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PUITS FUNÉRAIRES GALLO-ROMAINS

au Ministère de l'instniction publique, en même temps que l'annonce des premières fouilles exécutées au Bernard. Le Comité des travaux historiques, comprenant l'importance d'une pareille tévélation, donna l'éveil à ses correspondants des départements et bientôt arrivèrent de tous les points de la France des rapports de fouilles qui conlirmaieot les conclusions de MM. de Pibrac et Baudry.

Tout le monde cependant n'est pas encore convaincu. Il y a des sceptiques qui prétendent que des os et des pots trouvés' dans des puits ne prouvent rien autre chose, sinon que ces puits ont été comblés avec des débris de cuisine, que la réunion de beaucoup de puits sur un même terrain tient sans doute à la convenance de quelque industrie qui consommait beaucoup d'eau, que s'il n'y a plus d'eau aujourd'hui, c'est que la veine qui fournissait te liquide s'est tarie, etc. On a toujours des raisons à donner contre l'évidence, quand on a pris le parti de se ^soustraire à l'évidence, mais de pareilles raisons ne sont pas la raison. Elles ont un nom en Français : on les appelle des défaites.

Les observations auxquelles M. l'abbé Baudry se livre depuis seize ans, sont la meilleure réponse qu'il y ait à faire aux objections de quelque part qu'elles viennent.

Les puits du Bernard sont creusés dans un massif schisteux formant la lèvre affaissée d'une faille. Vingt-trois ont été fouillés. Ils ont chacun une profondeur différente, variant entre 6 et 13 mètres. L'un d'eux est coudé : il présente une déviation dans son axe. Plusieurs ont été parementés en pierres sèches jusqu'à l'endroit où commence l'ag^régation rocheuse. Ils ont été fermés presque & fleur de terre, par une coupole habilement construite en pierres brutes sans ciment.

La façon dont on a exécuté le remblai est surtout si^ilicative. Dans un puits que l'on veut combler, on jette pële-mële des matériaux qui vont s'entasser au fond sous des plans obliques. Là, au contraire, le remblai se présente par couches parfaitement dressées, couches de cendre et couches de terre ou d'ai^ile. Il y a des séparalions établies de distance en distance avec des pierres disposées comme celles d'un pavement, ou au moyen de madriers. Le fond est occupé presque invariablement par des vases que l'on retrouve dans leur entier. D'autres vases se rencontrent dans les couches, abrités par des pierres ou par des tuiles qui forment autour d'eux la clôture d'une petite cellule. Partout, dans la plus grande partie de la profondeur, on voit la preuve manifeste d'un airanj^ciuent auquel on a procédé avec soin, tn vue de la conservation des objets. Il n'y a de désordre que vere l'orifice des puits, où ont été versés péle-mèle, de

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