‹ Mélanges d'archéologie et d'histoireChapitre 135 sur 240 · C. P. 6VB10 TETRICO · texte numérisé non relu

C. P. 6VB10 TETRICO

1. Noueeaureeueil de pierres tigillairet tCoculitla romains (p. 111)- l^ris, 1866.

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372 IKSCRiPTIOSS ANTIQUES DU CALVADOS

M. Laniberl complète et corrige par la leçon Caio Pivesubto Telrico. Mais d'autres bornes milliaires de la Gaule et la numismatique lui auraient procuré le moyen de restituer avec plus d'exactitude Caio Pio Esubio ou Esuvio; car tels furent les prénoms et nom de Tefricus.

Dans une inscription funéraire, également détruite et que M. Lambert reproduit d'après une copie dont il n'indique pas l'origine, il y a le nom de femme TE96ILLAE écrit ainsi avec deux 6. La notice dit à ce sujet : « Les signes du 0 des Grecs, pour indiquer la mort des enfants de cette famille, placés dans l'intérieur du nom d'un de ces enfants, a quelque chose de singulier et semble marquer une origine étrangère. > D'auti'es inscriptions de la Gaule auraient convaincu M, Lambert que ces caractères n'ont pas la signification qu'il leur attribue. Le Ihèta grec, ou phis exactement le D barré, est une lettre assez fréquente dans l'épigraphie gallo-romaine. Elle devait rendre une articulation peu différente de celle du thêta, puisque, dans une inscription du musée de Strasbourg, la consonne S du nom de Sirona était remplacée par ce D barré.

L'inscription d'une borne milliaire du musée de Bayeux finit par les sigles NMPXXV- L'abbé de La Rue, en introduisant ce texte dans ses Essais hUloriçues sur la ville de Caen, avait interprété Noviomago millia passuum XXV- M. Lambert, se fondant sur ce que la borne a été trouvée sur l'ancien territoire des Baiocasses, déclare impossible le nom de Noviomagus, qui était une des villes des Lexovii. Il remplit l'abréviation par le mot numéro. Mais la formule des inscriptions itinéraires est constante. Lorsqu'un sigle précède le chiffre de la distance, c'est toigours un nom de ville qui a été indiqué par là. M. Lambert aurait trouvé une solution différente k la difficulté qu'il soulevait, ou plutàt il n'aurait pas soulevé de diMcultë, s'il s'était éclairé par l'exemple des autres bornes milliaires.

Ma conclusion est que les travaux du genre de celui auquel s'est livré le savant bibliothécaire de Bayeux doivent être accompagnés de recherches bibliographiques plus étendues, de telle sorte que l'auteur profite, pour son sujet, de toutes les lumières fournies par l'éEat actuel de la science, et qu'à son tour il procure à ses lecteurs toutes les facilités qui les mettront à même de contrdler ses assertions.

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