SAVANTS ET ÉRUDITS. [Lettres autographes signées
— Drach (P.-L-.B.). Portrait.
Demi-page in-tf., du 12 décembre 1844. Il informe M. Congnet qu’il a parlé de lui à M. Letronne, pour quelque bon poste à Paris.
— Lécluse.
Demi-page in-^, du 20 décembre i836. Il s’explique sur des vers grecs et latins, et cite à ce propos cet axiome: « La critique est aisée, et l’art est difficile. » (Jolie lettre.)
— CoiLVY (A.), né 1748, mort 1833.
Demi-page in-S, 24 novembre 1828, pour attester que M. Etienne Sequiari lui a été recommandé par son père, qu’il connaît particulièrement.
— Lemaire (Nicolas-Élie), né 1767, mort 1832.
Demi-page in-S, du 21 juin i83i. Il fait retirer la première feuille du 2® volume de Sénèque le Tragique, Hyppolitus.
— Congnet.
I page in-S, sans date, concernant l’impression de sa Grammaire grecque, et celle de son livre de Prières.
— Gence (Jean-Baptiste-Modeste), né 1755, mort 18. ..
I page /«-4, du i5 juin 1823, adressée au président de \3l Société morale et chrétienne, pour lui donner sa démission de membre du Comité de rédaction de cette société, et le prier de faire procéder à son remplacement.
Leqüeux (François-Marie), né 1776, mort 18... Portrait.
Demi-page in-ti, sans date, au sujet de l’impression d’un ouvrage pour lequel il a environ une centaiue de pages à livrer.
— Marcel (Jean), né 1777, mort 18. . .
2 pages in-8, du 4 août i843, à M. Cordler. Il l’engage à venir voir la collection minéralogique de M. Chaumette-Desfossés.
— Düsommerard fils (Edmond),, conservateur du Musée de Cluny, né 1817.
2 pages du 22 février 1847, au commandant de la place de Paris, au sujet de la sûreté du Musée des Thermes et de V hôtel de Cluny,
1038 SAXE (Maurice, comte de)^ maréchal de France, né 1696,
mort 1750. ( Une lettre autographe signée, et une lellre signée.)
La lettre autographe signée, de 2 pages in-t^, est datée du camp de la Commanderie, le 6 août 17. . Il entre dans des détails sur les mesures à prendre pour le siège de Berg-op-Zoom. «... Yous trouverez si joint, mon cher comte, un mémoire qui m’a cossé^ une grande méditation ; vous trouverez deux gallerjc sirqulaire, au-
dessous de tous les murs de fortifications de Bergenobsom Les
ennemi sont toiijour dans leur maime position. Vous connesses mon amitiés pour vous
Celle signée est adressée de Bruxelles, le 3o octobre 1746, au ministre de la guerre, le comte d’ Argenson, au sujet de l’exécution de divers mouvements de troupes.
Joint l’extrait d’une singulière lettre du comte de Saxe, une note sur le cordon bleu qu’il portait et la curieuse épitaphe qu’on proposa .pour lui. {Portrait, par Demarcenay, Plus \m second portrait, et la splendide et belle gravure de son tombeau.)
1039 SCARRON (Paul), par la grâce de Dieu, malade indigne
de la reine, né 1611, mort 1660. {Une lettre autographe signée, et 3 pièces signées.)
Les 3 pièces signées ne sauraient être attribuées à Scarron, qui ii’a jamais été conseiller au parlement et qui était mort en 1662. Mais la lettre autographe signée, datée à' Arras, le 12 octobre i635, pourrait bien être de lui, car à cette époque il se trouvait, disent les biographies, chez un parent éloigné dans le nord de la France, ce qui s’accorde assez avec la position d'Arras. Au surplus, on ne peut douter, d’après l’accident qui le rendit, ainsi qu’il le dit luimême, un raccourci de la misère humaine, que son écriture doit offrir de grandes différences, et qu’il serait à peu près impossible de décider a priori si une lettre de lui est, ou non, authentique. (2 portraits.)
1040 SCHILLER (Jean-Frédéric-Cbristophe), né à Marbacb,
1759, mort à Weimar 1805. {Lettre autographe signée.)
I page in-t,, sans date (en allemand), adressée à madame Sophie Mereau. « Enfin, ma chère amie, je puis vous envoyer votre ma-
« nuscrit entièrement imprimé recevrai-je bientôt quelque
« chose de vous ? j’en éprouverais une joie bien vive. . . J’ai acheté « le jardin que vous avez habité et j’espère que vous me ferez le plai-
« sir de m’y venir visiter » (Joint la traduction en français.)
(2 portraits.)
1041 SCHONBERG (de), (3 lettres autographes signées.)
— ScHONBERG (Henri de), maréchal de France, né 1583, mort 1632.
2 pages in-!^, de Durestal, 20 juin 1624. «... Lorsque vous et « moi parlions si avantageusement de M. le cardinal de Richelieu et « le jugions du tout nécessaire dans le gouvernement des affaires,
«< nous ne savions pas que le Roi eût les mêmes pensées et croyions « aussi peu que nos opinions dussent se convertir sitôt en oracles.
« Dieu a donné cette lumière au Roi pour sou grand bien et le bon- « heur de la France. , . »
— SCHONBERG (Charles de), fils du précédent, aussi maréchal de France, né 1609, mort 1656.
1 page in-fol. (1645), adressée au cardinal de Mazarin, et relative aux opérations militaires en Catalogne : « . , . Avec cette seule « place, voilà tout l Urgel repris, qui est presque le seul pays de la «Catalogne où la cavalerie puisse se battre... J’ai tant d’argent « que je ne sais où l’employer. . . Le courrier lui dira des nouvelles « de Roses, et moi il ne me reste plus rien à dire, sinon que je suis,
« à la mort et à la 'vie, de Votre Eminence, etc. >>
— ScHONBERG (Armand-Frédéric), d’une autre famille que les précédents, et également maréchal de France, né 1619, mort 1690.
4 pages j«-4, datées de Saint-Giulain,le 7 novembreiû.., et adressées au cardinal de Mazarin. 11 lui rend compte, dans le plus minutieux détail, de la position des troupes et des besoins de l’armée, et termine ainsi ; «... Je ferai tout ce qui me sera possible; mais « les meilleures places du monde, on a même peine à les défendre « quand on a peu de monde. »
{Les 3 portraits.)
1042 SCHONEN (Augustin-Jean-Marie), magistrat, député,
pair, etc., etc., né 1782. {Lettre autographe signée.)
3 pages i«-4, du 19 mai 1826, adressées au comte de Montlosier. Très-belle lettre, non moins honorable pour l’un que pour l’auire : «... Voilà les révolutions. Monsieur, elles ne sont utiles qu'aux in- « trigans, et elles ne profileront jamais ni à vous, ni à moi , et l’un « et l’autre nous nous en consolons avec notre conscience, et le pro- « fond mépris que nous leur avons voué. . . et du profond respect « que je porte à votre caractère, à vos vertus et au plus beau cou- « rage civique... Je charge mon frère de cette lettre. Tous con- « naître est une trop heureuse fortune ! et il en est digue. »
Joint un factum lithographié, distribué lors de l’élection de M. de Schonen, à Paris. (2 portraits et i figure épisodique.)
1043 SCULPTEURS. (2 lettres autographes signées, et
2 pièces signées.)
— CoüSTOu (Nicolas), né 1653, mort 1733.
Quittance, du i4 novembre 1700, de la somme de 100 liv., àcompte d’une médaille représentant Louis XIT, et d’une mosaïque qu’il fait dans la grande église de l’hôtel royal des Invalides.
— Lehongre (Étienne).
Quittance, du 12 juin 1671, de la somme de 336 liv. pour JoWe d’ouvrages de sculpture par lui faits au Louvre pour le service de Sa Majesté.
— Slodtz (René-Michel), dit Michel-Ange, né 1705, mort
4 pages in-i, de Vienne, le 26 mars 1747, à monseigneur le cardinal d’Auvergne, au sujet du mausolée destiné à son prédécesseur M. de Montmorin et à lui, dont il l’a chargé : «... il y a cepen- « dant encore à placer le morceau de la queue de l’habillement de « Votre Altesse, qui gêneroit trop la pose du piédestal. »
— Gaffiéri (Jean-Jacques), né 1723, mort 1792.
2 pages in-JoL, du 12 janvier 1786. Il offre au comte d’ An givillers de céder deux portraits, l’un de Nivelle de la Chaussée et l’autre de Gabrielle d’Estrées, tous deux par Delatour,
— Güérin (Nicolas) .
Quittance, du 23 mars 1707, pour arrérages d’une rente constituée au nom de Jean Tray, sculpteur ordinaire du Roi.
{Portraits.)
1044 SCULPTEURS. {A lettres autographes signées.)
— Pajoü (Augustin), né 1730, mort 1809.
2 pages in-t,, du 6 juillet 1785, au comte d' Angivillers, au sujet d’une statue du Roi pour ses Etats deBretagne, qui désireraient un concours : « . . . Aujourd’hui ils ne paroissent plus si ferme dans « cette jr/ee, parce que un dantreux ayant été voir un des plus en- « cien et des premiers artiste de la cadémie. . . il eut la bonté de « lui parler en ma faveur. »
— Julien (Pierre), né 1731, mort 1804.
2 pages in-l^, du 28 août 1781,3 monsieur A. Fontenelle : « ... Il « ne dépend que de vous de me faire gagner 40 fon/s, que je trouve « en sus du prix convenu de la petite tète de Vestale, qui a plu à « un homme en place. . . » {Julie lettre.)
— Gois (Étienne-Pierre-Adrien), né 1731, mort 1823.
I pagein-l^, du 2 juin 1780. Il demande s’il ne pourrait pas obtenir une des statues de marbre à exécuter pour la chapelle de f hôtel des Invalides. Cela dépend du ministre de la guerre, le prince de Montbarey .
— Dejoux (Claude), né 1732, mort 1816.
I page in-i, du 3 floréal an XII. Il réclame le payement de l’àcompte de iô,ooo francs promis pour être employés aux travaux du modèle de la statue de Desaix : « ... J’ai épuisé tous mes moyens » pour les avances qu’exige un semblable travail. . . »
{Les ét portraits.)
1045 SCULPTEURS. (5 lettres autographes signées.)
— Stouf (Jean-Baptiste), né 1743, mort 18. ..
r page in-l^, du i®'' août i8i8. Il certifie la bonne renommée d’une demoiselle qu’il a connue dès l’âge de lo ans.
— Moitié (Jean-Guillaumé), né 1747, mort 1810.
I page sans date. Compte rendu de sa mission à Carrare, remplie, tant avec BertkoUet et Barthélemy, qu'avec Thçuiii, pour se procurer des marbres statuaires, qu’il a fallu ensuite abandonner à cause du mauvais état de nos affaires en Italie.
— Ramey père (Claude), né 1754, mort 18. . .
I page in-fol., du 3o mars i8i6. Il sollicite une place devenue vacante à l’Académie, ainsi qu’il l’a déjà fait à la mort de M. Moitié.
— Çartellier (Pierre), né 1757, mort 1831.
I page iii-i, du ai janvier i8r3. Il informe le doyen de la Faculté de droit qu’il vient de terminer la statue en marbre de Sa Majesté l’ Empereur, qui doit être placée dans la salle principale des assemblées de ladite Faculté.
Romagnési (Joseph-Antoine), né 1776, mort 18. ..
I page in-fol., du 22 août i8x6. Il demande que son buste de Louis XElll soit placé à la chambre des pairs et à la chancellerie. (En tête de cette lettre se trouve une apostille autographe du chancelier Dambray.').
[Portraits.)
1046 SCULPTEURS, lettres autographes signées..)
— Chaüdet (Antoine-Denis), né 1763, mort 1810.
r page in-k, du 23 brumaire an X, adressée au ministre pour obtenir d’être logé au palais des Quatre Nations : •> J’use ma santé à « aler, souvan bien loien, chercher le lieu de mon travaille et lou- « jours aubligé d’implorer la complaisance de mes coufrères. . . »
Lemot (François-Frédéric), né 1773, mort 1827.
I page in-folio, du i8 juin i8io. Il écrit à un frère en maçonnerie, pour lui adresser la liste des frères qu’il propose et dont les qualités se trouvent dans le tableau de la R.‘. L.\ du Grand- Sphinx. Notre tout dévoué F.'.
CoRTOT (Jean-Pierre), né 1787, mort 1843.
I page et demie in-i, du 26 mai i834. Il félicite l’auteur de la i statue de la Viei ge en argent, faite au repoussé d'après son modèle
et exposée aux produits de l'industrie en i834.
— Pradier (James), né 1794, mort 1852.*
I page in-i2, sans date. Il sollicite du peintre Heim son appui pour un élève qu'il a au concours de sculpture, poui' résister aux efforts de David, qui en protège un autre. Ensemble plusieurs brouillons de lettres, de la main de Pradier, dont une s’adresse au
prince LouisrNapoléon, alors président de la République : « Si
je^réussis comme je l’espère, je serai récompensé au delà de mon « désir et de la reconnoissance que je dois à votre Janùllc, puisque « mes premières études ont été protégées par \empereur moire « oncle, dont je recevais une pension »
[Porlraits.)
1047 SCULPTEURS, [h lettres autographes signées.)
— David d'Angers (Pierre-Jean), né 1789, mort 1855.
I pag^. in-8, s, d, 11 a fait, lure médaille de Robespierre le jeune.
et désirerait avoir un ealque de sa signature. Ensemble une seconde lettre, de 5 pages in-8, du 17 janvier i85i. Il donne le détail de* ceux de ses ouvrages exécutés pour les pays étrangers.
— Foyatier (Denis), né 1798.
Demi-page in-S, du 7 janvier i832, pour se dégager d’une réunion à laquelle il lui est impossible d’assister.
— Etex (Antoine), né 1808.
I page in-8, du 3o août i836. Il sollicite de M. Jnlony Deschamps le plaisir de faire son médaillon.
— Marochetti (Charles, baron).
I page in-8, du 8 janvier 1848. Il va faire une réduction de la statue de Royer-Collard, et demaude à faire voir le petit modèle.
— Moine (Antonin), né 1805.
I page in-8, s. d., au peintre Gigoux. Il le prie de lui renvoyer deux gravures de fFatleau, qu’il lui a prêtées, et dont il a besoin pour un travail.
{Les 5 portraits.)
1048 SCULPTEURS. {Lettres autographes signées.)
— Moüchy.
I page in-l^, du ii thermidor an IX. Il a terminé le buste en marbre de Sully, et sollicite une nouvelle commande du gouvernement.
— Delaitre.
r page in-l\, du 29 fructidor an IV. Il réclame le payement du buste en marbre du général Hoche, et sollicite quelques travaux.
— Ramey fils, mort 1851.
