‹ Mélanges d'archéologie et d'histoireChapitre 142 sur 240 · DE VERRERIE ANTIQUE · texte numérisé non relu

DE VERRERIE ANTIQUE

propriété des corps, découverte par hasard et reléguée dans le domaine des choses inexplicables, oe servit jamais qu'à amuser les oisifs ou à étonner tes superstitieux. On conçoit que des inslinamenls construits pour reproduire des phénomènes de ce genre se rencontrent dans les tombeaux.

Le fait de liquides enfermés hermétiquement dans le verre a été déjà constaté plusieurs fois.

M. Aspley Pellatt, dans ses Curiosités de la verrerie, mentionne un fragment trouvé en Angleterre, qui se composait de deux plaques de verre soudées ensemble, sur chacune desquelles avait été pratiqué UD renflement, et le vide était rempli en partie par un liquide coloré en rouge'.

Les Mémoires de l'Académie de Metz donnent le dessin et la figure d'un petit flacon à panse ronde qui avait été bouché hermétiquement par un tesson de verre soudé sur le goulot*. Ce vase était à moitié rempli d'un liquide incolore ayant l'apparence de l'eau. Il était monté sur un pied creux d'une hauteur et d'une largeur extraordinaires, qui ne pouvait avoir eu pour objet que de favoriser l'effet d'un agent physique dirigé sous le liquide.

On avait mémoire de deux autres pièces toutes pareilles trouvées à Metz, lorsque celle-ci fut publiée. Elle provenaient des fouilles faites à Thionville pour la construction de la caserne neuve. Les lecteurs ne seront pas fâchés d'en trouver ici la figure. (Voy. pi, V, fig. 6.)

Le Musée lorrain, si malheureusement incendié en 1871, possédait tm tout petit flacon de cristal artificiel, haut seulement de trente et un millimètres, de forme conique et taillé à pans coupés. L'orifice avait été bouché au feu par la fusion du goulot. Il y avait dedans un liquide qui semblait être aussi de l'eau. Cet objet, dont je me félicite d'avoir pris le dessin, avait été trouvé sur la commune de Pompey (Meurthe), en un lieu dit les Tombes, où une légion chrétienne passe pour avoir subi le martyre, (PI. V, fig. 7.)

Quant à la circonstance d'un tube gonflé par des soufflures qui a servi de récipient à un liquide coloré, elle n'est pas non plus sans anatt^e, et peut-être est-il permis de rapprocher l'objet trouvé à Arles d'une classe d'antiquités qui abonde en Italie, Ce sont des tubes qui ont été soufflés de façon à produire la forme de certains oiseaux, tels que cygne, colombe, 'canard, faisan, etc. L'un des bouts du tube, celui qui forme ordinairement le bec de l'oiseau, a été bou-

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