GROUPE AWTIQUE TROUVÉ £)A>S LA MOSELLE
mais l'identité de celui-ci comme mouvementet comme type de figure avec le Titan des groupes congénères ne permet pas de douter que son corps n'ait été terminé aussi par des serpents.
Un autre trait de ressemblance qu'il n'est pas inutile de faire ressortir c'est la dimension. Celle du groupe auvergnat est de 1°,60 en longueur; celle du groupe d'Ëpinal de l^j^O, et aucun des autres ne dépasse la mesure d'une statuette.
Ainsi donc une divinité topique des régions vosgiennes et rhénane a eu aussi son culte en Auv'ergne. La réciproque a eu lieu. Dans la Prusse rhénane au.t environs de Juliers, ont été découverts des autels votifs au Mercure Arverne. Gruter avait déjà publié une de ces inscriptions. Il n'y en a pas moins de six dans le Corpus inscriptionutn rheiianarum de M. Brambach.
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RAPPORT
AU COMITÉ DES TRAVAUX HISTORIQUES
D'ANCIENS MORS DE CHEVAUX ET d'autres antujuités
COMUUniCATIOHS DR MU. CHETRIBH ET COITHNAULI (Revue da Sociétés savante», 1875.— BibUogr., H» l$i.)
M. Chevrier, correspondant du ministère de l'Instruction publique à Chalon-sur-Saône, continue ses recherches sur le harnachement des chevaux dans l'antiquité ■. Il nous a envoyé le dessin de trois mors, dont un seul se place parmi les objets connus. C'est un bridon à embouchure brisée, composé par conséquent de deux canons aboutés l'un dans l'autre. Les deux pièces se terminent extérieurement par deux grands anneaux qui ont servi à l'attache des rênes.
Ce mors a été trouvé avec d'autres objets de fer, « incontestablement mérovii^ens, » dit M. Chevrier. II ressemble, en effet, aux mors qu'ont fournis les sépultures barbares de toutes les régions de la Gaule.
Le second mors, qui est de fer ainsi que le précédent, présente une construction tout à fait savante. L'embouchure n'est pas brisée; elle consiste en deux canons parallèles, tous les deux k roulette. Au canon supérieur- se rattache une bride, de fer aussi, qui devait remplir l'office de gourmette. Les branches sont articulées et disposées pour l'attache de doubles rênes.
Cette pièce a été trouvée à Étrigny (Saône -et-Loire) sous la fondation d'une tour dont la construction remonteauxvi' siècle. De ce qu'elle est conçue dans un système approchant de celui des mors africains, M. Chevrier est tenté d'y voir la dépouille du cheval d'un Sarrasin du viii' siècle, ou tout au moins d'un chevalier ayant fait le voyage d'outremer. Je doute fort qu'un appareil d'une telle complication remonte si haut. S'il est bien prouvé qu'il s'est rencontré sous la fondation de la
1. yoj. riadlcatioD dus tniTiiui uutËrieurs de H. Chevrier dans le mémoire •ur lagveition du forage de* chevaux, plus haut, p. Iffl. A, G.
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tour, le plus qu'on puisse faire est de lui attribuer la même antiquité qu'au monument lui-même. Autrement son origine se rapporterait très bien à l'une de ces fantaisies auxquelles donna cours rétablissement des académies ou manèges. Les mors à la turque sont connus en France depuis le commencement du xvii' siècle.
Le troisième mors est en bronze. L'embouchure manque. Il ne reste que les branches, qui sont deux fois coudées et se rejoignent de manière à former une sous-barbe. Les extrémités supérieures sont également réunies par une bride, en brenze comme le reste, qui passait sur le chanfrein, à la façon d'une muserolle.
Dans la pensée de M. Ghevrier, ce mors, qui a été retiré de la Saône, serait gaulois.
