‹ Mélanges d'archéologie, d'histoire et de littérature (volume 2)Chapitre 34 sur 139 · scène, au point d’avoir une miniature parmi toutes ces 3 Am. vu, \lx · texte numérisé non relu

scène, au point d’avoir une miniature parmi toutes ces 3 Am. vu, \lx

figures d’animaux. Mais R ne lui donne pas même place 4 R. fiex des prophètes de chièvres. Cette fois l’abrédans le titre, qui est tout simplement : De la nature de la viation est par trop condensée. Mais les copistes des mss. chièvre sauvage. Quoi qu’il en soit, cet article n’a que latins en font bien d’autres.

faire avec les anciens mss. que j’ai pu étudier; et c’est 5 Is. xlv, Ux. Je hasarde cette indication, parce que les

surtout a partir de cet endroit que Pierre le Picard (ou traductions sont parfois un peu libres.

son continuateur, si l’on veut) se donne carrière pour 6 R. crurent.

grossir l’œuvre primitive des Bestiaires. R- ailles; ouailles, ESP. ovejas.

MÉLANGES D’ARCHÉOLOGIE

cil qui nel crèirent 8 ils remestrent 9 en péciè, si comme li bouchet 10 pesant el désert. Ce sont la gent qui Deu despistrent et guerroièrent. Sicomme li bocet pesant ès desers demorer ", ce sénéfie li cors de Jliésu Crist que Jui mistrent en crois; et il ocist par sa mort tos les péchiés de nostre car, et vivifia nos par son saint sanc. Quant il fut férus el costé de la lance, il en issi sans et aighe qui nos est lavemens de baptesme et rachatemens de nos péchiés.

* IL ne le reçurent.

9 Restèrent ; ital. rimasero , lat. remanserunt.

10 R. li bouquet (biquet) peissant ou désert le moierce senefie li cors de Crist qui (sic) deslrainslrent en la crois. Le mot destrainslrent paraît expliqué par cette phrase du Bréviaire dans l’ofïice de saint Laurent : c Strinxerunt corporis rnembra posita super craticulam. »

11 Le mss. R remplace ce mot par le moierce ;

je ne comprends ni l’un ni l’autre , et ne m’explique pas très - bien non plus le rapport que notre auteur a trouvé entre l’humanité de Jésus-Christ et les chevreaux du désert. Peut-être, pour établir cette similitude qu’il développe si peu , s’est-il contenté de se rappeler le chevreau qui pouvait servir au festin pascal (Exod. xit , 5) , symbole de la Rédemption. Du reste tout cet article est rédigé d’une façon bizarre qui me déroute.

OBSERVATIONS

Ainos, de pâtre devenu prophète, conserve dans son style une empreinte de la profession ou l inspiration divine était venue le chercher ; aussi n’est-il pas peut-être dans toute 1 Ecriture un nombre égal de pages où les comparaisons empruntées aux grands spectacles de la nature soient plus multipliées quelles le sont dans sa prophétie. C’est le rugissement du lion, l’avidité du lionceau, l’oiseau pris au filet, la fougue de la génisse, les ravages des insectes qui dévastent la récolte, les constellations qui président aux saisons de l’année, l’homme qui fuit devant les bêtes farouches, le torrent qui surmonte tout à coup ses bords, les nuées de sauterelles qui menacent la moisson, le feu qui embrase les campagnes, le soleil qui se dérobe aux regards en plein jour, etc., etc. Tels sont probablement les titres que Pierre le Picard a trouvés au prophète Amos pour le faire figurera diverses reprises dans l’amplification du Bestiaire. Cf. supra , t. Il, p. 1 47, note 3; 1 4 1 , 161, sv,; 197; it. t. ni, p. 23 1 , 23g; et t. iv, p. 63. Ici en particulier, il avait un prétexte de plus dans le texte où Amos se déclare pâtre; mais encore faut-il bien convenir que c’est un prétexte, et pas davantage.

62 (Fig. CM).

Page 1