‹ Mélanges curieux et anecdotiques tirés d'une collection de lettres autographes et de documents historiques ayant appartenuChapitre 19 sur 22 · CORDELIER UE LA NOUE · texte numérisé non relu

CORDELIER UE LA NOUE

1 page et demie i/i-S, sans date. Il se plaint des lenteurs apportées à l’impression de son Napoléon : « .... dont Dumas a dû corriger « les épreuves, ... »

— SouvESTRE (Émile), né 1806, mort 1854,

2 pages in-8, sans date. Il remercie de l’envoi d’une brochure : « .... Elle a éclairci pour moi plusieurs doutes; il est beau de se « vouer ainsi à la vulgarisation d’idées progressives et encore incon- « nues. ... »

— Drodineaü (Gustave) , né 1799.

I page in-8, du ii novembre 182C. Il demande l’envoi des affiches des Nuits, dont il a besoin pour un libraire de province.

— Féval (Paul), né 1817.

I page in-8, du ,àM. Lcmansois. « .... M’avez-vous ou-

« blié, mon cher confrère, ou bien M. Barbier ne veut-il plus de mes « Chevaliers?... >>

— Loève-Veimars (Auguste), mort 1855.

I page in-!^, sans date. Il se plaint de la négligence apportée dans la réimpression des feuilletons que fait faire M. Ladvocat, chez MM. Didot : « .... Je n’ai jamais reçu des épreuves aussi mal re- « lues .... »

— Gozlan (Léon), né 1806.

3 pages in-8, sans date, adressées à M. Anglade ; « .... Il me « sera très-agréable d’avoir un compte rendu de nton livre dans votre « Revue ... >>

— Molé-Gentilhomme (Paul), né 1814, mort 1856.

I page in-8, sans date. Il n’a pas reçu de nouvelles de M. .Appert depuis plus de deux ans, il lui avait donné son adresse, etc.

Joint la notice du Magasin pittoresque sur Emile Souvestre.

995 ROMANCIERS (traducteurs). (6 lettres autographes signées.)

— Letourneür (Pierre), né 1736, mort 1788. Portrait-

I page et demie in-l^, 17 janvier 1786, à Ducis. Jolie lettre : « .... Permettez que je trouble de quelques ligues votre long silence « et que je vous réapparaisse à voti e retour dans ce monde, si chargé <■ de trébuchets et d’assommoirs..,. •< Ensemble une seconde lettre, de 3 pages in-l^, aussi adressée à Duels. Très-belle pièce, où il apprécie ce qu’est un traducteur; <■ .... après toutes ces menues jouis- << sauces, je reviens achever ma phrase, ou plutôt celle d'autrui, sans •< qu’il y ait d’idées dispersées ou perdues. ... »

— Boüchon-Ddbournial (Henri), né 1749, mort 1828.

2 pages et demie in-i, du i6 mars 1821, à M. Hugo. Belle lettre, relative aux ouvrages de Cervantes et particulièrement à ses œuvres dramatiques : >< Traducteur des œuvres complètes de l’immortel Cer- « vantes, j’ai dû plus que personne applaudir à l'utile projet que vous « avez conçu d’enrichir la littérature française du génie du Théâtre « espagnol, qu’eu effet nous sommes loin. ... de pouvoir apprécier ce « qu'il vaut. ... m

— Defaüconpret (Charles-Auguste), né 1767, mort 1843.

I page in-i, du 23 novembre 1828. Il sollicite la place de hihlioihécaireyle la ville de Lille; le maire de cette ville et le préfet du Nord l’ont présenté eu premier ....

— Montémont (Albert), né 1788.

1 page iii-S, du 25 mars 1825, à M. Didot, au sujet de sa traduction de Walter-Scott. Il veut revoir le texte de Kenilworth et envoie le volume de Guy-Mannering. Ensemble une seconde lettre, de demipage in-S, du 21 avril 1846, à un député son compatriote : « Vons « qui êtes l’obligeance même et en qui j’ai remis toute mon espérance « au sujet de la décoration promise, voulez-vous bien présenter à « M. le comte o'c Salvanàj la petite ode ci-jointe.»’, .. » Celte petite ode, sur Y attentat de Fontainebleau, est en effet jointe à la lettre, et remplit 3 pages in-& ; elle se termine par ces vers :

«... Deviens, selon notre espérance,

« Le Roi centenaire de France,

« Comme L'amour de l'univers ! »

996 ROUCHER (Jean-Antoine), auteur du poème des Mois,

né 1745, décapité le 27 juillet 1794. {Une lettre autographe.)

2 pages et demie in-t,. Jolie lettre, toute d’intimité, adressée à Deslieiéiers (a), son ami, et àaXéeàe 31onlfort-l’.Amaury [b), le 8 septembre 1786. (Joint copie d’une chanson de la composition de Boucher.) {Portrait.)

997 ROUGET DE LISLE (Joseph), auteur des paroles et de

la musique du chant national dit la Marseillaise, né 1760, mort 1836. (Lettre autographe signée.)

2 pages in-S, de Choisy-le-Roi, le 28 octobre i8.3i, à M. Tastu : « Il devient instant que je sache à quoi m’en tenir sur le résultat de la « négociation dont vous vous êtes si ohligeamment chargé. Voilà « quinze jours d’écoulés depuis que je vous ai envoyé Quiberon et « Basa. Votre Monsieur a dû trouver quelques minutes pour jeter « les yeux sur ces deux sornettes, son opinion doit être fixée, relative- « ment à l’ouvrage dont elles font partie. ...»

Joint un fac-similé de lettre se rapportant à une nouvelle publication àe la Marseillaise idâle en i83o.

Plus une seconde lettre autographe signée, de i page in-fol., en datedu 27 octobre 1817, etadressée àM. ïeducde . . . . pour lui faire hommage d’un de ses ouvrages. (2 portraits et i gravure épisodique.)

(0) Guyol-Desherbiers (Claude-Antoine), avocat, né en 1745. mort en 1828.

(1) Où Roucher occupait la place de receveur des gabelles, qui lui avait etc donnée par le ministre

Turgot, qui s’exprtmait ainsi, en lui annonçant ce bienfait : « Je veux, mon ami, que vous

« puissiez travailler pour la gloire elie seule, et que vous soyez tranquille sur les besoins de votre « ianiille. Un commis.... pourra toujours vous suppléer.... »

998 ROUSSEAU (Jean-Baptiste), né 1670, mort, à Bruxelles,

en 1741. [Lettre autographe signée.)