I page in-1^, du 29 septembre 1828, adressée à M. Lucas Montigny, pour 1e remercier de l’accueil par lui fait à un de ses élèves.
— Elshoecht (Carie), né 1791, mort 1856.
I page in-8, du 12 juillet i845, àiW. Genty de Bussy, pour l’inviter à venir voir le buste de M. Hippolyte Passy, et un Christ qu’il vient de terminer.
— Gatteaux (Nicolas-Marie), né 1788.
1 page in-8, du 17 mars 1849, ® Soulié, pour remettre une séance d’examen de dessins au Musée.
— Dantan jeune (Jean-Pierre), né 1800.
I page in-8, du i4 mai 1841, au docteur Maxime Fernois: c< A mou tour à vous mettre en vers, de terre glaise. ..... Vite à la « pâte >■
— Nieüwerkerke (Alfred-Emilien, comte de), né 1815.
1 pagein-8, du 12 avril i85o, à M. Soulié, conservateur du Musée de Fersaitles, pour l’informer d’une visite de la grande-duchesse de Bade.
— Préault (Auguste), né 1809.
I page in-8, du 14 janvier i85i, pour demander le dessin ou la gravure du piédestal de la statue de Hoche, à Versailles.
— Bartholini.
I page in-8, Florence, le 2 3 mai 1844, à Madame la comtesse Demoustier, toute de reconnaissance pour ses bontés.
{Portraits.)
1049 SÉDAINE (Michel-Jean), de l’Académie française, secré-
taire perpétuel de celle d’architecture, etc., etc., né 1719, mort 1797. {Une pièce et une lettre autographe s gnée.)
La lettre autographe signée, de 2 pages in-ty, adressée à M
porte en subslanee; que sans les secours de la littérature, il ne pourrait soutenir et élever sa famille avec les appointements de sa place, qui d’ailleurs lui sont dus depuis cinq années, aussi bien que ses droits de présence. Comme secrétaire de l’Académie, il a le droit de faire porter à son domestique la livrée du Roi, et ce serait un grand soulagement pour lui, si ce domestique était porté sur l’état de la livrée des bâtiments.
La pièce autographe signée est une déclaration relative au logement qu’il occupe au Louvre depuis 1776 : « J’aflirme de plus
« que je n’ai aucun meuble ni glace qui appartiennent au
« cy-devanl Roy. En foy de quoy j’ai signé au Louvre ce 12 octobre <■ de Tan 1792 de notre hère et delà République le premier. » {Portrait.)
1050 SÉGüiER (Pierre), troisième du nom, chancelier de
France, né 1588, mort 1672. Portrait.
— SÉGUiER (Antoine-Jean-Mattliieu), un de ses descendants, premier président de la cour royale de Paris, né 1768, mort 1848. (2 lettres autographes signées.)
La lettre du chancelier, de i page in-fol., du 4 février 1647, est adressée à M. Comte, conseiller du Roi au Présidial de Sens, au sujet d’une affaire concernant le testament de feu le premier président
Séguier, sou oncle ; « Je me promets cette amitié de vous, qui
<• ave/, témoigné estimer beaucoup défunt Monsieur le président « Séguier. Je reebeicberai les occasions de succéder à la bonne « volonté qu’il avoit à vous témoigner, quand vous m’en donnerez le
« moyen » {Cachet aux armes.)
La lettre du premier président, de tapages in-h,, du 22 mars 1846, s’adresse à M. Lagrenée, juge au tribunal de f'ersaüles. Il le remercie du cadeau qu’il lui a lait de deu,\ médailles relatives au chancelier Séguier, et enire dans une discussion numismalique à cet
égard : « Il faudrait le talent de Champollion, pour deviner
« Je souhaite. Monsieur, qu’en allant sur ses traces, vous parveniez
« à interpréter des signes plus obscurs qu’un sujet des Pharaons
« d’Égypte, malgré la distance des temps n {Relie et intéressante
pièce.)
1051 SÉCîüll (de). (5 lettres et une apostille {de 12 lignes] au-
tographes signées el 2 pièces signées.)
— SÉGUR (Louis-François), lieutenant général, né 1669, mort 1751.
• Demi-page in-l^, du 14 mars 1740, pour mandat de payement
d’une somme de 600 francs.
— SÉGUR (Philippe-Henri), maréchal de France, ministre de la querre. fils du précédent, né 1724, mort 1801. Portrait.
Apostille de 12 lignes, sur un mémoire, daté du 19 avril 1763, concernant l’ordonnance du roi qui met à la charge des capitaines du régiment Royal-Corse l’hahillement de leurs compagnies. (Joint le décompte des six derniers jours de 1780, delà gratification de ministre de la guerre.)
— Ségur (Louis-Pililippe), de l’Académie française, sénateur, pair, etc., Qic.,fils du précédent, né 1755, mort 1830. Portrait.
Demi-page /«-4, du 1 5 janvier 1791. Il demande communication du bref du pape aux évêques, et de sa lettre au roi, etc. (Joint le fac-similé d’une de ses chansons, ayant pour titre: Mon histoire.)
— SÉGUR (Paul-Philippe), de V Académie française, lieutenant général, fils du précédent, né 1780, Portrait.
I page in-%, du 1812. Il demande à Noël, notaire,
défaire une procuration au nom de de Ségur, pour qu’elle puisse toucher pendant son absence les appointements, revenus, etc., etc.
— SÉGUR (Octave), frère ainé du précédent, né 1778, mort
I page in-S, du 2 germinal an X, à M. Perregaux. Il lui demande la note de l’argent dont il a bien voulu se charger pour MM. Osterwald.
— SÉGUR ( .Joseph-Alexandre), dit le vicomte, frère du comte Louis-Philippe, né 1756, mort 1805.
Demi-page i«-4, du 17 ventôse an VIII, à M. Grimod de la Reynière. Il lui envoie deux places de premières pour voir le Cabriolet jaune.
— SÉGUR, lieutenant générât, cousin des précédents.
1 page in-i, de Bordeaux, le 28 avril 1781. Il adresse plusieurs demandes à son cousin le maréchal de Ségur, et cela du ton le plus cavalier.
1052 SÉMONVILLE (Charles-Louis Huguet, marquis de), am-
bassadeur, sénateur , grand référendaire de la chambre des pairs, né 1759, mort 1839. {Lettre autographe signée.)
2 pages et demie in folio, datées de Lahaye, le i8 germinal an XI, et adressées au citoyen Dejean, ministre de l’ administration de la
guerre. Belle lettre politiiiue, « On pourra alors apporter... les
« ménagements que la glorieuse modération du Premier Consul « veut garder jusques au dernier moment » (Portrait.)
1053 SÉNATEURS ET PAIRS. (4 lettres autographes signées.)
— Bonnay (François, marquis de), né 1750, mort 1825.
2 pages in-8, 27 octobre 1824, à iU. Delasalle. Très-jolie lettre :
« Je vois que cette estampe me laissera à froid, ni plus ni
« moins que l’oraison funèbre de VaHé Frayssinous, de laquelle on « peut dire (en parodiant un mot spirituel de M. Corvetto, au sujet O d'une longue discussion sur le budget), qu’il y est parlé de tout, « et même un peu de Louis Xf'III. »
— Lynck (Jean-Baptiste), né 1:749, mort 1835.
2 pages in-L, du i3 juillet i8t6, à M, Soulié, rédacteur en chef du Mémorial bordelais. Curieuse lettre, où, à propos de Y Irlande, sa patrie, il avance celte proposition, que: «... si le gouvernement an- » glais rê avait pas été libéral, les Irlandais auraient été moins » opprimés, parce qu’il aurait senti qu’il était assez fort, etc. »
— Lemercier (Louis-Nicolas), né 1755, mort 18. ..
3 pages in-^, àe Saintes, le aS juillet 1781, à \ avocat Vermeil. Belle lettre sur l’état, à cette époque, de la magistrature et des lois criminelles: «... Je finis déliré en ce moment votre inestimable ou- «< vrage, sur tes réformes à faire dans notre Code criminel; permettez « que, dans les premiers transports de l’enthousiasme où me laisse « cette lecture,. ..je vous félicite... >>
— Saur (comte de).
2 pages in-fol., du 29 avril 1814. Très-curieuse pièce, où il dénonce M. de Sémonville comme formant, avec ses amis MM. de Rovigo, Pasquier et Bourienne, ses associés dans les jeux, une clique dangereuse, et où se manifeste la pensée de voir réhabiliter la mémoire du malheureux général Moreau, suivant le désir de l'empereur de Russie.
{Portraits.)
1054 SÉNATEURS ET PAIRS. (8 lettres autographes signées.)
— Jaücoürt (Arn.-François, de).
1 page in-^, de Genève, le 3 juillet r. . . . 11 remercie des marques d’intérêt qu’il a reçues, et demande à toucher son supplément de traitement. « Mes fonds s’en vont, et je ne veux pas faire usage de « mon crédit ici, si j’en ai.. . »
— Hédotjville (Gabriel-Théodore-Joseph, d’), né 1745, mort 18. . .
2 pages et demie in-h, de Spolette,\e 3i mars i8ia, à M. de Fortia, son ancien camarade. Il le remercie des soins et peines qu’il s’est donnés pour son logement à Rome, et lui fait l’éloge du préfet, de la baronne Rœderer, du baron Janet, etc., etc.
— Dambray (Charles-Heiiri-Emmanue]), né 1785, mort
tt pages în-h, du 17 avril 1821, au ministre de la guerre, pour appuyer la demande d’une bourse en faveur de l’un des enfants d'un capitaine d’état major.
— Boisjelin.
I page in-h, 27 mars i8i5. Il s’excuse de ne pouvoir garder le commandement de la i3® légion de la garde nationale.
— Panisse.
I page in-S, du 29 août t83i.ll demande le catalogue, avec le prix, d’une pépinière d’arbres d’agrément et arbrisseaux.
— Fitz- James (Édouard de), né 1776, mort 18» ..
t page in-S, sans date, adressée au vicomte de Marlignac. Jolie lettre. ... Votre suffrage m’est plus précieux que mille autres « ensemble, et il me touche, parce que de vous je n’attends que la « vérité.. . Votre écolier et votre ami. »
— Duras (Antoine Bretagne-Malo de Durfort , duc de).
I page /«-4, 10 décembre 1 8 . . . , à Mme Du Cayla, pour l’informer que le Roi la recevra le lundi i3. {Cachet.)
— Marcellus (Marie-Louis-Charles de Martin du Tyrac, comte de), né 1795, mort 1861.
Pouvoir.^ du 3i mars i845, pour retirer des livres que la Bibliothèque royale consent à lui prêter.
[Portraits.]
1055 SÉNATEURS ET PAIRS. ( 10 lettres autographes signées.)
— Tascher de la Pagerie ( Jean-Samuel-Ferdinand , comte), né 1779, mort 1861.
I page in-^, du g janvier i8i5 , au comte de Jaucourt, ministre d’Etat, pour lui demander une audience.
— Vernier (Théodore), né 1731, mort 1818.
I pafie in-i , du g septembre i8ti, adressée à M. Pcuchet, pour le remercier de ce qu’il a dit, dans le Moniteur, de son ouvrage : Sur le caractère des passions.
— Fabre de l’Aude (Jean-Pierre), né 1755, mort 1832.
I page in-8, du 4 thermidor an V, écrite au nom de la députation du département de l’Aude, pour une recommandation.
— Perregaüx (Alphonse -Claude-Charles), né 1750-, mort
I page in-B, du 6 ventôse an V. Il renvoie des pièces qui lui avaient été communiquées, pour affaire de banque.
— Morel-Vindé (Charles-Gilbert), ré 1759, mort 1842.
1 page et demie in-fol., du i6 février 1808, relative à un échange avec le domaine de l’État. [Deux lignes seulement sont autographes.)
— Maleville (Pierre-Joseph), né 1778, mort 18. * .
Demi-page (/?-4, du 3i octobre 1828, pour solliciter l’inscription de son fils, Lucien-Jacques- Guillaume, sur les registres de l’Ecole de droit.
— Dambarrère (comte de).
2 pages /«-4, du n messidor an Xlll, à son collègue Lcmercier. Jolie lettre ; « ... Revenez donc, messieurs, pour relever nos séan- « ces . . . »
— Dupuy (André- Julien, comte), né 1753, mort 1832.
<2. pages in-l^, datées Ae. Pondichéry ,\e 7 octobre 1817, et adressées au maréchal duc de Parente, pour remercier de l’envoi du brevet de grand-officier de la Légion d’honneur ; « ... Conmieiit n’être pas « pressé de montrer à l’univers le témoignage de la bonté et de la « confiance du meilleur des souverains .'. . »
— Maleville (Jacques, marquis de), né 1741, mort 1824.
1 page iu-i, du ü4 avril 1808, à M, Sartelon, commissaire ordonnateur, pour le remercier d’un service qu’il lui a rendu.
— Montalembeet (Charles, comte de), né 1810.
a pages in-ü, du 7 mars i83o, au libraire Levrault, au sujet de commissions pour achat de livres venant d’ Allemagne.
[Portraits.)
1056 SÉNATEURS ET PAIRS. ( 12 lettres autographes signées.)
— Clément de Ris (Dominique), né 1750, mort 1827.
Portrait.
2 pages in-8, du 6 janvier 1809, à son collègue Lemercier, pour s’excuser de ne pouvoir répondre, comme il l’aurait désiré, à son invitation.
— ViMAR (Nicolas), né 1744, mort 18 . . .
I page in-fuL, du 1 5 ventôse an II, au ministre des finances, pour lui recommander uu candidat à une place de receveur des contributions.
— Chasset (Charles- Antoine), né 1745, mort 18. ..
I page in-^, du 5 novembre i3io. Il recommande un militaire estropié, pour lui faire obtenir une place de percepteur des contributions directes.
— Rigal (comte).
I page in-ts, du 27 septembre i8r4, pour faire la demande d’une audience au comte de Jaucourt, ministre d’Etat.
— Crassoüs (Jean-François-Aurore), né 1740, mort J 802.
i6 pages in-^, du 2 novembre 1788. Mémoire à consulter sur une contestation entre les maire et consuls de la ville de Nismes et un particulier.
— CoRNUDET (Joseph), né 1752, mort 1834.
r page in-t^, du 23 floréal an IX. Il adresse des observations sur l’administration de la justice de paix dans le département de la Creuse.
— Faure (Félix).
I page in-t\, sans date, adressée au chancelier pour pouvoir s’abstenir de siéger à la Chambre des Pairs, pendant ie procès Quénisset.
— SusSY (comte de).
3 pages in-fol., du 26 décembre 1812. Il demande, comme directeur général des douanes, des renseignements sur des produits qui peuvent fixer l’attention de Y Empereur : « Il est nécessaire que j’aye « cela pour demain. »
— Fargues (comte de).
