Reeberchei tm- Parin, t. V, Oaartier Sainl-Aailré, p
LA DDE ET LE CHATEAU BAtlTEPElItLLE A PAMS 441
qui 3'appel^t «la Haute-Feuillée ». Assurément, si le fait était prouvé, il serait difficile de n'en pas reconnaître la valeur. Mais quels sont ces premiers statuts du grand couvent des Cordeliers ? L'auteur de l'Histoire ^nérale des Frères Mineurs, si bien informé de tout ce qui concernait leur maison de Paris, atteste que là, non plus que dans les autres couvents de France, il n'y eut de renflements particuliers qu'à partir de ISCfô, époque où ils furent i-éfomiés par le g:énéràl de l'ordi-e, appelé Gilles Delphin '. Un manuscrit, postérieur d'une trentaine d'années à cette réforme, nous a conservé un corps de dispositions rédigées d'après les préceptes de Gilles Delphin*. Elles concernent surtout la discipline à laquelle devaient être soumis les étudiants de l'ordre qui venaient chercher leur instruction dans la maison de Paris. Or, le seul article de ce manuscrit où il soit question du jeu de paume est une menace de punition aux Jeunes religieux qui se livreraient à ce divertissement sous les yeux des séculiers^. De la Haute-Feuillée il n'est pas dit un mot, et l'on n'en trouve pas davantage la mention dans les anciens contrats concernant les terrains qui touchaient aux Cordeliers. On trouve au contraire, sur le plan de Paris par Gomboust, et encore sur celui de Jean Boisseau, l'iadicalîon d'un jeu de longue-paume établi, con pas sous l'ombrage, mais à découvert, dans la partie du fossé de la ville qui longeait le couvent (aiyoard'hui la rue Monsieur-le-Prînce). De tout cela on a le droit de conclure, ce me semble, que Jaillot n'a allégué les statuts du grand couvent que sur la foi d'un on-dit mal Fondé, qui probablement avait cours de son temps parmi les religieux de la maison.
D'autre part, rien n'est plus faux que le rapprochement étymologique établi entre le nom de Hautefeuille et la feuille ou feuillage des arbres.
Notre vocabulaire topographique renferme un nombre considérable de noms dans lesquels se trouve un radica^l de la forme latine foHum, qui a fléchi en feil, fueil, feuille, mais qui, pour avoir été identique pour la prononciation et pour l'orthographe avec folium, feuille, n'en était pas synonyme, Je suis tout à lait porté à croire que c'est du
t. WaddlQg, AanaUM minorum, L 11, p. 3S3; et aussi Au Breul, Théâtre des OAtiquiUx de Paris, p. S19.
S. Arcbivea nalipaales, LL 1508. MaDngcrit Bur parcbemla, eiécutA spris que le râglement eut reçu ]'approt».tioQ d'uo autre général de l'ordre bd 1S33.
3. " SI qaiB vero contra prehta deliquerit, pro prima vice privetur tlno et pitantia, pro secunda expellotar IrremttUbUiler a conTeatu; priua tamen per trea die» eurceretur. Et tlmUl peua pnaUlur qui laeerit ad pUlam corsm MCularibut. ■ Cap. 12.
DigitizBdbyGOOgle
iV2 I.A nuK F.T r,t: cfiATEvr n*TrTP,Fi:iJii,i,K a paris
même radicalgaccentuédilTéreminent, qu'est sorti, par une autre équivoque, le nom de tant de lieux appelés folie.
Cette dernière forme serait, selon moi, celle qui a prévalu pour le mot employé au simple, tandis qu'en composition c'est l'autre forme, celle qui résultait de l'accent tonique porté sur le première syllabe qui a été de règle.
Voici un certain nombre de ces composés pris dans toutes les régions de la France :
Aigrefeuille (Lnire-Inférieure ; Charenfe-Inférieure; Haute-Garonne ').
Arfeuille, Arfeuilles, Arpheuille, Arpheuilles (Creuse; Ailier; Cher; Indre).
Cherchefeuille*, lieu dit de la commune de Vitry (Seine).
Kiieil Sauvain, écrit et prononcé depuis le xvi* siècle FiefSamani* (Maine et-Loire), emplacement d'une station romaine que quelquesuns croient être Segora.
Glanfcuil, OJannafolntm, nom primitif de Saint-Mîiur-sur-I^ire (Maine-et-Loire).
Grandfuel, délerminalif d'une paroisse de Saint-Sauveur en Rouer- ^ue, mentionnée dans le carlulaire de Saint-Victor de Marseille *.
Greffeil, GrefTeuille, Greffulhe (Aude; Gard). Cette dénominatibn n'est pas autre chose que celle d'Aigrefeuille réduite par aphérèse, s'il est permis de généraliser le cas de Grelfulhe, aujourd'hui simple ferme de la commune de Roqnedur, qui figure comme villa avec le nom Agrifolio dans le cartulaire de la cathédrale de Nimes, en 957 ^.
Orfeuii , Camp-d'Orfeuil , Orfeuill , hameaux ou lieux-dits àfs communes de Dosaignes (Ardèche), Semide (Ardennes), Banville (Charente;, Saint-Loup sur Thoûot (Deux-Sèvres)*.
1. Il faut ajouter les deux propriétés île ce nom, Bïluùes dans lo coiuté ilc CarcaBSOQDC, dout Cbarlus lo Otiaiivc St doa à Olibn en lilD ; n Agrifolium ver<» et alleruin Agritolxiiin, lioc quoi! aJ noplrnm Dlimii ppriinelwt. • Vaisscte, l, T, p. 122.