Belle lettre de 4 pages in-^, datée de Vienne {Autriche), le 27 octobre 1717. Il remercie Madame. ... du présent qu’elle vent lui faire de son portrait : « .... J’aurai la seule consolation qui puisse flatter « les absens. . . . peut-être pourrai-je bientôt me rapprocher de vous « ... .je ne sache guère en France d’autre raison qui puisse m’y atti- « rer. ... au plaisir près de voir deux ou trois personnes dont l’amitié « fait tout le bonheur de ma vie. Vous jugez bien que notre illustre « comte du Luc (a) est des premiers sur ma liste. . . . vous me par- « donneriez la préférence que j’ai donnée au séjour de Vienne, si vous « étiez en état comme moi de comparer l’équité allemande avec l’ini- « quité française. .. . M. le comte de Siuzendorff (h) est sensible « comme il le doit à l’honneur de votre souvenir; il vous assure de ses « respects, ainsi que M. le prince Eugène (c)... . » (2 portraits.)

999 ROUSSEAU (Jean- Jacques), né 1712, mort VYl^. [Lettre

autographe signée.)

a pages iri-ly, du 12 mars 1762. Il entre dans de longs détails sur les ligures qui doivent accompagner une édition de ses œuvres ; « ... Je suis fort content du dessinateur et même du graveur, et je ‘.suis comme les enfans fort jaloux de belles images . Voici enfin « cette maudite table, la plus mal fagotée qu’on lit jamais. . . » Il a écrit à M. Durand, qui n’a pas jugé de sa dignité de l’honorer d’une réponse ; « ... Ce n’est pas la seule malhonnêteté que j’ai reçue des « libraires de \’ Encyclopédie, pour le prix du travail que je leur ai « fourni gratuitement et de bien bon cœur assurément, mais qui ne « devait pourtant pas m’attirer de leur part le mépris et l’insulte. . .»

Joint la copie d’une lettre concernant J.-J . Rousseau, faite par Jacques-François Deluc, suivant le certificat autographe de Jean-André Deluc, le savant physicien , petit-fils de Jacques-Franço'is. (2 beaux portraits, dont celui par Ficquet, i gravure épisodique et i fac-similé de lettre.)

1000 ROYER-COLLARD. [Lettres autographes signées.)

— Royer-Collard ( Pierre-Paul ), de l’Académie française, etc., etc., né 1763, mort 1845. Portrait et une caricature.

I page et demie in-l,, du . . . à M Delasalle, préfet de la Haute- Manie, pour lui recommander la candidature électorale de M. Becquey. «... Il est trop sage et trop modeste pour désirer fort vive- « ment d’être nommé; c’est une raison de plus pour que les suffrages « se portent sur lui : eu vous disant qu’il est mon plus ancien et mon <- meilleur ami, permettez-nioi de me flatter que j’ajoute quelque « chose aux titres qu’il a déjà. »

— Royer-Collard (Antoine-Athanase) , frère du précédent, médecin, professeur, etc., etc., né 1768, mort 1825. Portrait.

^ I page in-i, du 4 août 1824. Il ne peut que se référer à ce qu’il a déjà dit de l’état physique et mental de M. Piette , sa situation n’étant pas changée, et même il doute que sa guérison puisse jamais être complète.

(a) Ambassadeur de France en Suisse, puis à Vienne.

JUmislre de l’Empereur.

(e) François de Savoie,* Tun des premiers généraux de fon tempe.

— Royer-Collard (Hippolyte), fils du précédent, professeur à l’Ecole de médecine.

I page i«-4, du 28 février iSSg, à M. de Cailleiu , pour lui demander des billets d’entrée à l’exposition des ouvrages de peinture et sculpture.

— Royer-Collard (Paul), frère du précédent, professeur à l’Ecole de droit, né 1797.

1 page in-i, du i'*' octobre 1825. Il adresse les pièces nécessaires pour être inscrit parmi les candidats pour la chaire de Code civil, vacante à la Faculté de droit.

1001 RULHIÈRE (Claude-Carloman de), de l’Académie fran-

çaise, né 1735, mort 1791. [Lettre autographe signée.)

2 pages el demie de Paris, le 16 novembre 1774, à M. Semonin : « . . . Toutes les pièces dont vous avez besoin se troiivoient « heureusement dans ces deux liasses. Il y a eu beaucoup plus d’in- « fidélités commises sur les dépêches de 1717. Oa en a soitslraii un « assez grand nombre sans aucune pudeur, on en voit encore les dé- « chirures. . . Si, parmi les jeunes gens fjui s’instruisent dans le dé- « pôl, il y en avoit qui lussent les anciennes dépêches de Pologne... « vous me rendriez service de les prier de faire attention à l’érec- « tion de l’évêché grec de Mohilof. . . Auguste III confirma par un c< diplôme la nomination qui fut faite par la Czarine. . . Ce doit •• être vers les années 1726, 27 ou 28, que cette première tentative « des Russes doit avoir été faite. . . » {Portrait.)

1002 SACY (Louis-Isaac Le Maistre de), né 1613, mort 1684.

[Une lettre autographe signée et une pièce signée.)

2 pages in-l^, du 4 décembre i658, adressées à Monsieur l'abbé de Saint-Cyran. Jolie lettre. « Ce m’a été une consolation particulière, <■ dans l’alfliclion qu’il a plu à Dieu de nous envoyer eu la mort de « mon frère (a), d’avoir vu la part que vous y avez prise. . . . Trois « jours avant sa mort, il m’entretint longtenq)s de cet ouvrage de la « Vie des saints, auquel il avoit commencé de travailler, et il me « disoit qu’il ne croyoit point que Dieu permît que ce fût lui qui le

« fît, qu’il faudroit être saint pour travailler à la vie des saints

«lime semble qu’après la mort de mes deux frères, avec qui Dieu « m’avoit uni encore plus par la grâce que par la nature , je n’ai « plus qu’à me disposer moi-même à aller à Dieu. . . » {Cachet.)

La pièce signée est une quittance du 20 septembre 1679. P°''‘

traits)

1003 SADE (Donatien-Alphonse-François, comte de), d’une si

odieuse célébrité , sous le titre de marquis de Sade, né 1740, mort 1814. [Une lettre autographe signée, et

3 fragments autographes.)

La lettre, de i page in-L,, est datée du i6 pluviôse an YI, et adressée à un négociant de Lyon, pour intérêts particuliers.

Quant aux fragments autographes ccmposant 6 pages in-h, ils paraissent se rapporter, soit au journal de sa détention à la Bastille et à Vincennes, soit à ses mémoires : « . . . tems divisé en 12 parties,

(a) Le célèbre avocat Antoine Le Maistre, qui, ainsi qu’il est meulionné dans la Biographie mi-

vericUe, avait formé le projet de publier une Vm des Saints purgée de toutes les inexactitudes.

« supposition : la première division de 33, sans air, ni lettre , ni « encre, ni quoi que ce soit au monde.. , La deuxième de 34, une « heure de promenade et permission d’écrire une seule fois la se- « maine. . . » Celui sur lequel sont les mots : Histoire de ma détention est parliculièrement curieux.

Joint une note autographe signée de M. Xavier de Sade, son parent, député du département de l’Aisne. Ladite note est datée du 1®*’ décembre i834.

Plus une pièce autographe signée Armand de Sade,

1004 SAINCTOT (Jean-Baptiste), maître des cérémonies de

France. {Lettre autographe signée.)