I page in-i, du 3o messidor an II, au citoyen Dupin, préfet des Deux- Sèvres, pour lui demander des renseignements sur une affaire.
Ui
— Tournon (comte de).
1 page /V-8, 26 mai 18.., à M. Joitsselin, avocat au Conseil. <> ... Nous allons faire les démarches convenables auprès du conseil ■< de Mgr le duc d’Orléans. »
— Hünoldstein (comte d’).
I page /«-8, sans date, pour recommander un brave militaire que l'Empereur désire voir placer d’une manière avantageuse, dans le service des fol'êts.
— PüYSÉGUR .
I page in-ti, du 9 novembre i835. Il s’excuse de ne pouvoir se rendre à la Chambre des pairs, étant pris d’un rhumatisme.
1057 SERGENTS DE LA ROCHELLE (Conspiration dite des
quatre). {Une lettre et un fragment autographes signés.)
— Bories (Jean-François-Louis Leclerc), chef connu de ladite conspiration, né en 1795, décapité 21 septembre 1822.
I page et demie iii-8, de la prison de la Force, i6 juillet 1822, relative à une somme de 5o fr. par lui prêtée à son coaccusé Pomier (a); le reçu qu’on lui a envoyé n’est pas régulier. Il faut qu’il soit de la main même de Pomier, avec la qualité de sergent-major, pour établir sa créance.
— Goübin, né 1797, décapité le même jour que le précédent.
I page in-fol., La Rochelle, 26 mars 1822. Cette page est la dernière d’une lettre adressée au qui sans doute avait
fait espérer leur grâce à ceux qui feraient des aveux. On y lit; «... bans ces militaires, il y en avait de la garnison de Rochefort. « Ce commissaire me donna à peu près le plan pour La Rochelle. Il « fallait deux pelotons, qui se dirigeassent l’un chez le colonel, et « l’autre chez le général , pour les empêcher de correspondre avec la « troupe. . . Je me séparai de lui. . . le 14 au soir, je fus chez le « marchand de tabac... »
{Le portrait de Bories, plus une gravure, et une lithographie épisodiques. Cette dernière est de toute rareté.)
1058 SER’VAN (Joseph-Michel- Antoine ), avocat général au
parlement de Grenoble, né 1737, mort 1807.
— Servan (Joseph), son frère, maréchal de camp, ministre de la guerre, né 1741, mort 1808. Portrait. (2 lettres autographes signées.)
La lettre de l’avocat général, de i page in-8, sans date, est adressée au citoyen Vignes, à Saint-Remi. Il l’informe que : «... l’affaire « s’est faite de la manière la plus avantageuse et la plus agréablaquei « je pouvais désirer. . . et, pour tout vous dire, c’est moi-même qu « ai rédigé le rapport des commissaires. . .»
Celle du général, en date du 17 avril 1798, est adressée au mi-
(«) Le quatrième des coaccusés était Raaulx, (Voir ta noie ci-jointe, autographe', du baron de Tri mont.)
nistre de la guerre (i?o«c/io//e), au sujet du commandement en chef de l’armée des Pyrénées, c|ui vient de lui être confié, et pour lequel il réclame le concours de divers généraux : « ... et d’envoyer cette « année les troupes de ligne et de volontaires nécessaires pour servir " décadrés, d’al'ord aux 60,000 honinies nécessaires pour la défen- « sive, et bientôt après aux cent mille décrétés pour ce pays, et « destinés à y agir offensivement ...» ^etle lettre de 2 pages et demie in-l^, en marge de laquelle se trouvent les mots ; rien à répondre.
1059 SERVANDONI (Jean-Jérôme), peintre et architecte, né
1695, mort 1766. [Pièce autographe signée.)
I quart de page in-f^, ainsi conçue ;
« Je rccones que M. Dutour, peintre, a peint les fleures am « feu de la pay e quilat fet pri aveqiie moy à 24 livres chaque face « les quatre ensnnô/efont la somme de quatre vingt seze livres qu’il « luy [ot ce i4 juitet 1739. Le Ch'*' Servandoni. »
Joint une lettre autographe signée Servandoni, de 2 pages in- fol,, sans date , adressée à l’Assemblée nationale et au ministre de la guerre. Dans celte lettre, du plus étrange style, l’auteur se targue avant tout de son nom.
Servandoni fut marié; il était prodigue, par suite toujours endetté et poursuivi, et cessa d’êire employé par le gouvernement, ce qui s’accorde assez avec un passage de la lettre, pour autoriser à penser qu’elle est de son flls. [Portrait.)
1060 SÉVIGNÉ (Marie de Rabulin-Cliantal, marquise de), née
1627, morte 1696. [Fragment de lettre et annotation
'Le fragment autographe, de 2 pages et demie in-ty, est celui d’une lettre adressée àM. le comte de Guitaut, chevalier des ordres du Roi, en sou château d’Epoisses.
A la fin de ces 2 pages se trouvent 8 lignes autographes de l'abbé de Coulanges, que madame de Sévigné appelait le bon abbé ou le bien bon. La suscription de la lettre est aussi de la main de cet abbé.
Quant à l'annotation autographe, elle se trouve dans le : Testa-
ment de mon cher oncle, apposée sur une expédition notariée de ce testament en date du i3 mars 1686, par lequel l’abbé de Coulanges institue madame de Sévigné sa légataire universelle. [Portrait, par Edelinck, Plus i portrait de labbé de Coulanges.)
1061 SÉVIGNÉ (Ciiarles, marquis de), guidon de la compa-
gnie de gendarmes de Monseigneur le Dauphin, né 1647, mort 1713 (c’est \q fils de la célèbre madame de Sévigné). ( Une pièce signée avec 5 lignes autographes.)
Cette pièce est une quittance de la somme de 2,25o liv. pour une année de la pension de guidon de la compagnie de gendarmes de Monseigneur le Dauphin, ladite quittance étant donnée pour l’année 1676. (: portrait et i fac-similé de lettre. Plus le portrait de Henri de Sévigné, son père, tué eu duel eu i65i.)
1062 SICARD (Roch-Ambroise Cucurron, abbé), instituteur
des Sourds-Muets, né 1742, mort 1822. [Lettre autographe signée.)
Cette lettre, de i page in- 1^, datée du 4 septembre 1792, est
celle par lui adressée au président de l’Assemblée nationale, au moment où il allait être massacré.
A cette pièce, d’un si grand intérêt, sont jointes : i“ Une lettre autographe signée de Gilbert Homme (l’un des fauteurs de la lerrilile émeute de prairial an II), en date du même jour 4 septembre 1792, pour adresser au conseil général de la commune celle ci-dessus, de l’abbé Sicard.
2” Un extrait du procès verbal de l’ Assemblée nationale, également daté du 4 septembre 1792, constatant qu’un membre de la Commune, M. Guiraull, est venu présenter à l’Assemblée l’abbé Sicard, qu’il a été assez heureux pour arracher à une mort presque certaine, en se mettant entre le peuple et lui (a).
Cet extrait porte le grand sceau de la Convention nationale et les signatures autographes de L.-M. Lepeletier (Saint-Fargeau) et de Saint-Just.
Joint une lettre autographe signée de l'abbé Sicard, qui fait connaître qu’il fut arrêté de nouveau en 1798, et dément, sous ee rapport, la Biographie universelle, portant que, depuis le 4 septembre 1792, il n’éprouva plus de persécution. (Portrait avant la lettre. Plus les portraits de Homme, de L.-M. Lepeletier (Saint-Fargeau) et de Saint-Just.)
1063 SIÉYÈS (Emmanuel-Joseph), vicaire général de Char-
tres, membre de l’Assemblée constituante, de la Convention nationale , du Conseil des Cinq-Cents et du Directoire exécutif, second consul, sénateur, comte de l’Empire, etc., etc., né 1748, mort 1836. {Une pièce autographe signée et une pièce signée.)
La première, de 3 pages in-fol., datée du 2i avril 1791, comprend à la suite l’un Je l’autre deux arrêtés du Directoire du département de Paris, ayant pour objet l’établissement de commissions pour empêcher la désorganisation des établissements d’instruction publique, et celle des fabriques des églises. Les personnes désignées pour faire partie de ces commissions sont, pour l’inslructioti publique ; Dupuis, Lacretelle, Gallois et Quatremère de Quincy, et pour les fabriques des églises : Cretté, Trudaine, Paris et Ganille.
La seconde est la commission de consul à Alicante, àkViwke sur parchemin, par le comité de salut public, au citoyen Siéyès; ladite commission, datée du 25 fructidor an III, porte le grand sceau de la Hépublique et les signatures autographes de Cambacérès, Daunou, Louvet, Marée, Berlier, Hévellière-Lépeaux, Boissf d’Anglas ei Merlin de Dotiay. (Belles pièces.) (2 portraits.)
1064 SIMIANE (Pauline Adhémar de Monteil, marquise de),
petite-fille de madame de Sèvigné^ née 1674, morte
— Grignan (Adhémar de Monteil, chevalier de), son frère, brigadier des armées du roi, ambassadeur à la cour de Lorraine, né 1671, mort 1705. (Î7»é lettre autographe et une lettre autographe signée.)
La lettre autographe, Aeipage et demie //z-4,du27 mars 1785, adressée àM. d’Héricourl, intendant des galères, est de la marquise de Si-
(a) Voir U Etldtion de Vabbé Sicard à un de ses amis sur les dangers qu*U a courus tes 2 «f 3 sep^ réimprimée dernièrement dam la des Mémoires de P.-S. Barrière et Didot,
niiane, qui le remercie de l’envoi près d’elle d’un sieur de Boismortier. Une annotation autographe signée, de Campenon, de l’Académie française, fait connaîire que cette lettre est imprimée à la page 409 , tome X, des Lettres de madame de Sévigné , édition de Montmerqué. {Cachet.)
Celle autographe signée est du chevalier de Grignan, et de i page in-8, sans date, adressée à M. de Lamoignon, au sujet de la santé de son fils ; « ... Depuis que je n’ai eu l’houneur de vous voir, je ne « suis pas sorti de ma chambre, toujours heureux à mon ordinaire...» (Cachet.) (Portraits.)
1065 SIXTE-QUINT (Felice Perelti, cardinal de Montalte, de-
venu pape en 1565, sous le nom de), né 1521, mort 1590. (Lettre signée.)
1 page in-fol.. datée de Rome, le 2 novembre 1587, et adressée à notre très-cher fils en Jésus-Christ, le Roi très-chrétien (Henri 111), en italien. (Cachet parfaitement conservé.) (3 portraits.)
1066 SOANEN (Jean), évêque de Senez, né 1647, mort 1740.
3 pages in-/,, datées de Paris, le 3o juin 1711. Cette lettre se rapporte évidemment aux persécutions dont Soanen fut l’objet, à l’instigation de la Société de Jésus. La bulle Unigenitus est du S septembre 1713, et l’appel dirigé par Soanen de 1717. Mais les querelles qui la motivèrent avaient pris leur âcreté la plus vive dèsiégg, époque de la levée de boucliers contre le livre du Père Quesnel (Réflexions morales sur le Nouveau Testament), que soutint Soanen, ainsi que tous ceux qui furent ensuite appelants ; « ... Je n'ai agi « que pour la cause de Dieu et vous prie instamment de la soutc- « nir. . . » C’est là le résumé des longs détails dans lesquels entre Soanen pour combattre ses parties adverses. ( 2 portraits , 2 gravures épisodiques et i joli dessin également épisodique.)
1067 SOMBREüIL [demoiselle Vérot de), comtesse de Vil-
lelume, morte 1823. Portrait.
— SoMBREUiL (Vérot, marquis de), son père, lieutenant général , gouverneur de l’iiôlel royal des Invalides, qui, après avoir échappé, par l’héroïsme de sa fille, au massacre des prisonniers de l’Abbaye, le 2 septembre 1792, fut décapité le 17 juin 1794.
Lettre autographe signée de mademoiselle de Sombreuil, de 3 pages in-k , datée du 27 mai 1820, et adressée au docteur Guérard , à Avignon. Cette jolie lettre est une causerie remplie de détails affectueux et d’expressions de bonté : « ... Enfin il faut vivre avec tout « le monde et prendre les hommes pour ce qu’ils sont. . . »
Lettre signée du marquis de Sombreuil, datée du 8 juin 1792. Elle a pour objet de demander, en sa qualité de gouverneur des Invalides, le remboursement d’une avance de frais de route faite par un officier de l’iiôtel. (2 gravures épisodiques.)
1068 SOUFFLOT (Jacques-Germain), architecte, né 1714,
mort 1781. [Lettre autographe signée.)
2 pages in-/,, sans date (mais de tannée 1768, qui est celle de la mort de Deparcieux). Il rend compte des travaux qui se font au
château de Menou, et il ajoute ; >■ ... M. Dcparcieux étoit bien « dans le cas de mériter vos regrets et ceux de tous les hommes bien « pensaus. . . Le jeudi, veille de sa mort, le Roi en demanda des nou- '< velles à la Muette, et, sur ce que Sa Majesté apprit de son état, « elle dit les choses les plus obligeantes pour lui;, je les lui aurois « rendues avec bien du plaisir, s'il eût été dans le cas de recevoir cette
consolation ...»
Deparcieux, habile mathématicien , fut censeur royal et membre de l’Académie des sciences ; il était né en 1708, et mourut à Paris le 2 septembre 1768.
Joint une notice manuscrite sur Soufflât et une vue du château de Menou, dont la lettre ci-dessus fait mention.
Portrait et gravures, savoir : 1“ l’église de Sainte-Geneviève, ara/if l’élévation du dôme.
2“ Trois petites gravures, rares, représentant les plan, coupe et élévation de la nouvelle église de Sainte-Geneviève.
3“ Vue intérieure de la même.
4" Vue perspective du Panthéon français, ci-devant église Sainte- Geneviève.
5“ Vue du caveau où est déposé le corps de Soufflot.
6" Notice sur le fronton du Panthéon du sculpteur David d’Angers.
1069 SOUFFLOT (François), dit le Romain, l’un des architectes du Panthéon, né 1752, mort 1802. {Parent et élève de Jacques- Germain Soufflot, auteur de ce monument.) {Une lettre signée et une note autographe.)
La lettre, de 3 pages in-foL, datée du 14 vendémiaire an V, est adressée à M. Philippe Detville, membre du conseil des Cinq-Cents, pour le remercier d’avoir défendu, par pur amour des arts, la mémoire et l’œuvre de génie du célèbre Soufflot, son parent, contre les attaciues hasardées du citoyen Mercier. Il entre ensuite dans les plus grands détails sur la construction du Panthéon, et joint à sa lettre un extrait du Tableau général des dépenses faites pour cette construction, et qui s’élèvent, depuis l’année 1755 jusqu’au vendémiaire an V, à la somme totale de douze millions six cent soixantesix mille deux ceut soixante-seize livres quatre sols et trois deniers.
