‹ Mélanges d'archéologie et d'histoireChapitre 141 sur 240 · nUloire de fart dt la verrerie dam l'antiquité, p · texte numérisé non relu

nUloire de fart dt la verrerie dam l'antiquité, p

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380 DE OUELOIIBS PIÈCES ccRrensES

un bourrelet qui indique qu'un ûlet de verre a été ajouté pour renforcer la soudure.

Ce vase parait avoir servi pour la distillation.

3° Un autre matras à col étroit, recourbé et largement ouvert à son orifice. Le col a seize centimètres de développement, un centimètre de largeur, cinquante-cinq millimètres d'embouchure. Le diamètre de la panse est d'un peu plus de neuf centimètres. Sur celle-ci un petit évent est pratiqué à peu de distance de la naissance du col. (Voy. pi. V, fig. 3.)

Ce curieux objet a été trouvé dans une des couches profondes de la partie détruite des Aliscamps à Arles. On ne peut pas douter qu'il n'ait été employé à usage de cornue. Son évent, dont l'orifice n'est pas plus large qu'un trou d'épingle, devait remplir le même office que le tube de sûreté que nous ajoutons aux appareils de chimie.

Le musée d'Arles possède un antre récipient, à fond aplali et à bec recourbé, qu'on peut supposer avoir élé employé aussi i des opérations de chimie. J'en ai pris la figure parce qu'il provient du même lieu que le précédent. (Voy. pi. V, fig. 4.)

4* Un tube coudé cuire deux soufflures dont l'une, qui se retourne, a élé tirée en pointe et resercelée, tandis que l'extrémité opposée âa tube a été bouchée par la fusion après l'introduction d'un liquide. Ce liquide se troiive ainsi hermétiquement enfermé. Il est de couleur brune et en quantité suffisante pour remplir l'une ou l'autre ,dcs soufflures du tube. Depuis te coude Jusqu'à l'extrémité de l'appareil, la longueur est de trente-sept centimètres; celle de l'appendice retourné est de dix. (Voy. pi. V, (ig. 5.)

M. Augier aHirme que cette pièce provient des ÀHscamps, qu'elle a été tirée de ta même couche, enfouie sous les sépultures à inhumamalion d'où sont sorties les plus belles urnes cinéraires qu'il possède, qu'un de ses parents, conducteur des travaux dans le chantier où a eu lieu la découverte, lui en a garanti l 'authenticité. Malgré toutes ces assurances, il me resterait quelque appréhension que M. Augier n'ait été victime d'une supercherie, si l'objet ne se présentait pas avec une robe dont je ne crois pas que la contrefaçon soit possible. Le verre est fortement irisé et dans un état d'exfollation avancé. Les ouvriers qui l'ont vendu n'ont pas manqué de dire que c'était un thermomètre. L'acquéreur est un homme trop, instruit pour avoir tenu compte de ce jugement. Il n'a pas eu d'autre visée que de se procurer une chose qui lui paraissait âtre une véritable curiosité.

Il s'en faut que les anciens aient consigné dans leurs écrits toutes les notions de physique que l'on posséda de leur temps. Plus d'une

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