I page in-i, du . . . i665, adressée à Colbert. Il réclame, à l’occasion des obsèques de madame de Savoie, l’indemnité de 760 liv., montant de son droit, pour dédommagement des tentures de draps, velours ... «... C’est assez que l’on vous fasse voir son droit, pour « espérer toute sorte de justice de vous. , . » {Cachet. Portrait.)

1005 SAINT-ANDRÉ (Jean Bon), membre de la Convention

nationale, né 1749, mort 1813. {Lettre autographe signée.)

3 pages in-fol. Très-belle pièce, datée de Montauban, le i5 mai 1793, et adressée au comité de salut public. Il rend compte, en sa qualité de représentant du peuple, délégué par la Convention nationale dans les départements du Lot et de la Dordogne, des mesures qu’il a prises... particulièrement pour opposer des forces respectables aux Espagnols... La ville la plus voisine de ce côté est Montauban, sa position la rend importante. . .

Les détails que renferme cette lettre sont curieux comme preuve que les représentants du peuple, dans les départements, se mettaient au-dessus des tribunaux.

1006 SAINT-AUBIN (Jeanne-Charlotte Schroeder, femme),

de rOpéra-Gomique, née 1764, morte 1850.

— Saint-Aubin (M.-A.), sa fille, femme Duret, aussi de ropéra-Gomique.

— Saint-Aubin (Alexandrine), sa seconde fille, femme, en premières noces, de Joly, acteur du Vaudeville, et, en secondes noces, de Houdaille, née 1793, morte 18. ., également de l’Opéra-Gomique. (4 lettres autographes signées.)

Des 2 lettres de madame Saint-Aubin, la !■■', de i page in-4, du 21 novembre 1889, est adressée à M. Dumersan, pour le remercier de la preuve de souvenir et d’amitié qu’il vient de lui donner en se chargeant de V épitaphe de ce pauvre Joly, et la 2®, de i page in-8, du 20 juin 1849, s’adresse à M. Auber. Elle lui écrit qu’elle vient de perdre une petite fille de 10 ans, de .to» ange Alexandrine, mad. Houdaille, et elle ajoute : « ... Hélas ! je suis venue trop tôt dans « ce monde ! Si j’avais eu un rôle de vous et de Scribe, vous au- « riez donné à mes faibles talents de grands moyens de gloire, en « suivant vos inspirations. . . »

La lettre de mad. Duret, de 1 page in-8, s. d., a pour objet d’inviter une dame à venir la voir.

Et celle d’ Alexandrine, aussi de i page in-8, du 18 octobre 18S0,

"il

est une recommandation en faveur de Henri Constant, du Gymnase, qui désire une place de chef de musique dans un régiment. (Un portrait de madame Saint- Aubin et 4 figures épisodiques.)

1007 SAINT-AUBIN (Augustin), V un des meilleurs graveurs

de forlraits, membre de l’ancienne Académie royale de peinture, etc., né 1736, mort 1807. (2 lettres autographes signées.)

La i''®, de i page in-foL, esl du i8 thermidor an V, adressée^au citoyen directeur de la Bibliothèque nationale, qui lui a fait, au nom du conservatoire de cet établissement, la demande du local qu'il y occupe depuis 40 ans : «... Je sens parfaitement que si le local est « absolument nécessaire pour le service public, tout intérêt particulier « doit se taire, mais j’espère. . . qu’on ne me le fera quitter qu’à l’ins- « tant où les ouvriers pourront s’y mettre pour le rendre propre à « l’usage auquel on le destine. . . Ce n’est nullement une obligation « du conservatoire, mais une bienveillance dont Je serai toujours « reconnaissant. »

La 2*, de i page /«-8, est du 6 pluviôse an IL II remercie M. . . . du buste de Fénelon qu’il lui a prêté, et le prie de lui donner en place celui de Bossuet .• « ... Malade et ne pouvant aller nulle part, «je ne sais absolument rien de rien. >■

Nota. Augustin Saint-Aubin avait deux frères, graveurs de même que lui, mais moins habiles : Charles-Germain, né 1721, mort 1786, et Gabriel- J acq lies, nè 1724, mort 1780. Ee mari de madame Saint- Aubin, de l’ Opéra-Comique, était aussi graveur, mais n était pas delà même famille.

Joint quatre pièces de l'œuvre de Saint-Aubin, comme spécimen de son talent de graveur.

1008 SAINT-EVREMOND (Cltarles Marguetel de Saint-Denis,

seigneur de), né 1613, mort 1703. {Lettre autographe signée.)

I page et demie in-ti, 14 janvier i..., à l’abbé de Hautcfeuille, au sujet des difficultés qu’il éprouve pour se faire payer des sommes que lui doit la maréchale de Créquy : « . . . Il n’y a rien que je Il n’aimasse mieux faire que de plaider, particulièrement avec la O veuve de monsieur le maréchal de Créquy, mais j’aurois bien de « la peine à souffrir le besoin d’argent » (Cachet. Portrait.)

1009 SAINT-FOIX (Germain-François Poullain de), historio-

graplie, né 1698, mort 1776. {Une pièce autographe signée.)

Cette pièce se divise en deux parties : la première, qui n’est que signée de Saint-Foix et de la veuve Duchesne, est le traité fait entre eux pour la cession de la nouvelle édition des Essais historiques sur Paris, ledit traité, en date du 23 août 1765; et la seconde partie esl la quittance autographe signée de Saint-Foix , de la somme de 800 livres pour le prix de la susdite cession, datée de Paris, le 9 mai 1766. (2 portraits.)

1010 SAINT -HYACINTHE (Hyacintlie Cordonnier, plus géné-

ralement connu sous le nom de Thémiseul de), auteur du Chef-d'œuvre d'un inconnu, etc., etc., né 1684, mort 1746. {Lettre autographe signée.)

2 pages in-h, du i5 mars 1744, adressées à JH. de Mairan. Belle

lettre, toute de réflexions philosophiques sur la nécessité de s’assurer par soi-même de la mérité J’ai remarqué dans une infinité de

« personnes, personnes même d’esprit, qu’une vérité évidente fait •< bien une impression qui détruit dans le moment celle de la préten- « due vérité d’un préjugé, mais que l’habitude rétablit d’abord l’er- « reur du préjugé et fait éclipser la vérité contraire. . . » (Curieux portrait.)

1011 SAlNT-JüST (Antoine), membre de la Convention na-

tionale, né 1768, decaptïe le 28 juillet ITOi. [Fragment autographe, et signature autographe.)

Le fragment, sur lequel a été collée la signature, et qui provient de la minute d’un projet de loi, est extrêmement curieux, comme étant écrit de premier jet, et offrant des passages effacés, tels que ; La vertu est à f ordre du jour dans la République ... Le tribunal révolutionnaire et le comité de salut. . . Au reste, tout est remarquable dans ce projet, et notamment cet article : « , . . Tous les membres du sou- « verain porteront une marque distinctive, sur laquelle seront inscrits « ces mots : Membres du souverain. Ceux qui usurperaient cette « marque seraient punis de mort... » {3 portraits.)