La note autogi aphe est un document des plus curieux, relatif au poids du dôme entier du Panthéon.
Joint à ces pièces :
1° Copies de 2 lettres de Soufflot le iîot7!n//2, adressées au ministre de l’intérieur Bénezech et à l’architecte Chatgrin, au sujet des réparations projetées pour la consolidation des piliers qui soutiennent le dôme du Panthéon,
2» Une lettre autographe signée de la veuve de Soufflot le Romain (née Marie-Sophie Antoine, morte en i854, à l’àge de quatrevingt. trois ans), et une copie de sa main de V article nécrologitpie consacré à son mari dans le journal des Petites Affiches à\x i5 floréal an IX.
3" Une généalogie de la famille Soufflot, avec deux lettres autographes signées et deux billets de faire part. (2 portraits et deux vues de l’église Sainte-Geneviève , avant et après l’élévation du dôme.)
1070 SOULT (Jean-de-Dieu), duc de Dalmatie, maréchal géné-
ral, pair, premier ministre, etc., etc., né 1769, mort 1852. (2 lettres autographes signées et une lettre signée.)
La [>remière lettre autographe signée^ de i page et demie in-l^, dalée de Passau, le 24 juin 1806, est une fort jolie lettre, adressée au general Francesclii. « Il est sûr et certain, mou cher Franceschi, « que vous vous moquez des vœux, des malédictions et des désirs des « autres. Cependant, comme c’est aujourd’hui votre fête (Saint Jeàn- « Baptiste), je vous souhaite plus de bonheur que votre’patron, et je « désire qu’aucune femme, serait-ce même une nouvelle Vénus, ne « vous fasse, comme à lui, couper la tête. Je ne voudrais pas non plus « qu’aucune vous la fit tourner.... Je lis dans le Moniteur du i5 de ce « mois que, parmi les nouvelles productions qui ont paru celte année à « la foire de Leipsick, on avait remarqué une œuvre ayant pour titre :
Cl Carlo Franceschi, prince des bandits dans la 'vallée du diable
Il D’où diable venez-vous et quelle est votre origine?... »
La seconde lettre autographe signée, d’une demi-page i«-8, du 3o juin 1848, n’est qu’un billet d’affaires.
Quant à la lettre signée, elle est datée du 6 mars i8i5, et adressée au comte de Franclieu, ancien capitaine au régiment de Bourbon, qui réclame la finance de cet emploi.
Joint une lettre autographe signée de la maréchale duchesse de Dalmatie, adressée au comte d’Aure, pour une recommandation, (i page in-8, du i3 août i83i.) (2 portraits.)
1071 SOUVERAINS DIVERS. (2 pièces signées.)
— RE^É 11 , roi de Sicile, duc de Lorraine et de Bar, né 1451, mort 1508.
Requête, au sujet d’un différend entre les prévôtés de Massowan et de Louguion, sur une question de taille, au bas de laquelle se trouve \ ordre souverain, du 3o janvier i493.
— Henri 11 d’Albret, roi de Navarre, né 1503, mort 1555.
Demi-page in-fol., du lo octobre i548, à son cousin le comte de
Il le prie de faire en sorte de décharger de contribution ceux
de ses sujets les plus foulés par le logement des gens de guerre. (Les mots : votre bon cousin, sont autographes.)
1072 SOUVERAINS DIVERS, {li pièces signées.)
— Charles-Emmanuel , duc de Savoie , prince de Piémont, roi de Chypre, etc., né 1634, mort 1675.
Quittance du janvier 1672, d’un quartier de la rente de 11,333 liv. 6 s. 8 d., établie sur les cinq grosses fermes de Paris, en faveur de madame Chrétienne de France, sa très-honorée dame et mère. {Scel.)
— Caroline u’ANSPACH,ye?«wze de Georges II, roi d’Angleterre.
Demi-page in-ty, de Hampton-Court, le 27 septembre 1787, au /w Louis XC, pour le remercier d’une lettre qu’il lui a fait remettre. {^Cachets et lacs de soie.)
— Ferdinand F' (Charles-Léopold Crescentius , archiduc d’Autricfie, empereur ^ sous le nom de).
Envoi d’une dépêche au général ThiébauU, commandant de la i8® division militaire, à Dijon, le 24 septembre i8i5. {Cachet.)
— Charles-Louis 11, roi dfÈtrurie, duc de Lacques, né 1797, mort 18. ..
Quatrain en italien, adressé à la régente sa mère et certifié par le pretnier secrétaire de cette princesse, le lo mai i8io.
Joint le portrait de Louis roi d'Etrurie, père de Charles- Louis II.
1073 SOüZA (Adèle de Filleul, baronne de Flahaut, puis com-
tesse de), auteur dt Adèle de &énange et autres romans, née 1760, morte 1836. {Lettre autographe signée.)
3 pages (H-4,sans date. Jolie lettre, remplie de détails politiques et autres, à la suite d’une recommandation en faveur d’uu Français qui va à Berlin, pour une entreprise de fusils qui doivent porter à une distance inconnue : « .... S'ils tuent jamais des Français, je se- « rai désolée.... Berlin n’est jamais bien gai, mais \été c’est encore « plus triste. Je vous plains d’user ainsi vos beaux jours, soit dit « entre nous.... » {Portrait.)
1074 STAËL DE HOLSTEIN ( Anne -Louise -Germaine
Necker, baronne de), née en 1766 , morte en 1817. (1 lettre autographe signée , un billet autographe et une pièce signée.)
La lettre autographe signée, de i page et demie in-S, et datée de Coppet, se rapporte à l’impression d’uu des ouvrages de madame de Staël ; « .... Je vous remercie d’avance, Mousieiir, des soins que « vous voudrez bien prendre pour que tout soit bien imprimé. Je « compte absolument sur trois volumes.... »
Le billet autographe est adressé à M. de Valence, pour l’engager à venir lavoir, et \z. pièce signée des noms Louise-Germaine Necker Staël de Holstein, est un certificat de vie délivré par l’ambassadeur de Fi ance à "Vienne, général Andréossy, dont elle porte la signature autographe. Cette pièce est datée du 20 juin 1808.
Joint une pièce signée du baron Eric Magnus Staël de Holstein, son mari, et une lettre autographe signée N Auguste Staël, son fils, datée de Paris, le 24 mai 1823. Cette dernière pièee, de 2 pages in-t), est adressée aux rédacteurs du journal le Constitutionnel, au sujet d’un article sur l’abolition de la traite des nègres.
Joint le fac-similé d’une lettre de madame Staël de Holstein. {Portrait.)
1075 STANISLAS !«'' ( Leckzinski ), roi de Pologne, duc de
Lorraine, etc., etc., né 1682, mort 1766. (2 lettres autographes signées.)
La première, de demi-page in-h, datée de Lunéville, le 3 janvier
1738, est un remerciement de nouvelle année. « Je désire
« qu’elle me procure de nouvelles occasions à vous prouver la vério table estime et amitié avec laquelle je suis.... »
La deuxième, du i3 décembre 1759 {écrite a l’âge de 77 ans), aussi de demi-page r'«-4, est également pour remerciement : « Jere- « connais votre amitié pour la part que vous prenez à ma cruelle « douleur. {Portrait.)
1076 STUART ( C^ar/es-ÉiZoMarÉZ-Louis-Philippe- Casimir ) ,
prétendant à la couronne d’Angleterre comme fils du chevalier de Saint-Georges (qui avait pris le titre de Jacques 111), né 1720, mort 1788. 2 portraits.
— Albany (Louise-Marie-Caroline-Aloïse dOiStolberg Gœdern, comtesse d’), née 1753, morte 1824. 2 portraits.
(2 pièces signées, avec lignes autographes.)
La pièce signée de Charles Stuart, est datée de Rome, le i'*' juillet 1772, et adressée à sir Peternugem (en anglais).
Le compliment, sa date et la suscription, sont autographes. (Cachet.)
Celle signée de la comtesse d' Albany, est une quittance de 72 liv. reçue par elle, de MM. Caccia et Blomtnaerl, pour le compte de la maïquise Castiglioni de Milan. (Une ligne autographe.)
Joint une lettre signée de Jactpies III, dit le chevalier de Saint- Georges (fds de Jacques II), datée de ,Rome, le 28 février 1747 (en anglais).
Joint un 2® portrait de la comtesse d' Albany, avec les initiales R. M. B. pour Rcgina magnae Britanniœ. (Rare.)
1077 SUE (Jean- Joseph), médecin, né en 1760, mort en 1805.
— Sue (Eugène), son fils, romancier, né 1802, mort
1857. Portrait. (2 lettres autographes signées.)
La lettre du père, de i pagein-t^, est datée du 12 frimaire an Y. Il remercie le minisire de la protection qu’il veut bien accorder à la nouvelle Ecole à’ anatomie pittoresijue : « . . . Mon zèle pour un « établissement aussi utile qu’honorable pour les arts, sera l’expres- « sion de ma reconnaissance. . .»
Celle du fils, i page in-si, sans date, est une jolie petite lettre, Aahs laquelle il exprime le regret de ne pas s’être trouvé chez lui, pour accepter une aimable invitation.
1078 SULLY (Maximilien de Béthune, duc de), marquis de
Rosnyj né 1560, mort en 1641. [Fragment autographe et une lettre signée.)
Le fragment se compose de 3 pages in-fol., provenant d’un registre de recettes et dépenses, écrites en entier de ta main de Sully, sauf les 4 dernières lignes. La «... somme tolale de la despance « pour trois années 54,63o liv. 12 s. 6 d., et la recepte monte pour
« ledit temps à55,6g5 liv. 16 s. 9 d
Quant à la lettre signée, de i page in-fol., datée de Paris, le 21 août 1604, et adressée aux trésoriers généraux de France, en la généralité de Caen, elle a pour objet de leur demander des états au vrai des deniers dus au Roi. «... Ce qu’il est de besoin de vérifier « exactement. ïravaillez-y donc avec diligence, afin qu’on recon- « noisse que vous vous y êtes employés avec affection, et que vous O n’v avez rien oublié, ce qui est du devoir de vos charges... »
( Les mots : votre plus af fectionné ami à vous Jaire service, sont autographes.) (Portrait et fac-similé de lettre signée de Sully.)
1079 TALLIEN (Jean-Lamherl), membre de la Convention na-
tionale, né 1769, mort 1820.
— Cabarrüs ( Jeannc-Marie-lgnace-Thérèsede), sa femme,
épouse en premières noces de Devin, marquis de Fontenay, en deuxièmes noces de Tallien, et en troisièmes noces du comte Joseph de Caraman , prince de Chimay, née 1773, morte 1835. (2 lettres autographes signées.)
La leltre de Tallien, datée du Caire, le 2 3 frimaire an VIII, et écrite par lui comme remplissant par intérim les fonctions dé administrateur général des finances de V Égypte, est relative à la réclamation de Mustapha Aga, qui demande que le village de Chickziad soit, comme étant entièrement Scheraki, dispensé de payer le droit d’enregistrement. (Demi-page in-fol.)
Celle de Mme Tallien est datée du janvier 1801 (ix nivôse an IX), et n’a pour objet que des compliments fort délicatement tournés, adressés au citoyen. . . qu’elle invite àdéjeuner. (i page in-S, avec cachet.)
Joint une apostille autographe signée de Tallien, apposée sur la pétition d’un nommé Lataste, qui tutoie le ministre de la marine Dalbarade (9 lignes), du 22 nivôse an II.
Plus \in fac-similé d’une lettre de Mme Tallien, (Les 2 portraits et deux autres portraits de Mme Tallien.)
1080 TALMA (François-Joseph), nél7G6, mort 1826. (2 let-
tres autographes signées.)
La première, sans date, de i page in-S, adressée au jardinier de sa campagne de Brunoi, pour le charger de lui renvoyer des meubles qui y sont inutiles.
La seconde, de i page in-fol., tiaiée du 17 mars 1825, est adressée à S. A. R. le duc d’Orléans (ensuite roi), pour le prier d’assister à sa représentation de retraite.
Au bas de cette lettre se trouve, de la main du duc d’Orléans : « Reçue le jeudi 17 mars 1825, L. P. d'O. «
Joint un fac-similé de lettre de Talma. (3 portraits et deux costumes, l’un de ville, l’autre de théâtre.)
1081 TALON (Orner), avocat général au parlement de Paris,
né 1595, mort 1652. [Lettre autographe signée.)
I page in-fol., du 5 février i632, adressée au cardinal de Richelieu. Belle pièce : « ... Comme je tiens de vous seul la grâce que le <« Roi m’a faite d’avoir en agréable que je succédasse à la place de « mon frère, je crois aussi, après y avoir été retiré, être obligé de « vous rendre compte du succès de votre ouvrage, et vous protester « de nouveau que vous ne pouviez faire un choix de personne qui « en eût plus de ressentiment que moi, et plus de passion à vous « servir. . . » (Cachets.) (Portrait d’après Philippe de Champagne.)
1082 TALON (famille â! Orner).
— Talon (Denis), son Ms, qui lui succéda dans la charge d’avocat général, fut procureur général aux grands jours d'Auvergne, puis, président à mortier, né 1628, mort 1698.
a pages i/2- 4, écrites de Clermont, le i«>' décembre i665, c’est-àdire pendant la tenue des grands jours, et curieuses, comme se rat-
tachant à cette circonstance, et citant plusieurs des noms rapportés dans les mémoires de Fléchier. (Ensemble, le mémoire dont ladite lettre annonce l’envoi . )
— Talon (Jacques), son frère aîné, son prédécesseur dans la charge d’avocat général au parlement de Paris,
I page in-fol.,à\i i6 septembre lôSg, à M. pour lui faire part du mariage de sa fille avec M. de Pontchartrahi: « ... Je vous avoue n que j’ai reçu de la recherche de mondit sieur de Pontchartrain, « un honneur qui me donne une extrême joie, et je le tiens d’au- « tant plus cher, que j’en ai toute l’obligation à M. de Bouthillier, le « surintendant... »
1083 TANNEGUY DU CHATEL, grand-maître de la maison
de Charles Vil, mort 1449. {Pièce signée.)
Cette pièce, de 12 lignes in-foL, est sur parchemin, et en latin. {Portrait.)
1084 TENCIN (Glaudine-Alexandrine Guérin de), mère de d‘A-
lèmbert, née 1670, morte 1749. Portrait.
— Tencin (Pierre-Guérin de), son frère, cardinal, archevêque de Lyon, ministre d’État, etc., etc., né 1680, mort 1758, Portrait. ( Une lettre autographe et une tettre autographe signée.)
