V. [o.] CYNM OICINEMOICIN
Avec aussi peu de lettres, il est bien difficile et même presque impossible d appuyer ses conjectures par des preuves convaincantes, et on serait disposé à abandonner la partie plutôt qu’à s’avancer hardiment, comme nous l’avons fait jusqu’ici dans nos restitutions.
Cependant, nous devons dire qu’il nous semble évident, d’après la mention de la mère comme morte au vers 8, que nous avons ici un tombeau collectif’ de la famille d’Aschandéus, élevé par Pectorius. Et, en effet, parmi les épitaphes collectives de toute une famille, si communes chez les païens et chez les chrétiens, nous en trouvons quelquefois qui ne portent que le nom du personnage principal, se bornant à mentionner vaguement le nombre des autres.
Telle est, pour ne prendre mes exemples que chez les chrétiens, cette inscription de Sicile, que nous citerons encore une fois plus loin1, et où on lit à la dernière ligne:
HIC REQVIESCIT IN PACE EVPHIMIA ET IOH VIR EIVS ET CAETERI FILM EORVM.
Telle est cette autre publiée par le P. Lupi 2 :
IVLIANEQVEVIXITXXXII DORMETINPACECVFILIAS SVASDVASVNAANOROII ETVAANOROVIIETMESE VNV ü
y/ ETDIESVII INPACE I '
TERTIVSNONASNOVENBRE.
C’est une inscription du même genre qu’a donnée Passionei 3 et où il est dit d une femme :
FILIOS AVTEM | PROCREAVIT VII EX QVIBVS SECV | ABET AD DOMINVM INI.
Cette classe d’inscription une fois connue, il nous est impossible de ne pas y rattachet le marbre d Autun, et alors nous adoptons la restitution de I). Pitra :
Zùv fmpt yXvxepfi, cûv t’oi'/moioiv èpoïa iv,
Pour la fin du vers, on pourrait aussi accepter zat [àâù^ioïciv èpoïciv, propose par franz dans le Spicilège.
* Muratori, MDCCCLXV, 1.
Hic requiescit in pace Euphimia et Johannes vir ejus et caeleri fiiii eorum.
1 Ep. sev. Mart., p. Ià5.
Julianae quae vixit [a/inos] XXXII. Dormit in pace
cum filias sttas duas (sic), una annoruin II, et una annorum VII et mensis unius et (lies (sic) VII. In pace''. Ter ; tins nouas novembris.