1012 SAIXT-LAMBERT (Charles-François, marquis de], de

l’Académie française, né 1717, mort 1803.

— Hoüdetot (Élisabeth-Sophie Delalive de Bellegarde, comtesse d’), sou amie pendant 50 ans, née 1730, morte 1813. (2 lettres autographes, dont une signée, et une pièce signée.)

La lettre autographe, signée de Saint Lambert, est adressée à madame jégasse ; « . . . Tout ce que vous faites dans la maison est bien « fait ; tout ce dont vous voulez vous mêler réussit. . . » (i page in-S, de Livry, le 26 juillet . . . .)

La pièce signée du même est un reçu daté du 3 février 1786, de la somme de 2,546 liv, 8 s,, pour l’année 1786, de sa pension sur le trésor royal.

Quant à la lettre autographe de madame d’ Hoüdetot, qui paraît être adressée à Saint-Lambert lui-même, elle est de i page in-S, sans date ; « J’envoye savoir des nouvelles de mon ami, et si je le verrai ce ma- « tin. Je ne puis espérer de le voir à dîner, étant engagée chez ma- « dame de Rohan. . . Je n’ai pu honnêtement refuser; mais, mon ami, « de vos nouvelles, et que je sache quand je vous verrai. . . »>

Joint un fac-similé de la lettre de Saint-Lambert, du 24 août 1790, à Roissy d’ An glas, 2 pages et demie in-k (intéressantes). Plus 2 pages in-S, attribuées à Saint-Lambert par le marquis de Chateaugiron. (Les 2 portraits.)

1013 SAINT-PIERRE ( Charles-Irénée Castel, abbé de)f de

l’Académie française {dont il fut exclu le 5 mai 1718), né 1658, mort 1743. {Lettre autographe signée.)

Belle lettre, de 2 pages et demie in-ly, datée du Palais-Royal, le 28 février 1728. Il discute sur la censure de son ouvrage : Abrégé du Projet de paix perpétuelle : « Je demande à éclaircir, et j’espère, « Monseigneur, que vous voudrez bien m’accorder cette permission, « que je ne demande que comme bon François, pour l’intérêt du roi « et de ma patrie. » (Portrait du temps.)

1014 SAINT-PIERRE (Jacques-Henri Bernardin de), de l’Aca-

démie française, né 1737, mort 1814. {Lettre autographe signée.)

I page in-foL, de Paris, le 27 décembre 1784, au ministre de la maison du Roi. Il le remercie de la faveur qu’il lui a accordée, et réclame son heureuse influence auprès de M. le maréchal de Castries, ministre de la marine : « ... T ai servi autrefois aux colonies. . . et, « depuis, j’ai donné quelques vues sur leur administration, dans mon « voyage à l’Ile-de-France. . . »

1015 SAINT-SIMON (Louis de Rouvroy, duc de), auteur des

Mémoires , né 1675 , mort 1755. [Une lettre autographe signée, et une pièce signée.)

La lettre, à\i 2‘avril i75o, est adressée au comte d' Argenson, ministre secrétaire d’Etat, pour le remercier d’avoir accordé une place de major à un de ses protégés.

La pièce signée est une quittance de 3, 000 liv., à valoir sur 6,000 liv., à lui accordés pour le dédommagement du droit des Anglais, à cause de son gouvernement des ville, château et comté de Blaye (a). {Portraic.)

1016 SAINT-SIMON (Claude-Henri), fondateur de la doctrine

dite Saint-Simonienne, né 1760, mort 1825. {Une lettre et une pièce autographes signées.)

La lettre, de demi-page in-k, datée du 3 1 décembre 1 8 . . , est adressée au baron de, . . <c ... Je manque de tout, le désespoir me gagne, ma « position est réellement insupportable. Recevez, je vous prie, la dé- « claration formelle de l’intention dans laquelle je suis de renoncer à « toute direction littéraire qui ne serait point agréable au gouverne- •< ment. . . »

La pièce est un billet à ordre de la somme de 19,700 fr., daté d’Alençon, le i'"' mai 1812, tiré sur M. Buq, pour valeur de pareille somme, reçue en espèces du sieur Goutte.

Joint le fac-similé d’une circulaire de Michel Chevalier, datée du 25 février 1882, et adressée aux Saints-Simoniens. (Portrait.)

1017 SAND (de l’une des nombreuses faiblesses maréchal

de Saxe, fils naturel du roi de Pologne, Auguste 111, et de la comtesse de Kœnigsmarck, naquit, en 1750, une fille, Marie- Aurore, mariée en premières noces au comte de Horn, et en secondes noces à M. Dupin de Francœuil, fils du fermier général ; elle eut de ce dernier un fils, Maurice Dupin, mort d’une chute de cbe'val en 1786, laissant une fille unique nommée Marie-Aurore, comme sa grand’mère; c’est cette fille, Marie- Aurore Dupin, mariée à M. le baron Dudevant, officier retraité des armées de l’Empire, qui est connue sous le nom de Georges-). (2 lettres autographes signées.)

6 grandes pages in-8. Charmante lettre à un auteur qui l’a forcée de lire ses vers : « Il y a du talent dans ces vers. . ., mais point d’idée « neuve. . ., toujours des demoiselles, toujours des descriptions, tou-

(a) Cette pièce se rapporte à Claude de Saint-Simon, son père.

AUTOGRAPHÈS.

« jours l’amour vague, la contemplation vague de la nature, la mélan- « colie vague, l’ambition vague ; enfin, pour toute notion distincte, « la personnalité. Avec cela, vous ne ferez rien d’original... Voilà « mon sentiment, il vous blesse, peu m’importe. Vous m’avez demandé « la vérité : tant pis pour vous, si vous n’êtes pas assez homme pour « la supporter ; mon métier n’est pas de faire des compliments à ceux <c qui en désirent, mais de donner des éloges à ceux qui en méritent, « et de donner des avertissements à ceux qui en ont besoin. . . Je re- « fuse positivement de voir d’autres essais de votre muse. Je vous ai « dit tout ce que j’avais à vous dire ; revenez dans deux ou trois ans, « et encore, si vous avez mis de côté votre vanité : je la déteste ...»

La seconde lettre, de 3 pages in-li, du . . juillet 1841, est adressée à madame Bascaus, maîtresse de pension de sa fille ; « Je n’avais pas « d’inquiétude sur Solange, chère madame, et si elle eût travaillé jus- « qu’à être fatiguée, j’en aurais été si émerveillée. . . Madame Pau- « line Viardot m’écrit qu’elle va venir chez moi, et qu’elle se char- « géra de ma fille. . . Je serais heureuse d’en profiter. . . >• (2 portraits, dont un en charge.')