Je n'ai jamais rien vu de semblable parmi les produits certains de l'antiquité celtique. Les mors que nous avons des Gaulois sont presque tous de simples bridons avec canons tordus en spirale. Lorsqu'ils ottt des branches, celles-ci n'offrent pas d'articulations, ni de sous-barbe, ni de muserolle. Elles se développent en demi-lune au-dessus et audessous de l'embouchure, et ont leurs extrémités terminées par des boutons garnis d'œillets par haut et par bas; elles servaient à l'attache de doubles rênes.
Quant aux mors des chevaux gallo-romains, tous ceux que je me rappelle avoir vus figurés sur les monuments n'ont pas d'autre appendice extérieur que des branches tombantes et quelquefois une gourmette. Ainsi sont harnachés les chevaux de Castor et de PolUix sur les bas reliefs provenant de Notre-Dame de Paris, qui sont exposés, aujourd'hui, dans la salle des Thermes, au musée de Cluny, Celte conformation est celle qu'on trouve invariablement représentée sur les monuments du moyen ^e.
Pour ces motifs, je regarde comme une pièceduxvi* ou du xvti* siècle le mors de bronze (ou de cuivre jaune) trouvé dans la SaAne.
M. Cbevriera ajouté à sa communication de mors quelques observations que lui a suggérées mon rapport sur le ferrage des chevaux publié dans la Bévue des Sociétés savantes'.
Le bas-relief du bouvier gallo-romain de Nancy, dont j'ai donné ta gravure, n'a pas porté la conviction dans l'esprit de notre correspondant au sujet de l'emploi qu'auraient eu les sabots que j'ai proposé d'appeler busandales. Il persiste à penser que ces objets ont servi d'étricrs. Il y a, ce me semble, pour M. Clievrier et pour tous ceux qui sont du même avis que lui, un moyen bien simple de reconnaître s'ils
IL Voy. plus baul, p lti7.
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ont tort on raison. C'est de mettre des courroies aux ferrailles dont il s'agit et de les essayer comme étriera sur le premier cheval venu.
La contradiction en matière scientifique est le stimulant le plus efficace de l'observation. Amené à réfléchir sur le ferrage des bœufs, M. Chevrier s'est enrpiis des procédés actuellement usités pour cette opération. 11 a constaté que, dans les montagnes de la Boui^ogae et du Jura, les bœufs sont ferrés d'après une méthode qui n'est pas celle des contrées environnantes. Elle consiste à appliquer sous chacun des onglons du pied une semelle qui se fixe par six clous, et de plus par une pince allongée que l'on rabat sur la corne. Un dessin de cet objet accompagne celui des mors dont j'ai parlé tout à l'heure.
C'est là un genre de communication auquel nous ne saurions trop encourager nos correspondants. Bien des choses conservent encore aujourd'hui, dans les campagnes, la forme qu'elles avaient it y a plusieurs siècles. Elles sont des documents d'archéologie, et des documents qui ne tarderont pasàdisparattredevant le progrès chaque jour croissant de la circulation. Il importe de les consigner avant que l'uniformité des usages, qui résultera de l' établissement des chemins de fer, se soit étendue partout.
M Chevrier exprime aussi des doutes sur l'absence de clous à certains fers de chevaux que j'ai signalés. Il croit qu'en y regardant de plus près on eût reconnu que la rouille avait obstrué les étampures pratiquées autrefois sur ces fers.
A cela je réponds que le fer de Troussepoil, qui est encore entre mes mains, a été brossé par moi ; que j'ai recommencé plusieurs fois cette opération après avoir imprégné d'huile la superficie de la pièce, et que je puis garantir qu'elle n'a jamais eu d'étampures.
Nous avons reçu de M. Coumault :
1" Le calque d'une inscription gravée sur un fragment de home milliaire, qui fut trouvée, en 1874, à Mumpf, sur la voie romaine A'Aagusta Rauracortim (Augsl) à Vindonisia (Windisch).
Les caractères sont magnifiques. Ils ont 7 œnlimèti'es de haut. Voici ce qu'on lit: