour constater qu’il a prêté son serment et déclaré n’avoir fréquenté aucun club antipopulaire et n’avoir rien fait, écrit, ni signé contre la souveraineté du peuple. {Timbre de la section.)
5° Certificat de résidence, délivré le iC novembre 1798, au citoyen Tronson, homme de loi, par le comité de la section de l'Homme armé, et portant la signature autographe. (Ce citoyen est Guillaume-Alexan-
dre Tronson-Ducoudray, défenseur de la reine Marie-Antoinette, devant le tribunal révolutionnaire.)
6“ Laissez-passer, délivré le 25 octobre par l’administration
municipale et les membres du comité de la commune de Bais, département de la Mayenne, au citoyen yillars, obligé de se sauver de la fureur de l’ennemi qui a pris la ville de Laval, le 23 dudit mois. Cette pièce porte une apostille autographe signée de Letourneur, de la Sarthe.
Ensemble un certificat de civisme délivré au même citoyen, qualifié de vicaire épiscopal, par la municipalité de Laval, avec visa du comité révolutionnaire. {^Cachets bien conservés.)
7° Laissez-passer, délivré le g juillet i7g3, à la citoyenne Vcrmonnet, femme Vermeil, pour aller de Paris à Saint-Cloud. {Cachet.)
8“ Certificat de civisme, délivré le 2i novembre i7g4, au citoyen Vermeil, ci-devant juge au département de Paris.
9° Permis pour sortir de Paris et faire conduire à Pont-la-Monta g ne {Saint-Cloud) divers effets mobiliers, dont l’état détaillé est en tête dudit permis et que les citoyennes Vermeil et Cbanlaire font porter dans une maison qu’elles tiennent à loyer de la Nation, ledit permis daté du 4 juin I7g4. {Timbres et visa.)
10“ Lettre des membres du comité de surveillance révolutionnaire delà section du faubourg Montmartre, au citoyen archi-
tecte, pour qu’il réponde promptement à six questions qui lui sont posées, dont celle-ci ; a .... Ce que tu as fait dans la révolution, « aux époques de mai, juillet et octobre 178g, au 10 août, à la fuite et « à la mort du tyran, au 3 1 mai, et si tu as signé des pétitions, quel
motif t’y a engagé,. . , » du 24 mars 1794. {Timbre.)
11“ Passe-port, du 20 juillet 1794, pour aller au Creuzot, département de Saône-et-Loire. Revêtu de iS visas avec vignette et cachets, Eutre autres signatures autographes se trouve celle de Benezech.
12“ Déclaration du citoyen Roettiers La Bartaiche, du 26 juin 1795, pour que les services de howancien officieux {domestiqué) soient payés par sa succession, ce payement, qu’il considère comme une dette sacrée, devant s’effectuer indépendamment de ce qui se trouve écrit dans son testament.
i3“ Certificat de vie, du 16 août 1796, constatant que l’impétrant n’est porté sur aucune liste d'émigrés, et qu’/i nest détenu pour cause de suspicion, ou de contre-révolution. {Timbre.)
i4“ Carte de sûreté, délivrée le 12 mai 1797, au citoyen Pierre- Bazile Thion de la Chaume, ancien contrôleur des reutes et membre du directoire du département de Paris. {Timbre.)
i5“ Arrêté de radiation de la liste des émigrés, délivré le 24 décembre 1797, par l’administration centrale du département de la Marne, au citoyen Pierre-Gilles Cbaulaire. {Tignette et timbre.)
Joint le portrait de Santerre.
969 RÉVOLUTION FR.4NÇAISE (de 1789 à 1799). (5 lettres autographes signées, et une pièce manuscrite.)
I® 2 pages in-l^, du Besson, appartenant à la famille de Fmquières. Il fait hommage au Conseil général du département de Paris, de ses lettres de noblesse .• « .... Je ne peux plus ni voir ni entendre « parler de noblesse, le nom de citoyen m’étant préférable à tout auo tre. ...» Ensemble la copie de ses titres, qui sont de Lorraine et composent 5 pages in-fol. (En tête de la lettre se trouvent les mots : passé à L’ordre du jour, ce qui prouve que, même en I7g3, de telles palinodies n’inspiraient que le mépris.)
a° I page. in-foL, 17 octoljre 1793, du Dunand, électeur de la Mayenne. « .... Magistrats philanthropes, je dépose sur l’autel de la « philosophie et de l’égalité mes lettres de prêtrise de l’ancien et du c< nouveau convaincu que le Dieu de la nature et de la liberté
<■ communique avec ses enfants saus intermédiaire. Puisse la religion « des esclaves être bientôt appréciée à sa juste valeur par tous les sans- <c culottes.... je ne veux rien tenir d'elle, pas même les prénoms « qu’elle m’a donnés. . . . Laurent-Joseph-Jndré Dunand s’appellera « désormais Tell Dunand. ...»
3“ 2 pages in-li, 2 novembre 1793, du S'^ Venier, ancien capitaine, soldat volontaire du bataillon de la Montagne, au maire de Paris. Il vient d’apprendre que tous les brevets signés par Bailly le tartuffe et par Vinjdine et traître Lafayelte doivent être rapportés, et lui envoie le sien : « .... Bailly ne tardera sûrement pas à subir le châti- •< meut qu’il mérite {il fut exécuté le 12), il faut espérer que La- « fayettc, tôt ou tard, éprouvera le même sort. Puissent ainsi périr « tous les traîtres, les émigrés, les scélérats, les fédéralistes, les aristo- « d ates .... »
4° I page in-i, 21 novembre 1793, du Bouquet a Hébert, substitut du procureur de la Commune, Gourdes Miracles : « .... Je « vous ertco/e une antique TOcV/a/V/e, représentant l’un de nos anciens « tyrans, Henri II, plus une autre d’argent qui me servit de pièce de « mariage : les emblèmes et figures dont ces médailles sont couvertes « doivent être méprisés de tout loyal républicain. Je joins à ces deux « pièces une croix de Saint-Louis, qui fut la seule récompense que je « reçus de mes services. Je dépose ces objets sur l’autel de la pa- « trie. ...»
5° I page et demie in-t^, 28 avril 1791, du S’’ Lemaire, rue Guénégaud, n” 20, au patriote Palloy. Il lui demande comme preuve d’amitié de tenir la promesse qu’il lui a faite, de lui donner un verrou de la Bastille, une clef, un boulet, une des médailles de fer, et il élèvera dans son cabinet un trophée à la liberté, sur ces débris de la tyrannie. Il a déjà fait un quatrain pour mettre au bas d’un verrou, s’il est assez heureux pour en avoir un : « .... Le voici, vous pouvez l’employer de même :
« De ce fer tout rouillé de sang mêlé de pleurs,
« Apprends en frémissant l’abominable usage;
« De mille infortunés qu’il t’offre les douleurs,
« Et ton cœur maudira les rois et l’esclavage. »
Joint les portraits de Bailly et de Palloy.
970 RÉVOLUTION FRANÇAISE (de 1789 à 1799). pièces signées.)
I® Ordre de l’administration du département de Seine-et-Oise, portant la signature autographe de Benezech, et daté du 3i août 1792, pour la remise, par les officiers municipaux de Versailles, de 20 pièces de toile, trouvées au château àe Meudon, suivant procès-verbal du i3 du même mois.
2“ Mandat de payement du 29 août 1792, portant la signature autographe de Pétion, délivré pour subvenir aux besoins et à la subsistance des enrôlés pour le camp sous les murs de Paris. {C’est parmi ces enrôlés que furent pris les massacreurs des 2 et 3 septembre.)
3° Lettre signée des administrateurs municipau.x des contributions publiques et datée du 25 juillet 1798, relative à ^emprunt forcé d’un milliard, établi par la loi du 22 juin précédent ; « .... quinzaine après sa publication, chaque citoyen dont les revenus sont au-dessus
de la classe exceptée, . . . sera tenu d’en fournir. . . . une déclaration, ainsi que de ses charges .... »
4° Avertissement pour payer sous huitaine et en un seul payement la somme de a,5oo liv., portée au rôle de l’emprunt forcé établi par la loi du 5 septembre 1793 ; ledit avertissement sur formule imprimée.
5“ Lettre signée des membres du Comité réquisitorial de la section de la Réunion, avec cette épigraphe : Les secours publics sont une dette sacrée. Elle a pour objet d’inviler le citoyen. ... à verser une somme de 3oo liv., pour laquelle le Comité a cru devoir le comprendre, dans l’état des secours et besoins de la section, i'» août 179^-
6» Permis signé des officiers municipaux de Saint-Cloud, en date dn 8 août 1793, pour délivrer au citoyen. ... la quantité d’un boisseau de farine pour être employé dans son ménage.
70 Lettre signée des administrateurs des subsistances de la ville de Paris, datée du 2 septembre 1793, relative aux manœuvres coupables et menées frauduleuses qu’enfante la cupidité, pour tromper l’administration sur les approvisionnements de farines et lui faire payer trois ou quatre fois la même fourniture. (^Curieux documents.)
8'’ Autorisation des représentants du peuple, envoyés dans Commune-Affranchie (Lyon), pour y assurer le bonheur du peuple et le triomphe de la République, etc., etc., donnée à la demande du citoyen Michel, appuyée par la commune de Tournon, pour acheter et exporter de Commune- Affranchie un quintal de chandelle, cinquante livres de sucre, vingt livres de café et dix livres pesant de poivre. Signatures autographes des représentants Fouché et Meaublé. {Cachet et vignette.)
9“ Arrêté du Comité de salut public, du 18 prairial an II (6 juin 1794), qui met à la disposition de la Commission du com/nerre soixantedix-huit lasts de froment, provenant du navire danois La Providence, arrivé au port de Cherbourg. {Signatures autographes de Carnot, Robert Lindet et Biltaud-Varenne.)
100 Autre arrêté du Comité de salut public, pour autoriser le chargement à Dunkerque, sur navires neutres, et l’expédition à l’étranger, de 107 caisses de balles de marchandises, telles que soieries, gazes, dentelles, parasols, parfumeries, horlogeries, glaces, etc., etc. {Signatures autographes de Charles Cochon, Carnot, Delmas, Eschasseriaux, Robert Lindet, P.-A, Laloy.)