La lettre autographe est de Mme de Tencin et adressée au président de Montesquieu :<■... Vous n’en douterés pas si vous vous « ete apersu du plaisir que j’ai d’être avec vous et vous vous en serés « apersu si vous en avez eu un peu vous-même. »
La lettre autographe signée du cardinal, àe 2 pages in-t,, datée du 7 mai 1744, ost relative à une question de préséance. «... Quant au « premier point, j’ai déclaré que j’étois disposé à céder et que je ne « connoissois d’autre règle que la volonté du Roi. Quant au second, » on ne me le conteste pas, mais on ne veut pas que le fauteuil dn « roi soit au bureau, cequiseroit anéantir la préséance. Je tiens bon « sur cet article, je ne sais ce qui en arrivera. . . »
1085 TERRAY (Jacques-Marie, abbé), contrôleur général des finances, né 1715, mort 1778. 2 portraits.
— Terrav, son neveu et légataire universel, maître des requêtes et successivement intendant à Montauban, Moulins et Lyon, décapité 1794. (2 lettres autographes signées et une lettre signée.)
La lettre autographe signée de l'abbé Terray, de 2 pages in-H, adressée au comte de Maurepas, est datée de Lamotte-Tilly (terre où il venait d’être exilé après la mort de Louis XV), le 2 septembre 1774. Il lui déclare que n’étant point dans une situation à désirer de faire les fonctions de sa place de secrétaire des ordres, il consent à la demande de M. de Vergennes, de traiter de cette place, mais qu’il se recommande à ses bontés pour en conserver les honneurs : « . . .Je « ne les ambilionnerois pas si je n’en étois pas en possession ; la pri-
« vation en seroit affligeante;*^/ mes services ont été grands et utiles, « pourquoi éprouverois-je une morlificalion?.. »
Celle signée du même, datée du... juin 1771, est adressée aux maire et consuls de la ville de Toulon, pour les informer que l’affaire pour laquelle ils lui ont écrit, est du ressort de M. le duc de La Vrillière.
Quant à la lettre autographe signée du neveu, de i page in-h, datée du 28 février 1784, elle est adressée à son confrère M. de la Minière, qu’il désire entretenir sur des travaux de route, ayant à se plaindre du départ précipité de l’ingénieur.
1086 THÉÂTRE ITALIEN. [Une lettre autographe signée et
10 pièces signées.)
— Lablache (Louis) j né 1796, mort 1858.
I page in-S, du 4 mars 18. . . Une légère indisposition l’empêche de se rendre à une invitation.
— Assandri.
Quittance de 45o h. pour solde d’un mois.
— Rubini (Gio. Battista), né 1795, mort 1854.
Quittance de 5,ooo fr. pour 20 jours.
— Tamburini.
Quittance de 6,666 fr. 66 c. pour un mois.
— Ungler (Gare line), née en 1800.
Quittance de. 4 000 fr. pour un mois,
— Donzelli.
Quittance de 3,o83 fr. pour un mois,
— ZüCHELLi (Carlo), né en 1792.
Quittance de 2,142 fr. 85 c. pour un mois.
— Raimbaux.
Quittance de i,7i4 fr. 28 c. pour un mois.
— Rübini (Giacomo).
Quittance de 1,666 fr. 66 c. pour un mois.
— Graziani (J.-L.), né en 1791.
Quittance de i,ioo iv. pour un mois.
— Albertazzi (Miss Emma Howson, dame), 1814-1847.
Quittance de i,ooo fr. à compte sur sa représentation à bénéfice.
. {Portraits.)
1087 THÉRÈSE (Sainte), née à Avila, dans la vieille Cas-
Tille, le 28 mars 1515, morte à Albe, le 5 octobre
1582. [Une pièce.)
Le fac-similé de l’écriture de sainte Thérèse donné dans l’Isographie a été pris sur la pièce ci-jointe, qui faisait partie, comme au-, tographe, de la collection du marquis de Dolomieu.
Lors de la vente en bloc de cette collection à M. Lalande, par Madame la marquise de Dolomieu, cette pièce fut comprise dans
l’évaluation faite à l’amiable entre les parties, pour une valeur de 5oo francs.
Ce n’est que depuis qu’il s’est élevé des doutes sur l’auihenticité de ladite pièce, considérée aujourd’hui comme étant elle-même un simple fac-similé, pris pour un autographe par les éditeurs de l’Isographie qui, au surplus, ont commis plusieurs erreurs semblables.
J’avoue que je ne suis pas entièrement édifié sur la valeur de cette controverse, surtout lorsque je mets en regard la pièce telle quelle et le fac-similé de l’ Isographie.
Quoi qu’il en soit, elle ne figure ici qu’à titre de curieux enseignement sur les difficultés que présente la certification deraullienticilé des autographes. (3 gravures, et le fac-similé de l'Isographie) (a).
1088 THIÉBAUL'r (Dieudonné), liUérateur , membre de l’A-
cadémie de Berlin, né 1733, mort 1807.
— Thiébaült (Paul-Gharles-François-Adrien-Henri-Dieudonné, baron), son fils, lieutenant général, né 1760, mort 18. . . [Une pièce et une lettre autogr. signés.)
La pièce autographe signée, de Dieudonné, est un curieux discours prononcé, à Passy-lès-Paris, le 20 prairial an II (8 juin 1794),
jour de la fête de l'Etre suprême : ■■ Vous tous, nos frères, répu-
« blicains zélés et purs, respectables sans-culottes, qui embellissez la « pairie par vos vertus, qui la soutenez par vos exemples, et l’enrio chissez par vos travaux; nous vous bénissons, et nous sommes as- « surés que l’Etre suprême... continuera nos bénédictions... »
La lettre autographe signée du général, datée de Burgos, armée d’Espagne, le iSmars 1809, a pour objet des fournitures d'équipement et de bestiaux pour l’armée et l’achat d’uiie propriété.
Cette lettre est de 3 pages in-fol., et la pièce de 10 pages in-l^.
1089 THOMAS (Antoine-Léonard), de l’Académie française, né
1732, mort 1785. {Lettre autographe signée.)
Jolie lettre àn 1 page et demie in-^, adressée d'Âiiteuil, le i3 août
17.., àM. Beriiy d’Euville, avocat : « Je partirai bientôt pour aller
€< passer l’automne et l’hiver à deux cents lieues sous le ciel de Pro- « vence, ou de Languedoc... Je n’ai pas oublié la promesse que vous « avez bien voulu me faire de venir, avec Mademoiselle votre fille, « passer une demi-journée à Auteuil... Je serai très-reconnaissant « des moments que vous voudrez bien nie donner et de la cornplai- « sance qu’aura la jeune amie et l’élève de M. Vernet de venir « étudier sur les lieux les paysages du bois de Boulogne... » {Cachet.) {Portrait.)
1090 THORVALDSEN (Albert-Berlbel), sculpteur, associé de
l’Institut de France , né 1770, mort 1844. ( Lettre signée. )
t page in-h, datée de Rome, le 20 mars 1824, et adressée à M. Quatremère de Quincy, secrétaire perpétuel de l’Académie des Beaux-Arts. Il le prie d’être sou organe auprès des membres distingués de l’Institut de France, pour leur exprimer toute sa gratitude, du choix qu’ils ont bien voulu faire de lui comme un de leurs associés étrangers. {Portrait.)
(a) Joint le Catalogue manuscrit de la collection d’autographes de la marquise de Dolomieu, où la
pièce ci“joiiilc figurait sous le n” 913.
1091 THOURET (Jacques-Guillaume), membre de l’Assemblée
constituante, élu quatre fois président de cette assemblée, né 1746, décapité]e 22 avril 1794.
•— Thoüret (Michel-Augustin), son trère, de la Société royale de Médecine, membre du Iribunat, etc., etc., né 1748, mort 1810. ( 2 lettres et une pièce autographes signées.)
La première lelire, de Jacques Guillaume, est écrite en qualité de président de l’Assemblée nationale, et adressée au patriote Palloj, pour l’informer que l’Assemblée, en agréant l’hommage qu’il lui a fait du portrait du Roi et de celui du premier de ses présidents, sculptés en relief sur une des pierres de la Bastille, a décrété qu’il serait fait une mention honorable de son patriotisme, etc., etc. {Demi-page in-fol., datée du 3o septembre lygi.)
La seconde lettre, de Michel-Augustin, et de 3 pages in-t^, est datée du 24 septembre 1792, et concerne l’établissement de la Tombe-Issoire, qui sert au dépôt général des ossements que dégagent les cimetières de Paris.
Quant à la pièce autographe signée, également de Michel-Augustin, et portant la date d’octobre 1 790 , elle est relative à l’examen d’un mémoire sur les dangers de l'exercice de la médecine pour les chirurgiens, et de celui de l’art des accouchements par les femmes. {Les 2 portraits.)
1092 THIIILERIES (Détails officiels se rapportant au service
et gouvernement du château des), sous le règne de Louis XV.
Manuscrit de 45 pages in-fol. (Ce curieux manuscrit se divise en dfx parties ou chapitres, dans l’ordre suivant) :
1° Règlement général pour la police et le service qui doit être observé journellement dans le palais, cours et jardin des Thuileries, par les personnes qui y sont employées (mars 1747). {2 gravures.)
2° De par le Roi et Monsieur, désignation des personnes auxquelles il est défendu, sous les peines de droit, d'entrer dans le jardin du Palais des Thuileries (s. d.).
3° Mémoire du Roi , pour servir d’instruction au capitaine et gouverneur de son Palais des Thuileries, sur Yusage que S. M. veut être fait, du corps -de- garde qu’elle a ordonné y être établi
(mai 1747)-
4“ Etat {nominatif) des personnes qui ont leurs entrées dans la cour royale du château des Thuileries, suivant la décision de M. le comte de Saint-Florentin, du lôjuin 1763, rectifiée en janvier 1768, 6® Etat des domestiques qui ont la permission de passer dans le jardin des Thuileries jusqu'à une heure après midi. (s. d.)
6“ Itinéraire de ce qui s’est passé, à'l’occasion de la mort de Monseigneur le duc de Bourgogne (Louis-Joseph-Xavier de France), duc de Bourgogne, né le i3 septembre iy5t, mort le 22 mars 1761). — Transfert aux Thuileries. — Départ du cœur pour le Val-de- Grâce. — Départ du corps pour Saint-Denis. — Etat des logements occupés par les officiers du prince. — Disiiibution de 40 louis de gratification, accordée par le Roi aux employés du gouvernement des Thuileries et du Louvre. — Nourriture, chauffage et éclairage, également accordés par le Roi aux mêmes employés. {Portrait.)
7® Itinéraire de ce qui s’est passé au palais des Thuileries, à l’occasion du dîner que Madame la Dauphine (Marie-Josèphe de Saxe,
née 4 novembre lySi, morte i3 mars 1767) y a fait, le 27 juin 1747. {Portrait.)
8“ Logements faits aux Tluiileries, à l’occasion du dépôt du corps de Monseigneur le duc d' Aquitaine (Xavier-Marie-Joseph, duc d’Aquitaine, né 8 septembre 1753, mort 22 février 1754), du 22 au 25 février 1754.
9“ Itinéraire de ce qui s’est passé à l’occasion de l’eau bénite que Madame la princesse de Coudé est venue jeter, au nom de la reine, à S. A. S. la duchesse d’Orléans, le i5 février 1739, au palais des Thuileries.
10° Logement de M. le comte de Lusace et de sa suite, au palais des Thuileries, le 12 décembre 1758. — Itinéraire de ce qui s’est fait pendant le séjour de ce prince audit palais. — Etat des présents que S. A. S. Monseigneur le prince de Lusace a faits aux employés du palais,
Â. B. Les minutieux détails d’étiquette et autres, qui vont, par
exemple, jusqu’à citer que : « M. de Chirchamp avoit fait mettre
« des pots de chambre dans les retranchements de ces cabinets, pour <■ les donner » font de cette pièce un véritable document histo-
rique, qu’on trouverait difficilement ailleurs.
1093 THURIOT DE LA ROSIÈRE (Jacques-Alexis), avocat au parlement de Paris, membre de l’Assemblée législative et de la Convention nationale, etc., etc., né vers 1760, mort 1829. (8 lettres autographes signées. Correspondance révolutionnaire des plus curieuses.)
' La première de ces lettres, du ii octobre 1790, a pour objet de
remercier de sa nomination à la place de juge au tribunal de Sézanne, qu’il occupa après avoir été président de la Commune de Paris
« Les amis de la révolution doivent être sûrs de mes sentiments,
« mes preuves sont faites dans tout l'empire » Cette lettre, de
2 pages in-t^, est adressée au président de l’Assemblée électorale de Sézanne.
Les 7 autres lettres , toutes adressées à la Société populaire de Sézanne, portent en tête : Frères et amis, et finissent par ; Tout à vous.
Voici l’objet de ces lettres, formant ensemble 17 pages in-i : Première, du ï5 octobre 1791. Il indique à la Société ce qu’elle doit faire pour mériter l’approbation des Jacobins : se montrer reconnaissante envers eux , désigner Robespierre, Rœderer, Grégoire, Dubois-Crancé et autres pour ne pas blesser les convenances, et dire ce qu’ils ont fait pour conserver la mémoire de Mirabeau et du citoyen vertueux auquel il présentera V hommage le plus pur d’admiration et d'amour
Seconde, du . . août 1798. Leur adresse a été vivement applaudie et l’impression ordonnée. On vient de décréter la déportation de cette espèce 'infâme d’ecclésiastiques, qui désolent la France. Bientôt il n en sera plus question; détails sur le lâche Lafayette. Il faut veiller: « Il y a conjuration : Louis seize et son épouse ont toujours « été à mon sens à la tète de toutes les conspirations ; l’'idée du crime « était la plus douce pour eux. On va faire un service pour nos « frères morts à la journée du 10 .... . ■>
Troisième, du 20 octobre 1792. Détails sur les voleurs du gardemeuble et des diamants de la couronne. Il est nommé commissaire pour surveiller l’instruction de cette affaire. Il a déjà trouvé des papiers qui prouvent un embauchage : « Le ci-devant roi pou-
« vait aimer les conspirateurs, mais le Dieu que nous avons adopté <■ ne peut que les condamner au feu éternel. »
Quatrième, du i5 décembre 1792. Il a été nommé commissaire pour savoir de Capet quels étaient les conseils qu’il désirait :
« Target, qui, depuis qu’il a accouché de la Constitution, a un
« lait répandu dans la tête, et qui par conséquent ne peut s’occuper <■ de grands travaux sans danger, a refusé net... Louis a accepté avec « satisfaction l’offre de Lamoignon-Malesherbes et a refusé les au- <• très. Sourdat s'était mis sur les rangs; sa lettre était si ridicule que « Louis lui-même en a ri »
Cinquième, du 26 janvier tqgü : « Le calme qui règne dans Paris « confond la calomnie et en impose aux assassins royaux... . La mort «' de Le Peletier servira beaucoup la révolution.... Le frère est « venu hier exprimer .à la barre ses sentiments de douleur. ... Il a « présenté la fille de la victime, et il l’a montrée au peuple, en disant :
« Peuple, voilà ton enfant! Ce tableau a fait une impression pro- ■< fonde. . . . Toute la Montagne fut baignée de larmes, ...»