1018 SANTERRE (Antoine- Jean), brasseur, général de la garde

nationale de Paris en 1793, né 1752, mort 1809. {Une lettre et une apostille autographes signées, et une pièce et une lettre signées.)

La lettre autographe signée, de 3 pages in-h, datée du 27 fructidor an IX, est adressée à l’architecte Molinos, au sujet de l’ouverture d’une nouvelle rue, et aux intérêts particuliers qui se rattachent à cette opération.

U apostille autographe signée est de 4 lignes, et se trouve au bas de la lettre d’un citoyen Charles Villette (qui, malgré l’identité de nom et prénom, ne semble pas devoir être le marquis), qui demande à être placé dans la diplomatie, et présente, comme titre à cette faveur, d’avoir improuvé ouvertement la conduite de ses chefs, à la cour du Prince royal, où il était officier de chambre.

La pièce signée est une circulaire, en date du 6 octobre 1792, adressée aux présidents des sections de Paris, relativement au départ des charrois pour l’armée : « . . . Je vous prie de communiquer ■■ ma lettre à vos concitoyens, pour prévenir les inquiétudes que « pourraient faire naître à cet égard des gens mal intentionnés. »

Quant à la lettre signée, du 9 messidor an III, et de 4 pages in fol., adressée aux membres composant le Comité de sûreté générale de la Convention nationale, c’est une pièce du plus haut intérêt historique, ayant pour objet de justifier la conduite de Sanlerre, notamment lors du massacre des prisons, en septembre 1792. «... J’ai toute « ma vie eu le sang en horreur, je î’ai prouvé mille fois, en empê- •< chant le peuple égaré d’en verser. . . en essayant, comme électeur, « de soustraire Bertier à la fureur du peuple, et d’avoir par ma con- « duite toujours cherché à arrêter ses justes vengeances. . . chef d’une « force essentiellement obéissante, je ne puis être comptable que de « r exécution des ordres qui rn ont été donnés ...»

Joint une lettre autographe signée, de sa femme, i page in-i, du 9 octobre i...), et une note à mettre en regard de la lettre du 9 messidor an 111. (a portraits et une gravure épisodique.)

1019 SANTEUL (Jean de), chanoine de Saint -Victor, né 1630,

mort 1697 (a). {Envoi autographe signé.)

Cet envoi se trouve au bas d’une pièce imprimée, l’une de celles

(a) Vulgairement connu sous le nom de Jean-Baptiste SanteuU,

que Sanleul a publiées séparément, en tes ornant de vignettes ingénieuses. (Voyez la Biographie universelle, t. XL, p. 371.)

(Les mots Santeuil son écriture sont de la main de Villenave.) (^Portrait par Edelinat et i second portrait avec quatrain.)

1020 SAVANTS ET ÉRUDITS. (2 lettres, et une pièce

signée. )

— Baïf (Lazare de), né 1500, mort 1547.

1 page in-Jol. Belle lettre, datée de Venise, le i3 janvier iSSa, et adressée à Vévéque d' Auxerre, ambassadeur du roi à Borne : « ... Les « Vénitiens appréhendent que les Turcs n’entreprennent sur eux. . .

« un capitaine suisse assure que le roi pourra tirer des cinq cantons « catholiques 12,000 hommes quand il le voudra. » (^Trois mots sont autographes .)

— Gaucher de Sainte-Marthe (Scévole, ou), né 1536, mort 1620. Portrait.

Quittance, du 3i décembre t6oi, de la somme de 75 escus sols un quart, Tpouv ion droit de busche, du quartier de janvier de ladite année.

— Saumaise (Bénigne de), né 1560, mort 1640.

2 pagesin-t^,à.Oi adrèssées à M. Robert, chanoine de Châlons,

qu’il entretient du manuscrit d’un moine de Poitiers, du temps de Charle.s-le-Chauve, etc. (Cette lettre, avec cachet, parait être entièrement autographe.)

1021 SAVANTS ET ÉRUDITS. {% pièces signées.)

— Baillet (Adrien), né 1649, mort 1706. Portrait.

Quittance d’arrérages de rente, du 20 janvier 1698.

— Félibien (Jean-François), né 1658, mort 1733.

Quittance d’arrérages de rente, du 2 février 1700.

— Godefroy (Denis), né 1655, mort 1719.

Quittance d’arrérages de rente, du i6 avril 1699.

— Bignon (Jean-Paul), né 1662, mort 1743.

I page in-i, du 24 juillet 1696, au sujet d’une imposition que doit supporter l’abbé de St-Jean-d’Ypres, dans le dioeèse de St- Omer.

— Valois (Adrien de), né 1607, mort 1692.

Quittance d’arrérages de rente, du 27 mai 1681.

— Gobinet (Charles), né 1615, mort 1690.

Cert//îcat de distribution de prix, au collège Duplessis, daté du i3 aoûi 1670.

1022 SAVANTS ET ÉRUDITS. (2 lettres autographes si-

gnées. )

— Marillon (Dom Jean), né 1632, mort 1707.

I page in-l^, du lo novembre i. . . , à Mgr Vancien évêque d’ Avranches (Huet). Il lui confirme que le Roi a bien voulu accorder des lettres patentes pour l’établissement de religieux de son ordre, dans deux abbayes presque ruinées, celle d'Avranches et celle de Saint-Sauve, à Montreuil.

— Baluze (Étienne), né 1630, mort 1718.

Demi-page /n-4, du i®' août 1709, relative à l’histoire de la maison de Latour-Tassîs, qu’on imprime à Bruxelles.

{Les 2 portraits.)

4023 SAVANTS ET ÉRUDITS. (3 lettres autographes signées. )

— Joly (Claude), né 1607, mort 1700.

3 pages in-ty, du ï8 juin i656. Cette lettre de l’auteur du Traité des restitutions des grands a pour objet un manuscrit, de la communication duquel le P. Labbe aurait abusé.

— Sainte-Beuve (Jacques de), théologien, né 1613, mort

1677. Portrait.

I page in-8, i août i6. . , à M. Baron, procurateur de Sens: Il le remercie de l’envoi d’un Pontifical de Chartres, mais il

<■ n’est que de 3oo ans, et ne peut me servir; à moins d’être de 7 ou « 800 ans, je n’en ai point de besoin.. . . »

— Dutillet (Jean), mort 1570.

Demi-page in- fol., du a3 mars 1867, à la Rojne, ma souveraine dame, il l’informe que le maréchal de Montmorency lui a baillé une lettre pour Sa Majesté, qu’il n’cubliera jamais ce qui intéresse le service du Roi, etc., etc.

1024 SAVANTS ET ÉRUDITS. [Une lettre et une pièce au-

tographes signées.)

— Fleury (Claude), abbé, né 1640, mort 1723.

Demi-page in-i, du 28 janvier 1715, Il envoie le mémoire d’une réclamation, en faisant observer : « . . . que ceux qui sont dans le n même cas, pour avoir été au service des princes, ont été payés de « l’année 1712, tous, ou presque tous. . . »

— Pluche (Noël-Antoine), abbé, né 1688, mort 1761.