11° Lettre, du 12 septembre 1794, revêtue des signatures de A, Dldot et F.-J. Benoist, président et secrétaire de la Commission révolutionnaire des salpêtres de la section de la Réunion, en réponse à la réclamation faite par le citoyen Vermeil, contre le choix que la commission a fait de sa maison pour y établir un atelier de fabrication de salpêtre: sa maison est la seule qui s’est trouvée propice, il n’a aucun endommagement à craindre, ses voitures seront remisées chez un voisin, enfin : « .... nous le croyons trop bon républicain, pour « oublier que la Conveution a adopté et confirmé toutes les mesures « prises par les sections, pour parvenir à la fabrication du salpêtre.»
12° Deux billets de la loterie nationale de maisons, meubles et effets, établie en vertu du décret de la Convention, du 29 germinal an III. Ces billets portent les n°’ 107,087 et 36o,i3i.
Joint les portraits de Pétion, Fouché, Billaud-Varenne, Carnot.
971 RÉVOLUTION FRANÇAISE (de 1789 à 1799). {Pièces signées.)
t° Extrait du procès-verbal de la Convention nationale, du 9 thermidor au II (27 juillet 1794), comprenant les décrets de mise hors
la loi de Henriot, du maire de Paris, de tous les membres du Conseil général de la Commune, ainsi que de Robespierre aîné, et de tous ceux qui se sont soustraits au décret d’ arrestation rendu contre eux, etc., etc. ; plus le décret qui défend expressément d’obéir à une municipalité conspiratrice.
2“ Lettre adressée par l’agent national Pajan, au nom de la Commune de Paris, le même jour, 9 thermidor an II, aux présidents des Comités révolutionnaires et des sections, pour qu’ils viennent dans le sein de ladite commune prêter le serment de sauver la patrie.
3“ Lettre du 8 vendémiaire an III (29 septembre 1794), signée de Maillard, président du département de Paris, relative à l’exécution des lois qui ordonnent la déportation à la Guyane de tous les ecclésiastiques non assermentés , ou qui n’ont pas prêté le serment de maintenir la liberté et l’égalité.
4“ Copie certifiée, sur papier avec vignette et timbre, de l'ordre du général en chef de l'armée de t intérieur Barras, pour le désarmement des grenadiers et chasseurs de la garde ualionale : « .... Seront ré- « putés rebelles ceux qui, trois heures après la publication de cet <■ ordre, n’auront pas obéi. , . . Ladite pièce, eu date du i5 vendé-
miaire an IV (7 octobre i7g5), se rapporte aux mesures nécessitées par l'affaire du i3 dudit mois.
5» Lettre signée de Barras,' date que le précédent ordre, portant que la garde nationale de Paris a besoin de 4,000 hommes de service par jour, pour garnir tousses postes.
6“ Certificat, délivré le 3 germinal an III, par Mareux, commissaire de la section des Droits de l'homme, pour la distribution du pain chez les boulangers, constatant qu’après la distribution faite le premier dudit mois, 2t bouches n'ont pu en avoir, et qu’après celle de ce même jour, 3 germinal, 53 bouches en ont été privées, par défaut de quantité sufCsaute.
Joint les portraits de Robespierre, Henriot, Barras.
972 RÉVOLUTION FRANÇAISE (de 1789 à 1799). [iipüces
signées.)
i‘' Procès-verbal de perquisition d'armes, revêtu de 10 signatures autographes, dont celles de Vabbé Fauchet et de Manuel. Celte pièce porte la date du i8 octobre 1789.
2° Proclamation de la Commune, du 25 février 1798, aux citoyens de Paris, pour les rappeler au respect des personnes et des propriétés, délibérée par le maire Pache, le procureur Chaumette, et ses substituts Réal et Hébert. Copie certifiée par le secrétaire greffier adjoint et sur papier à 'vignette.
3» Arrêté du Comité de sûreté générale pour autoriser des perquisitions; ledit arrêté, poitaut les signatures autographes des représentants Maulle, Osselin el Ingrand, esXetx date du Savril 1798. (Cachet.)
4“ Lettre du Comité de salut public, au ministre de la guerre, datée du lo septembre 1798, pour lui transmettre une lettre du citoyen Pezard, concernant les moyens qu’il croit propres à sauver la République. Eu marge se trouve celte note ; « Le citoyen Pezard a plus de <■ zèle que de lumières; il ne propose rien de l emarquable. Il demande •I que l’on fasse des prières publiques, que les païens des coupables M ioienl déshonorés, etc., etc. » Cette lettre porte les signatures autographes de Billaud-Vurenne, Carnot et Prieur de la Marne.
5° Arrêté du Comité de sûreté générale, du ii décembre 1794, ordonnant la mise en liberté, sur-le-champ, des citoyennes Faucheux, mère et fille. (Signatures autographes de Bentabole, Bourdon de
l'Oise, Rcwhell, GoupHleau, Legendre. Scel du Comité et timbre de la maison d’arrêt de l’ Égalité,
6“ Arrêté du Comité révolutionnaire de Chalon-sur-Saône , du 19 décembre 1794, signé du président et secrétaire, pour faire conduire à la maison d'arrêt le citoyen Arnoult et son épouse, comme suspects, jiisi|u’à ce qu’il soit clairement manifesté au Comité qu’ils se sont conduits comme de bons patriotes depuis la révolution.