Sixième, du 14 septembre 1798. Défaite du duc d’York à Dunkerque, succès à Nantes, à Tours et contre les Espagnols. . . . arrestations mesures de sûreté : « ... Je serais désespéré si un innocent « souffrait pour un coupable, mais. . . tous les traîtres doivent périr « sur l’échafaud. Je médite des idées qui doivent consolider la linherté.... Sous deux jours 5o,ooo hommes.... seront réunis à « l’armée chargée de soumettre Lyon. ... Il faut terminer ce procès « de feu et de sang. ...»
Septième, du 16 octobre 1793. « .... Antoinette n'est plus, elle a « été jugée à 4 heures du matin, à midi elle est passée sous mes fenêtres,
« 5 minutes après elle était guillotinée, tout Paris était sous les armes,
« partout on a crié : Vive la Képnhlique 1. . . . Une grande nation ne « doit s’arrêter à aucune considération, lorsque la justice suprême
demande vengeance ... . » (Portrait.) (^Rare.)
1094 TITON DU TILLET (Evrard), conseiller au parlement de
Paris, célèbre amateur de littérature, né 1677, mort 1762. (2 lettres autographes signées.)
La première, de 3 pages in-i, avec cachet et datée du 6 janvier 1753, est adressée à M. Chassiron, de V Académie royale des belleslettres, auquel il avait fait remettre son livre de la Description du Parnasse français. « .... Les deux ouvrages d’un excellent goût « que vous avez donnés sur des sujets parnassiques , vous ont acquis '< assez de réputation dans le monde littéraire. ... Je m'y intéresse « beaucoup, étant des ouvrages qui regardent le Parnasse fran- « cois .... »
La seconde, de 2 pages in-l^, est en date du 7 février 1735. Il s’excuse du retard d’une réponse sur ce qu’il a été obligé de suivre une « affaire au sujet d’un de ses petits-neveux, auquel le roi a donné l’agré- « ment d’une compagnie de dragons dans le régiment Colouel-Géné- « ral. ... et vous prie d’accepter un petit repas chez moi, afin de « vous assurer, le verre à la main, que je suis avec beaucoup d’es- « time .... » (2 portraits.)
1095 TOULOUSE (Louis-Alexandre de Bourbon, comte de),
fils légitimé de Louis XIV et de madame de Montespan, né 1678, mort 1737. Portrait.
— Penthièvre ( Louis-J ean-Marie de Bourbon, duc de),
son fils , né 1725, mort 1793. Portrait. ( 3 lettres autographes signées.)
La lettre du comte de Toulouse, de 4 pages- in-foL, dont six lignes seulement sont autographes, est datée de Toulon, le 26 août i^oS, et relative à des mesures de police à prendre pour chasser de Marseille tous les gens sans aveu, etc., etc. (Cette lettre est adressée à M. Lebret, alors intendant de Provence, et le comte de Toulouse était revenu à Toulon, où il resta quelque temps, après sa victoire de Malaga.)
Quant aux 2 lettres du duc de Penthièvre, la i*'®, de i page in-S , datée de Crécy, le 18 octobre 1774, est adressée au duc de Fleury, pour lui faire des compliments de condoléances à l’occasion d’un malheur de famille, et la 2', de demi-page ûi-4, à mi-marge, porte la date du 28 mars 1790. « J’ai urgemment besoin de dissipa- « tiou. . . . prenez garde que je ne sois point compromis, par rap- « port à ma contribution patriotique, rassurez-moi sur cet objet. »
4096 TRENCK (Frédéric, baron de), célèbre aventurier, né 1726, décapité le 25 juillet 1794. {Lettre autogr. sign.)
^ pages in-S, datées de Berlin, \e i®*' décembre 1788. Curieuse lettre. 11 se rendra à Paris dans les premiers jours de janvier, pour donner son histoire coirigée et de beaucoup augmentée et éclaircie « .... qui éclipsera toutes les éditions falsifiées qui ont paru jus- « qii’ici. . . . Les souverains m’ont pillé, et il ne me reste que mon <• industrie pour soigner ma nombreuse famille. ... Le Journal de « Paris m’honore de son approbation, mais on me reproche à tort « d’avoir différé Y Histoire de ma vie, jusqu’à la mort Ae Frédéric.... « Je ne suis pas l’homme qui craigne le courroux des despotes. Ah ! « je serais riche si j’avais rampé au pied du trône de Joseph!. . . . « je ne changerai pas au moment où le sage se trouve au-dessus du « péril; mon tombeau me garantira des poursuites des tyrans. ... » (i portrait et 8 gravures épisodiques.')
1097 TRESSAN (Louis-Élisabeth de La Vergne , comte de), de
l’Académie française et de celle des Sciences, lieutenant général et gouverneur de la Lorraine, etc., etc., né 1705, mort 1783. {Une lettre autographe signée et un fragment autographe.)
La lettre autographe signée, de 4 pages én-4, datée de Tout, le 19 septembre 1750, commence ainsi : Vous m'avez permis depuis
« longtemps de compter sur l’honneur de votre amitié, et j’ose vous ” prier de tenir la lettre que j’ai celui de vous écrire secrète, non à « M. le comte d’ Argenson, auprès duquel je vous prie d’agir en con- « séquence de ce que je vais avoir rbonnenr de vous dire. ... » Quant au fragment autographe, aussi de 4 P^g^^ in-ht il est rempli de détails curieux, et il y est parlé de Fontenelle, de Saint-Lambert, du prince de Beauvau, de Madame de Bouffters^ etc., etc.
Joint une pièce autographe signée du comte de Tressan, présentant le résumé de ses services militaires, (i page in-fol., sans date.) (Portrait.)
1098 TRÉVISE (Édouard-Adolphe-Casimir-Joseph Mortier,
duc de), maréchal, pair, etc., etc., né 1768, tué le 28 juillet 1835, par la machine infernale de Fieschi. { Une pièce signée.)
Cette pièce importante est l'ordre donné, de par l'Empereur, à
4ti7
Moscou, le 20 octobre 1812, de : « .... mettre, ... le feu au ma- « gasin d’eau-de-vie, aux deux maisons de' l’ancien gouverneur, à « celles de Rayoumowski, aux casernes et établissements publics, « hormis à la maison des enfants trouvés. ...»
(Au dos de celte pièce sont les mots : à mettre dans mes papiers secrets, sans doute de la main de celui auquel l’ordre était transmis.) (2 portraits.')
1099 TRIBUNAL RÉVOLUTIONNAIRE (établi à Paris, par la loi du 10 mars 1793.) (4 pièces signées.)
I» Expédition en forme d’un jugement du i" thermidor an II (19 juillet 1794), qui coudamue à la peine de mort Jean-Baptiste Magon de la Baliie, ancien négociant, ex-noble, âgé de 8o ans (de plusieurs membres de sa famille, dont un jeune homme de 21 ans et une jeune femme de 21) ■< .... le plus cruel ennemi du peuple fran- « çais. C’est lui qui, depuis 1789, a déclaré la guerre à la révolution <■ et a fourni aux scélérats coalisés contre la patrie les armes les plus « redoutables pour suivre leurs projets parricides. . . . pour y rentrer « les armes à la main. Il est établi par ses registres qu’il a fourni des « sommes énormes aux. . . . Dartois, Coudé, Breteuil, Montmorency, « Barentin et autres. ... il est inutile d'après ce fait de parler des « correspondances contre-révolutionnaires qu’il entretenait. ... Ce « serait retarder sans nécessité la justice que le peuple attend de ses •' magistrats, contre un conspirateur qui est un des principaux au- « leurs de tous ses maux, etc., etc. »
2" Lettre du président J.-JÎ.-M. Montané, relative à deux prêtres détenus, pour lesquels il y a lieu de rédiger un arrêté de déportation ; « .... Il y a plus de trois semaines qu’ils languissent dans nos » prisons. Je viens de les voir par hasard par la fenêtre de mon ca- « binet. yéu nom de l’humanité souffrante, faites prononcer, mon <> cher, sur ces deux infortunés, w Cette lettre, datée du 29 avril 1793, est adressée au procureur général syndic Luliter, dont elle porte en tête une apostille autographe signée.
3“ Extrait, signé du greffier en chef, d’un jugement du 9 thermidor au II (27 juillet 1794), qui condamne à la peine de mort Etienne -Nicolas Guérin, caissier général de la manufacture des glaces, « .... partisan du traître Lafajette, et pour avoir eu des « relations et liaisons avec les aristocrates feuillans et modérés de « sa section ; il s’y est toujours montré l’ennemi de la liberté et le « partisan de la tyrannie ; on l’a vu dans plusieurs circonstances per- « sécuter les patriotes , notamment après l’affaire du 28 février « 1)^1, journée de poignards et de Vincennes , ... Il s’est réfugié, « depuis le 10 août, pour se soustraire à la surveillance de la sec- •< tion,"à sa maison de campagne de Précy, avec le nommé Thion de « la Chaume, royaliste reconnu, avec lequel il a toujours eu d’é- <» troites liaisons. » (Cette pièce est revêtue du timbre du tribunal révolutionnaire.')
4“ Expédition, signée du greffier en chef, d’un jugement du . 17 vendémiaire an III (8 octobre 1794), portant qu’il n’y a pas lieu à accusation contre François Bonneville, peintre et imprimeur en taille-douce, la dénonciation faite contre lui étant isolée et le Comité de la section Marat n’ayant envoyé aucune pièce à l’appui; que, d’ailleurs, le Comité de sûreté générale, qui a pris connaissance de cette affaire, a déjà prononcé la mise en liberté dudit Bonneville.
1100 TRONCHET . (François-Denis), avocat, défenseur de
Louis XVI, sénateur, eic., etc., né 1726, mort 1801. [Lettre autographe signée.)
2 pages in-fol., du 17 germinal an XII, très-belle pièce, adressée au ministre de riiiiérieur Chaptal, au sujet de la bibliothèque de la ville de Solssons. « .... Je suis bien éloigné de m’opposer à ce que « la commune de Soissons conserve sa bibliothèque. ... Je crois les « frais qu’elle emploiera à cet objet plus utiles et plus honorables que « ceux de rétablissement d’une salle de spectacle, dont le citoyen « Puységur (son maire) m’a entretenu, mais il faut enfin que cela <> finisse. ...» (Portrait.)
1101 TR ÜBLET (Nicolas-Charles-Joseph , abbé), de l’Acadé-
mie française, né 1697, mort 1770. ( Lettre autographe signée.)
Très-jolie lettre, de 5 pages in-L, datée du 25 octobre 1748, à Madame . . . . , remplie de détails littéraires et politiques « . . .. J’a- « vois deviné l’âuleur du panégyrique, mais je ne l’avois point re- >< connu dans j'avoue pourtant à présent qu’il y est recon-
« noissable. . . . Vous avez su la chute humiliante de Mégare, tragé- « die de M. Morand. ... Le traité définitif de la paix, signée le rS, « sera une vieille nouvelle pour vous. . . . M. Duford, fermier géné- « ral, mourut hier. ... Si l’or prolongeoit la vie, etc., vous savez le « reste. Sachez aussi bien. Madame, qu’on ne peut vous être aussi » respectueusement attaché que je le suis. »
1102 TURENNE (Henri de la Tour d’Auvergne, vicomte de),
maréchal général, né 1611, tué 1675. portraits et une gravure épisodique.)
— Bouillon (Henri de la Tour d’Auvergne, duc de), son père, maréchal, ambassadeur , etc., etc., né 1555, mort 1623. Portrait. ( Une lettre et une pièce autographes signées.)
La lettre de Turenne, de 2 pages in-l,, est datée du i5 août i658, et adressée au cardinal de Maznrin. C’est une pièce toute militaire qu’il termine ainsi : <■ ... Je ne sçaurois songer à la perte qui « s’est faite à Gravelines, que cela ne me donne un déplaisir dans le- « quel je ne trouve pas de consolation. »
La pièce du duc de Bouillon, datée de Sédan , le dernier jour de mars i6o5, est l’ordre de payer cent écus.au s'' Blancaid : « . . .pour « les bons et agréables services qu’il nous a rendus » (Sept li-
gnes seulement sont autographes.)
Joint une pièce fort curieuse, contre-signée Phelippeaux, portant ordre, de par le Roi de détruire les ornemens et armoiries qu’il netoit pas permis d’ajouter au mausolée, élevé dans la chapelle deSaint- Eustache, où a été déposé le corps de Turenne. Cet ordre, daté de Marly, le 16 juillet 1710, est revêtu d’une signature qui semblerait être Louis , sans avoir cependant aucune analogie avec celle de Louis XIV. Quoi qu’il en soit, la pièce n’en est pas moins curieuse comme anecdote historique demeurée inconnue aux biographes.
Plus le fac-similé d’une lettre de Turenne.
N. B. Le portrait de Turenne, par de Marcenay, est une épreuve avant le travail du ciel.
1103 TüRGOT (Anne-Robert-Jacques), contrôleur général des ünances, né 1727, mort 1781. [Lettre autographe signée.)
1 page et demie in-t^, datée du 20 avril 1775 , et adressée au maréchal Dumay, au moment où éclata, presque simultanément, à Paris, Dijon , Lille, Amiens, etc., la fameuse révolte des grains, l’un des pins graves épisodes du ministère de Targot. « Je me sais rendu chez « vous ce matin, Monsieur le Maréchal, pour vous faire part de la « lettre que m’écrit M. le marquis de la Tour-dn-Pin , à l’occasion « d’une émeute très-vive arrivée avant-hier à Dijon. Elle a été au « point que la maréchaussée et une compagnie d’invalides ont été re- « poussées et plusieurs maisous pillées. . . »
Joint une lettre signée, sans date, de 3 pages in-fol. Belle pièce, où sont développées les idées de Turgot sur le commerce de l’Inde. (2 portraits.)
1104- URSINS ( Aune-Marie de la Trémoille, princesse des), née 1643, morte 1722. [Lettre signée avec 5 lignes autographes.)
^ pages in-\, de Barcelone, le 6 décembre 1701. Pille se rapporte aux premiers jours du mariage de Philippe T avec la princesse de Savoie : « . . . Leurs Majestés vivent dans une uniou si parfaite que « les peuples doivent espérer qu’un mariage, si heureux les comblera « de félicités! . . . Vous connoissez le Roi et vous devez juger com-
« bien sa présence avance ses affaires partout où il paroit »
{Portrait.)
1105 URSULINES DE BRUXELLES (Couvent des). (7 pièces signées et 5 non signées.)
Beliques des onze mille 'vierges : i° Certificat , du 23 juin 1660, revêtu de 4 signatures autographes, portant que deux os ont été tirés hors de la châsse ordinaire des reliques des onze mille 'vierges, honorées en l’abbaye de Clins.
