ANTIQUITÉS DIVERSES
10* Une statuette de 14 centimètres, véritable œuvre d'art, qui représente un enfant entièrement nu et le visage riant. La jambe gauche, rejetée en arriére, est levée, tandis que la main gauche se porte sur la nuque comme pour y saisir quelque chose; le bras droit manque. La chevelure forme sur le front la boucle relevée qui caractérise la coiffure des génies. Ne serait-ce pas un Hercule enfant? demande M. Lacroix. Il est manifeste que l'intention de l'artiste a été d'exprimer la force dans un corps enfantin.
H* Figurine de 10 centimètres, évidée et aplatie par derrière, comme si sa destination avait été d'être plaquée contre un meuble. D'ailleurs l'attitude du personnage est celle d'un homme qui médite debout, le dos appuyé à quelque chose. Le costume ne ressemble à aucun de ceux qu'on voit représentés sur les monuments antiques, n se compose d'une large blouse déceinte à manches ajustées, de braies faisant l'effet d'un pantalon large et d'un manteau semblable au burnous arabe. Le visage, encadré d'une barbe épaisse et d'une longue chevelure, est d'une très belle expression. Une sorte de casquette ronde à visière couvre le chef. Cette pièce nous parait digne à tous les isards de l'attenfion des érudits. Elle a été trouvée entre les racines du même arbre que la figurine décrite ci-dessus sous le n" 8. M. Lacroix conjecture qu'elle représente un captif gaulois; mais un captif aurait les mains liées. L'attitude et l'expression du personnage qu'on voit ici sont plutôt d'un philosophe. Peut-être y faut-il voir l'image d'un druide ou de quelque autre
membre du clergé gaulois, en supposant la représentation très rapprochée de l'époque où le druidisme fut aboli. Il n'est pas inutile de rappeler ici qu'il n'a pas été produit encore de figure authentique de druide. Celle qui circule avec cette attribution, et qui a été reproduite à satiété dans les livres depuis plus d'un siècle, est la copie frelatée d'un bas-relief funéraire qui fut trouvé jadis à Autun. La grande robe et le nom gaulois du personnage suggérèrent l'idée de la qualité qu'on lui donna; il en fut mis en possession pour longtemps, par l'honneur
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qu'il reçut d'être admis dans CAntigvUé expliquée de Montfaucon. 12° Figurine d'une déesse, habillée d'une longue tunique et d'un pallium, le bras droit campé sur la hanche, la main gauche tenant une pomme.
13'> Autre déesse, diadémée et soulevant de sa main droite le pan d'un pallium qui enveloppe le bas de son corps. Les bouts de ce manteau s'enroulent autour du bras gauche, sur lequel était appuyée une corne d'abondance; il ne reste plus que des vestiges de cet attribut.
14" Troisième ligurine de femme en tunique et péplum; elle a perdu ses avant-bras, qui étaient baissés et écartés, conformément à l'attitude d'une personne qui fait une invocation.
IS** Un petit bœuf de bronze d'un remarquable caractère; il a la queue en trompette et le front armé de deux cornes naissantes. Cette figurine est identique à l'un des types publiés par le comte de Caylus. M. Lacroix dit avoir vu la pareille dans une collection particulière d'Autun, et que cette dernière serait montée sur un socle muni d'une inscription. Il appartient à nos correspondants d'Autun de renseigner plus amplement le Comité sur cet autre bœuf, si tant est qu'il n'ait pas déserté leur cité.
16° Une dernière photographie leproduit une inscription romaine trouvée sur l'emplacement qu'occupait l'abside de l'ancienne cathédrale de Màcon. M. Lacroix a fait don au musée de la ville de ce monument, qui fut d'abord en sa possession. La fm de presque toutes les lignes est mutilée, la pierre ayant été endommagée par un incendie. II eût été bon d'expliquer, en outre, si la photographie rend le monument lui-même ou bien une copie faite à l'imitation du monument, car le texte, en plusieurs endroits, semble présenter de fausses leçons. Quoi qu'il en soit, voici la lecture, qui ne saurait donner naissance à aucune hésitation :
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