7° Arrêté du Comité de sûreté générale, du 4 juin 1794, qui ordonne l' arrestation de personnes de la section du Bonnet rouge, dont le notaire Denis. Ledit arrêté portant les signatures autographes des représentants du peuple Amar, Dubarran, Louis du Bas- Rhin et Jagot.
8° Demande de mise en liberté, faite par le Comité révolutionnaire de la section de la Montagne, transmise au Comité de sûreté générale, par les administrateurs du département de police de la commune de Paris, Heussée et Marino, sur papier à vignette.
9“ Délibération du Comité révolutionnaire et de surveillance de la section de la Fontaine de Grenelle, en date du 24 août 1794, qtii en consécance d’un arrêté du Comilé de sûreté générale, /u/V retirer les deux gardiens qui avaient été établis chez la citoyenne veuve Montaynard, après toutefois qu’ils ont été soldés de l'indemnité, à eux accordée,ladite citoyenne Montaynard.
10® Arrêté du Comité de sûreté générale, du 10 août 1794, pour traduire dans les prisons de Paris l’agent national , l’accusateur pu- Llic.unjuge, un administrateur et un officier municipal de Commune- Affranchie (Lyon). Expédition collationnée.
uo Lettre signée de l’agent national Payan, pour réclamer V exécution de la loi sur le gouvernement révolutionnaire, en ce qui concerne ses attributions comme agent national.
12“ Protestation du Directoire du département de la Marne, contre l'expropriation des propriétés immobilières sans indemnité préalable.
Cette pièce est datée du 20 mars 1792, et revêtue de 8 signatures autographes , dont celles des représentants du peuple Prieur, Deville et Delacroix,
i3° Copie certifiée, d’un arrêté du Comité de salut public , du 23 mars 1794, relatif à l’établissement de la Commission des travaux publics, dans la maison de la reVo/nt/on, ci-devant Palais-Bourbon.
14® Lettre du 19 mai 1796, signée Élie, relative aux costumes des fonctionnaires publics en général et des commissaires du Directoire exécutif, en particulier.
Joint \es portraits de Fouché, Manuel, Prieur de la Marne, Pache, Chaumette, Rewbell, Hébert, Carnot, Legendre.
973 RÉVOLUTION FRANÇAISE (de 1789 à 1799). (15 lettres et pièces signées.)
i“ État des effets pris par les brigants à la bataille de Cossé et de Craon, daté du 2 novembre 1793. Ensemble la déclaration d’un chirurgien major, exjiosant qu’il a éprouvé la disgrâce de perdre son chevale : « . . . Quelle surprise pour le représentan quant il ne luy fut <■ plus possible de rentrer dans Craon qu'une partis des brigand occupet « et de sevoire entre deux feu et qu’il fut obligé de faire comme il a « peu. » (Cachets.)
2® Lettre des commissaires envoyés par le ministre de la guerre Bouchotte, dans la Vendée. Ils demandent à y être maintenus et rappellent au ministre : « ... que pour faire cesser les troubles de la « Vendée, il faut un tocsin général, faire lever en masse les départe- « ments voisins, enlever aux brigands toutes espèces de vivres et de
« munifions, et arrêter, dans les pays insurgés, fous les hommes en « état de porter les armes. .. » Celte lettre est datée de Tours, le 3o juillet 1793.
3° Lettre, du 24 août 1798, adressée au ministre de la guerre par le général commandant la ii® division militaire, au sujet de la répression des troubles suscités par la perception des droits de passe sur les routes.
4° Lettre, du 20 février 1799, adressée au ministre de la guerre, par le général commandant à Privas, pour l’informer des mesures prises dans le but de faciliter la formation de la colonne mobile qui doit concourir au rétablissement de l’ordre dans le département de l’Ardèche.
5® Lettre, du 9 novembre 1799, adressée au ministre de la guerre, par le général commandant la 21® division militaire, en réponse à' sa lettre relative au salut militaire dû par les factionnaires aux soldats mutilés revêtus de leur uniforme.
6° Dix lettres, avec 'vignettes révolutionnaires et autres, revêtues de signatures autographes , dont celles de Talleyrand , Chaptal, Fouché, Berthollet, Lambrccht, etc.
Ces lettres sont émanées des autorités ci-après :
I® Agence révolutionnaire des poudres et salpêtres de la République, 28 prairial an II.
2° Agence monétaire. . . . , an II.
3® Agence nationale de la navigation de l'intérieur, 26 pluviôse
an III.
4° Administration générale des armes portatives, 4 floréal an II.
5° Administration générale des subsistances de Paris, i'® prairial an II.
6“ Ministère de la justice, 12 messidor an VI.
7® Blinistère des relations extérieures. {Cachet en' cire bien conservé.) 7 messidor an VI.
8° Ministère de la police générale, 9 germinal an IX .
9° Dépôt général de la guerre, 6 messidor an VI.