Déclaration d’obéissance et soumission envers monseigneur et ses successeurs, datée de Reims, le 3 juin 1708 : « . ; . que je ne cher- « cherai. . . aucun emploi, ni bénéfice, hors de votre diocèse, et « que je reviendrai travailler dans votre séminaire, lorsque vous me « l’ordonnerez... » Demi-page in-ty.

{Les 2 portraits.)

1025 SAVANTS ET ÉRUDITS. (4 lettres autographes si-

gnées et 2 pièces autographes.)

— Goürdan (Simon), V émule de Santeul pour les hymnes

et proses de l’Eglise, né 1646, mort 1729. Portrait.

3 pages in-S, 3i octobre 1702, à M. . . . Il le remercie de Texcellent bréviaire dont il lui a fait présent, et dont il loue la composition et l’orthodoxie; puis il l’entretient au sujet de diverses proses qu’il lui a demandées, voulant accomplir son désir et tenir sa parole.

— Sainte-Cerise (abbé de).

3 pages in-ly, du 3o mai 1717, adressées au savant Huet, évêque

d'jé franches. Il lui demande s’il lui serait permis de faire l’apologie de saint Thomas, pour le disculper de l’accusation portée contre lui par Constantin, et qui n’est pas moins atroce qu’injuste. {Pièce intéressante. )

— Æforty (Charles-François), docteur de Sorbonne,

doyen du chapitre de Saint-Rieul de Senlis, né 1706,

mort 1786. {Un cartouche.)

I pagein-i, du lo avril 1786. «. . . Un manque total d’appétit « m’a rendu un vrai squelette ambulant. . . à qui s’en prendre, ex- <« cepté le terme révolu de quatre-vingts ans!... »

Ensemble 4 pages autographes relatives à ses travaux sur les anciennes chartes, la Gallia christiana, etc. {dont il fut l’un des collaborateurs). {Intéressantes.)

— Touroüde, mort 1689.

k pages in-k, de Caen, le 20 juillet 1671, ou snrant fine/, eVe^i/e d’ Avranches. Lettre toute scientifique, se rapportant particulièrement aux difficultés qu’offre l’étude des livres grecs des géographes : « qui sont tous remplis de fautes, dans les nombres des distances...» Tr'es-helle lettre, avec cachet. L’adresse porte : à Monsieur Huet, sous-précepteur de Monseigneur le Dauphin, chez M. Gautier, maître charpentier, rue Neuve-des-Petits-Champs, vis-à-vis le marché aux chevaux,

1026 SAVANTS ET ÉRUDITS. (3 lettres autographes si-

gnées. )

— Nicaise (Claude, abbé), né 1623, mort 1701.

3 pages ;«-4, Dijon, 7 décembre 1698, à Monseigneur . . . Belle lettre. Il l'entretient de la vie de M, de Saumaise ; d’un Traité du Paradis terrestre, du Père Bonjour ; des Inscriptions de Fabretti, de M. de Cambray, etc., etc.

— Lenglet-Düfresnoy (Nicolas, abbé), né 1674, mort

1755. Portrait.

4 pages in-h^, de la Bastille, le 14 janvier 1752. Détails sur sa -vie privée.

Cette lettre se rattache au dernier séjour de Lenglet-Dufresnoy à la Bastille, où il avait été détenu, une première fois en s-] 1^, une seconde en 1725, une troisième en 1743, une quatrième en 1750, et la cinquième et dernière fois en iqSi, à l'âge de 77 ans.

— Servient (abbé).

I page in-i, de Rome, le 25 septembre 1680, adressée au savant Huet, évêque d’ Avranches. Il lui fait remettre un ouvrage du marquis Pignatelli, neveu du feu cardinal de ce nom.

1027 SAVANTS ET ÉRUDITS. (2 lettres et une pièce auto-

graphes signées.)

— Venge (Henri-François, abbé de), né 1676, mort 1749.

I page in-li, de Nancy, le i®'' août 1749, adressée au procureur fiscal de Morvilliers, au sujet de l’établissement projeté des sœurs de Saint-Charles, pour l’instruction des jeunes filles et le soulagement des pauvres malades de ce lieu ; avec adresse et cachet.

— Calmet (Dom Augustin), né 1672, mort 1757. Portrait.

Demi-page in-t^, de Senones, le i8 mai 1751. Déclaration touchant l’exploitation des bois dépendant de son abbaye de Seuones.

— Rondet (Laurent-Étienne), né 1717, mort 1785.

I page in-8, du 8 mars 1777, adressée à M. Mercier de Saint-Léger. Il l’entretienl de recherches historiques qu’il a faites et de ses travaux ; «... J’avance, autant que je puis, les lettres du P. Lelong ;

« ce travail me donne occasion de faire bien des remarques; mais la « nécessité d’avancer m’empêche le plus souvent de m’y arrêter. , . »

1028 SAVANTS ET ÉRUDITS. ( 3 lettres autographes si-

gnées. )

— Crevier (Jean-Baptiste), né 1693, mort 1765.

3 pages in^l^, du ...., au cardinal de Fleury, pour lui faire hommage d’un volume de l’histoire de Rolïin, dont il est le continuateur.

— Chompré (Pierre), né 1698, mort 1760.

I page et demie in-k, du i5 avril 1754. L’auteur du Dictionnaire de la Fable félicite un jeune homme sur ses succès, et lui fait l’éloge de la langue grecque, la plus belle des langues.

— Düry (Pierre-Ancher Tobiésen), né 1721, mort 1782.

Belle lettre, de a pages in-/,, du i8 aoilt 1789, adressée à Vabbè de Saint-Léger : <■<■ ... Personne ne veut dépenser d’argent; les moines, « surtout, allèguent le futur néant dans lequel ils craignent de rentrer « au premier moment, et la dispersion qui sera faite alors de leur riche « et utile bibliothèque. Quelle perte pour les lettres !... Nous avons « vu M. Hennin, qui m’a dit qu’il n’avait pas le temps de me faire « une liste de ses livres sur les monnaies. . . «

Sur cette lettre sont des annotations autographes de l’abbé de Saint- Léger et de M. Villenave (a).

1029 SAVANTS ET ÉRUDITS. (3 lettres autographes si-

gnées, et une lettre autographe.)

— Goüjet (Claude -Pierre), né 1697, mort 1767. Portrait.

1 page in-8, de Paris, le 22 avril 1744, adressée à M. Groslay. Il le remercie des observations qu’il a bien voulu lui adresser ; mais il n’en pourra profiter que pour la préface de son IX' volume, les tomes VII' et VIII' étant sur le point de paraître.

— Düval (Valentin Jameray), né 1695, mort 1775.

