‹ Mélanges d'archéologie, d'histoire et de littérature (volume 2)Chapitre 1 sur 139 · NOUVELLE INTERPRÉTATION · texte numérisé non relu

NOUVELLE INTERPRÉTATION

On découvrit, au siècle passé, dans les catacombes de Prétextât, des peintures en complet contraste avec celles des tombeaux ordinaires de la primitive Église. Sur ces peintures, d’ailleurs étranges, se lisaient les noms de Mercure, de PLuton, des Destins , A' Alceste. Était-ce une œuvre chrétienne? Etait-ce le fruit d’une invasion du polythéisme dans le sanctuaire des martyrs? Chacune de ces opinions avait ses difficultés à résoudre. Admettre que les premiers fidèles eussent toléré auprès des ossements sacrés de leurs frères, ceux des ennemis de leur foi, n’était-ce pas contredire les antiques traditions romaines, et attaquer l’honneur des catacombes? Soutenir, au contraire, que des symboles tout païens eussent été représentés par des mains chrétiennes et envisagés par les fidèles comme des images indifférentes ou l’expression de leurs propres croyances, n’était-ce pas renverser ce que nous savons de leur invincible horreur pour les pratiques de l’idolâtrie? Encore une fois, quelque parti que l’on prît, la question était embarrassante; mais, avant tout, il fallait constater sérieusement les faits, et chercher la vérité.

L’Église ne l’a jamais redoutée et ne saurait la craindre, puisque les vérités sont sœurs.

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