2° Permission, du 12 septembre 1675, syec Xa signature autographe du secrétaire de l’archevêché de Malines et le sceau aux armes de ce prélat, pour que les deux os ci-dessus mentionnés soient exposés à la vénération des fidèles, dans l’oratoire des religieuses Drsulines de Bruxelles.
3° Déclaration donnée à Bruxelles, le 16 février 1691, par la dame de Bournonville, et signée d’elle, portant que la tête des onze mille vierges, dont elle a fait présent aux religieuses de Sainte-Ursule de Bruxelles, provient de madame la princesse de Mansfelde, qui l’avait donnée à madame la duchesse de Bournonville, sa mère, etc., etc.
4“ Permission, datée de Bruxelles, le i3 juin 1691, et donnée par Humbert-Guillaume de Précipiano , archevêque, de Malines, primat des Pays-Bas, etc. (avec sa signature autographe, le sceau de ses armes et le contreseing de son secrétaire), pour que la tête de l’une des onze mille vierges, dont la partie supérieure est enveloppée d’un voile de soie rouge et munie de son scel ordinaire, enclose dans une boîte, soit exposée à la vénération des fidèles.
Propriété du couvent, revenus et charges, etc. 1° Lettres d’ amortissement de la propriété du couvent des Ursulines de Bruxelles, revêtues de 2 signatures autographes, données à Bruxelles, le 28 février i686, par le roi d’Espagne Charles II (dont le testament si fameux
lit passer sa couronne sur la tête du duc d’Anjou, devenu Philippe Y). Curieuse, tant par les détails de la rédaction que par les titres qu’y prend le roi Charles,
2° Etat des revenus et charges du couvent des Ursulines de Bruxelles {qui n’est dépendant filial ou annexe d’aucun autre couvent), daté du 28 février 1787. Ensemble 3 états des recettes et dépenses des années i7<)6 et 1797.
3“ Déclaration signée de la duchesse Hervé et de Croy, datée de Bruxelles, le 29 avril 1711, relative aux constructions qui se font dans le couvent pour son compte personnel, à l’effet d’y préparer un logement pour elle.
4° Lettre autographe signée de la mère Ursule, supérieure du couvent, datée de Bruxelles, le 19 janvier 1791, pour obtenir du cardinal-archevêque de Malines la permission de recevoir la princesse de Stolberg dans l’intérieur du couvent (a).
5“ Permission, sans date, du cardinal-archevêque de Malines, signée de lui, et coiitre-signée par son secrétaire, pour que la comtesse de Banaton puisse entrer au couvent des Ursulines.
60 Note autographe de la mère Ursule, supérieure, sur des indulgences du pape Clément X. (3 portraits.)
1106 VALINCOUR ( Jean -Baptiste-Henry du Trousset de),
membre de l’Académie française, auquel est adressée la Xb satire de Boileau, né 1653, mort 1730. {Lettre autographe signée.)
4 pages i«-4, datées de Saint-Cloud, le 22 juin 1711, et adressées à M. ... Il lui recommande une affaire à laquelle s'intéresse monseigneur le comte de Toulouse ••«... Comme il pourroit trouver un « avocat de son humeur à qui il feroit dire à l’audience des choses « qui ne conviendroient point, fose 'vous supplier d’avoir la bonté « de lui imposer silence » {Portrait.)
1107 VENDÉENS ET CHOUANS. [Une pièce et une lettre au-
tographe signée.)
— Charette de la CoNTRiE ( François-Atlianase ), né 1763, fusillé à Nantes, le 29 mars 1796.
Etatàe. la fourniture de divers objets pour le service de MM. les gardes de la marine à bord de la Cléopâtre. 11 n’y a que la ligne : Reçu ci-dessus, Charette. G. D. M., qui soit autographe. (Voir la note jointe à cette pièce.) (3 portraits et une gravure épisodique.)
— SüZANNET (Pierre-Jean-Baptiste-Constant, comte de), né 1772, tué au combat de la Roche-Servière, le 20 juin 1815.
2 pages in-ti, de Valence, le 22 prairial an II, à M. Leclerc, sur
son projet de retourner dans son pays : « Le grand juge et
« M. Desmarets peuvent être dans la conviction que mon retour, au •' lieu de nuire à mon pays et au gouvernement, peut au contraire « lui être utile; mais j’ignore si le premier consul le verrait sous le
« même point de vue » {Belle lettre.) {Portrait )
Joint la copie, certifiée, du général Hédouville, chef de l’état major général de l'armée, de plusieurs pièces, dans l’ordre suivant :
« De par le Roi,
<• Il est ordonné à tous les hommes en état de marcher et de por-
{a) Celte princesse de Stolberg n’est autre que la comtesse d^Albany, veuve du prétendant Chartes^
Stuart, mort en 1788.
« ter les armes de se rassembler et de me rejoindre de suite sous « peine de mort.
<c Les cornmandans des paroisses et des conseils civils me répon- « dront sur leur tête de l’exécution et publication du présent ordre.
« Fait au quartier général, le ai février 1796.
« Signé ; le chev. Charette. »
1108 VENDÉENS ET CHOUANS. {Une pièce et une lettre au-
tographe signée.)
— Elbée (Gigot d’) , né 1752, fusillé à Noirmourtiers, 1794. Portrait.
Note, du 3o juillet 17. - , pour prier M. Tnitat , notaire, de remettre le compte d’exécution testamentaire de madame de Boisfremond.
— Frotté (Louis, comte de), né 1755, fusillé à Verneuil, 1800. Portrait.
I page in-foL, de Londres, le a5 janvier 1799. lettre. Elle est relative aux moyens de faire passer, avec ïe moins de dangers possible, diverses personnes et de l’argent en Normandie, ce qui, d’après !a date, se rapporte aux menées qui motivèrent peu après l’arrestation et la mise à mort du comte do Frotté. Il est fait mention dans cette lettre de S. A. R. Monsieur, des sieurs Delahaye, Duparc, Woodfon, Dutkeil, Wdiimuson et de Vabbé de Laubrière.
1109 VENDÉENS ET CHOUANS. (3 pièces signées.)
— Lescüre (Louis-Marie, marquis de), né 1766, tué 1793.
Demi-page in-l^. Permission donuée à Fontenay, le 28 mai 1793, L'an i'*' du règne de Louis par les commandants des armées
catholiques et royales, au nommé Richoy, de se retirer à Thouars, comme prisonnier de guerre, après qu’il aura prêté le serment de ne jamais porter les armes contre la religion catholique et contre le roi. Avec la signature autographe de Lescure se trouvent celles, également autographes, de Duhoux d’ Hauterive et de....
— ScÉPEAUX ( Marie- Paul-Alexandre-César de Boisguignon, vicomte de), né 1769, mort 1829.
Demi-page in-h . Décision d’après l’avis d’un conseil de guerre tenu le 23 février 1795 par les ofliciers royalistes pour l’envoi de deux chefs vendéens et de deux officiers républicains, se servant réciproquement d'otages, pour aller prendre connaissance de ce qu’a fait le général Charette avec les représentants du peuple concernant la paix. Ensemble une seconde pièce signée du vicomte de Scépeaux, en qualité de général en chef de l’armée catholique et royale de la Loire, et datée de son quartier général, le i5 mars de l’an de grâce 1796, et I®'' du règne de Louis Xf' III, pour conférer le grade de capitaine, au service du roi, à M. Donatien-Joseph Bureau (avec cachet aux armes).
Joint une lettre autographe signée du père du marquis de Lescure, datée de Metz, le 16 septembre 1779, et adressée à M. Mouchard, receveur général des finances, pour intérêts particuliers (avec cachet aux armes).
H 10 VENDÉENS ET CHOUANS. (2 lettres autographes signées et une lettre signée.)
— Donnissan (marquis de), fusillé à Angers, en 1794.
I page in-i, de Versailles, le 3 janvier 1779. Il remercie de la confiance dont le ministre vent bien honorer M. de Maninpré, qui vient de quitter le régiment qu’il commande.
— Sapinaüd de la Rairie (Charles-Louis), né 1760, mort
I page in-foL, du... mars iSaS. Pétition pour obtenir des secours dn ministre de la maison du roi, en faveur de la famille la plus infortunée qui soit dans la Vendée... En outre de la signature autographe de Sapinaüd, se trouvent celles également autographes de La Roche Saint- André, Joffrion de Vassé et de Lézardière, anciens officiers vendéens.
— Türpin de Crissé (Lancelot).
I page in-h, du jeudi 26..., pour donner avis qu’on doit adresser désormais an vicomte de Scépcaux, général en chef des royalistes, et au brave Ménard, dit Sans Peur, général divisionnaire, tout ce qui peut intéresser les armées royales.
La signature autographe du chef vendéen de Diensie se trouve audessous de celle de Turpin de Crissé.
1111 VENDÉENS ET CHOUANS. (Une pièce et une lettre au-
tographes signées.)
— Cadoudal (Georges), né 1769, c?<?capfele25juin 1804.
Demi-page in-h. Reçu de 9,5oo livres sterling (228,000 fr.), daté du 27 août 1801. «... Cette somme, dont j’ai déjà donné des reçus « particuliers, m’a été remise pour Ventretien de l'armée catholique <c et royale de Bretagne, tant par le prince de Bouillon, que par « M. Prigen et Xahbé Lacouture. »
— Cadoudal (Pierre-Joseph ), son frère, né 1780, mort
2 pages in- fol., du 10 décembre iSaS, adressées au ministre de la guerre pour établir ses services et ses campagnes dans les armées royales de l’intérieur : « . . . Un intervalle de quatorze ans, Monsei- ' « gneur, passé partie en France, où j’étais proscrit, partie en Anglett terre, ne saurait être considéré comme interruption de service. »
Joint une lettre signée du premier consul Bonaparte, adressée au ministre de la police générale pour lui transmettre une lettre de Georges, sur laquelle il le prie de lui faire un rapport. Cette lettre, en date du 7 pluviôse an IX (27 février 1801), est sur papier à vignette, avec la légende : Bonaparte, i«r consul de la république. [Portrait de Jean Chouan.)
1112 VENDÉENS ET CHOUANS. ( 3 lettres autographes si-
gnées.)
— Puisa YE (Joseph, comte de), né 1755, moit à Londres,
4 pages in-k, de Versailles (où il se trouvait, comme député de la
noblesse du Perche aux Étals généraux), le 21 janvier 1789. Il appuie, sur des motifs de raison et de justice, une demande des habitants de Mortagne pour le redressement de la route de Bretagne, à son arrivée dans cette ville.
— Bernier (Étienne-Alexandre), curé de Saint-Land, puis évêque d’Orléans, né 1764, mort 1806.
I page in-i, du... Il demande au ministre des livres pour l’aider à former une bibliothèque: « ... Je désirerais n’être pas restreint « aux livres théologiques, mais de pouvoir obtenir quelques ouvrages « relatifs aux sciences, à l’histoire et à la littérature... »
— CoRMATiN (Pierre-Marie-Félicité Desoteux, de), mort
I page in-1^, de Ham, le aS brumaire, an XI, à M. Perregaux, pour le prier de ne pas différer l’envoi de 2,400 liv., dont il lui a fait la demande: «... Ma permission est expirée, et je brûle de me « rendie à ma destination, pour prouver au gouvernement le désir K que j’ai de me conformer à ses volontés, . . »
(9 portraits.)
1113 VENDOSME (ducs de). (4 lettres autographes signées,]
— Vendosme (César), dit César Monsieur,y?/s de Henri IV,
et de Gabrielle d'Estrées, né 1594, mort 1665.
I page in-i, du i2 septembre r65i, au cardinal de Mazarin. Il lui envoie M. de. . . pour savoir ses intentions, qui lui serviront de règle pour sa conduite...
— Vendosme (Louis), vice-roi de Catalogne, puis cardinal, fils du précédent, né 1612, mort 1669.
1 page f«-4, de Rome, le 22 mai 1667. « ... Le pape 'venant ■< d’expirer dans ce moment, d’aujourd'hui .en neuf jours nous en- « trerons dans le conclave; dès demain je commencerai d’entrer dans « les congrégations... »
— VendosiME ( Louis-Josepli), fils du précédent (c’est le vainqueur de Villaviciosa), né 1654, mort 1712.
2 pages in-ti, du 17 octobre 1671. Il remercie au sujet de l’affaire du grand prieuré, et assure que son frère et lui ne sauraient être plus reconnaissants. Ensemble une pièce signée, en date du 25 juillet 1704, pour l’entrée aux Invalides d’un soldat ors d’ estât de servir.
— Vendosme (Philippe), dit le Prieur de Vendosme, frère du précédent, né 1655, mort 1727.
1 page i«-4, du i6 octobre 1703, à M. le marquis de PrasUn, commandant en chef dans le Maiitouan, à Mantoue, pour l’autoriser à laisser prendre des fourrages dont il est impossible de se passer.
{Les h portraits.)
1114 VENDOSME (François de), duc de Beaufort, dit le roi
des Halles , né 1616, mort 1669. {Lettre autographe signée.)
2 pages in-ti, du 22 juin i65o, adressées à M. de Lionne. « Quant « la cour partit disi je me donc le matin l’honneur de prandre conge
« de Monsieur le Cardinal lequel me promi de parler à Roque de la « baie de can pour madame de Monlbason la religieuse et mesme ne « cen netant pas souvenu sing ou sis jours de vant il mit sur son
« agendat cette afaisre Vous nesperneres ni vos pesne ni vostre
a adresce afin de servir la mesre et la fille... vous ne sories mieux ni « plus escentiellement me tesmoigrier vostre amitié et que vous me « tenes esfaiclivement vostre afaictione... » {sic). {Cachets aux armes. Portrait.)
H15 VERGENNES (Charles Gravier, comte de), ministre des affaires étrangères, né 1717, mort 1787. {Une lettre autographe signée.)
Belle lettre diplomatique, de 4 pages in-l^, datée du 28 janvier 1782, adressée au marquis de Vérac, ambassadeur du roi à la cour de Russie «... Il est impossible d’asseoir un principe de négociation « sur des fondemens aussi révoltaus que ceux dont V Angleterre dit « ne pouvoir se départir... Le but des Anglais est à découvert, leur « projet est dedétacher l’Amérique de nous.. .Il est bruit généralement « d’un concert entre les deux cours impériales, pour fondre surl’Em- , « pire ottoman; sa situation présente offre, à la vérité, une grande « facilité de conquête, mais il est difficile que de grands princes puis- « sent être entraînés par un motif aussi peu honnête... »
Joint une curieuse lettre autographe signée de madame de Chavigny, belle-sœur du comte de Vergennes (4 pages in-8,.du 23 août 1784). {Portrait.)