2 pages in-h, datées de Vienne, le i8 avril 1753. Très-jolie lettre,

à YiÛustre Bibi Je ne veux point me cantonner comme citoyen

« d’un globe, dont l’Eternel n’aperçoit peut-être la petitesse qu’en « vertu de sa toute-puissance ; je serai volontiers de toutes les sociétés «• utiles aux habitants de cet atome , sans l’être d’aucune eu parti- « cuber.,. »

— Clément (Dom François), né 1714, mort 1793.

2 pages in-i; du à M. Lemercier, bibliothécaire de l’abbaye

de Sainte-Geneviève. Il lui envoie des livres dont les prix avaient été fixés par Dom Bouquet et M. Angolais, de qui il les tient.

— Crosley (Pierre-Jean), né 1718, mort 1785.

2 pages et demie in-l^, de Troyes, le 6 juin 1763, à M. Capperonnier, sur des questions bibliographiques. Il demande des nouvelles du président Hénault, parle de Yabbé Baudot, de M. Lebeau, etc., etc.

fa) D’après sa date, postérieure de sept ans à la mort de Tobiésen, cette lettre ne saurait lui être aitriouée ; elle est de son fils et peut faire juger qu’il n’était pas moins homme de savoir que son père, dont il a publié les ouvrages, qui ne l’étaient pas encore lorsqu'il mourut.

1030 SAVANTS ET ÉRUDITS. (2 lettres autographes si-

gnées. )

— Saint-Léger (Barihélemy Mercier, abbé de), né 1734;,

mort 1799. Beau portrait.

3 pages in-8, du 25 février 1798. Il entre dans de longs détails bibliograpliiques sur les ouvrages relatifs à ffolstenius : « ... Dans « l’état d’intirrailé où je suis depuis huit mois, je ne suis guère en « possibilité de vous être utile, sinon par quelques notes... Les « lettres prennent beaucoup de temps, si Tou veut y discuter quel- « ques faits. . . »

(Cette lettre est adressée au cïloyen Fort'ia d’Urban, à Avignon.)

— Rive (Jean-Joseph, abbé), né 1730, mort 1792.

1 page in-l^, du 20 janvier 1785. Il se plaint des retards apportés à l’impression d’un de ses ouvrages, en termes qui justifient l’âcreté si connue de son caractère : «... Si je suivais les justes mouvements « de vengeance que m’inspirent les indiscrétions de votre associé. . . « mais le quos ego du poète latin est la règle que je m’impose ...»

1031 SAVANTS ET ÉRUDITS. (2 lettres autographes si-

gnées. )

— Saint-Non (Jean-Claude Richard, abbé de), né 1727,

mort 1791.

2 pages in-^, du i8 janvier 17. . . Il rappelle le désir qu’il a toujours eu de remplir une des places d’honoraires de \ Académie d'architecture. Le plus grand nombre de MM. les Académiciens ont bien voulu lui témoigner un honnête empressement,

— Rozier (Jean, abbé), né 1734, mort 1793.

I page in-l\, sans date, aux administrateurs du Directoire du district de Lyon, au sujet de réparations à faire à l’église Saint-Polycarpe, de cette ville (dont l’abbé Rozier était curé constitutionnel).

(Les 2 portraits, et un portrait caricature par Servien d'Agincourt.)

1032 SAVANTS ET ÉRUDITS. (4 lettres autographes si-

gnées. )

— Lebrigant (Jacques), né 1720, mort 1804.

3 pages in-^, de Tréguier, le 16 octobre 1795, au citoyen Olerlin, professeur d’histoire à Strasbourg. Très-jolie lettre, sur sa famille, ses manuscrits et ses occupations ; « . . . On me tourmente encore « pour aller à Paris. Qu’irai-je faire, sous la présidence des Ché- « nier, Louvet et Louveteaux ? , . . Mon coquin de compatriote Le- « t^uinio est en arrestation. . . C’est lui qui disait que les bourreaux « étaient les citoyens les plus nécessaires, et les vengeurs de la justice <■ et de la patrie. . ■ » (Suivent plusieurs mots celtiques. Cachet.)

— Gin (Pierre-Louis-Claude), né 1726, mort 1807. Portrait.

I page in-k, du 3 mars 1790, à l’occasion de la publication de son ouvrage ayant pour titre : Les Vœux d’un bon citoyen, qu’il veut faire tirer à 5oo exemplaires : « ... Je payerai et les frais et « ma souscription. . . »

— Lüneaü de Boisjermain ( Louis-Joseph-François), né

1733, mort 1801.

2 pages du 3 octobre 1772. Il propose un projet pour l’établissement d’une poste aux livres, comme un moyen sûr pour réparer le tort que les libraires lui ont fait. Ensemble une feuille imprimée, avec la signature autographe.

— Paul (Armand-Laurent, abbé), né 1740, mort 1809.

I page in-li, de Lyon, le 4 novembre 1808. 11 demande 100 fr. de l’un de ses opuscules, et donne des explications sur ses travaux de traduction de l’italien, de l'espagnol, etc.

1033 SAVANTS ET ÉRUDITS. (8 lettres autographes signées. )

— Açarq (d’), né 1720, mort 1795.

I page in-i, du ii décembre 1765, à l’abbé Mercier de Saint- Léger. Il lui demande à empruntes le Racine -vengé de l’abbé Desfontaines.

— Panckoücke (Charles-Joseph), né 1736, mort 1798.

r page in-S, du 9 juillet 1788, à M. Peuchet. 11 l’invite à venir le voir à Boulogne et lui parlera d’un Dictionnaire de Voisin, dont il ignore si tous les mots sont repris dans Y Encyclopédie.

— Née DE La Rochelle (Jean-François), né 1751, mort

3 pages in-l^, du 2 octobre 1788, à Marmontel, de l’Académie française. Jolie lettre .• « .... Je sais que vous prenez des élans vers « le sublime, que vous faites des odes, etc., etc.; quand on a tâté de « la gloire, on a bien de la peine à se soustraire aux charmes de « cette belle capricieuse. ... Vous n’aurez jamais autant de succès ” littéraires que je vous en souhaite, mais.... ménagez votre tête, « vous risqueriez plus qu’un autre. ... »

— Noël (Fançois-Joseph), né 1755, mort 18. ..

I page in-i, sans date, relative à la saisie d’une caisse de livres qui lui sont nécessaires pour sa Traduction de Tacite.

— Jacotot (Joseph), né 1770, mort 1840.

I page in-S, du II août 1889. Il remercie de l’envoi que lui a fait l’abbé Congnet, du Pieux helléniste et des Prières du matin et du soir.

— Boiste (Pierre-Claude-Victoire), né 1765, mort 1824.

1 page in-^, sans date ; « .... J’ai fait sur-le-champ usage de <■ vos pensées.... et j’espère vous procurer quelque jour le plaisir « de les voir figurer parmi celles des bons moralistes et des grands ■< philosophes . ...» (Ceci s’adresse à M. de la Rouisse, qui a pris soin d’écrire lui-même son nom au bas de la lettre, tant il a été flatté de cette flagornerie.')

— Saint-Allais (Nicolas Viton de), né 1775, mort 1842.