10" Conseil exécutif provisoire. {Grand sceau de la République.) 22 vendémiaire an II.
Joint les portraits de Chaptal, Berthollet, Talleyrand, Fouché, Gohier, Lambrecht.
974 RICHARDSON (Samuel), le célèbre romancier anglais,
né 1689, mort 1761. [Lettre autographe signée.)
3 pages in-t^ { en anglais, avec la traduction) , de Londres, le 19 janvier 1769. Belle et touchante lettre sur la mort de Mme Klopstock, qu’il aimait et admirait : « ... pour cette noble franchise, cette « droiture d’esprit et cette bienveillance que respirait chacune des « lettres dont elle l’honorait. . . » Il désirerait avoir une copie de l’ode que son mari, \auteur de la Messiade, a composée dans la première émotion de sa douleur : « . . . quelles doivent être ses souf- « frances !... » ( 2 portraits.)
975 RICHELIÈü (Armand-Jean du Plessis, cardinal de), né
1585, mort 1642. [Une pièce autographe signée, une lettre et une pièce signée.)
La pièce autographe signée, datée du camp de Lasaussaye, le 22 juin 1628 {pendant le fameux siège de La Rochelle), se rapporte à la construction de cette grande digue qui mit les assiégés hors d’état de recevoir aucun secours du dehors : « Il est ordonné au sieur
0 Duplessis-Besançon de faire faire la longueur de soixante toises de « machines, pareilles à celles qu’il a posées dans le canal. . . »
La lettre signée, en date du i®*' décembre i632, est adressée au maréchal de lirézé, et relative à des dispositions militaires concernant la place de Calais. C’est une fort belle pièce, de i page in-foL, avec cachet aux armes et lacs de soie, écrite de la main du secrétaire du cardinal, dont l’écriture a longtemps passé pour être celle de Sou Eminence.
La pièce signée est une quittance de 6,000 liv., pour le premier quartier de l’année 1623, de sa pension, comme chef du conseil de la Reine mère du roi.
(Voir la note critique et la pièce qui l’accompagne.) (2 portraits et
1 vue du château de Richelieu.)
9/6 RICHELIEU (Louis-François-Armand du Plessis, duc de), maréciial de France, né 1696, mort 1788. ( Une lettre autographe signée, une lettre autographe et une pièce signée.)
Les 2 lettres, àé chacune 4 pages in-/i, et toutes deux datées de Bordeaux,\ei 5 et 28 août 1 758, sont adressées au maréchal de Belle-lsle, ministre de la guerre. Elles sont également belles, et ont pour objet un démêlé avec la famille Langeron. «... Pardonnez-moi de vous « reparler encore des Langeron, mais . . . leurs lettres. . . annonçant « ici leur retour ; si c’est une nouvelle imbécillité du mari ou imper- « tinence de la femme. . . Mme de Pompadour a dit au marquis de « Gontam, qu’elle trouvait très-mauvais que je crusse qu’elle les pro- « tégeoil... Songez que c’est l'autorité d’un maréchal de France, votre <■ confrère, qu’on outrage scandaleusement à la face d’une province... « ce que vous me mandez ne sauroit m’empêcher de poursuivre la « justice que je demande. . . il n’est point question de lettres de la « femme. . . ce n’est que du mari que je demande justice. . . je suis <• bien aise que le Roi peut tout ce gu il veut, mais il ne doit pas « vouloir tout ce qu'il peut. . . »
La signature, sur la pièce, a été donnée à l'âge de 91 ans l {p. portraits, dont I en pied, belle pièce, et i gravure épisodique.)
977 RIVAROL (Antoine, comte de), né 1754, mort 1801.
(Une lettre autographe, une lettre signée, et unie petite pièce de vers autographe signée.)
La lettre autographe, de 2 pages in-l\, datée de Paris, le 6 juillet 1783, est adressée à M. le comte de Milly, de l’Académie des sciences. Il lui demande des renseignements sur le lieu où se trouve la pierre calcaire qui a fourni un vase à filtrer que lui a montré M. Hell,et lui envoie un exemplaire de l’ouvrage ayant pour titre ; Observations philo, sophiques sur les animaux.
Celle signée, de 4 pages 'in-l,, et datée du 9 novembre 1783, paraît être adressée au même savant ; c’est une pièce, aussi spirituelle que curieuse, relative aux expériences de Pilastre des Rosiers et à la médaille fiappée en l’honneur des frères Montgolfier, inventeurs des aérostats.
Quant à la petite pièce de vers, autographe signé, elle s’adresse à une maîtresse infidèle. (Portrait.)
978 ROBERT (Louis-Léopold), peintre, né 1794, mort, par le
suicide, le 25 mars 1835. (Lettre autographe signée.)
2 pages et demie in-S, de Venise, le 25 juillet i833, à M. Jesi,
célèbre graveur au palais Fonigiani, pont aux Grâces, à Florence; Il le remercie des gravures qu’il lui a envoyées. Sa lettre lui sera remise par M. Despréménil , dont il lui fait l’éloge, et qui sera enchanté de faire sa eonnaissance. Son frère a éié bien sensible à son bon souvenir. Il le prie de le rappeler, lui-même, au bon souvenir de la Reine et de madame de Villeneufve, en leur présentant ses respeets.