1116 VERNET (Claude-Joseph), célèbre peintre de marines,
né 1714, mort 1789. {Lettre autographe signée.)
1 page in-fol,, du 14 août 1778, adressée au comte d’ Angivillers, pour lui recommander son frère et son beau-frère, le premier peintre, et le second sculpteur en ornements: « .... Tous deux excellent « dans leur genre; mon frère a peint la salle de F Opéra à Ver-
« sailles , dans les appartements ; la salle à manger à Choisy Je
« m’occupe très-fort. Monseigneur, des tableaux que je dois avoir « l’honneur de vous faire; mais j’ai besoin de certains papiers qui « sont encore sous le scellé chez le pauvre M. Carpentier.... » (2 portraits.)
1117 VERNET (2 lettres et une pièce autographes signées.)
— Vernet (Claude-Joseph), né 1714, mort 1789.
Quittance, du 28 juin 1780, de la somme de 1,200 livres, faisant, avec celle de 1,800 livres déjà reçue, le prix d’un tableau représentant une Tempête, fait pour M. Girardot de Préfonds.
— Vernet (Carie), né 1758, mort 1836.
I page et demie in-!^, du 6 novembre 1824, à M. le comte de Forbin. Il le remercie d’avoir fait remarquer au roi ses ouvrages de l’exposition : « .... J’ai besoin plus que jamais de croire à l'amitié a de quelqu’un ; c’est la meilleure nourriture pour les vieillards, et » ma ration de ce côté-là n’est pas fort abondante; continuez-moi « vos bonnes intentions.... >>
— Vernet (Horace), né 1789.
I page in-li, datée de Londres, le 8 septembre i836 et adressée àM. Paul Delaroche, son gendre. Jolie lettre. « .... J’ai quitté Mos- « cou le 26 ; le 3o j’étais en Suede et maintenant je suis en Angle-
a terre,,.. Il y a de quoi rire, de toutes nos aventures,... Votre l>on « et excellent père..., »
[Les Z portraits et une gravure épisodique.)
1118 VERTOT (René-Aubert, abbé de), de l’Académie des
inscriptions, né 1655, mort 1735. [Une pièce autographe signée.)
Celte très-belle pièce, de a pages in-fol., est le double du traité par lequel il cède la propriété de ses ouvrages au libraire Barrois, à la charge par celui-ci '. de supporter les frais d’impression, de privilège et autres; de lui remettre un nombre, déterminé audit traité, d’exemplaires reliés de chacun desdits ouvrages; et de payer à ses domestiques une somme de loo livres, et à lui-même celle de 3,6oo livres.
Le fac-similé donné par ï'isograpltie, se compose des i6 premières et des 3 dernières lignes de cette pièce, (2 portraits.)
1119 VESTRIS (Gaëtan-Apolline-Balthazar), né 1729, mort
1808. Portrait.
— Vestris (Marie- Auguste), son fils, ditVestrislI,né 1760, mort 1842. Portrait, (2 lettres , dont une signée et Vautre autographe signée.)
La lettre signée est de Vestris père, et adressée au banquier Perregaux, de Londres, le 25 mars 1791, pour s’entendre sur le payement d’une somme de 800 louis , prix d’un engagement.
Celle autographe signée est de Vestris fils, et datée de Paris, le 24 fructidor, an .... Les payements sont suspendus à l’Opéra. Il se trouve sans le sol, a déjà porté une cafetiere d’argent pour être remise à sou créancier, M. Riennais, et s’étonne que pour une modique somme on lui fasse l’affi ont de vouloir vendre ses meubles. Il croyait qu’on aurait plus d’égards pour un artiste.
Joint à cette dernière lettre, un commandement pour le payement d’une somme de 22 livres, avec 4 liv. 10 s. de frais.
Plus, à celle de Vestris père, un billet qui donne à penser qu’il ne payait pas non plus très-exactement.
Joint un curieux dessin de danse, pour en indiquer méthodiquement les diverses évolutions.
1120 VIEN (Joseph-Marie), premier peintre du roi (Louis XVI),
membre de l’Institut, sénateur, etc., etc., né 1716, mort 1809. [Lettre autographe signée.)
3 pages («-4, de Rome, le i6 octobre 1780, adressées à son frère. Il lui témoigne les sentiments les plus vifs de reconnaissance et d’affection : « .... Je rends grâces à Dieu de ta santé qu’il a bien voulu « me rendre ; je suis étonné moi-même qu’après trois saignées, à mon « âge et avec la délicatesse de mon tempérament, j’aie pu reprendre « mes forces ordinaires en si peu de temps. Le ciel a écouté et « exhaussé les prières de notre bonne mère, que j’embrasse de toute « mon âme.... »
Joint une lettre autographe signée de madame Céleste Vien, sa belle-fille, connue par une traduction d’ Anacréon, etc., etc. Cette lettre, de x page in-8, datée de Saint-Cloud, le 25 septembre 1829, a pour objet l’annonce du changement de garnison d’un jeune officier, que cela contrariera peut-être dans ses amours. (Portrait.)
1(24 VIGÉE (Louis-Jean-Baptiste-Étienne), né 1758, mort 1820. (2 lettres aulograyhes signées.)
“La première, de 2 pages et demie dalée du 3® jour complémentaire, an XI, à M. Labiée: « .... La Iranchise n’exclut point la « politesse, et comme je suis aussi poli que franc, je ne vous ai point « dit : Vos vers me semblent mauvais. Un père souffre difficilement « qu’on lui dise que ses enfants sont laids, et, je vous l’avoue, je « suis trop poli pour faire un mauvais compliment à quelque per- « sonne que ce soit.... »
La deuxième, de i page in-\, du 28 décembre 1809, est relative à son affiliation à V Athénée de F aucluse, qui, dit-il, ne sera point un titre vain. {Portrait et caricature, tous deux rares.)
1122 VILLÈLK (Joseph, comte de), membre de la chambre
des députés, président du CoQseil des ministres, né 1773, mort 1854. {Lettre autographe signée.)
Belle pièce, de 2 pages in-k, datée du 16 septembre 1824, et adressée au chancelier Dambraj. « Le Koi m’a ordonné de vous ius- <c truire que son intention était que les scellés mis sur les papiers du €< feu Roi (Louis XVIII^ fussent levés ce soir à sejit heures, afin de « vérifier s’il ne s’y trouvait pas un testament.... S’il s’en trouve, « que Sa Majesté veut qu’il lui soit porté iucontineut par vous, M. le « duc de Doudeauville et moi... » (2 portraits.)
1123 VINCENT (François-André), peintre, membre de l’Insti-
tut, né 1746, mort 1816. {Lettre autographe signée.)
4 pages in-ty, du 12 janvier 1790, adressées a« comte d'Angivilters. Belle et intéressante pièce, particulièrement relative à la collection des dessins des grands maîtres que possède le roi, et à : « .... la dif- « ficuVté de les mettre eu ordi'e, un grand nombre de cartons et pon- « sifs étant roulés et en mauvais état.... » {Portrait.)
1124 VINCENT DE PAUL (saint), fils de Guillaume de Paul et
dé Bertrande de Moras, né 1576 , mort 1660. ( Lettre autographe signée.)
2 pages in-t,, de Paris, le 3 février 1644, adressées àM. d’Hotigin, supérieur des prêtres de la Mission, à Rome. Il lui donne des délails sur les démarches qu’il a faites pour l’aiuélioralion des affaires de la compagnie, mais il a peu d’espoir: « .... Jamais on n’a vu plus de « régularité, plus d’union et de cordialité à Paris qu’il n’y en a à préo sent ; il semble un petit Paradis, mais c’est la veille de quelque « tempête pour l’ordinaire, que le calme extraordinaire. >.
Cette lettre provient de la vente de la collection Doloniieu, ou elle fut payée u3o francs. {Portrait par Edelinck et une notice biographique illustrée.)
1125 VOISENON (Claude-Henri Fusée, de), de l’Académie
française, né 1708 , mort 1775. {Lettre autographe.)
I pagein-k, datée de Foisenon, le 26 mai 17.., et adressée à M. d' Argentai. « Ne vous en prenez qu’à vous, Monsieur, si je vous « adresse toutes mes sottises : vous savez les corrigei' ; ainsi je ne suis « pas un sot de vous les envoyei'. J’ai fait... cinq couplets..., si vous « les trouvez plats, ce qui pourrait bien être, il faut les brûler.... Je « ne serais jvas étonné que mes vaudevilles fussent détestables. Je « n’ai jamais eu ce talent, et je ne sais pas, en général, comment on « peut parvenir à faire une chanson..,. » (2 portraits.)
1126 VOLTAIRE (François-Marie Arouet de), né 1694, mort
1778. (1® Lettre autographe signée V...; pièce signée.) Arouet de Voltaire; 3“ lettre signée , Voltaire-^ 4° lettre signée , Voltaire , gentilhomme ordinaire du roi; 5“ Pièce signée de Voltaire et de Marie-Mignot, femme Denis.)
La lettre autographe, de 2 pages in-h, datée du 7 mai 17. . (ce doit être 1774, d’après ce qui est dit de Goezman), est adressée à M. Delille, capitaine de dragons. Ou n’en citera que cette phrase : n ... Je ne blâme que ceux qui m’ennuient, et, en ce sens, il m’est « impossible de blâmer Beaumarchais. . . »
La pièce signée Arouet de V oltaire est une procuration notariée du II mars i745j relative à la succession de son frère Armand Arouet, successeur de son père dans la charge de trésorier des épices de la chambre des comptes.
Les deux lettres signées, datées des 25 mai et 8 juillet 1772 , et adressées à l’avocat Yermeil, toutes deux de Wagnière, secrétaire de Voltaire, sont relauves au procès célèbre de Véron et Dujonquay, contre le comte de Morangiés.
Quant à \dt pièce signée de Voltaire et de madame Denis, elle est très-curieuse par l’allure toute seigneuriale qu’y prennent ces deux personnages : « Nous Marie-Louise Denis, dame de Ferney, et nous,
« François de Voltaire, chevalier gentilhomme ordinaire de la chamn bre du Roi, seigneur actuel de Tournay, Prégny et Cliambesy, dé- «< clarons. . . que nous témoignons . . . que nous protestons. . . et que « nous exhortons, . . surtout nos officiers à entretenir la paix sans « pressurer le pauvre peuple. Fait à Ferney, le 14 décembre 1774. » (Cette pièce est aussi de la main de Wagnière.)
Joint une pièce signée de François Arouet, père de Volta'ire, datée du 18 août 1708. (6 portraits et 2 gravures épisodiques.)
1127 WARENS ( Louise-Françoise-Éléonore de La Tour, ba-
ronne de), l’amie de J. -J. Rousseau, uée 1700, morte
Adressée au roi de Sardaigne, sous la date du 19 décembre 1730. Elle le prie d’agréer ses vœux et ses prières ardentes pour la conservation de ses présieux et glorieux Jours : « ... Je feray mes a éforts pour mériter la continuation de sa puisente protections par « les sentimens de sele, de fidélités et de reconnoisence avec les quel « joraj l’honneur d’etre tout le iens de ma vie de la plus entière sou- .< mitions et du plus profond respect. » (3 pages in-fol.) ('6 portraits.)
1128 WARIN (Jean), garde général des monnaies, intendant
des bâtiments de la couronne, membre de l’Académie de peinture et de sculpture, né 1604, mort 1672. (2 pièces signées.)
La première est la minute notariée de ses testament et codicille, en date des 21 et 25 août 1672, contenant les détails les plus curieux sur ce personnage et sa famille. {^Détails ignorés de l’auteur de l’article Varin, dans la Biographie universelle, tome XLVII, page Su.)
La seconde, qui n’est qu’une sorte de second codicille, ou de suite au premier, a pour objet de supplier très-humblement le Roi : «... de vouloir agréer le présent qu’il lui fait de la statue de Sa
« Majesté, qu'il a sculptée en marbre blanc, pour marque de son res- €< pecl et de sa recognoissance de ses boutez. . . ■>
Joint un extrait de la Muse historique du s' Loret, i65i, et un autre du Mercure galant, 1673, relatifs à Warin. (Cest à tort que la Biographie universelle le nomme Varin.)
Plus une note anecdotique. (Portrait.)
1129 WASHINGTON (Georges), né 1732, mort 1799. (Une let-
tre autographe signée G. et une lettre signée.)
Ces 2 lettres sont écrites en anglais. La i''', de demi-page in-^ (avec la traduction), est adressée de Philadelphie, le 21 janvier 1797, à Richard Peters, esq"'®, sur des questions d’agriculture; et la 2®, de 1 page in-l(, datée du 22 décembre 1778, l’est au quartier maître général de l’armée. (3 portraits.)
1130 WELLINGTON ( Arthur Wellesley, duc de), né 1769,
mort 1852. (Lettre autographe signée.)
I page et demie in-i, datée du Mont-Saint-Martin , le 3o août 1817, et adressée au général marquis de Jumilhac , commandant à Lille, pour l’informer que S. M. le roi de Prusse noyage incognito en France .• « ... J’ai cru que vous seriez fâché de le savoir dans le « département du Nord sans que nous paraissiez auprès de lui. . . » (2 portraits.)
1131 WIELAND (Christophe-Martin), écrivain célèbre, sur-
nommé le Voltaire de l’Allemagne, né 1733, mort 1813. (Une lettre et un billet autographes signés.)
La lettre , de 3 pages in-t^ , datée de Biberach , le 4 octobre 1760, et adressée à un de ses amis, est en allemand. On voit, par une note ci-jointe, qu’elle est écrite à l’occasion du départ d’un monsieur Sillern..., qu’elle contient une recommandation en sa faveur, et des détails sur une souscription et une pension dont il faut chercher l’explication dans la vie de l’auteur.
Le billet, aussi en allemand, est de 4 lignes in-S, et daté du 8 octobre 1806.
Joint fac-similé d’une lettre de Wieland. (3 portraits gravés, dont un avant la lettre.)
1132 WILLE (Jean-Georges), graveur, né 1717, mort 1807.
Portrait.
— WiLLE (Pierre-Alexandre), son lils, peintre et graveur. (2 lettres autographes signées.)
La lettre de Jean-Georges, de 2 pages in-^, en date du ir mai 1774, est adressée à M. Fontanel, marchand d’estampes à Montpellier. 11 ne lui a pas écrit parce qu’il avait mal aux yeux :« . . . Mais « tout est à peu près passé, et même il m’a été permis de boire de « votre don graduite-; c’est un vrai nectar, boisson des dieux lors-
« qu’ils font festin dans l’Olympe Je grave actuellement une
a grande planche c’est la pièce la plus grande que j’aurai faite,
« quoiqu’il n’y a que trois figures »
Celle de Pierre-Alexandre, de demi-page in-^, du 29 avril 1829, a pour objet la demande d’une audience, comme doyen des artistes restant de la ci-devant Académie royale de peinture.