2 pages i«-4, du 3i octobre 1822, à M. Marchangy, au sujet des prétendus chevaliers du Saint-Sépulcre. Jolie lettre. Ensemble une pièce autographe signée, datée du 10 décembre 1816, facture de 55 fr. 5o c., au nom du duc êê An gouléme.

— Bonnechose (François-Émile de], né 1801.

3 pages in-^, Ae Saint-Cloud, le ii mai i834, relatives à l’impression de son Histoire de France, impression dont le retard peut lui causer un grand préjudice,

1034 SAVANTS ET ÉRUDITS. (8 lettres autographes

g né es,)

— Barbier (Antoine-Alexandre), né 1765, mort 1825.

Portrait.

3 pages in-k,à\i ii octobre 1812. Belle lettre sur l’histoire littéraire et la biographie. Il craint que son correspondant nait trop bonne opinion des jésuites,

— Peignot (Gabriel), né 1767, mort 1849.

2 pages in-ti, Dijon, 24 février i8i5. Il arrive d’une tournée d’inspection, où il a fait quelques opérations utiles, et recommande un de ses amis.

— Demanne (Louis-Charles-Joseph), né 1773, mort 1832.

I page in-fol., du . ... Il sollicite une des places de secrétaires rédacteurs de la Chambre des députés ; ses titres, en outre de ceux d’employé principal à la Bibliothèque du roi, et A' ex-censeur royal, consistent en divers emplois et ouvrages dont il donne le détail.

— Beuchot (Adrien-Jean-Quentin), né 1777, mort 1851.

I page in-!,, 3 janvier 1817, à M, de Soleinne, Il lui demande des renseignements sur le comte d'Essex de Boyer, le Molière de 1682, et P Epicharis de Ximénez,

— Petitot (Alexandre), né 1772, mort 1815.

1 page in-i, s. d., adressée à M. Peuchet, qui lui a demandé une dame pour suivre l’éducation de sa fille.

— Merlin (R.).

2 pages in-i,Aviii décembre i845.Il sollicite la place de bibliothécaire de la Chambre des députés, qui va devenir vacante par la retraite de M, Beuchot, et fait valoir à l’appui de sa demande le nom de son 'père : «... si connu des amis des livres, et les travaux par « lesquels il s’est efforcé d’approcher du rang qu’il s’était acquis dans « la science bibliographique... »

— Weiss (Cliarles), bibliothécaire à Besançon, né 1779.

3 pages f/z-8, du 17 novembre i833, adressées à M. Bertlievint pour faire écouler l'édition presque entière d'un ouvrage de il/. Robert, sur le Magnétisme animal,

— Qüérarb (Joseph-Marie), bibliographe, né 1795.

3 pages in-h,, du i3 décembre 1827. Il se plaint des entraves qu’éprouve l’envoi de sa circulaire pour faire connaître son grand ouvrage, la France littéraire, {Belle lettre.)

1035 SAVANTS ET ÉRUDITS. (8 lettres autographes si-

gnées. )

— Méon (Dominique-Martin), né 1748, mort 1829.

2 pages in-fol. s. d., au ministre de l’intérieur, pour demander que son édition du Roman de la Rose soit imprimée aux frais de l’État.

— Dürand de Lançon.

2 pages in-8, du 21 août 1829, au sujet de l’impressiou de la Moralitez de Mundus Caro, etdes e.'semplaires qu’il se réserve de cette publication.

— Michel (Francisque), né 1809.

2 pages in-l^, 23 janvier 1829, à M. Soulié, bibliothécaire de l’Arsenal, au sujet des poésies de Charles d'Orléans. {Curieuse, comme marquant les premiers pas de Francisque Michel dans la carrière des lettres.)

— Paüthier (Georges), sinologue, né 1800.

r page in-8, du i6 avril i8.., à M. Francisque Michel, auquel il envoie un morceau de sanscrit, dont il désire revoir les épreuves.

— Lafolie.

2 pages in-!i, du 25 novembre 1817, relatives au monument de Louis XI, qui se trouvait désigné pour Saint-Denis, et pour lequel il n’a été fait aucunes dispositions au Musée des Petits- Augustins , soit pour l’enlever, soit pour le placer à Saint -Denis, et qui est réclamé par l’église qui en était propriétaire.

— Lenoir (Alexandre), né 1762, mort 1839. Portrait.

r page in-8, du i" novembre i8i4. Il invite un de ses confrères à venir dîner avec madame Lenoir.

— Boissérée (Sulpice).

^ pages in-!i, Munich, \e 5 maas i83i. Il se voit enfin en état déterminer le texte de son grand ouvrage sur la Cathédrale de Cologne ; ses gravures sont également terminées et se trouvent sous presse.

— Düsommerard, fondateur du musée qui porte son nom, né 1779, mort 1842.

2 pages in-8, s. d., relatives à l’impression de sa Notice sur l’ancien hôtel de Clunj, où il avait exposé sa collection dite de la Renaissance,

1036 SAVANTS ET ÉRUDITS. ( 8 lettres autographes signées. )

— Laborde (Alexandre-Louis-Joseph, comte de), né 1773, mort 1842, Portrait.

2 pages in-i, de Méréville , le 9 juin 1817, à M. Tourton , pour se faire remplacer dans son service de la garde nationale, les habitants de la commune de Méréville le retenant pour la seconde Fête- Dieu.

— Laméthérie (Jean-Claude de), né 1743, mort 1817.

Demi-page in-8, du 29 mai 18. . Ha quelque chose à communiquer à M. Regley, qu’il invite à venir déjeûner avec lui à cet effet.

— Lasteyrie (Charles-Philibert, comte de), né 1759, mort

I page in-8, sans date, à Af. Dondey-Dupré, pour l’informer qu’il va lui envoyer les épreuves de son Voyage.

— Férussac (André-Étienne-Jean-Pascal-Joseph-François d’Audebart, baron de), né 1786, mort 1836.

I page et demie (n-4 , de Châlons, le 9 octobre 1816. Il re-

commande l’affaire de la transmission de son titre de baron à son gendre.

— Qüoy.

2 pages in- S , du i8 septembre 1812, adressées à M. de'Blainville ; « . . . J’ai si souvent gagné à la loterie des événemens de cette « vie, que je compte encore sur ma bonne fortune. . . » Ensemble une liste curieuse.

— Gaymard.

Demi-page in-S , san"S date. «... Dès que j’aurai connaissance de « la boète de papillons, je m’empresserai de vous en instruire. . . »

— F AüJAS Saint-Fonds (Barthélemy), né 1741, mort 1819.

Demi-page f«-4, du Jardin des plantes, le 12 novembre 1811, au sujet d’une notice deM. Ammoretti, de la bibliothèque Ambrosienne de Milan.

— Hennin (Micliel).

2 pages in-^, de Munich, le 17 avril i83o, à M. Dumersan, au sujet de l’impression de son ouvrage ayant pour titre : Histoire numismatique de la Révolution française.

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