PLANCHES XVII, XVIII
J'éprouve ici, comme tout à l’heure, le besoin de témoigner avant tout ma reconnaissance au prélat qui m’a procuré le plaisir d’offrir ces étoffes aux lecteurs des Mélanges. Monseigneur l’archevêque actuel de Munich, comte de Reisach, étant en 18/i5 évêque d’Eichstædt, voulut bien se rappeler de communes études au collège romain, et m’engager à me rendre auprès de lui pour y prendre connaissance d’un manuscrit du plus haut intérêt, que son église avait réussi à conserver lorsque ceux de Bamberg et de Saint-Emmeran s’en allèrent enrichir la nouvelle bibliothèque de la cour et des états à Munich. C’était un Pastoral écrit vers la fin du onzième siècle par l’évêque S. Gundekar. Dans ce manuscrit, dont le P. Gretzer, au seizième siècle \ et M. Pertz 1 2, tout récemment, ont donné de courts extraits, S. Gundekar ou Gunzo a eu l’heureuse pensée de joindre les souvenirs de l’histoire locale au recueil des usages liturgiques de son église et de faire représenter ses prédécesseurs dans des miniatures entourées de légendes en vers 3. Chacun de ses successeurs a payé à son tour la même dette à l’évêque qu’il remplaçait, et il en est résulté une sorte d’histoire peinte des vêtements ecclésiastiques jusqu’au seizième siècle.
Outre ce manuscrit si intéressant, se trouvait à la cathédrale l’antique chasuble dont les orfrois brodés on été reproduits sur notre pl. XVII. On la conserve comme une insigne relique de S. Willibald.
1 Opp. t. X, ad cale. Comme la plupart des grands évêques, il sut imprimer à
Dans les Monuni. Gemian. Iiistoj’ica. ] art religieux une telle activité qu’on lui attribua la consé-
3 y lil sous la figure de Gundekar : cration de cent vingt six églises ou sanctuaires,
o Gundekar ecclesiam præsens modo dirigit ipsam. »