XL. Septem virtutes (ou simplicitates) columbæ
Là se termine le bestiaire dans ce ms. Bien qu’il ait pour titre : Liber Joannis Chrisostomi qui Physiologus appellalur, xl capitulorum, cet accord du titre et du nombre réel des chapitres n’est point concluant pour l’intégrité du livre. Outre qu’un feuillet (pour le moins) a été perdu, l’article de la colombe n’est ni du même copiste, ni de la même époque, ni du même genre de symbolisme.
Le manuscrit E suit une marche toute systématique : il place en tête les bestiœ, désignation
1 Cette attribution du Bestiaire à S. Jean Chrysostome est quelques mots la question épineuse de l’origine du bestiaire, répétée par un ms. français plus moderne, comme l’a fait ob- Aussi lui demandons-nous la permission de ne pas accepter server M. Paulin Paris (Mss. françois..., t. vi, 395) dans une comme définitif tout ce qu’il en dit à cet endroit de son catanotice rapide où il ne prétendait sûrement pas trancher en logue.
MÉLANGES D’ARCHÉOLOGIE
qui comprend à peu près les quadrupèdes; puis viennent les oiseaux, et enfin les reptiles ou vernies (y compris les insectes dans le vieux sens le plus étendu) ; le tout sans s’interdire plusieurs dérogations au plan général. Ce qu’a de bon ce manuscrit, c’est, avec une certaine vérité dans les miniatures, qui annonce un peintre sérieux, quelques vestiges épars d’un bon texte. On en pourrait tirer des leçons fort plausibles, mais presque sans suite, et d’une autorité douteuse à cause de l’époque trop récente à laquelle il appartient ; et comme tout y semble complètement refondu soit pour l’ordre soit pour la rédaction, je n’en ai fait usage que de loin en loin. Outre qu’il n’est venu entre mes mains que quand mon texte était à peu près établi, il est visible que des éditeurs du dix-septième siècle en ont déjà fait quelque usage. D’ailleurs le texte latin ne m’est, après tout, qu’un acheminement et une sorte d’échafaudage provisoire pour arriver à l’original grec dont j’espère donner à la fin une reproduction passablement satisfaisante.
C’est aussi pour ce dernier motif qu’il ne sera pas question du Physiologus attribué à S. Èpiphane, jusqu’à ce que le moment soit venu de l’apprécier exactement et en détail.
Le relevé des titres du Bestiaire rimé de Guillaume le Normand (Mss. Y, X, Y, Z) n’aurait pas différé beaucoup, toutes variantes balancées, de celui qu’on va lire ; mais les anciens copistes ne paraissent pas s’en être mis en peine. Pour nous il a de l’importance, étant singulièrement conforme à la table du manuscrit B :
J. Léon.
IL Aptalops.
lit. Dous pières qui ardent.