‹ Mélanges d'antiquités grecques et romaines, ou, observations sur plusieursChapitre 1 sur 4 · AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT

. Les Observations qui suivent sOnt détachées pour la plupart de ma description du Musée. Je ne les aurais pa$ publiées séparément, si elles ne me paraisstdent se recommander à l'attention du lecteur , au moins par le motif .qui les a dictées presque toutes. Successeur, bien indigne je l'avoue, de l'illustre Visconti, je crois de mon devoir de le défendre toutes les fois que ses interprétations sont l'objet de critiques que je juge sans fondement solide. Sans.doute.il est arrivé à ce profond archéologue de ne point rencontrer juste ,' mais, en pareil cas, son erreur est toujours pardonnable, parce qu'elle est due à ce que, de son temps, on manquait de tel ou tel pomt de comparaison que des découvertes ultérieures ont fait connaître. Si les antiquaires qui le combattent prenaient toujours, la peine de le comprendre, et de bien se pénétrer de^ ççtîfs de son opinion , ^ils verraient souvent que ceUe qu iU .m ettent en avant lui est venue à lui-même ; et que s'il ne l'a pas proposée, c'est probablement qu'il n'en a pas voulu.

Une attaque d'un autre genre contre ce grand antiquaire , est repoussée dans ma réplique à M. Lajard , membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres. Dans ses Noui^elles obsermtions sur le grand Bas ^ relief mi'^ thriaque du Musée^ opuscule où, soit dit en passant, il n'y a de nouveau que deus, erreurs palpables , il a relevé deux inscriptions antiques y dont ni Yisconti , ni Zoëga,

ni Welcker, n'ont fait mention ; et là-dessus il les taxe de pFécipitation et cfinetactitude* Tai soutenu ^ et e'est aussi Tavis unanime des antiquaires et des philologues qui ont examiné ces inscriptions prétendues antiques^ qu elles sont modernes et n'offrent que des noms italiens latinisés, écrits négligemment dans le 1 7* siècle. D où il résulte que, si Visconti et Zoëga n'en ont point parlé , c'est qu'ils n'ont pas même stippoeé qu'on pM d'y liiépirendre ; et (}ue celui qod n voulu feiré la leçon à ces grands maîtres en em p<mr ses fraisr d'Âiidittooi.

M. Ldjard ne s'est pas tenu pour battu ; et dans une réponse^ qu'on pourrait croire Tietoriéuse, pruisqti ellera déddésan entrée à FAcadémie , il défend, envers et centre tous, Y antiquité ât» deux inscriptioms. A lui permis, puisque cela deiraît si bien hd réussir; mais tt>jci qui Pest mein» : potir écarter la pretrve accablante de deux antres insûfiptiôns moderwss^ qull n^arait pas aperçues , et que f ai relevées sur le même monument , il prétend que je suis le seul qui les verrai jamms. C'est insinuer charita^ blement que je les ai inventées. Je l'invite donc à se trans^ porter au Musée ; if sera forcé dé convenir qu^il {es a i^ues^ de ses propres yeux vues^ ce qui s'appelle 'Vues; et Tdn peut croire qu'alors il cessera de soutenir xthe méprise évidente, qu'il a beaucoup agravéeen s'obstinant à la dé- . fendre. Tirai: même jusqu'à espérer qu'il changera d'avis non-seiilement sur ce point, mab même sur la pfcis plitô grande partie du peu d'idées que hii a si malheureiksenient Tuspirées, sotis le rapport de Fantiqnifee et de Fart, notre bas^relief rtrMiriaqtt^. C'est le plus sût. Optimus est portus pœnitenti^ mntatio consitn.

«UR FLUSIEU&S

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