‹ Mélanges d'archéologie et d'histoireChapitre 154 sur 240 · AU COMITÉ DES TRAVAUX HISTORIQUES COMMUNICATION DE M. J. LAURENT · texte numérisé non relu

AU COMITÉ DES TRAVAUX HISTORIQUES COMMUNICATION DE M. J. LAURENT

ECl'LPTUnES GALLO-ROMAINES bÉCOtiVERTES DANS UNE FORÊT bES VOSGES.

(Reeue de) Sotiilit tavanles, IS76. — BJbliogr., n° 166.)

M. Jules Laurent, conservateur du musée d'Kpinalet correspondant du Comité pour le département des Vosges, nous a envoyé un rapport succinci, accompagné de photographies, anr une découverte faite l'année dernière dans la forêt du Ban de Harol. Il s'agit d'un cippe du genre aulel et de deux stèles funéraires, tes trois objets taillés et sculptés dans le grés bigarré, qui est la pierre du pays.

Le lieu de la découverte est un plateau qui domine la vallée où la petite rivière de Sérone prend sa source. La dénomination de Grand- Mal-Deu (Grand-Mauvais-Dieu), donnée à cet endroit, témoigne qu'il fut l'un des derniers refuges du paganisme. Le défrichement du plateau a mis à découvert une enceinte elliptique formée par dee pierres debout. C'est dans cette enceinte que les monuments en question ont été trouvés. Ils étaient enfouis à prés de deux mètres de profondeur sous les racines d'arbres séculaires.

Le cippe est de petite dimension : sa hauteur n'excède pas 60 centimètres. Quoiqu'il soit le produit d'un art grossier, il ne laisse pas que d'olTnr un très grand intéi-èt à cause des figures dont il est couvert. Les lecteurs seront à même d'en juger par la gravure que nous leur donnons de deux des faces du monument.

Le cippe, comme on le voit, se présente avec quatre faces dont une a été laissée nue. Sur les trois autres sont représentées des figures de divinités, mais tellement frustes, et d'ailleurs si mal faites, qu'il faut renoncer à dire à quels dieux ou déesses elles se rapportent. La partie supérieure est ce qui me semble appeler l'attention des érudits. Elle

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