Joint une très-jolie gravure de son tableau des Moissonneurs. (Portrait.)
979 ROBESPIERRE (François-Maximilipn-Joseph-lsidore), né
1759, décapité le 28 juillet 1794. [Pièce autographe signée.)
« Le Comité de salut public invite le citoyen Dumas, vice-président « du tribunal criminel, à se rendre au lieu de ses séances, demain, à « midi. Paris, le 12 germinal, l’an II de la République. »
Telle est la teneur de cette pièce, écrite le lendemain de l’arrestation de Danton.
Joint le fac-similé d’une lettre de Robespierre. (3 portraits et une gravure épisodiqîie.)
980 ROBESPIERRE (Augustin-Bon -Joseph ), dit le jeune,
membre de la Convention, né 1764, décapité le 28 juillet 1794. [Lettre autographe signée.)
Curieuse lettre, de 3 pages in-ty, adressée à son frère, et signée de Robespierre : « ... Nous sommes au milieu des flammes. . . Ce sont les ennemis du bien public qui veulent faire des armées d’indi- <■ gens. . . Nous sommes inondés de libelles qui sortent des abbayes. ■< On soupçonne qu’il y a une presse à l’abbaye de Saint-Waast. . . « Il faut absolument fouiller nos abbayes : c’est parmi ces moines que « se trouvent les monstres qui veulent ensanglanter la France. . . Nous <c sommes dans un dénuement absolu ; souviens-toi de notre malheureux c< ménage. » (Portrait.)
981 ROCHEFOUCAULD (François, duc de la), prince de Mar-
cillac, pair et grand veneur de France, grand maître de la garde-robe du roi. (2 pièces signées.)
La première e.st une quittance de 12,903 liv. 10 s., pour dépenses extraordinaires de la 'vénerie pendant les mois de janvier, février et mars 1680.
La deuxième est une autre quittance de la somme de 2,333 liv. 6 s. 8 d., pour le fond des dépenses ordinaires de la garde-robe de Mgr le Dauphin, pendant le mois de juillet 1699.
N. B. Bien que les signatures Marcillac et La Rochefoucauld, »yiyiosées sur ces deux pièces, soient on ne peut plus semblables à celtes de l'auteur des Maximes, elles ne peuvent lui être attribuées, d’après les dates desdites pièces, postérieures à celle de sa mort, arrivée le 17 mars 1680. Les aînés La Rochefoucauld ayant toujours porté le prénom de François, depuis le premier, mort en i5i7, le François dont il s’agit ici est le 7® du nom, c’est-à-dire le fds aîné de François VI, l’auteur des Maximes, qui fut blessé au passage du Rhin, en 1672. (Portrait.)
982 ROCHEFOUCAULD ( Louis- Alexandre , duc de la), né
1735, massacré à Gisors, le 14 septembre 1792. (2 lettres autographes signées.)
La première, de 2 pages in-t,, datée de la Roche-Guyon, le 12 dé-
cenibre 1771, a pour objet de solliciter la grâce d’un caporal de grenadiers, condamné aux galères perpétuelles pour avoir frappé son sergent : «... Comme colonel, j’approuve, et je dois approuver la ri- « guenr du jugement; mais, l’exemple fait avec solennité, permetlez- « moi de vous présenter celte affaire sous l’aspect favoi'able dont elle « est susceptible. . . » Celte lettre est adressée au marr/uis de Monteynard, ministre de la guerre.
La deuxieme, de 2 pages et demie in-ty, datée de Paris, le 2 février 1772, est adressée à M. de Laiiraguals. C’est une belle lettre, dans laf|uelle il s’efforce d’établir qu’il y a une entente cordiale entre M. et Mme de Lauraguais pour l’établissement de leur fille, et que Madame est loin de méconnaitre les droits que Monsieur a sur ses enfants... Le duc de Drancas et M. de Rulhière sont nommés dans cette même lettre. (2 portraits.)
983 ROCHEFOUCAULD-LIANCOURT (François -Alexandre-
Frédéric, duc de la), né 1747, mort 1827.
— Rochefoucauld (Frédéric-Gaëtan, comte de la), son dernier fils, né 1799, ancien député du Cher. (2 lettres autographes signées.)
Celle du duc de Liancourt, de i page et demie in-!y, est datée du 2t) août 1826 : «... Le gazetier de Liancourt vous apprendra l’heu- « renx et bienfaisant passage de Mgr le duc d’Orléans dans notre com- « mune. . . Son apparition a été courte pour le visité, auquel elle a « rendu la joie et le mouvement. Monseigneur a bien voulu lui appor-
■ « ter de nouvelles paroles de bonté des augustes princesses. , . HJgr le
« duc d’Orléans et elles sont adores partout. . . ■>
l.a lettre du comte, de 3 pages in-S, du lo novembre iS. ., adressée à M. Mennechet, a particidièrement pour objet cette singulière accusation portée contre lui, d’avoir mis en note, dans son recueil de fables, au bas de celle le Chêne et te Roseau : « J’appi'ends à l’instant que le « sujet de cette fable a été traité par un certain monsieur nommé « La Fontaine. » (i granire épisodique.)
984 ROHAN (Henri, duc de), prince de Léon, l’un des plus
grands capitaines de son temps, chef du parti protestant sous Louis XllI, né 1579, tué 1638.
— Partuena’ï (Catherine Larchevesque de), sa mère, épouse en premières noces de Charles de Qiiellenec, baron de Pont, dont elle se sépara au bout de deux ans pour cause d’impuissance, et remariée en 1575 au vicomte René de Rohan, née 1554, morte 1631. {‘^pièces signées.)
La pièce signée de Catherine de Parthenay est un acte notarié, du ... . i6o6, et les deux autres, signées de Henri de Rohan, sont : la première, sur parchemin, une quittance de la somme de i,ooo liv., pour les appointements de général de l’armée des Grisons et V alteline, du mois d’avril i635; et la deuxième, une procuration notariée, du ... . i6o6. (Les 2 portraits.)
985 ROHAN-GUÉMÉNÉE (Louis-René-Édouard, prince de),
cardinal, évêque de Strasbourg, landgrave d’Alsace, prince de l’Empire, grand aumônier de France, de
l’Académie française, etc., etc., né 1734, mort 1803. {Une lettre autographe signée.)
Celte lettre, de 3 pages in-\, datée de Versailles, le i3 janvier 1783, et adressée au comte de . . ., a pour objet de recommander la personne de M. de Cagliostro, qu’il serait avantageux de fixer dans la ville de Strasbourg, en le détournant de l’idée de retourner à Bastia : il a droit <■ . . . à toutes les nuances de votre bienfaisance, sous le rapport de son honnêteté et de son altacbernenl singulier à tout ce « qui prend dans son esprit le caractère d’utilité pour l’homme souf- « fiant. . . » (3 portraits du cardinal, plus celui de Cagliostro.)
986 ROIS D’ANGLETERRE, {Une lettre autographe signée,
et 2 lettres signées.)
— Jacques l®^ fils de Marie Stuart et de Henri Darnley, père de Charles Z®’’, né 1566, mort 1625. Portrait excessivement curieux.
Lettre signée, de i page in-fol. (en anglais).
— Jacques II, second fils de Charles 7®'’, né 1633, détrôné en 1688, et mort à Saint-Germain-cn-Laije, en 1701. Portrait.
Lettre autographe signée J. Ji. (Jacques Roi), demi-page in-Ii, sans date : « Je me remets au D. de Tjrronel, de vous faire savoir les « ordres que je lui donne de revenir ici, au cas qu’il n’y a pas moyen « de contenir ce canton du pays où vous êtes. Le Roi m’a fait espérer >■ d’y envoyer des vaisseaux pour cet effet, outre ceux qui sont partis « pour ramener vos troupes. . . »
— Jacques III (Jacques-Édouard-François Stuart, dit le chevalier de Saint-Georges, reconnu par Louis XIV pour roi d’Angleterre, souslenom de), fils aîné de Jacques 11, né 1688, mort 1766. Portrait.
Lettre signée, les mots : Votre bon ami, autographes. Elle est datée de Rome, le i8 mars 1780, et adressée à Madame la supérieure de la Visitation de Chaillot, pour la remercier, ainsi que toutes ses bonnes religieuses, de leurs prières pour lui et sa famille. (Cachet aux armes.)
987 ROIS DE FRANCE. (3 pièces signées.)
— François 1®'', né 1494, mort 1547.
Ordre de payement, du 14 mars iSao, en faveur de son beau-frère le duc d’ Alençon. (Donné à Romorantin.)
— Henri II, né 1518, mort 1559.
Ordonnance de décharge, du 26 février i547, en faveur de Jeban Daymier, sieur de Puileroy, conseiller au parlement de Toulouse, et de la demoiselle sa femme,
— Charles IX, né 1550, mort 1574.
Ordonnance du a6 janvier i566, pour le payement des fournitures de drap d'or et d'argent, de soie et de laine, faites à l’occasion de l’entrevue de Rayonne avec la Reyne <t Espagne.
{Les Z portraits.)
4il
988 ROIS DE FRANCE et des Français. (3 pièces signées.)
— Louis XIV, né 1638, mort 1715.
Lettre de cachet.^ du 24 décembre i6g5, au prevost des marchands et échevins de ta ville de Lyon, pour leur uoliCer la nomination faite du s'' Constant, pour remplir la charge de juge conservateur des pri~ viléges des foires de ladite ville.
— Louis XVI, ilé 1754, décapité 1793.
Ordre de payement d’une somme de 2,800 liv. pour remboursement à son cousin , le maréchal de Nouilles , du loyer de son hôtel à Fontainebleau, occupé par l’écurie de la Reine (le' juillet 1789).
— Louis-Philippe I®’’, né 1773, mort 1850.
Lettre close, pour inviter le comte de . . . à assister à l'ouverture de la session des Chambres, le lundi 27 décembre 1841.
[Les 3 portraits.)
989 ROIS DE SUÈDE. (3 lettres signées, dont une avec lignes
autographes.)
— Charles XII, né 1682, mort 1718. 2 portraits.
Fragment daté de Cbristineham, le 3i mars 1712. (y^cec /e sceau royal.)
— Charles XIII, né 1748, mort 1818.
Il félicite Y Empereur Napoléon sur la naissance du Roi de Rome ; «... Ce prince, en remplissant les vœux de son illustre père, con- « tribuera un jour, en suivant ses traces, à consolider son ouvrage... »
Très-belle lettre , de 2 pages et demie in-t^, datée du château de Stockholm, le 25 avril 1811, avec ces mots autographes : «... Mon- « sieur mon frère, de ’Fotre Majesté impériale et royale, le bon frère.»
— Gustave-Adolphe IV, né 1778, détrôné en 1809, mort
I page in-fol. {en suédois), de Helsinborg, le 2 novembre 1807. {Avec le scel royal.)
990 ROLAND (Jean-Marie), dit de La Platière, né 1732,
mort 1793. 4 portraits.
— Philipoîv (Manon-Jeanne), sa femme, née 1754, décapitée
le 8 novembre 1793. [Une lettre autographe signée et
une lettre autographe.)
'La.lettre autographe 'signée de Roland, de i page f«-4, datée du 8 octobre 1792, est adressée à son collègue Pache, ministre de la guerre ; «... En tout je demande ce qu’on veut , où on le veut, quand on le « veut. . . Dites donc, parlez-moi positivement, clairement, j’écrirai « en conséquence. Quoi, où, quand, envoyez voire homme, l’ordre « sera mis au bas de la demande. ».
La lettre autographe de madame Roland, de 3 pages in-12, sans date, est adressée au conventionnel Lanthenas. «... Lorsque votre « aveuglement va jusqu’à manifester votre mécontentement à des tiers, « vous manquez à la confiance que je vous avais donnée; vous manquez
« à la délicatesse, à l’honnêteté; je ne vois plus qu’une âme vulgaire « en proie à un sentiment que je ne veux point qualifier, mais que je « méprise. , . Voilà ce que je confesse aussi hautement que tous mes <■ senti mens, car il n’en est pas un que je ne puisse avouer. . . «
(Sur le cachet de cette dernière lettre, qui porte les lettres M. J. P. enlacées, on lit la devise ; Sensible et fidèle.)
991 ROLLIN (Charles) , né 1661, mort 1741. {Lettre auto-
gni'plie signée.)
Jolie lettre, de i page in-l^, du i6 juin ifigS, adressée au R. P. Mabillon, sur une difficulté de préséance et de discours à prononcer dans une cérémonie : «... Je parlai hier à notre assemblée de la « difficulté... et marquai, en même teras, l’expédient que vous m’a- <1 vez donné. . . mais on jugea que le recteur ne pouvait prendre d’au- « tre place que celle qui naturellement et ordinairement est censée la « première ...»
Joint la notice du Magasin pittoresque, avec le portrait. (3 portraits et un fac-similé de lettre.)
992 ROMANCIERS. (3 lettres et une pièce autographes si-
gnées.)
— Pigault-Lebkun (Guillaume-Charles-Antoine), né 1753,
mort 1835.
I page in-^, du 19 novembre 1822. Il demande de l’avancement pour son fils, officier de cavalerie, qui a toujours servi avec distinction.
— Ducray-Düminil (François-Guillaume), né 1761, mort
Demi-page in-l^. Couplets de chanson, ayant pour titre : la Sonnette,
— Arlincourt ( Charles -Victor Prévost, vicomte d’) , né 1789, mort 1856.
I page in-ty, du 17 juillet 1814. Il recommande son beau-frère, le s"" Bourgade, pour une place de magistrature et signe Victor d'Arlincourt. Ensemble i page, in-h, du 7 octobre :82s, pour demander la croix d’officier de la Légion d’honneur, signée le -vicomte d’ Arlincourt, gentilhomme de la chambre, etc. {Les 3 portraits et un double de celui de d’ Arlincourt.)
993 ROaiANCIERS. {‘i lettres autographes signées.)
— Balzac (Honoré de), né 1799, mort 1850.
I page in-H, du 2 mai 1819. Il règle le payement de trois de ses créanciers. « .... Voilà, je crois, les dernières vétilles. Dieu veuille « que nous atteignions la fin des payements, la librairie est bien ma- « lade .... »
— Soulié (Frédéric-Melcliior), né 1800, mort 1847.
I page in-S, du 22 août i834, adre.ssée à M. Guilbert Pixere'court. Jolie lettre. Il lui demande son remède contre la goutte, pour le transmettre à son père : « .... Vous serez assez aimable pour faire quel- « ques réponses, non pour moi qui en suis indigne, mais pour mon « père qui souffre ; et puis, tout romantique qu’on me fait, je me « trouve avoir le vieux Virgile pour moi, Virgile que vous aimez et « avec qui vous dites : Non ignara mali miseris succurrere disco.... »
— De Kock (Paul), né 1794.
1 page iii-g, du 12 féviiei' 1818. Il envoie au régisseur de l’Opéra-Comique la distribution des rôles de son opéra du Muletier.
[Les 3 portraits et une caricature.)